CHILDÉRIC
prince enferme dans Tabbayc de Saint-Denis.
Childéric, devenu maître absolu du royaume, se conduisit d'abord par les conseils de Léger, évoque d'Autun. Mais ce prélat perdit bientôt sa confiance, et il le lit enfenner avec Ébroiu au monastère de Luxeuil. Chikléric se rendit alors odieux aux grands, en ne tenant aucun compte fie leurs privilèges. Bodillon, l'un d'eux, fut par ses ordres attaché à un i>oteau et fouetté coimne un esclave. Cet outrage fit naître une conspiration. Le même Bodillon, chef des conjurés, l'assassina dans la forêt de Livri, près de Chelles; il était à peine âgé de vingt-quatre ans. La reine Bathikle, alors enceinte, et Dagobert, leur fils aîné, encore enfant, ne furent pas épargnés. Leur autre fils, Daniel, échappa seul à ce massacre (i) . CHILDÉRIC m, le dernier des princes de la <lynastie mérovingienne, mort en 7àô. Après la mort de Charles Martel, Carloman et Pépin se partagèrent son vaste empire; le premier eut lAustrasie, le second la Neustrie et la Bourgogne. Mais Pépin, né Austrasien , et parlant toujours la langue germanique, était considéré, par les peuples sur les(]uels il devait régner, comme un étranger. « Ils ne lui obéissaient qu'à regret, et peut-être avaient-ils fait entendre quelque plainte de ce qu'il ne restait plus de roi auquel ils pussent demander justice, lorsqu'ils étaient opprimés par le maire du palais. Pépin, pour les satisfaire, tira de quelque couvent un dernier Mérovingien, qu'il nomma Childéric iU (742). On ne sait ni son Âge ni son origine; mais il est probable que Pépin, fidèle à la politique de ses prédécesseurs, fit dans cette occasion choix d'un enfant. La plupart des chroniqueurs parlent pour la première fois de Childéric m au moment de sa déposition (2). » Mais dix aiLs après, Pépin, que la retraite de son frère Carloman avait rendu maître de toute la monarchie des Francs, trouvant son autorité assez bien établie, députa vers le pape Zacharie, Burcliard, évêque de WirtzlMurg, et le prêtre Fulard, son
(1) C'est à Childéric II que l'on attribue géDénlement les trient, et les sols sur lesquels on volt au droit la léfreode Hii.dakricvs rex. puis un buste tourne a droite et revêtu d'un paludamentum on mantean sous une arcade ; au revers, une croix accostée des lettres ma, initiales de Massilia. (Marseille), dont le nom se trouve In»crlt en toutes lettres .^ur la légende. Cette représentaUon d'un buste sous une arcade est unique dans la série merovinfrlenne. On connaît d'ailleurs d'autres sois et d'autres trient de la même ville qui ne présentent que le type ordinaire, c'est-à-dire le nom du roi autour de son buste, les lettres ma accostant la croix, et la li'gcnde Massiuk ctviTATis. Nous dcvous encore menUonner Ici un beau tiers de sou frappé au nom de Childéric H et de son frère Clotalre , et qui porte d'un côte les mots Chiu>ericvs rkx autour d'un buste, et de l'autre Clo- TARXus REX autoor d'une crolx.i Les lettres ma , qui aocoinpagnent cette croix, prouvent que eette pièce a été frappée à Marseille. On y remarque d'ailleurs le mot cmvon, légende énlirmatlque des dernières monnaies romaines, dont on a donné tant d'expUcaUons différentes. Enfin, on connaît de Cblldértc des trient frappes à Metz, et présentant d'nn côté l'eniffle du prtaiee avec son nom. et de l'antre la légende Mt-iris civ autour d'une croix ansce.
(1| Slsowiidl, HUt. des Frtmçait, 1 1, p. IW.
— CaiLuAC 112
chapelain, « poiur l'interroger, dit Ëginhard, wr les rois qui existaient alors en France, et qri n'avaient que le nom de rois sans aucune pibsance royale. Par eux, le pontife répuodit qoll valait mieux que celui-là fût roi qui exei^ la puissance royale (i) ». Pépin fat élevé sk tm iMuclier, dans une assemblée de la Batk»
(]ui fut tenue à Soissons, au mois de mars 7i\ et Childéric 111, ayant été soleoneilement déposé, reçut la tonsure ecclésiastique, et fut enfenié au couvent de Sithin, nommé depuis Saint-Ba<tin, à Saint-Omer, où il mourut.
Grégoire de Tours./iif <. — Frodégalre. Ckrom, — £(■hard, annales, ~ Le P. Anselme, f/uf. gmenlopifi.
— Augustin Thierry, Récits des tempt vuroviatétaL
— SlBuiondi, HitL det Français. — Le .Bas, IMet.ewf» clopédique de la France.
CHILOBKY (Josué), astiologuc et i>hiloM|èB anglais, né en 1623, mort en 1670. 11 oo»
mença ses études à Rochester, et les acheva m collège de la Madeleine à Oxford. Pendant la ri- i volution il ouvrit une école à Fevcrshaoi» danc le comté de Kent, et à la restauration il deviil chapelain de Henry lord Herbert. Ka janvior 1663 il fut nommé archidiacre de Salisbury. Oi a de lui : Indago astrologica; 1652, in-4'; — Syzygiaslicon instauratum, or an ephemt' ris o/ihe places and aspects ofthepianeti; Londres, 1653, in-S'» ; — Britannica Baconka, or the natural rarities of England , S/odland, and Wales, historicallp reiai^^according to the precepts of lord Bacon ; Londres, 1661, in-S".
Rose. JVeio bioçre^thical dictianary.
* CHILI ANi ( Balthasar), médecin aUemaad, né à Cobourg, en 1636, mort en 1712. Il lot médecin de la ville d'Eisfeld, en Francunie. On a de lui : Unterricht, wie man sich bey hUzigat Fiebern und Hauptkranhheiten zuverhaUm (Instruction sur les traitements à employer dans les lièvres chaudes et dans les maladies de tête); 1690, in-4*».
Adelung.snpplémeut à JOcber, AUgemetikes Gêkkrtah Lexicon.
^caiLiEM, moine bénédictin du boifièmB siècle. 11 habitait le monastère d'Inis-Keltie, ci Hibemie. On lui doit une Vie de sainte Brigitte, ou vers latms, que Ton tronre dans le t. l'' de février, p. lOO, de la collection de BoUandos. i
Don Cellier, Hist. générale det autemrs eeeUu itollandns. ^ieta tanct. (février).
GHiLLAc (Timothée de), poète fhmçais da seizième siècle. H obtint la couromie poétique <Iès l'âge de vingt ans. Eu tète de son reciinl de iKK'sies, il se fit graver avec les marques de cette distmction. Ce recueil, qui fut publié à Lyon, en 1599,in-12, contient/é>5 Amours «TAnpe/iiie, les Amours de Lauriphile, la lAUade/roHçoise, bouquets et tombeaux. Toutes ces poésies sont fort médiocres; quelques-unes, pp« honorables pour Cliillac, sont consacrées à la
(1) Éginliard, Junalet, U v, p. i87.
SIS CXnLLAG —
mémoire on plutôt à l'apothéose de GabrieHe d'Estrées.
QomiH, MbL/rançaite.'
€»1LLBAU {Jean-Baptiste Do), prélat et théokgkn français, né le 7 octobre 1735, an chAteau de Carrière, en Poitou, mort le 26 novembre ISM.'.ll entra de bonne heure dans les ordres. Aumteier deMarie Leczinska, et plus tard de Marie- Aalirinette, il ftat nommé en 1781 évéqiie de diftlons-sor-Saone. A Tépoque de la révolution il s'opposa de tontes ses forces aux réformes religîeuses tentées par l'Assemblée constituante, et émignu II protesta en 1803, avec quarantehuit antres évéques, contre le concordat de 1801 . Cependant, après sa rentrée en France, en 1814, a donna sa démission d'évèque de ChâJons. Il ftat nommé archevêque de Tours en 1819, et pair de France en 1822. On a de lui : Lettre pastorale sur le schisme^ 15 déoembre 1790; — InsÉructkm pastorale sur le même objet, suivie d'an Avertissement sur Sélection des évéques constitutionnels tCAutun et de Dijon; — Lettre pastorale contenant le bref de Pie YI, du 13 avril 1791. Ces écrits ont été réimprimés dans la Collection ecclésiastique^ publiée par l'abbé Gdllon, sous le nom de l'abbé Uarruel.
MmU. tmip., 1803, l8li, 1819. ittl. — Gnllloo, CoUeet. eectér.
OULLIÂT (Michel), irnprirnciir-librairc de Lyon, mort h Paris, vers 1698. 11 était venu s'établir dans cette ville vers 1695. On lui a attribué les ouvrages suivants, dont il avait été simplement l'éditeur : le Triomphe de la miséricorde de Dieu sur un cceur endurci, ou les confessions de r Augustin de France converti, écrites par lui-même ; Paris, 1 682 , 1 686, in- 1 2 ; — r Amour à la mode, satyre historique; PariSy 1695, în-12 : c'est un ouvrage de M^e de Pringj ; — la Censure des vices et des manières du monde; Lyon, 1696, in-12; — Méthode facile pour apprendre V histoire de Savoie; Paris, 1697, in-12; — Granicus, ou Visle galante, nouvelle historique, par François Brice ; Paris, 1 698, in- 1 2.
BarMcr. Examen erUique des dictUmnairet histori-
GHILLIHGWORTH ( Guillaume), théologien anglais, né au mois d'octobre 1602, à Oxford , mort le 30 janvier 1644. Tout en achevant ses études dans sa ville natale , au collège de la Trinité, fl se livra à la polémique religieuse avec la témérité du jeune homme. Un jour qu'il disputait avec un oâèbre jésuite nommé Jean Fisher, celui-ci Im posa cet argument : <« n faut un juge infaillible qui soit vivant ; or ce jugn ne se trouve que dans TÉglise romaine : donc l'Église romaine est la seule et vraie Église ; donc on ne peut se nover que dans sa communion. » Chilling^orth, qpol avait alors dix- sept ans, se déclara vaincu par ce syllogisme, et embrassa la religion catholique. Poor assurer cette conversion précipitée , Fisher covoya son jeone néophyte à Douai, au collège des Jésuites. CMIttngworth, au bout de six mois, re-
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vint dans sa patrie, et rentra dans l'Élise anglicane, grâce surtout aux instances et aux arguments de Laud, depuis archevêque de Cantorbery. Ces variations rapides rendirent le jeune théologien suspect aux sectes religieuses qui agitaient l'Angleterre; mais il donna dans divers écrits des gages de son dévouement aux doctrines protestantes. Il refusa quelque temps de signer les trente-neuf articles de l'Église anglicane ; mais ses scrupules ne tinrent pas contre les places de chancelier du chapitre deSalisbury et de prébendier de Brixworth , dans le comté de Northampton. Il signa les articles, et garda ces deux bénéfices jusqu'à sa mort. Pendant la révolution il resta 0dèle à la cause royale, et montra même des talents d'ingénieur au siège de Glocester. Voyant qu'on manquait de munitions pour pousser le eSége, il fournit l'idée de quelques machines, à la manière des tortues des anciens Romains (testitudines cum plutels) pour donner l'assaut à la place. Quelques mois après, il tomba entre les mains des parlementaires, et mourut h Chichester. Par un singulier hasard, il fut assisté ou plutôt tourmenté à ses derniers moments par un de ses antagonistes ordinaires, François Cheynell (voyez ce nom), théologien honnête, mais rigide jusqu'au fanatisme. Les accusationsL que ce docteur intolérant fit entendre sur la tombe de Chillingworth n'étaient pas d'ailleurs sans fondement , car celui-ci répondait à un ami qiri l'interrogeait sur l'arianisme. « Tout homine qui examinera les disputes de l'arianisme ne pourra s'empêcher de confesser, ou du moins penchera foiît à croire que la doctrine d'Arius est la vérité , ou du moins n'est pas une hérésie damnablc. » L'ouvrage le plus connu de Chillingworth est intitulé : The religion ofProtestants, a safe way to salvation, or an ansujcr to a hook entitled Mercy and Truth, or charity maintained by catholics; Oxford, 1638, in-fol.;trad. en français, Amsterdam, 1730,3vol. in-12. Ce livre, dédié à Charles I", est une réfutation des apologies catholiques publiées par le jésuite Mathias Wilson sous le nom d'Edward Knoll. La meilleure édition des œuvres de Chillingworth est celle du docteur Birch, 1742, in-fol.
De» Malzeaos» Histoire de ta vie et des éeriU de Chitlinçworth, — Wood, Athenae oxanienses. — KIppli, Bioç. brlt,— Penny eyelop,
€HiLMBAD (Edmond), énidlt anglais, né à Slow in4he-Wold, dans le comté do Glocester, en 1611 , mort à Londres, le 1^ mars 1654. Après avoir fait ses études au collège de la Madeleine à Oxford, il fut nommé, en 1632, chapelain de l'église du Christ; mais en 1648 cette place lui fut enlevée par les parlementaires. Il fut forcé pour vivre d'établir des concerts hei)domadaires à Londres, dans Aldersgate Street. On a de lui : de Musica antiqua grxca , à la fin do l'édition d'Aratus donnée par Jean Fell; Oxford, 1672, in-8''; — Joannis Antiocheni cognomento Malalx historia chro-
did*
CHILMEÀD — GHIMAT
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nlca HM XVI f e manuseripto bibliotheex Bodleitmx nuncprimum êdiii, cum interpretatione et notiSy publié par Hnmphred Hodius ; Oxford , 1691, in-8' ; — Catalogtu numU' scriptorum grxcorutn in bibliotheca Bodleiana pro ratUme auctorum alphabeiicus , resté inédit. On a encore de Chilmead les traductions saiyantes en anglais : Traité des Globes de Robert Haez ; Londres, 1639, in-4*» ; — Traité de Vessence et guérison de Pamour, de Jacques Fcrrand, médecin d*Agen ; Londres, 1640, în-8«; des Talismans, par GafTarel; Londres, 1650, in-8** ; — Sur la monarchie espagnole, par Campanella; Londres, 1654, in-4^.
Burney, Hist of musie, — Wood , Âthente oxonimtes. — NIcéroo, UémoUru pour g^rvir à l'histoUrÉ deê hommes Ulustrei,
GHiLOJf (Xe(Xe0v), on des sept sages de la Grèce , vivait dans le sixième siècle avant J.-G. Né à Sparte, d'un père nommé Daroagète, il fut nommé éphore dans sa patrie, la première année de la Lvi" olympiade (556 avant J.-C.)- On rapporte qu'il mourut de joie en apprenant que son fils venait d'obtenir aux jaix olympiques le prix du pugilat. Diogène Laerce nous a conservé plusieurs maximes de morale pratique qui justifient la réputation de sagesse de Cbilon; il prétend aussi que ce philosophe composa des poèmes élégiaques.
Diogène Laerce, I , n*7i. • Platon , Protaçoroi. - DIodorc de Sicile, ExtrdttSiUtvertuiet des vices. — Hérodote. I . BO ; Vil, SSS. - PUne, Histoire naturelle, \ll, St.
CHiLONis OU GHÉLONiDB, fille de Léonldas II, roi de Sparte, et femme de Cléombrotc, vivait vers 250 avant J.-C. Lorsque Léonidas, alarmé des poursuites de Téphore Lysandre, se réfugia dans le temple de Minerve, Chilonis, abandonnant son mari, qui venait d'être élevé sur le trône, accompagna son père dans l'exil à Tégée. Léonidas remonta bientôt sur le trdne, et Cléombrote à son tour fut forcé de chercher un refuge dans le temple de Neptune. Chilonis s'associa à la mauvaise fortune de son mari, et après l'avoir sauvé de la vengeance de Léonidas , elle raccompagna dans l'exil. n De sorte, ditPIutarque, que si Cléombrote n'avait pas été corrompu par l'ambition , l'amour de sa femme lui aurait fait trouver l'exil préférable à la royauté. »
Plutarque. AgU, 11. IS, 16.18.
CBiLP^Ric 1*', fils de Clothàircl*', né en 539, mort en 584 de J.-C. Il devint roi de Soissons en 561, à la mort de son père. Il se montra tout d'abord avide, fourbe, querelleur : il voulut s'approprier le trésor de son père , que l'on gardait dans la résidence de Braine ; mais ses frères le forcèrent à partager. En 562, il envahit le^ États de son frère Sigebert, et lui prit Reims, sa capitale; repoussé à son tour, il perdit Soissons, et fut sur le point d'être dépouillé de tous ses États. Chilpéric ne s'était encore allié qu'à des femmes de basse extraction; à l'exemple de Sigebert, il Toulut avoir pour épouse une princesse du sang
royal, et U épousa Oalfiointhe, tOBor de Bronebaut. Mais Frédégonde, l'une des andennateo^ cubines du roi , n'avait rien perdu de l'empire qu'elle exerçait sur lui. Bientôt Oalsaisthe périt de mort violente ; Frédégonde devint reiney et la guerre se ralluma plus furieuse entre la Neuftris et l'Austrasie. En 576 , Sigebert victorien allti| détrôner Chilpéric Oelui-d tremblait; maisFré» dégonde eut recours au poignard, et SifçidKrfc^ futassassiné. Dès lors l'ascendant de cette femm^ fut encore plus grand sur Chilpéric : efle loi fi^ immoler, les uns après les autres, tous let Mm quil avait eus d'autres femmes ; elle ponnoiTnL ses rivales jusqu'à la mort ; enfin , die anime ao^ mari contre Grégoire de Tours, contre Préle&tal» contre tous ceux qu'elle haïssait Tous les erimem de Chilpéric ont été hispirés par elle. Ge prince^ théologien, lettré, bel esprit, était trop folUe pour être féroce. Les Récits mérovingiens de M. A. Thierry nous montrent parfaitemeiif cm mélange de faiblesse innée et de eruauté acquise qui composaient le caractère de Chilpéric, eA Juatifient parfoitement ce mot si vrai des éditeurs de la Collection des historiens de France, en parlaot de ce prince : Uxorius magis quam crudelis (t.II, p. 115). Ciaipéric fut assassiné à Chelles, par ordre de Frédégonde. Il était Agé de quarantecinq ans. Son fils Clotairc II lui succéda.
CHILPÉRIC 11, mort en 720. Il fut proclamé roi en 715, après la mort de Dogobert HI. On dit qu'il était fils de Childéric II, assassiné en 673; mais le passage suivant de la chronique d'Ërchambert rend cette filiation douteuse. <c Les (c Francs occidentaux, dit cet auteur, constituent « roi un clerc nommé Daniliel , qu'ils appellent « Chilpéric; car la descendance des rois venant « à manquer, ils sont dans l'usage de couronner « celui qu'ils trouvent le plus proche des Méro- « vingiens. » Chilpéric, secondé par le maire Raimfroi , essaya de lutter contre Cbaries Martel , mais il fut vaincu, et mourut en 720.
Grégoire de Tours. ~- Aapustin Thierry, Récits méro* vinffiens. — Slsmondl. Histoire des Français^ 1. 1. — Mlchelet . Histoire de France. — Henri Martin, Hitt. de France. — te Bas, Dict. enej/c. de la France.
caiMAr (Thérèse Cabarrvs, comtesse db Caramam et princesse de), née à Saragosse, vers l'an 1775, morte au château de Chimay, le 15 Janvier 1835. Elle était fille du comte de Cabar^ rus , ministre des finances en Espagne. Mariée fort jeune à M. Devin de Fontenay, conseiller au pariement de Bordeaux , elle ne trouva pas le bonheur dans ce mariage, et fit prononcer aoa divorce. Devenue libre et livrée bien jeune encore à elle-même, elle vécut quelque temps à Bordeaux , où , après avoir suivi , avec trop de légèreté peut-être, le torrent et les fôtes révolutionnaires , elle fut jetée , en un moment de réaction, dans les prisons de la ville. Tallien, député alors en mission dans le département de le Gironde avec Ysabeau, entendit faire de grands éloges de la beauté de cette jeune Espagnole : voulut la voir, et en devint éperdimient i
CHIMAY — CmNARD