‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 41 sur 118 · CHICOT · texte numérisé non relu

CHICOT

ges, parmi lesquels on remarque le saloD di palais Cerretani, la Gloire de santa Mark Maddalena de' Pazzi, à Sainte-Marie des A»

ges ; un Saint André d'Àvellino, à Saint-GaétMj et une Sainte Cécile, à Saint>Félix. H a peint aussi à l'huile un grand nombre de tableaux de perspective. 11 a formé de nombreux élèves, Uk que Rinaldo Botti, Lorenzo del Moro, Beoe^ detto Fortini, Angiolo Gori, et Giusqppe ToneflÇ qui ont soutenu la gloire de son école.

£. B— K« Unzi, Storia pUtorica. — Orlandl, jibbeeedari». - Fanlozzi, Nuova guida di Firenzi,

GHicHELE OU CBicHLBT (Henri), tbéobgien anglais, né à Higham Ferrers, dans leoonlé de Northampton, en 1362, mort à Canteriniy, le 12 avril 1443. Après avoir étudié à Oxibnl h droit civil et ecclésiastique, il entra dans ks ordres, et devint chapelain de l'évêque Midfonl, qui le nomma archidiacre de Salisbury. A l'iféncment de Grégoire xn, Chichele, clioisi pir Henri IV, roi d'Angleterre, pour aller fâidtar le nouveau pontife, fut, pendant son voyage, nommé évéquc de Saint-David , et consacré et 1407, à Sienne, par le pape lui-même. Deux ans après il siégea comme député au concfledePÎK, et en 1413 il accompagna le comte de Warwicb dans ses ambassades à la cour de France el k celle de Bourgogne. L*annéc suivante, Anmdd, archevêque de Canterbury, mourut, et Chiebele lui succéda dans la dignité de primat d'Angjteterre. Il poussa Henri Y à entreprendre la gnon qui plaça quelque temps ce prince sur le trSne de France, il couronna la reine Catherine i Londres, en 1421, et baptisa bientôt après k malheureux prince que la mort prémateée d'Henri Y plaça, en 1422, sur le trtae d*Aag^ terre. Pendant la minorité d'Henri YI,ChidM!ie, quoique conseiller privé, ne prit aucune part an <]issensions politiques, et réserva aoo actfrilé pour les alTaires ecclésiastiques. Sans s'életcr au-dessus des idées de son siècle, il s'honora di moins fiar sa modération; et s'il s'opposa tvee rigueur aux partisans de Widef , il résista atai faiblesse aux prétentions du pape Mtrtkiy.

Malgré cette indépendance à Fégsurd de la eoff de Rome, Chichele ne fut pas moins «nient à défendre les privilèges ecclésiastiques, et fl eicommum'a le lord Strangc, qui avait tué dans l'église de Saint-Dunstan un serviteur de sir Jota Trussel. En 1442, à l'âge de quatre-vingts ans, 8 demanda à Eugène lY la permission de résq^ l'archevêché de Canterbury; mais il mourotavant d'avoir reçu la réponse de Rome.

Biographia Britannica,

CBICESTBE. Voy. PeLUIM.

CHicoT(...),gentilhomme gascon, snmouné le houffim, né vers 15S0, mort vere 1692. 11 th/klâcha à Henri FY, qu'il amusait par son «sprit é qu'il servait avec courage. Yoici ce qu'on litdMi te Thuana an siyet de Chicot : « C'était m ta Français, grand boofibn et fortvaOlaDt II pritll

«grr CHIGOT

QOBiite de Chaligoy au siëge de Rouen; et le pre-

100^ ne liù dit pdnt qui il étoît, et yoyant le roi,

la& dit s «( Tîeos, je te dooneoe prisonnier, qui est à

vok* * ^^ comte, se voyant pris, donna un grand

«QUp ^^^pée sur la tâte de Chicut, dont il mourut

qBSi^ Jours après, par mauvais régime. Il y

} Cfoit daôs la chambre où il étoit malade un soldat

^ qoft M tioouroit. L'on fit venir le curé du lieu puur

^ te confesser, qui ne le voulut point absoudre,

^ poor ce qu'a avoit suivi le roi, qui étoit de la re-

' >: VgjiA. Chicot se leva de son lit en colère, battit

■«^ Mtn^gonent le curé, et le jeta à cou[>s de pied

^^ hurs de ia chambre. Il disoit la vérité au i grands

"^ de h cour avec toute liberté. 1 1 étoit de Gascogne

it avoit été au maréchal de Villars. 11 mourut

riche. » — Chicot joue un rôle comique, iÀen

trao^ dans la Dame de Montsoreau, un des

■oHeors romans de M. Ale\. Dumas.

De TlMHi, UitU nA Umpcrit.

* aiiGOTHKÂV (Michel), médecin français, BéàBlois, vers 1626, mort en 1701. Élève de la Acuité de Montpellier, il obtint les chaires d'a- Aalomie et de botanique, Tintendance du jardin royal et la dignité de chancelier de l'École. Il parait qu'il dut spédalemtint ces favcufsà la protecliiKi de Yallot, prunier médecin du roi. La Acuité s'opposa vainement à cette cumulation SemfifM. Chicoyncau garda non-seulement toiiles ses places, mais il les transmit à ses fils. Éloy« INcHofUMirtf hUtoriqut de la médecine.

ailCOTHEÂU ( François), médecin français , fila du précédent, né à Montpellier, en 1672, ■KMt en 1752. Reçu docteur à la Faculté dcmédflcsaedeBlontpcllier, le iomars 1693, il obtint, le 23 join de la même année, la survivance des chuiges que ses frères, morts prématurément, afaioit occupées, a Chicoyneau, dit Éloy, était faim Ait, avait un air noble et prévenant, était doué d'une mémoire très-heureuse , et récitait de bonne grftce ses leçons, qu'il apprenait par coBor; quoiqu'il ne fàt ni un anatomistc ni un botaniste de premier ordre, il charmait tout le rnoode, et il en savait lassez pour les écoliers «pill était chargé d'instruire. 11 était exact à nnaplir ses fonctions, d'un accès facile pour ses audilenrs, très-honnète pour les professeurs, avec <|ni il vivait dans la plus grande amitié et la plus parAite union, et dont il était généralement aimé. Il avait continué à vivre de cette manière Inès de vingt ans, lorsqu'il conunença & s'attacher à te pratique, où il tint bientôt le premier rang. Tout te monde s'empressait à avoir pour médecin un homme qui était conseiller de la cour des aides, chancelier de la Faculté, très-assidu auprès de ses malades, et qui ne voulait point d'honoraires. » Chirac, beau-père deCliicoyneau, te désigna en 1720 au régent, qui lui confia une nîsMon méilicate pour Marseille, alors ravagé par te peste. En 1731, Chirac fit appeler son gendre à te ouor pour être mé<lecm des enfants de France. Au bout de neuf mois , la place <lc preméiledn étaut devenue vacante par la mort

— GHIESA 298

de Chirac, le roi la donna à Chicoyneau, qui accompagna Louis XV dans toutes ses campagnes, et mérita à la fois la confiance de son maître et l'estime de la cour. On a de lui : An ad curandam luem veneream frictiones mercuriales in hanc Jinem adhibendx ut salivxfluxus concitetur; Montpellier, 1718, in 8"; — Observations et réflexions touchant la nature ^ les événements et le traitement de la peste de Marseille ; Lyon et Paris , 1 72 1 , in- 1 2 ;— Ijettre de M. Chicoyneau pour prouver ce qu'il a avancé dans ses observations; Lyon, 1721, iu- 1 2 ; — Oratio de contagioncpestUenti; Lyon,

1722, in-4''; — traduit en français, Montpellier,

1 723, in-8*; — Traité des causes, des accidents et de la cure de la peste, avec un recueil d'observations, et un détail circonstaticié des précautions qu*on a prises pour subvenir aux besoiJis des peuples affligés par cette maladie, ou pour la prévenir dans les lieux qui en sont menacés; Paris, 1744, in-4**.

Éloy, Dietonnaire historique de la médeciru. — De Foucby, Éloge de Chicoyneau.

GHIGOTNEÂU (iFY*an^i5 ), médecin français, fils du précédent, néà Montpellier, en 1699, mort dans la même ville, le 2 juin 1740. Reçu «locteur à la faculté de Montpellier , il obtint la survivance des places de son père. Homme d'esprit, et trèsaimable, il a laissé des mémoires manuscrits, u dans lesquels on trouve, dit Éloy, l'observateur exact ainsi que l'écrivain élégant. » Ces mémoires sont intitulés : Sur Vinstabilité des étamines de certaines plantes ; — Sur les mouvements particuliers que présentent les fleurs des chicoracées.

Éloy, DietianiuUre hittorigue de la médecine.

CHIERICATO ( Jean-Marie ) , canonistc italien, né à Padoue, en 1633.11 entra dans les ordres en 1656. Ses principaux ouvrages sont : Jjcdsiones sacr amentales; 1757, 3 vol. in-fol.; - - Via Lactea, sive institutiones Juris canonici;— Discordix forenses ; Venise, 1787.

AdeluDif, supplément à JbtLa^jiUgemeinesGelekrtmi- Jjexieon.

CHiESA ( Della ) , famille piémontaise qui a fourni à la littérature italienne plusieurs écrivains, dont les princi{»aux sont :

CHIESA {Giqffredo Della), chroniqueur, né à Saluces , en 1394. mort à Paris, en 1453. Secrétaire et. .conseiller de Louis l", marquis de Saluées, iî écrivit une Chronique de sa patrie. Cet ouvrage est resté inédit.

CHIESA (Agostino Francesco Deilk ), jurisconsulte, né à Saluces, en 1520, mort à Lyon, en 1572. Nommé par le roi de France vicaire général du comté d'Asti , et collatéral dans le [parlement royal de Turin, il composa un traité de Privilegiis militum.

CHIESA ( Ludovico Della ), historien lils du

précédent, né à Saluces, en 1568, mort vers

1620. U fut sénateur et conseiller d'État <le

Charles-Emmanuel V^, duc de Savoie. On a <le

; lui : Compcndio délie storie di Piemontc;

SM

GEQESA ^ CHIFFLET

iOI

Tnrin, 1«01, in-é"; 16d8, in-4«;— de VUa ei ^estU marchionum Salucensium, Viennensium^ Delphinorum ei conUium Provinci^B, cataiogus, Genevx comités, etc. ; Turin, 1604,

CHIB8A {Francesco-AgostinoDELLk), historien, neveu du précédent, né à Saluées, en 1593, mort vers le milieu du dix-septième siècle. ConseiUer et historiographe de Victor-Amédée, il Alt évoque de Saluccs. On a de lui : Catalogo degli scrittori Piemontesi,Savojardi è NiLsortft; Turin, 1614, in-4»;— Theatro délie donne Ittterate; Mondori, 1620, in-S"* ; — Histoire chronologique des prélats nés dans lu États souverains du Piémont ; Turin, 1645, in-4**) — CoroTta reale diSavoJa; Ckini, 1655*57, 3 vol. ln-4'».

GBIB8Â ( Giovanni-Antonio, comte Della ) , jurisconsulte , frère du précédent , né à Saluées, en 1594, mort dans la même ville, en 1657. Il fut conseiller d'État et président du sénat de Nke. On a de lui des Observations sur la pratique du barreau.

Dorandl, PUmoiUeii iltuttri. — houoto, Syllab. teHpt Pedem., p. iMi - TIraboschI, Storia delta Uttc^ T^wra Ualiana.

* GB1B8A ou GlssA (Mattco), peintre italien, né à Bellune, travaillait dans sa patrie au quatorzième siècle. U a laissé dans le baptistère de cette ville quelques peintures à la détrempe, plus ou moins bien conservées, qui attestent ses efforts pour approcher de la perfection, et qui donnent à crohre qu'il peut être élève do Giotto, qui séjourna longtemps à Padoue. E. B— n.

Ticoixl, Dizionario.

GH1B8Â (Silvestro), peintre italien, né à Celles, en 1625, mort en 1657. H M âève de Luciano Borsone, dont U se fit chérir autant par son caractère, bon, finmc et jovial, que par ses rares dispositions. Il s'était d^à lait connaître par quàques compositions, et surtout par d'excellents portraits, de la phis complète ressemblance, quand il tai enlevé prématurément par cette peste, si fatale aux arts, qui ravagea Gènes en 1657. E. B— N.

OrUndi. jtbàêeedari^, - Sopnni, Fite do* piUoH Genovesi.

caiàTEBS 1>B GEOT. VOff. CrOT.

CHirvLBT [Claude), jurisoonsulte ftinoeomtois, né à Besançon, en 1541, mort à Dôle, le 15 novembre 1560. Il (at professeur en droit à l'université de Dôle. On a de hn : (le Substitut¥tmibus; de portionibus legitimis; de jure ftdeicommissorum ; de secundo capite ûgis Aquîlix, disquisitio; Lfùo, 1584, in-8^; >- de Ammiani Marcellini vita et lU^ris Rerum gestarum; item status reipublicx romanx sub Constantino Magno et filiis ; Lou- ▼ain, 1627, in-8*; — deNumUsmate antiq^o liber post humus; Louvain, 1628, in-S"*. Ce traité des monnaies anciennes a été réimprimé avec une dissertation de Thomas Chilfiet de Othonibus âcris ; Anvers, 1656, in^*" ; avec l'om-

vrage de Bodolphe Capellus, iotttulé iViMiMO* phylacium Luderianum; Hambomig^ 1671, in-fol., et dans le premier tome du Novus Thê» saurus antiquitatum romanarumde Sallengi«

Micéroo, MéwuHrtt pour servir à FMiMre dn Ahh mêi iUuttret, XXV.

GBiFFLET (Jean-Jacques), médecin fraaocomtois, finère du précédent, né à Besançon, voi 1550, mort dans la même ville, vers 1610. 1 laissa un ouvrage que son fils publia, sons b titre suivant : Singu lares ex curaiionibus et cadaverum sectionibus observationes ; Paris, 1612, in-8''. Voici le jugement qu'Éloy porte nr cet ouvrage, rare et curieux. « U y a assezde pto* fit à lire ce que ChifRet a écrit sur les ouvw* tures des cadavres; mais on se dégoûte bicoM de ces observations, lorsqu'on voit que Fautiv attrilNie la mort de la plupart des malades à l'influence des astres. »

Éloy« DieUotttuUre historique de la wtédecitu.

GBiFFLBT {Jean-Jacques\ médecin fhw»

comtois, né à Besançon, le 21 janvier 1588, moit en 1660. Après avoir étudié la médecine à Parii, à Montpellier et à Padoue, il visita plusiesn parties de l'Euroiie, et fut nommé à son retour en Franche-Ciomté, en 1614 , médecin de Besançon. Député par sa ville natale vers rarchidtchesse Isabelle-Claire- Eugénie, souveraine du Pays-Bas , il resta quelque temps près de ceds princesse en qualité de premier médecin, et fut envoyé par elle en Espagne au roi Philippe IV, qui le nomma son médecin , et le cliargea dlé* crire l'histoire de l'ordre de la Toison d'Or. De retour en Flandre, et après la mort de l'ardiduchesse Libelle, en 1633, il devint premier médecin du cardinal Ferdinand, gouverneur d«B Pays-Bas. Les ouvrages de Chifflet sont : AôUm in puella helvetica mirabilis physica exfosis; Besançon, 1610, in-S*"; — i>«tx/a/iiui/«ii libriduopriores; Paris, 1612, in-8'*; — Feto»tio, civitas imperialis, libéra, Sequanorum metropolis, ^,;Lyoa, 1618, in^*"; — deLoœ legitimoconcitii Bponensis observatio;Ly^ 1621, in-4''; — Lacrymx prisco ritufusttîM exequiis ser, archiducis Albcrti Pii, Belgarumprincipis; Anvers, 1621, in-4''; réimprfanf dans le recueil intitulé : Tumulus Alberti ar^ chiducis Austrix; Anvers, 1622, in-i""; — de lÀnteis sepulchralibus Christi servatoris ai" sis historica; Anvers, 1624, in-4''; — Portm Jceius JulUCxsaris demonstratus ; Madrid, 1626, in-4'*; — Unitasfortis a marchione de Leganes provinciis belgicis nomine PAilippi IV proposita anno 1627, illustrata poU* ticis sapientium dictis ; Anvers, 1 628, in-4'* ; — Insignia gentilitia equUum ordihis VeUeris Aurei, etc., en patin et en français; Anvo-s, 1632, in-4**; — AdaCorneliiCelsi proprix significationi resWtc^a ;;Anvers, 1633, in-4*'; — Germinianx matris sacrorum titulus sepulchralis explicatus, et verus exequiarum Htusuna d6^0C<iM; Anvers, 1634, in-i"*; rein-

NI

GHIFFLET

priiié dans le premier tome du Novus ThesaU' m antiquiiatum romanarum de Sallcngre;

- de Morte praxellentis viri J), Francisci éFax, arckiatri primarii, epistola; Anvers, 1110, m-4**; ~ DUsertatio miUtaris de vexillo nfoH in Castellensi pwjna Francis erepto; Aiien, 1643, iii-4''; — Recueil des traités de fÊix, de trêve, de neutralité, entre les coïtnuui é^ Espagne et de France ^ depuis le inUi de Madrid, en 1526, jusqu'en 1611 ; Anm, 1643, m-4°; — Vindicix hispanicx; An* IBS, 1643, m-4*^ [: cet ouvrage, dirigé contre la ÉudDe des Capétiens, fut réftité par Marc- Antoine Donlmcy, dans un livre intitulé Assertor galliau contra Vindicias Aispanicoj; Paris, 1646, ii4»; ^ Prxlibatio de terra et lege Salica ; BkDuUes, 1643, ln-8''; ^Ad Vindicias hispatkas lumina nova genealogica de stemmate BiÊçonis Capeti, adversus Assertorem galliaan; Anvers, 1647, in-fol. : cet ouvrage et quelqses autres, dans lesquels Chifflet répond aux lifatations de Marc- Antoine Dominicy, de Dai\à BkMidel , furent recueillis sous le titre suilat : Opéra politico-historica , etc.; Anvers , 1650, in-fol.; — de Ampulla Rcmensi nova â aceurata disquisitio ; Anvers , 1 6ô 1 , in-fol .

traite de fable Thistoire de la sainte Am-

», et prétend qu'Hincmar, archevêque de

a fut rinventeur. Ce traité sur la sainte

fut réfuté par Jacques Alexandre Lc-

r, et donna lieu à une longue polémique ;

- PuivU fcbr\fugus orbis Americani venti- Mw ; ABvers , 1663, in-8**: c'est un traité conte le qiiBquina, que les jésuites avaient apporté fcPérouà Rome,en 16â0; — Anastasis Chilitriei /, Franeorum régis, sive Thésaurus mpdckndis Tomaci Nerviorum e/fossus , et «ÊÊmtntario illustratus ; Amers, i65â, ia-4'';

- Wk¥M Ftandcum veritate historica , ho-

lÊMkaêt keraldica illustrât um;Xmcr A, 1658,

Ml.; -- Mémoires des siècles passés contre

UfimxChUdèbrand; Bruxelles, loyj, in-4^

■Mtm, Mémoirti potar tenir à rhuMre des kom-

' ( Pierre- François ) , théologien et

B, frère du précédent, né en lô92, à

Inaiçoii, mort à Paris, le 1 1 niai 1682. 11 entra

àas la compagnie de Jésus à l'âge de dix-sept

tt, et professa pendant plusieurs années la

pliao6opfaie,M'hébrea et l'Écriture Sainte. Ap-

féé par Colbert à Paris , en 1675, il fut nomnié

«Mervafteur du médàillicr du roi. On a de lui :

êe la Pratique quotidienne de l'amour de

Dim, et de la dévotion envers la Vierge, les

mtges et les saints; DAlc, 1629, in-12 ; ~ Fui-

fentii Ferrandi Carthaginiensis opéra, cum

fiotis ; Dijon, 1649, in-4" ; — Scriptorum veie-

fwm de fde eatkolica quinque opuscula;

OQoii, 1656, in-4*; — Lettre touchant Béatrix

tmUesse de Chdlon ; Dijon , 1656 , in-4 " ; —

MamuUe solitariorwn, ex velerum Patrum

CmiWiUmorum eelUs depromptum; Dijon,

1657, in-4^; — de Ecclesix S.Stephani Divionensis antiquitate; D^on, 1657, in-8^; — S.\Bemardi, Clarevailcnsis abhatis, genus iU lustreassertum;liiiion, 1660, hi-4® ; — Paulinus illustratus, sive appendix ad opéra et res gestas S, Paulini, Nolensis episcopi; D^on, 1662, in-4° ; — Victoris Vitensis et Vigilii Tapsensis, provincix Bisacenx episcoporum, opéra ;Ui}Oik, 1664, in-4** ; ^Histoirede Vabbaye et de la ville de Toumus ; Dijon , 1664, in-^** ;

— Dissertationes très : de uno Dionysio; de loco et tempore conversionis Constantini Magni ; de S. Martini Turonensis temporum ratione; Paris, 1676, in-8". Dans la première de ces dissertations, Chifflet prétend prouver que saint Denis l'aréopagite est le même que l'apôtre de la France ; — Bedx presbgteri et Fredegarii scholastici concordia , ad senioris Dagoberli definiendam monarchix periodum, atque ad primx totius regum Franeorum stirpis chronologiam stabiliendam; Paris,

Sulvel. Seriptoret Soc. 'Jesu, - Nicéron. MéwuHres pour tervir d ChUtoire des hommes illustres, XXY.

CHIPFLKT (PAi/ippe)', théologien et antiquaire , fi-ère des deux précédents , né à Besançon, le 10 mai 1597, mort vers 1663. 11 fit ses éludes à Louvain, sons Eryclus Puteanus (Henri Du])uis), avec lequel il fut toujours lié defjuis d'uuc étroite amitié. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il devint chanoine de Besançon, prieur de Belle-Fontaine , abbé de Balleme , grand-vicaire de Claude d'Achey, archevêque de Besançon. 11 fut aussi aumônier de la princesse IsabcUe-Claire-Ëugénie et du prince Ferdinand, infant d'Espagne. On a de lui : Le Phœnix des Princes, ou la vie du pieux Albert mourant, dépeinte par Vépttre d^ André Trévise cl par la paraphrase d'Erycc Putean; Bruxelh>s, 1623, m-fol. ; — Histoire du prieuré-de Aotre- Dame de Belle-Fontaine; Anvers, 1031, in-V ;

— le Siège de Bréda, traduit du latin (hi P. Ilennan Hugo; Auvers, 1631, in-ibl. ; — ConcUii Tridentmi cauones et dcarta; Auvers, 1640, in-12;— T/iomm a Kenipis de Imitatione Christi libri quatuor ; Anvern , I6'i7, in-12; -> Deux lettres touchant le véritable auteur du livre de l'Imitation de Jésus^llhrist, publiées avec un avis de Gabriel Naudé sur le factum des bénédictins; Paris, 1651, in-8*'.

Dupio , Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, n— Nlcérun, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres, XXV.

CHIFFLET ( Laurent) , théologien et grammairien , troisième frère de Jean-Jacques , né à Besançon, en 1598, mort à Anvers, le 9 juillet

1658. n entra dans la Société de Jésus en 1617. Après avoir protessé les hmnanités et la philosophie, il s'appliqua à la prédication, et devint un zélé missionnaire. Ses principaux ouvrages sont : Idea prxcipuorum acluum ad inviicandum misericordix Matrem; Bruxelles, 1640;

— Ilisloria miraculosx curationis , cœl^tis

CEIFFLET

fXfcationis, tnissionis apostoiicx et gloriosx Mortis patris Marcelli-Francisci MastrilUi, e Societate Jesu; Douai, 1640, in-S"^; — Epiiome panegyrica prxcipuarum laudumS. S.

Ignatii et Xaverii, traduit de l'italien en latin; tiruxelles, 1C48, in-12; — Exercices spirituels; Anvers, 1653, in-12; — Essai d'une parfaite grammaire de la langue française ; Anvers, 1659, in-S**.

Solvel, Scriptorcs Socictatis Jesu.

CHlPFLET (Jules), historien, fils aîné de Jean-Jacques Cliifilet, ne a Besançon, vers 1610, mort dans la seconde moitié du dix-septième «iècle. Après avoir étudié à Louvain les belleslettres sous Henri Dupuis, et le droit sous Dioflore Tuidenus, il se rendit à Bruxelles, où il s'appliqua à la langue hébraïque.' De retour à Besançon , il fut nommé chanoine de cette ville, prieur de Dampierre dans la Franche-Comté, et enfin grand-vicaire de l'arclievèque de Besançon. Philippe IV l'ayant appelé à Madrid en 1648 , le fit chancelier de Tonlre de la Toison d'Or. On a de lui : Histoire du bon chevalier Jacques de Lalain, frère et compagnon de Vordre de la Toison d'Or, écrite par George Chastelain (1), et mise nouvellement en lumière par Jules C/Ufflet; Bruxelles, 1634,in-4°; — le Voyage du prince don Ferdinand, if{fant d'Espagne, cardinal, et ses expéditions depuis Van 1632 jusqu'à son entrée à Bruxelles en 1634, traduits de l'espagnol de Diego de Aedo et Gallart; Anvers, 1634, in-4"; — Audomarum (Saint'Omer) obsessum et liberatum anno 1638; Anvers, 1640, in-12; — Traité de la maison de Bye; 1644, in-fol. ; — les Marques d* honneur de la maison de Tassis ; Anvers, 1645, in-fol. ; — Aula sancta principum Belgii; Anvers, 1650, in-4*' ; — Breviarîum histo* ricum Velleris 4 wrci ; Anvers, 1652, in-4°.

Morérl, Grand dictionnaire historique. — Nlc^ron , Mémoires pour servir à l'histoire des hommes iUustrès, XXV.

GHIPFLBT (Jean ), antiquaire, lils de Joanlacques, né à Besançon, vers 1G12, mort «î Toumay, le 27 novembre 1666. 11 entra dans les ordres , et s'appliqua particulièrement à la langue hébraïque. On a de lui : Ajyoloyetica Parxnesis ad linguam sanctam ; Anvers, 1642, hi-4**; — Consilitim de sacramcnlo Eucha^ ristix ultimo supplicia afficiendis non dencganda; Bruxelles, 1644, in-4''; — Palmx cleri Anglicani ; Bruxelles, 1645, in-8» ; — de Sacris inscriptionibus , quibus tabella D. Virginis Cameracensis illustratur lucubratiuncula; iVnvers, 1649, in-4°; — Apologetica dissertatia de juris utriusque architectis , Justiniano, Triboniana, Gratiano, et S. Jlay monda; Anvers, 1651, in-4*'; — Joannis J^acahiAbraxas, seu apistopistus qux est antiquaria de gemmis basilidianis disquisitio, commenfariis

(1) Cet ouvraRc c'est pas de Clustclaiii. maU du Ijcrault Charrolots. (V.)

illustrata; Anvers, 1657, m-4*; — Am pontificius Pio papte II adsertui; Aivm -^

1658, in^"; — Vêtus içiago Deiparœ in ju

pide viridi inscripta IS'icephoro BoUmhittm Grxcorum imper atori, nunc primum édita ^

1661, in-4" ; — Aqua Virgo , fons Romx bcrrimus et prisca religione sacer^ ùpus litatis M. Agripp'V in vetere annulari

1662, in-4" , et dans le 4* vol. du TAetasuiu anttqmtatum romanarum deGncvhis; Jnét cium de fabula Joannx papissoi; Amen, 1666, in-4'».

LeloDR. Bibliothèque hiaoriquê de la Fnmct, tÊL Fontetle. — Brunet, Manuel du lib.

CHiFFLBT (Henri-Thomas), antiquaire, il de Jean- Jacques , vivait vers le miUeii da dhseptième siècle. Cliapelain de Christine, lew Suède, il s'occupa beaucoup d'antiquités, et phlia sur ce sujet la dissertation suivante : de oih' nibus œreis, imprimée avec une seconde édHn du de Antiquo numismate de Claude Chiflid, et réimprimée dans le premier volume du Ik'mtm Thésaurus antiquitatum romanarum de Srilengre.

KicéroD. Mémoires pour tervir a rhisUHre dei.àwmes illustres.

CBIPFLET (Gui-François), petit^Us et Claude Chifflet , vivait vers le milieu do dteseptième siède. On a de lui : Dissertatia ea' nonica utrum aliquid juris competai Ufw tri archiepiscopo Btsuntino, circa visUaHi^ nem ecclcMx Dolanx; Ddle,'1652, in-12.

Lrloni;, liibliothêquv historique de to Franee.

CHlPFLET (Etienne- Joseph'FrançoiM'Jta' vier), jurisconsulte français, né à Besançon, le 8 décembre 1717, mort le 20 septembre 1782.

Président à mortier au |Kirlement de Dijon, il opina, en 1760, pour l'enregistrement d^ noHveaux impôts. Sa docilité lui valut, en 1771, km de Torganisation des nouveaux parlements, b phicc de premier président de celui de BesançiM. Ln 1775 il fut nommé premier président du parlement de Metz. On a de lui : dans les recodii <le TAcadémie de Besançon , les ouvrage suivants : Dissertation sur Vorigine du nom de Franche-Comté ; — Examen Stme dissertation de Droz sur le douaire des femmes nobles eu Franche-Comté; — A'otc sur w aqueduc romain; — Observations sur les lois des Bourguignons.

Lclonp, Bibl. hist. de ia Franee,\ii. FoDtettc

CHIFFLET ( Marie - Bénigne - Ferréot-Xûvier), fils du précédent, homme politique fiançais, né à Besançon, le 21 février 1766, mort i Montmirey, le 13 septembre 1835. Conseiller aa |)arlement de Besançon, en 1786, il émigra en 1791, passa dans les Pays-Bas, d'où il vînt se joindre à l'armée des princes sur les bords da Bhin, et fit avec elle la campagne de 1792. Valéhidinaire et privé d'un bras, il quitta k»

armes, et reprit ses études de jurisprudence, qol complétii en Allemagne. Lorsqu'il put revenir en France, il y recouvra une partie de sa fortnae,

CHIFFLEÏ — CHILDEBERT

dliit nominé eu 1811 président à la cour impéridede Besançon. Député du Doubs en 1815, il i^àreitréine droite, et se prononça pour les ■eSores les plus anti-libérales; il alla mémo ylH fcrin que les ministres d'alors. Lors de la fropoflitioo de la loi d'amnistie du 1 2 janvier 1816, I demanda sinon la confiscation des biens de flwx qui seraient condamnés, du moins que 1*Éttslndemmsftt sur leur fortune des dommages fiHs avaient causés. lie 13 janvier, il conclut, eoBUDS rapporteur, à l'adoption de la proposition Gntelbflûac, tendant à autoriser le clergé à reeeroir des dotations en fonds de terre. 11 se proooQça et vota pour l'élection par canton, pour b restitution au clergé de ses biens non vendos, enfin pour Tabolition du divorce. Redevenu, apfès une non-réélection, député en 1820, il iota, le 7 mai 1821, pour la modification de roticle 351 du Code d'instruction criminelle, et, le 12 du même mois, pour l'augmentation des yimms ecclésiastiques; il appuya aussi le projet de loi tendant à f acbèvement des canaux de lafigation. Le 21 novembre de la même année fl fot élevé à la première présidence de la cour do Besançon. En 1822, lors de la discussion du projet de répression des délits de la presse , il déploya cette même ardeur rétrograde qu'on lui connaisnH depuis longtemps; cependant il consentit au ntnnchement de l'article ayant pour but de puair ph» sévèrement les outrages à la religion de rtbtque ceux dirigés contre un autre culte chréfioL Lois de la discussion de la loi relative à l'indennité des émigrés, il fit déclarer la capacité de niéritier à léclamer le bénéfice de la loi Rapporleorde odle du sacrilège (5 avril 1825), il condatàradoption. Le 5 novembre de la même aimée itet nommé pair de France. 11 prit part, dans la BOQTcUe assemblée à laquelle il appartenait, à la discasâon du projet de loi relatif au duel ( mars 18)9) et à celle sur la contrainte par corps, à Coocaaion de laquelle il vota pour la contrainte Cifers les tireurs de lettres de change. Éliminé ^ b chambre des pairs en 1830, il résigna la Nâdenoe de la cour de Besançon, et se retira te son domaine à Montmirey, pour ne plus se i««r qu'à l'étude.

4(DNtt. imiv., I8is-I8t0-1830. — LcsuT, jitui. Mtt. univ, " Cofcrte Mttoriqtie des eontemporaim,

^caiFLBT (...), habile sculpteur françaié du <iâ-luiitième siècle. 11 s'était déjà fait connaître pr des travaux remarquables, quand il fut <iurgé, conjointement avec Guibal, d'ériger sur la phee de Nancy le grandiose et magnifique moaliment de Louis XV si malheureusement détruit à la révolution. £. B— n.

Oongoan, Storia délia leUeratura.

CHMi {Fabio)y pape. Voy, Alexandre VIL 'CBiLD>(Sir Josiah), économiste anglais, virait dans la seconde moitié du dix-septième fliède. Nommé , sous Charles II, directeur de la CkMnpagpne des Indes, il contribua, selon quelques historiens, par des mesures entachées de

trahison, aux p^les qu'éprouva cette compagnie. Il a traité, avec une supériorité bien rare de son temps plusieurs parties de l'économie politique. On a de lui : BrUf observeUions conceming trade and the interest of money; Londres, 1668, in^**; réimprimé sous le titre de a New discourse of trade; Glascow, 1751, in-12. Cet ouvrage a été traduit en français par Gournay et Butel-Dumont, sous le titre : Traité sur le commerce et sur les avantages de la réduction de Vintérét de l'argent, suivi d'un Traité contre fusurepar Thomas Culpeper; Paris, 1754, in-12. « Les intentions des auteurs (Child et Culpeper) étaient bonnes, dit M. Bianqui; mais ils n'avaient pas une juste idée des causes véritables de la baisse du taux de l'intérêt, puisqu'ils supposaient que cette hausse et cette baisse dépendent de la volonté du gouvernement. »

Rose, New biographical dietUmarif. — Barbier, £xamen des dictionnaires hist. — Dictionnaire de Véconomie politique.

* CBILD ( William), musicien anglais, ne à Bristol, en 1 C05, mort à Londres, au mois de mars 1696. Élève d'EIway-Bevin, organiste de la cathédrale de Bristol , il devmt organiste de la chapelle royale de Saint-Georges à Oxford , et l'un des membres de la musique de Charles n. On a de lui : Psalms/or three voices, with a continued bass either for the organ or theorbo ; Londres, 1639.

Bumey, /!<«<. ofmmic, - FéUs, HiograpAto tuiivorulle des musiciens,

CHILDEBERT V, TOI des Francs, troisième fils de Clovis, et le second de son mariage avec Clotildc, né vers 495, mort en 558. 11 eut en partage le royaume de Paris, qui lui échut en 51 1. La bravoure jointe à la cruauté forme le principal trait de son caractère ; des guerres d'ambition occupenttont son règne. U se joignit, en 523, à ses deux frères, Clotaire et Clodomir, |)our faire la guerre à Sigismond , roi des Bourguignons. Ce prince fut vamcu, et la Bourgogne, qui depuis près de cent vingt ans était constituée en royaume, fut démornbrée (534). Clodomir périt dans cette expédition. Son royaume revenait à ses enfants ; mais ils n'avaient pour se défendre contre l'avidité de leurs oncles que leur aïeule Ciotnde. « Childebert, voyant que sa mère avait porté toute son affection sur les fils de Clodomir, en conçut de l'envie; et craignant que, par la faveur de la reine, ils n'eussent' part an royaume, il envoya secrètement vers son frère » le roi Clotaire, et lui fit dire : «' Notre mère « ganle avec elle les fils de notre frère, et veut K leur doimer le royaume; il faut que tu viennes <c promptement à Paris , et que , réunis tous ft deux en conseU , nous déterminions ce que « nous devons faire d'eux, savoir si on leur cou- (c pera les cheveux, comme an reste du peuple , « ou si, les ayant tués , nous partagerons entre « nous le royaume de notre frère. » Fort réjoui de ces paroles, Clotaire vint à Paris. Childebert avait déjà répandu dans le peuple que les

GHILDEBERT

deux roîs étaient d*acoord pour élever ces enfants au trône. Ils envoyèrent donc, au nom de tous deux, à la reine, qui demeurait dans la même ville, et lui dirent : « Envoie-nous les en- « fonts, que nous les élevions au trône. » Elle, rempUe de joie, et ne sadiant pas leur artifice , après avoir tait boire et manger les enfants , les envoya, en disant : « Jexroirai n'avoir pas perdu « mon fils, si je vous vois succéder à son « royaume. » A leur arrivée , les enfants furent pris aussitôt et s^rés de leurs serviteurs et de leurs; gouverneurs; on les enferma à part, d'un côté les serviteurs, et de Tautre les enfants. Alors Ghildcbert et Clotaire envoyèrent à la reine Arcadius, portant des ciseaux et une épée nue. Quand O fut arrivé près de la reine, il les lui montra, en disant : « Tes fils, nos seigneurs, « ô très-glorieuse reine , attendent que tu leur « flisses savoir ta volonté sur la manière dont il « fout traiter ces enfants; ordonne qu'ils vivent n les cheveux coupés, ou qu'ils soient égorgés. » Consternée à ce message, et en môme temps émue d'une grande colère, en voyant cette épée nue et ces ciseaux, elle se laissa transporter par son indignation, et ne sachant, dans sa douleur, ce qu'elle disait, elle répondit imprudemment : « Si on ne les élève pas sur le trône, j'aime mieux « les voir morts que tondus. » Mais Arcadius, s'inquiétant peu de la douleur de la mère, et ne cherchant pas à pénétrer ce qu'elle penserait ensuite plus réellement, revint en diligence près de ceux qui l'avaient envoyé, et leur dit : « Vous pou- Tes continuer, avec l'approbation de la reine, ce que vous avec commencé , car elle veut que vous aceompUniei votre proj^. » Anssitôt Clotaire, prenant par le bras l'alné des enfants, le jeta à terre, et, lui enfonçant son couteau «ous l'aisselle, le tua cruellement A ses cris, £on frère se prosterna aux pieds de Chiidd)ert, et lui saisissant les genoux, lui disait avec larmes : « SecoanMnoi, mon très-bon père, « afin que je ne meure pas comme mon frère. »» Alors Childebert, le visâf^ couvert de larmes, dit : « Je te prie, mon très-cher frère, aie la gé- « nérosité de m'accorder sa vie; et si tu veux « ne pas le tuer, je te donnerai pour le racheter n œ que tu voudras. >» Mais Clotaire, après l'avoir aocafaàé d'ii^ures, lui dit : « Repousse-le « loin de toi , on tu mourras certainement à sa « place ; c'est toi qui m'as excité à cette affaire, « et tu es si prompt à reprendre ta foi ! » Childebert, à <es iiaroles, repoussa l'enfont, et le jeta à Clotaire, qui, le recevant, lui enfonça son couteau dans le côté, et le tua, comme il avait (ait à son frère. Us tuèrent ensuite les serviteurs et les gouverneurs; après qu'ils forent morts, Clotaire, montant à cheval, s'en alla, sans se troubler aucunement du meurtre de ses neveux, et se rendit avec Childebert dans les faubourgs. La reine, ayant fait poser les petits corps sur on brancard, les conduisit, avec beaucoup de «hanta pieux et des lameniatîons, à l'tfgUse de

Saint-Pierre, où on les enterra tons deux del même maniènre. L'un des deux avait dix ans, i l'autre sept. « Ils ne purent, dit Grégoire è Tours, prendre le troisième, Clodoald , qui M sauvé par le secours de braves guerriers ; dé* daignant un royaume terrestre , il se consacrai Dieu, et s'étant coupé les cheveux de sa | main , il se fit clerc. Il persista dans les 1 œuvres, et mourut prêtre. » Cliildebert et Ctotaire se partagèrent ensuite les États de leen neveux. Mais ils ne furent pas longtemps d'Moord ; leur haine éclata après la mauvaise iiM d'une expédition qu'ils avaient faite ensemble a Espagne , et dans laquelle ils avaient perds k moitié de leurs troupes. Childebert ravagea alon les États de Clotaire, et excita Chramme à il révolter contre son [)ère. Mais bientôt aprii I mourut, à Paris ( 558 ) ; et comme il ne laiioit pas d'enfant mâle, sos États revinrent à Glltaire, qui devint alors le seul roi des Fiancs (1).

GBiLDBBBRT H, roi d'Austrasîe, fils de Slgebert et de Brunehaut, né vers 570, mortel 596. Il Alt proclamé en 575, sous la tutelle dea mère, qui lors de sa captivité fut reropUoée dans l'administration du royaume par un gobmI de régence, composé de seigneurs austrasieak Peu de temps après que Childebert eut pris Umême les rênes de l'État, la mort de son oade Contran l'appela à la succession des royaumes de Bourgogne, d'Oriéans, et d'une partie de celui de Paris ; mais son règne fut de courte durée : il mourut empoisonné^ k l'âge de vingi-ëx ans , au moment où il se préparait à conquérir la Neustrie. Il laissait deux fils : Thierry, qui eol le royaume de Bourgogne, et Théodeberl, qui devint roi d'Austrasie (2).

CHILDBBBRT III, dit Is Jusie, fils de Thierry T', roi des Francs, né vers 683, mort ei 711. Il fut proclamé en 695, à la mort de ClO' vis m, son frère; mais, de même que ses dem prédécesseurs, il ne régna que de nom. Le véritaUe roi fut Pépin le Gros ou d'Héristal, qui, avec le titre de maire du palais, eut toujours um autorité souveraine. Childebert III mourut ei laissant un fils, Dagobert, qui porta aus^, aprèi lui, le titre de roi (3).

(1) On ne connaît de Childebert I*' qu'une seule pMce, c'est un très-beau triens , publie par Bouteroue et Leblanc, et qui présente d'an côté le non royal autooi d'un boale armé d'un bouclier, Chxlobsuitim bcx. et au rerers un cbrlsme anse et accosté des lettres ai sur un globe, stcc la légende akelut. crvrr.

(I) On connaît de Childebert II un tien de mm €m frappé en son nom, en Au? ergne, ainsi que llndiqaeallei grandes lettres AB, initiales de AKvemis ctvilat, et oac autre pièce, au reVers de laquelle on voit un dragon avec des caraclères que l'on n'a pu encore déchiffrer complètement. On attribue encore à Childebert II une plèrede bronze, dont le champ présente d'un côte Hld£uk«tir, et de l'autre un cbrlsme dans un feuillage. C'est avec nne autre pièce, où on lit le nom dcTHEoooRicus. etqiri pourrait tout aussi bien apparlcnér h Theodorlc le Grand qu'aux princes mérovlngleos du même nom, la aeate espèce de enivre qui Ogure dans la série mcruTinglenne.

(8} Nous ne connaissons aucune monnaie que nm palste «ttrtbMr aveo œrtltade à ce prtmtm. Le nmm et

CHILDEBERT — GHILDÉRIG

ds TOWi, lltetor. — Frédegalre* Ckrmk, -

mcffry, iUettt tfM tempi m^rovinytoiu. ^ Sb-

ifUfDirtf det Fr0nfa<f , 1, t. - MIchelet, iiist. de

I ttmsê, h " Heori Martin , UUt, de France, - Le Bas,

CHLDBBftASD, piliioe fraDo, vivait vers le Étal da huitième siècle. Selon le continaateur èMdégaire, il était fils de Pépin d'Héristal ^d'Alpaûde, et fi^re de Charies Martel. Ce per- MMse, qui est on des plas insignifiants de lliislÉede France, est cependant un de ceux dont on M le pins occupé, n combattit les Sarrasins me Charles Martel, fit le siège de Narbonne, et Uervint dans les querelles de ses neveux, après liBort de Charles. A partir de 741, les annales H chroniques ne parlent plus de lui; mais les ffinéaloglstes sont venus , qui Tont illustré en vidut faire da lui un des ancêtres de la dyiMlie capétienne. Les plus grands érudits du ëède dernier se sont engagés dans des discusàm interminables, pour démontrer la descen> fcaee carlovinglenne de Robert le Fort, Tancètre mmé et reconnu des Capétiens. En se ratta- Autà Cliildebrand, Duchesne, Du Bouchet, les hfate-Marthe, Le Cointe, etc., y ont consacré Me leur érudition, aidée de toutes les subtilités k la dialectique. Pauvre sujet d'escrime pour *i hommes si estimables! Mais de tout temps iMémdits se sont passionnés pour des questions l'ayant de valeur que celle que leur donnait leur fi^teccupation. Adrien Valois a eu le bon esprit de téfuter toute cette généalogie d'invention aodeme, et c'est auyouitThui un point en dehors 4e la discussion. Ce n*est pas tout. Chlldebrand Û encore, au dix-septième siècle, le héros ta poème épique; mais il y a longtemps que Boîlean a fait Justice du poète et du poème, par àrni vers que tout le monde connaît. On trouveta le résumé de toutes les discussions relatives à ChOdebrand dans la préfkce du tome X de heoDeetion des historiens de France , et aussi te nn mémoire de Foncemagne.

Le?. Anselme, llUt. çénéatogique, \. I.- Sainte- Marthe, Hist généalogique de la France, i. XI. - Col- Mm iiet JUKoHens éê Ftancêy t. X. ^ FoneenaRne, awiR âféMoirra de TAcmiéwyU eu Hnterlptiaiu et kUÊHeUret, t X.

atiLDÂiiic. Trois rois des Francs ont porté ce Bom, savoir :

cuLDÉBic 1*', roi des Francs, fils de Méro- «ée, mort en 481. Il succéda à son père en 458. la dissolution des mœurs de ce prince ayant fnwfÊé les ressentiments des hommes libres Al rajaume, il se vit forcé de quitter ses États et de chercher on asile dans laThuringe, auprès ta roi dont il séduisit la femme; et la royauté M dé^ée, suivant les vieiUes chroniques, au de la milice des Romains.

CfeUdebrrt, qui ic lit sur des trUns frappés dans' den localités de Bourgogne déslanées par les légendes da Rf ers, FETHA FEcrr et Borna, n'est ni celui de ce prince ■1 éelnl d*«B roi du mérac nom. li dé^gnc le monétaire, akMt que les légendes Mkroteus, d'une monnaie de Ckâloo-sur-Sadne, et Cuuldshxcus Mozr., d'une pièce frappée à Mets.

lie

« 11 s'abandonna, dit Grégoire de Tours, à une honteuse luxure, déshonorant les femmes de ses sujets; et ceux-ci, indignés de ces outrages, le détr<)nèrent Ayant découvert qu'on en voulait même à sa vie, il se réfugia dans la Thuringe, laissant dans son pays un homme qui lui était attaché, pour qu'il apaisât, par de douces paroles, les esprits furieux. Il lui donna aussi tm signe pour qu'il lui fit connaître quand il serait temps de rotourner dans sa patrie, c'est-à-dire qu'ils divisèrent en deux une pièce d'or, que Childéric en emporta une moitié, et que son ami garda l'autre, disant : « Quand je vous enverrai « cette moitié, et que les deux parties réunies « ibrmeront la pièce entièro, vous pourrez revo- « nir en toute sûreté dans votro patrie. » Étant donc passé dans la Thuringe, Childéric se réfugia chez le roi Bizin et sa femme Basine. Les Francs, après l'avoir détrôné, éltu^nt pour roi , d'une voix unanime, iËgidius (l)-*- Celui-ci était déjà dans la huitième aimée de son règne, lorsque le fidèle ami de Childéric, ayant secrètement apaisé les Francs, envoya à son prince des messagers pour lui remettre la moitié de la pièce qu'il avait gardée. Celui*ci, voyant par cet indice certain que les Francs desiraient son retour, et qu'ils h) priaient eux-mémcâ de revenir, quitta la Thuringe, et fut rétabli sur le trône. Tandis qu'il régnait, Basine abandonna son mari pour venir auprès de Childéric. Celui-ci l'épousa, et en eut un fils, qu'on appela du nom de Clovis, et qui lui succéda {1).

CBiLbéBio II, second fils de Clovis II et de Bathilde, né en 649, mort en 673. Roi d'Austrasle en 660, U réimit tout l'empire des Francs en 670, à la mort de Clotaire III, son frère, et par la retraite de Thierry. Ébroïn, maire du palais, ayant voulu mettre ce dernier sur le trône, (ht rasé et confiné dans un monastère, et le

(1) Les Francs, en prenant pour chef Agtdlns, ne firent sans donte que suivre Tanden nsage de se mettre «a service des généraux romains. « Lu vrai de tout cela, dit M. de Cbâteaubriand en raconUnt Vrxil de Childéric, c'est qvll alla à Coostantloople, d'où l'empereur le dépécha en Gaule ponr eontre^laocer rautorUé suspecte d'iEgkHus. »

(I) On a déooQvett ett 16U, à Tooraay, nn tonkeaa oè étalent déposés, à c6té d'un aquelette, une assea grande qnanUlé d'objets prédeuz, entre antres «ne épée dont la poignée était (amled'nne feuUJe d'or, une hadie drames on fniiclsqne en fer, beaucoup d'abeilles en or, cent médailles d*or, d'empereurs du Ba.i- Empire, la ptapart contemporains de Childéric, et deux cents médailles d'argent des premiers empereurs. On a supposé que ce tombeau était celnl de Childéric. Les obJeU quil contenait, donnés d'kbord h l'archldac LéopoM-Uottiaumc d'Autriche, alors gonreniear des Pays-Bas, passèrent, après la mort de ce prince, à l'électeur de Mayence, qui, en lees, en fit présent à Louis XIV; Ces monnmenu avalent été déposés an Cabinet des anUques de la BlbNothèque du roi ; une bonne partie d'entre eux a été soustraite par des malfaiteurs en lS3i, entre autres nn anneau d'or oà se voyait une tête gravée en creux . que l'on regardait comme nn portrait barbare de CJilldérIc On n'en possède jplus qu'une emprunte en plâtre. L'ensemble de ces objets a été décrit et gravé par Chlfflet (voy. Jean- Jacquet ), jtnastatit, ChiMerie, etc., ICH. ln-4« , et par Montfaucon Monwnenti de la wummrcJUe françoUe, tome U, (VO

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