CHÉZY — CHIABRERA
l€Mixw ( Wilhelmine-Christine de ), veuve io oéièliFe orientaliste de ce nom , a pris, sous ) le anm âeHelmina von Chezy, une place dis- \ tÊtigaée dans la littérature allemande contempo- L née à Berlin , le 26 janvier 1783, du ba- Chtrics-Frédéric de Klenckc, officier au du Danemark, et de Caroline-Louise Karschy elle ne tarda pas à suivre les traces êm sa mire et de son aïeule, si connue en Allemagne aouB le nom de Karschin, Élevée cependant aoDS les yeux do sa mère, dans la retraite la plus profonde, elle resta étrangère aux usages da monde, et ne reçut qu'une instruction fort in|iarfiiîte; mais, douée d'une âme vive et impfeaiionniiMe, qui n'avait pu se développer dans b aoUtode de la maison paternelle, la jeune fille cantracU une tendance mélancolique. Mariée à rifp de seiie ans au baron de Ilastfer, elle fut légalement autorisée à s'en séparer. Le et ruineux procès de son divorce l'ayant seule et sans fortune, elle r^oignit à Paris, eo 1803, la comtesse de Genlis, qui l'avait coonue dans son enfance et qui lui offrait dans ses lettres « on asile et des soins maternels ». Ce fàl àloni que la jeune Helmina confia ses pre- Bilers essais à YEwiomiay sous le titre de EmpibtdumgeH und Er/ahrungen einer Jungen Deuiseken in Paris ( Impressions et souvenirs d*uBe jeune Allemande vivant à Paris ). Ck)mme elle ne se sentit pas heureuse auprès de sa prolectrice, larédaction des Mélanges français f pufci j^a per Cotta, lui procura une honorable indépondance. FJle fit en 1803 la connaissance de M. de Chéiy, et contracta bientôt de nouveaux Ikns. liais BT^ de Chézy n'y trouva pas encofe le bonheur qu'elle cherchait; elle quitta soa mari en 181 1, et retourna en Allemagne avec sas deux fils. La campagne de 1813 lui fournit f oocaskm de déployer un grand dévouement. Asliflée de plusieurs familles de Darmstadt, elle Miîgpa pendant une grande partie de l'hiver plus de six cents Français et autres soldats blessés et attaq^H'* do typhus. Son xèle philanthropique M sasciti on procès avec l'administration des Invafides prussiens , parce qu'elle lui avait reproché dlodignes procédés envers les braves qui s'étaient fait mutiler pour leur patrie; mais elle fut hoDoraMement acquittée par la commission, dont le célèbre IloCfman avait dirigé l'instruction. Depuis lors elle vécut d'abord à Berlin et à Dresde, |NM à \ienne et dans les environs. Chargée en 1816, par l'impératrice d'Autriche, de distribuer des Mooors aux pauvres habitants des montade la haute Autriclie, elle consacra quatre à cette belle mission , dont elle a consigné les intéressants détails dans IVorika, une de ses ^lenièrca publications , prohibée depuis peu par le gtHnremement autrichien.
Les poésies lyriques et les romanœs de
M*" de Cliéiy ont obtenu dans tout le Nord un
Trai iiiocès. Son poème d'Euryanthe ( Vienne,
1033) M imnortallsé |iar l'ailiuiraMe oiusique
imrr. stock, osrvni. — t. x.
de Weber, et plusieurs de ses romances ont inspiré à Joseph Dessauer des airs gracieux. La vie et les arts sous Napoléon J" ( Weimar, 2 vol. in-8^ 181C ) fut prohibé à Paris, on ne sait trop pourquoi. £n 1808 elle commença à publier à Rudolstadt sa Thalie et Melpomène françaises. Plusieurs Poésies orientales et son Recueil de poésies lyriques et d^ imitations du persan y Heidelberg, 1812, 2 vol. in-8<>, précédèrent ses Œuvres choisies; Heidelberg, 1817, 2 vol. in-8o, qui contiennent, sous le titre d'J^mma, un roman du temps de l'émigration et des invasions ennemies. Ses Novellen (Chemnitz, 1820-1821, 2 vol. in-8''), sa légende de Sainte Cécile et ses Trois rose4 blanches surtout, ont révélé en M"* de Chézy un talent poétique très-remarquable. Sa Ilosamunde, drame, avec diœurs et musique de François Schubart, a été représentée à Vienne et à Municli, en 1824, avec un véritable succès. Dans ses Aurikeln, Berlin, 1817, 1 vol. in-S**, et dans les Stundenblumen , Vienne, 1824, 4 vol. in-12, apparaissent une série de romans et de nouvelles, tous frappés au cachet de leur spirituel auteur. Les compositions lyriques et erotiques de M"* de Chézy , semées dans tous ces keepsakes de l'Allemagne, témoignent d'ailleurs de la verve brillante et facile de sa plume. Ses deux derniers ouvrages sont IS'orikn^ manuel des voyageurs dans les Alpes de la liante Autriche ; Munich, 1833, 1 vol. in-8°, et Herzenstœhne auj Pilgenregen , Sulzbach, 1833, 2 vol. in-8'*, qui, outre les poésies de l'album du voyage de M"" de Chézy , contient une nouvelle édition des Trois roses blanches et de la Sainte Cécile, [jfincyc. des g. dîi m. ]
ConversationS'LexiCùn.
I^CHÉZT {Guillaume oe), fils des précédents, littérateur et romancier allemand, né le 21 mars 180C. Ses premières annexes s'écoulèrent à Heidelberg , Darmstadt et AschalTenbourg. De 1815 à 1823 il séjourna à Cologne, Beriin et Dresde, et de 1823 à 1829 il se fixa à Vienne. Il étudia le droit à Munich, et en 1847 il alla habiter Fribourg en Brisgau. En 18S0 il concourut h Vienne à la rédaction de la Gazette autrichienm; ( (Estreichischen Reichszeitung ). Ses principaux ouvrages sont : Wanda Wielopolska, roman; Stuttgard, 1831 ; — Der Fahrende Schiller ( l'Étudiant en voyage); Zurich, 1836; — Der/romme Judc (le Pieux Israélite); Stuttgard, 1845, 4 vol. ;— Dos Ritterthum in Bild und Wort (la Chevalerie dépeinte et racontéi; } ; Stiittganl, 1848; — Camoens, tragédie; Baireuth, 1832; — Petrarca, drame ;ibid., 1832.
Conversations- l^xicon.'
CHiAERBEA ( Gabriel ), célèbre poète italien, né à Savone , dans l'État de Gènes, le 8 juin 1552, mort dans la même ville, le 14 octobre 1037. Envoyé à l'îlige de neuf ans h Rome , où il commença ses études , sous la direction d*un de ses oncles , il suivit les leçons de Muret , se
291 CHIABRERAl
Ua avec Paul Manuce et Sperone Speroni , et fil quelque temps partie de la maison du cardinal Comaro. Contraint par une querelle avec un gentilhomme romain de quitter Rome , il rentra dans sa patrie , et mit à profit les loisirs de sa retraite forcée en cultivant la poésie. Chiabrera raconte lui-même qu'insulté, il se vengea de sa propre main, fut proscrit pendant plusieurs mois , parvint ensuite à apaiser toute inimitié et jouit d*un long repos ( la sua mano fece sue vendette, e moîti mesi ebbe a s lare in bando: quietossi poi ogni nimislà , ed ei si godet le lungo riposo), A l'âge de cinquante ans, il épousa Lelia Pavese, et n*eut pas d'enfants de ce mariage. Ferdinand T', grand-duc de Toscane, le duc de Savoie Charles-Emmanuel, Vincent de Gonzague, duc de Mantoue, le pape Urbain Vin, comblèrent le poëtc d'honneurs , sans pouvoir le décider à quitter sa paisible retraite.
Chiabrera disait de lui-même : « Je suis l'exemple de mon compatriote Christophe Colomb ; je veux trouver on nouveau monde ou périr. » S'il ne réalisa pas cette ambitieuse prétention, il eut du moins l'honneur d'être le premier poète l3friqne de son temps. Admirateur entiioosiaste des anciens, il imita Pindare et Anacréon mieux peut-être qu'aucun antre poète moderne. Moins heureux dans ses imitations d'Homère et de Virgile, il publia quelques poèmes épiques, aijjourd'hui oubliés , tandis que ses poésies lyriques sont encore justement appréciées. On a de lui : Poésie liriche; Gênes, 1586, 1587, 1588, in-4*'. Les meilleures éditions de ce recueil sont celles de Rome, 1718, 3 vol. in-8°; de Venise, 1731, 4 vol. m-8°; Livoume, 1781, 5 vol.in-12;
— la Gotiade, o delle]gueire d€ Goli, canli 1 5, in ollova rima; Venise, 1582, in-12; Naples, 1004, in-4*»; Venise, 1608, in-12; — la Firenzûy canli X\\ in verso sciolto; Florence, 1615, in-4° et;in-8° ; — VAlmedeida, canti X, in otlavarima; Gênes, 1620, in-4° ; — HRuggiero, canli XXII r, in verso sciolto; Gênes, 1653, in-l 2 ; — Poemetti; Florence, 1598, in-4» ; — des comédies pastorales {Favole boscareccie), savoir, Alcippo; Gênes, 1604, in-12 ; — Gelopea; Venise, 1607; — Maganira; Florence, 1608, m-8°;
— Erminia, tragédie; Gênes, 1622, in-12.
îlraboichl. Storia delta letterat, itatiana, vm. ~
nhlMni, Teatro d'uomini letterat. — Larcher, Live» of Hterarv und tcUntiJic mai «/ ttalif, t. Il, p. 6S. - Ztrardtni, Vïtalia, p. 163.
GHiARAMONTi (Jean'Baptiste)^ littérateur italien, né à Brescia, le 2 mars 1731, mort dans la même ville, le* 22 octobre 1796. Élève du savant biographe Mazzuchelli, il se fit connaître dès sa jeunesse par une érudition variée. On a <le loi : Cicalata in Iode dei Fichi; Venise, 1757, \ïk-S°;^ Opérette e lettere delcanonico Paulo Gagliardi; Brescia, 1757; — / sotte salmi pénitentiali transportati alla volgar pœsia; Trente, 1759, in-8*; — Dissertazione sul patemo impero degli antichi Jtomani, imprimée dans le t. 5 de la Ifuova Raccolta
— CHIARELLt
Ht
d'opuscoli scientiftci etfilosoftci ; Venise, 1759; » Sopra il commercio, suite Aeeadeniié letterarie Bresciane, et quelques autres disfiertitions dans les Dissertazioni istoriehe, scienHfiche ed erudite, recitate nelP adunanza cM Mazzuchelli: Brescia,1765 ; des notices faiogrtphiques sur Luigi Marcello, Jean Pierre Ber^ntini , François Lana.
Adelung, tappl. h JOcber, Mlgem. CêtêtuHt^L tHtt m.
CBiARAMOiffTt (ScipUm), astronome itaMo, né à Césène, dans la Romagne, le VI ]nfn 1565, mort le 6 octobre 1652. Il fit ses études à Péronie et à Ferrarc, et se rendit habile dans la phfkMOphie et les mathématiques. U ensagna mène quelque temps la première de ces sciences à PIss. U exerça aussi des fonctions publiques dans M ville natale. A l'âge de quatre-vingts ans, aynt perdu sa femme Virginie de Abbatibus, fl embniii l'état ecclésiastique, et se retira dans la congrégation de l'Oratoire. 11 écrivit beaucoup sur l'astronomie, la philosophie et Thistove. Ses prindpm ouvrages sont : Anti-Tycho, in que contra lychonem Brahe, et nonnullos alios, ratkmièm eorum ex [opticis, et geometricis prineipUt solutiSy demonstratur cometasesse subhauh res, non cœlestes ; Venise, 1621, in-4*: cette attaque contre Tycho-Brahe fut refUtée par Kepler et Galilée ; — Anti-Philolaûs, in quo Plàlolaûs redivivus de terrx motu et solis as ftxarum quiète impugnatur, necnon potittf eadem de re Copemici coT\futatur et GaUlM defensiones rejiciuntur; Césène, 1643, iB4*; — Cxsenœ historia, libris XVI, ab initio ciffh tatis ad hœc tempora, in qua totius Met' dum Italim status describitur; Césène, Mif in-4**; — Commentaria in Aristotelem éê iride, de 'corona , de parheliis et virgis; C&sène, 1654, in-4<*.
Ntcéron. Mémoires. — G. Ubrl, HigttHre des tekmm wuith. en Halie,
CHIARANTANO ( Poul), antiquaire itaUen, wé k Piazza, en Sicile, en 1G13, mort le 22 janvier 1701. H entra dans l'ordre des Jésuites, devint professeur de philosophie et de théologpe , et se fit remarquer par ses connaissances éteodoss dans les mathématiques et les langues orientales. . On a de lui : Piazza, città de Sicilia, nova ei ^ antiqua; Messine, 1654, in-4'', réimprimée dais -• le 10** vol. du Thésaurus anliquitatum de ' Graevius ; quelques écrits sont restés inédits.
Cbaudon et Delandine, /Vouv. dict. uuiverul.
^GHiARBLLi (Benott), théologien italien, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. On a de lui : Riflessi morali, sopra tragici awenimenti; Messine, 1C88, in-^*"; — Chemica filosqfica, owero problemi naluraU sciolti inusu morali; ibid., 1696, in-4'';-> Pancgirici sacri; ibid., 1701, in-4»; --Menuh \ rie sacre délia città di Messina;'ùAâ., 1705| , hï-4* ; ~ la Bellezza delta divina giustiMia; Palerme, 1709, in-12; — VAmabiUà di Ooi ibid., 1713, in-12.
Adelung. auppL à JOcber, JUgtm, Ctlêkrtm Luikm
ŒIARl — CHTARINI
CHIÂBI ( Fremçùls ' Rt^mer) , littérateur
italien 9 natif de PUe, mort à Venise, en 1750.
On a de lui : Praiica del calendario; Ye-
■be, 1710, ln-8*; — Lettere scelte volgariz-
wate; Oâd., 1731, in-12; — le Pistole Jor
WÊigUaH di Cicérone tradotte; ibid., 1740,
lv<rf. in-««; — la Medidna statica di Santo-
fio, ce œmentarj di MarL Lister aggiuntevi
gli qforitnU d^Ippocrate; ibid., 1743, in-12;
' Instiiuxioni di Giustiniano imperatore,
tradotte; ibid., 1745, in-13 ; — délia Medidna
HAur, Corn, Celso librioUo tradoUi ; md.,
1747, 2 Yoi. in-S*.
Paltonl. BiU, degli votçarizz.
*cmiktLi (Giuseppe), scolpteor italien, né à
Crémone, Tîvait à la fin da dix-septième siècle.
Lm OQTrages de cet habile artiste sont presque
tous restés dans sa patrie; ainsi à Toratoire de
iaimt'Giovanni Nuovo on conserve de lui .deux
itatoes de bois, et trois autres se voient dans
b chapelle de Jésus à Saint-Dominique. Chiari
tmailia aussi le marbre, et on lui attribue le
hvte de Tévéque Alessandro Litta, placé dans
k chapelle de la Madonna del Popolo, dans la
oBiédrale. E. B— n.
Deozzl, Dizionario
*CBuni (Giuseppe), peintre italien, né à lQiDe,en 1664, mort en 173^. U fut élève de Carlo Hantta, dont il se montra toujours le fidèle irai- Après la mort de son maître et celle du li, O termina les ouvrages quMIs avaient inadicvés. Ce fut aussi à lui que furent niiés tous les travaux dont ces maîtres eussent ëé chaigéft* Chiari a peint un grand nombre de Wteox de chevalet répartis dans les galeries HtaUe et d'Angleterre. Parmi ses tableaux ^(fisie [on dte une Adoration des Mages, à SiDta-Maria del Suflfragio; parmi ses fresfKs, celles du palais Barberini et de la galerie Criona, ouvrages dans lesquels il s'est montré nie, exact et judicieux, qualités rares chez les pÂteà fresque. Ë. IS— k.
Luil, Storia piUoriea. — Tlcozzl, DizUmario.
CRABi (L'abbé Pierre), poëtc italien^ né à tacia, an cummencemcnt du dix-huitième ■Ue, mort dans la même ville, en 1788. Sa vie ifdbe point dMncident remarquable ; elle fut Me littéraire, et rien n'en troubla la tranquilié, 81 ce n'est quelques rivalités avec Goldoni il Gwd. Quoique revêtu du titre de poëte du àc de Modènc, c^est à Venise que l'abbé Chiari M ûxé son séjour, et c'est là qu'il fit jouer •da on douze ans plus de soixante comédies.
iiOB talent avait ^é sa fécondité, sa place «lit marquée parmi les premiers écrivains de 9m pays; mais tout en sachant répandre de flMt dans ses pièces et trouver des plans nenfs , il est trop d^urvu de verve et de poor mériter d'être placé si haut.
ne régalerons pas même à Goldoni, ce riyà me lequel il lutta plus d*ane fois corps à Gomme lui, il avait adopté pour ses pièces
le vers de quatorze syllabes appelé martellien; comme lui , il fit paraître Molière sur la scène. L'un ayant donné la Sposa persiana, l'autre composa la Schiava chinese , puis le Sorelle chinese. L'abbé Chiari prétend , dans ses préfaces, qu'il ne compte pas moins de partisans que son rival, et que leurs pièces à tons deux ont un égal succès; cependant il nous semble qu'on ne peut faire la comparaison de leurs œuvres sans que la foi en cette assertion ne soit un peu ébranlée. Les pièces de Goldoni se jouent encore; celles de Chiari sont presque tombées dans l'oubli, n s'essaya aussi dans le genre tragique; mais les quatre û^édies qu'il composa ne purent se soutenir aullhéâtre. Enfin, on a de lui quelques romans assez jolis , dont les plus connus sont • la Giuocatrice di lotto et la Cantatrice per disgrazia; sa Bella pellegrina est tirée de VÉcossaise de Voltaire; il a fôit sur le même sujet une pièce qui est la dernière de son recueil. Le théAtre de l'abbé Cliiari a été public à la fois à Venise et à Bologne, de 1750 à 1762, 14 vol.
in-8*. Sa Cantatrice per disgrazia a été traduite en français par de Lagrange, sous le titre de : Àdrienne, ou les aventttres de lamarquise de Pi.-iS\; Paris, 1768, 2 vol. iu-12. On a eu outre de Chiari : VUomo, lettere filosofiche; Venise, 1755, in-4*»; — la Filosofia, per tutte lettere scientifiche, in versi; ibid., 1756, in-8". [ Louise OzENNE, Enc. des g. du m., avec add. ]
îlpaldo Bioçrafla degli ItaHUuttri, Vil. -ConverlatioHS'rjexicon. — Ertch et Oruber, 'AUgem. Bnep" clopàdit.
CHiAEiiffi ( L'abbé Louis), philologue italien, né dans le district de Montepulciano, en Toscane, le 26 avril 1789 , mort à Varsovie, le 28 février 1832- Après avoir achevé à Pise son éducation, commencée au séminaire de Montepulciano, et débuté dans la carrière littéraire par quelques poésies italiennes, il fut appelé en Pologne par son compatriote Ciampi , et dnt à la protection du ministre de l'instruction publique Stanislas Potocki une chaire de langues et d'antiquités orientales à l'université de Varsovie. Profitant des précieux documents que lui fournissait l'érudition allemande, il dirigea principalement se<i études du cAté de l'archéologie hébraïque, et résolut de traduire le Talmud en français. L'annonce de cette traduction, qui devait paraître sous les auspices de l'empereur Nicolas, souleva de vives réclamations parmi les catholiques et les juifs. La Revue encyclopédique de Paris, qui avait d'abord applaudi à l'intention de Chiarini , la désapprouva ensuite, dans un savant et sévère article de M. Arthur Bcugnot. Forcé par la révolution polonaise de renoncer à son projet de, traduction, Chiarini mourut en prodiguant ses soins aux cholériques et aux blessés entassés dans les hôpitaux de Varsovie. On a de lui : Observations sur un article de la Revue encyclopédique , dans lequel on examine le projet de traduire le Talmud de Babylone;
205 CHIARim
Paris, 1829, in-8^; — Théorie du judaïsme appliquée à la rtforme des Israélites de tom les pays de l'Europe, et servant en même temps d'introduction à la'version du Talmud de Babylone; Paris, 2 vol. in-S*.
Capet, Notice sur Chiarini, dans V Anthologie de Florence. — Tlpaldo. Bioç. degli Ital, illustri, VI r. — Revue encyclopédique, l. XXX, XXXVIII, XLIIl.
GBiAROMONTE (Jérôme), médecin empirique italien, vivait au dix-septième siècle. H inventa une drogue connue sous le nom ùepoudre de Baida, qu'il donna comme un spécifique contre toutes sortes de maladies, et s^enrichit en la débitant dans les principales villes d'Italie. Pour faire valoir sa découverte, il écrivit les opuscules suivants : la Fenice délia medicinà; discorso fisico - naturale circa la polvere magistrale; Florence, 1620, in-4»; — DicMarazioni contro il sommario metodo di don Gio.'Àntonio Bianchi et contro il discorso di Piet.-Francesco Giraldini sopra la sua ritrovata polvere, che fa stimata belzuar minérale; Gênes, 1627, in-4°; — Compendiodel suo elixir vitXj ridotto in polvere; Gènes, 1 628, in-4-; — Osservazioni e brieve discorso del contagiose maie di Canna; Maples, 1637, in-4*. CloelU, Bibl. wolante, 1. 11.
GBiARUGi {Vincent), médecin italien, né dans la seconde moitié du dix^hùitièmc siècle, mort vers 1822. Attaché à l'hôpital Saint-Boniface à Florence , il s'occupa spécialement des maladies mentales et cutanées. On a de lui :
Trattato medico délia pazzia, in génère ed in spede y ' trattato medico-analitico, con una centuria di osservazioni; Florence, 1793-1794, 3 vol., in-«**; — Nuovo metodo di somminis- Irare Vopio estemamente per frizioni ; Florence, 1798, inS^i^Saggio teoretico-pratico suite malattie cutanée sordide, osservate nel B. Spedale di Saint-Bonifacio di Firenze; Florence, 1799, 2 vol. in-8**; — Saggio di ricerche sullàpellagra; Florence, 1814, in-8". Caiitflen, Medicinitchet SchrifttUller-Uxicon, «GHiAVERiNi (Louis)^ médecin italien, né à Palène, dans TAbnizze dtérieurc, le 3 mai 1777, mort h Naples, le 26 mars 1834. Après avoir étudié la médecine àr Naples, il vint à Paris compléter ses connaissances médicales, et passa trois ans dans cette ville. Rappelé dans sa patrie en 1815, il fut nommé professeur de nosologie générale, de thérapeutique, et de matière médicale à TÉcolc royale vétérinaire. Son principal ouvrage est intitulé : Saggio dHsto^ liafilosofica delV origine, de^ progressi et dello stato attuaZe délia medicina ; Naples, 1825, in-8".
Ilpaido, BiograM deçti rtalianl iUustH, UL «CHiATiSTBLLi (Jacopo), peintre italien, né à Florence, en 1618, mort en 1698. Élève du Colonna, il fut l'inventeur d'un genre de décoration d'un goût plus sévère et plus pur que celui adopté par la peinture à fresque de son temps. On coqserve de lui à Florence quelques beaux ouvra-