‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 43 sur 118 · SIS · texte numérisé non relu

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I la protégea, la fit mettre en liberté, et, li avoir reiida ce senrice , il lui ofArit sa i Paris, Mme TaDien exerça une telle in- SOT ce couTentionnel, de plus en plus S8 charmes de sa compagne, que c'est à Ton doit l'énergie qu'il montra au 9 thern n, et qui amena la chute de Robes- Bt du règne de la Terreur, au moment >ù Thérèse devait accompagner Tallien à od. Son salon devint bientôt célèbre, et l'ornement des cercles les plus brillants A de la révolution. Bientôt après, Tallien, malheureux par des chagrins dômeset voyant que sa femme avait oublié ce ait fut pour elle, partit pour Londres, it à son tour, et puis il accompagna Na- » Egypte. Revenu à Paris, il trouva Thésée à demander son divorce , qui fut ;é peu de temps après. Elle épousa, en I. de Caraman, qui devmt bientôt prince lay , et dont elle eut quatre enfants , et epuis alternativement à Paris, à Nice et

château de Chimay, ancienne pairie du ty qui devint en I7ô0 la propriété des de Caraman. La princesse de Chimay ne des plus bdles femmes de son temps, peut dire qu'elle réunissait à cette beauté »nte beaucoup d'esprit, une amabilité générosité peu communes. Elle fut l'amie une Récamier, de l'impératrice Joséphine, ^éraux Barras, Hoche et Bonaparte, rices qu'elle a rendus à l'humanité la metrang des femmes célèbres ; ses ennemis lui ont dû l'adoucissement de leur sort, eurs d'avoir échappé à la proscription, auvé de la mort la femme du général t , qui depuis a dit si ingénieusement :

a a donné à M^e Bonaparte le surnom rt Dame des Victoires , on doit donner Tallien celui de Notre Dame de Bon Se- • Ce fut par un jeu de mots cruel que de

1 plaisants osèrent changer cette qualifin celle de Notre Dame de Septembre ^ pour faire allusion aux massacres de sepauxquels on accusait Tallien d'avoir pris t qui avaient eu lieu à une époque où Fontenay n'avait peut-être jamais encore I parier de son futur époux. [ Enc. des 11.1

Mlimet, etc., BUt.dêtarév./rtmf.^ M»« d'A-

iBaiTBLLi {Valerio)y archéologue italien, a dix-septième siècle. Professeur de lancqoe d*abord à Tuniversité de Florence, die de Pise, il publia dans cette dernière le disserti^on intitulée : Marmor Pisate honore HsellU, Cet opuscule a été mé dans le septième vol. du Thesaurtu Uàtum romanorumâe ftrœvius.

M#, Storia délia leUêraùÊra italUma, VIIL

iMi!fBLUi (Vincenfj^ physicien italien , rostSct, es 1741, mort àPadoM» en 1815.

n étudia le droit, pour se oonformer à la volonté de ses parents, mais ses dispositions le portaient vers les sciences. Son onde maternel Toaldo, professeur de géographie physique et astrono^ mlqne à l'université de Padoue, et Ricd Zanoni forent ses guides dans l'étude des mathéma^ tiques et dei'astronomie. Après la mort du premier, Chiminello lui succéda, n continua les importants travaux de son oncle sur la météorologie. Un grand nombre de mémoh«s de Chiminello ont été insérés dans les recueils suivants : Atti delV Accademiadi Padova ; Atti delta Societa italiana, Tlpaido , BlograM ^^ Italiani iUuUri, viil.

€HiNARD (Joseph), sculptcur lhu!içais,né à Lyon, en 1756, mort en 1813. Issu d'une femille pauvre, il fut d'abord élève de l'école gratuite de dessin dirigée à Lyon par Nonotte, puis il entra dans l'atelier du sculpteur Biaise. Quelques travaux lui ayant été confiés par le chapitre de l'église Saint-Paul de Lyon, il en consacra le produit au voyage de Rome. Pendant son s^our dans cette ville, il remporta en 1786 le premier prix de sculpture au concours ouvert par l'Académie de Saint-Luc pour un Persée délivrant Andromède. Copiant un grand nombre de statues antiques, il se forma à la fois la main et le goût. De retour dans sa patrie, en 1789, il fit l'année suivante, jour de la fête de la Fédération, célébrée aux Brottcaux, une statue colossale de la liberté. En 1791 il retourna à Rome; là deux petits groupes qu'il exécutait dans l'esprit de la révolution, dont il avait embrassé les principes avec ardeur, le rendirent suspect au gouvernement pontifical, qui le fit enfermer an ch&teau Saint- Ange, d'où il ne sortit que le 13 novembre 1792, après deux mois de captivité.

Chinard s'empressa de quitter l'Italie ; mais hélas ! c'était tomber de Charybdc en Sylla : lui qui avait été emprisonné à Rome comme sansculotte, fut arrêté en France comme contre-révolutionnaire, et ne dut son salut et sa liberté qu'à la protection d'un de ses juges, auquel il avait envoyé un groupe représentant Vlnnocence sous la/orme d'une Colombe se réfugiant dans le sein de la Justice. Malgré cela , tant que dura la révolution , Chinard concourut par son talent à l'éclat de toutes les fêtes nationales. En 1800 il fit on troisième voyage en Italie , et à son retour il fut nommé membre de T Académie de Lyon , et bientôt après correspondant de l'Institut de France. En 1807, un décret impérial lui conféra le titre de professeur à Técolc spéciale de dessin de Lyon , et il en exerça les fonctions jusqu'à sa mort; enfin, en 1808 il reçut au salon la grande médaille d'or.

Les principaux ouvrages de Chinard sont :

Persée et Andromède, groupe en plâtre, la Justice, et Diane préparant ses traits, exposés en 1800; Hébé versant le Nectar, et la Paix, groupe en terre cuite, exposés en 1802; un busie duprtncê Eugène, exposé en 1806; pâosiean

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bustes et des bas-rclicfe pour un arc de triomphe à Bordeaux, exposés en 1808; /a Victoire donnant la couronne , Otriade mourant sur son bouclier, V Amour réveillé par Psyché , Tfiobé frappée par Apollon , V Illusion du bonheur, Phryné sortant du bain, exposés en 1810 ; une statue colossale et en marbre de la Paix, exécutée en 1811 pour la douane de Marseille ; une statue de Carabinier pour l'arc de triomphe du Carrousel ; enfin le modèle de la statue du général Cervoni, destinée au pont de la Concorde et exposée en 1812.

Gabet, Metionnaire des artUtet de V école française OM dix-neuvièmé tiécle,

*GHiNARBO {Daniel), historien italien, né à Trévise, vers 1370; il fut d'abord changeur, et de 1407 à 1419 il exerça les fonctions de conseiller privé. Il a laissé une histoire en italien do la guerre entre Venise et Gônes , qui dura de 1378 à 1381. Cet omTage a été inséré dans les Scripfores rerum italicarum (liv. XV, p. 699 ), recueillis par Muratori. G. B.

îlraboscbl, Storia délia letUratura Ualiana^ t. XI, p. its.

*GHiifCHON (Bernard Ferez de), théologien espagnol, né à Gandia (Jaen), dans le royaume de Valence, vivait au seizième siècle. On voit par la préface d*un de ses ouvrages (Afiti-Alcoran) qu'il fut quelque temps au service de Jean Borgia, duc de Gandia. Il devint chanoine de l'église collégiale de Valence. On a de lui : Historia de la sucedido dcsde el anno de MDXxi hasia mdxxx, sobre la restitution de Francisco Sforcia en Milan ; Valence, 1536, in-fol. ; — Espejo de la vida humana (Miroir de la vie humaine); Grenade, 1587, in-8**; — Anti-Alcoran , sire contra crroressectx Mahometanx; Salamanque, 1595.

N. Antonio, BihlM^ca hitpana nova.

CHINIAG DE LA BASTIDE (Matthicu) , littérateur français, frère de Pierre Chiniac, né en 1739, à Alassac, mort en 1802. Il suivit, comme son frère, la carrière du barreau. 11 était en 1800 magistrat de sûreté du cinquième arrondissement do Paris. On a de lui : Histoire de la littérature française , depuis les temps les plus reculés jusqu*à nos jours , avec un tableau des arts dafis la monarchie; Pans, 1772, 2 vol. in-12. Cet ouvrage, fait en collalwration avec Dussioux, est un abrégé de Y Histoire littéraire de la France , publiée par les bénédictins de Saint-Maur. Les deux premiers volumes, les seuls qui aient paru, vont jusqu'à l'an 420; — Dissertation sur les Basques; Vans, 1780, in-8<». Cette dissertation devait faire partie d'une traduction des Commentaires de César, qui est restée inédite.

Galerie des contemporains. — Qaénrd, la France littéraire.

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