CHIN-KOUNG
mières années du dix-neuvième siècle. D*abuid destiné à l'état ecclésiastique, il quitta bientôt cette carrière pour le barreau. Il occupa pcodnt la révolution plusieurs places dans la magjMnture, et devint, vers 1790, président du trflMnnl criminel de la Seine. Il étudiait le droit lorâqn*!! publia le Discours de l'abbé Fleury sur les lir bertés de V Église gallicane, avec un comme»taire par M. V abbé de C. deL,; Paris, 17te, in-12. Ce commentaire, plein d'érudition, nui» trop partial en faveur du jansénisme, attira m jeune éditeur des critiques auxquelles Q répondit par plusieurs dissertations sur les droits du saiilsiége, et les libertés de l'Église gallicane. Parmi les autres publications de Cidniac, les plus importantes sont : Discours sur la nature et les dogmes de la religion gauloise , servant de préliminaire à Vhistoire de V Église gaUicoM; Paris, 1709, in-12; — Histoire des Celtes, de Pelloutier, nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée; Paris, 1770 et 1771, 8 voL in-lî ou 2 vol. in-4»; — Histoire des capitulairet des rois de la première et de la seconde race; Paris, 1779, in-8** : c'est une traduction de h préface des Capitularia de Baluze; — CapUnlaria regum Francorum deBaluze, nouvelle édition, revue et augmentée; 1780, 2 vol. infol.; — Essai de philosophie morale; Paris, 1802, 6 vol. in-8°.
Galerie des contemporains. — QaénrA . ta Praaet littéraire,
CHINIAC DE LA BASTIDE (Jcan-Bapiiste)^ moraliste français, né en 1745, mort en 176S. On a de lui : le Miroir fidèle, ou entretiens d'Ariste et de Philandre, avec la critiqwedu plan d'éducation de J.-J. Rousseau ;haBàm et Paris, 1700, in-12.
Quérard , la France lUterair^.
CHiK-ROU.^G, empereur de la Chine, socoéda à Fou-Hi, 3,218 environ ayant J.-C. Void, d'après les annales chinoises, l*histoire ou plutûl la légende de ce prince. Il inventa la charrue, H apprit aux hommes à cultiver les champs. Il sema les cmq sortes de Ué; alors le peuple apprit à se nourrir de grains. Il leur apprit ausâ à tirer du sel de l'eau de la mer. On dit q*i1l M un livre sur l'art militaire, et qu'il était habite À la guerre, «i II établit des marcliés polilics, ; fit arriver tous les peuples du monde, et y ramassa toutes les marchandises de ranivers. Oê les échangeait mutuellement, et ensuite dmoa se retirait dans sa contrée. » On lui «ttribne aniri l'invention de la médecine. « Ce fut lui qd dtetingua toutes les plantes , et en détennlni tes diverses propriétés. Il composa des diants sv la fertilité de fa campagne, inventa une trètbello lyre, et une guitare ornée de pierres pré< cieuses , pour adoucn* les mœurs du peuple el le rappeler à la vertu. Il sacrifiait au Setaeor snpréme dans le temple de la lumière, if onté «r un char traîné par six dragons, il mesura te premier la figure de la terre : il lui troora 900,000
art CHIN-KOUNG — CHIOCCO
i de Test à Tooest sur 850,000 H du aord au i»d. Les proportions de ces deux nombres fauleox (en supposant la mesure de longueur ; fl «st ici question la même que le H actuel s, qui est de 7; de lieue) sont rcmarquaics; car on sait que le diamètre de Téquateur, o rayon équatorial , est plus long que celui des tNftif ou rayon polaire, de J 0,910 toises, selon CB deniers calculs de M. L. Saigcy. Mais ce que *on regarde comme certain, c*est que le li anaiaicyDois était plus petit que le /i actuel. Dans Itmpossibilité de déterminer la valeur du li ancien cbiaois, il n'en résulte pas moins ce fait curieux : ia différence des deux rayons cités, différence qui mppose évidemment Taplatissement de la terre ?ers ses pôles, quoique dans des proportBou plus fortes, il est vrai , que celles des calculs inodemes.
flBOiier, to Chine, dans l'Univers pittoresque. GHiif.TSOUNG, empereur de la Chine, régna àt 1573 à 1619. Il n'avait que dix ans lorsqu'il
iueeéda à son père Mo-Tsoung. H se fit remar-»
<|Der par la droiture de son caractère , et par
i« esprit vif et pénétrant, qui le rendit habile
4itt les sciences chinoises. Il ordonna que dé-
iQfflBis ce serait aux frais du souverain que les
JOBKS licenciés de toutes les provinces se rendraient à la capitale pour y subir l'examen où
PoB confère le titre de docteur; il assistait lui-
iriffie à cet examen. Tous les jours, dès quatre
keores du matin , il lisait les requêtes qu'on lui
tnSX présentées , et y répondait sur-le-champ.
OoiAmna, pour la commodité du public, que
ToB imprimerait, une fois par chaque saison de
Taoée, le nom , le degré et la patrie de chaque
Midarin ou fonctionnaire de l'empire; et cet
■lage s'observe oncore exactement ai:yourd'hui.
fit exécuter d'immenses travaux pour diriger
keoQTS des fleuves et irriguer le sol, mais, mal-
9éaei soins, la sécheresse fit de grands ravages m 8OD règne. Chin-Tsoong eut aussi à soutenir ^ bagnes guerres. En 1594 , les Japonais envai^nent la Corée. Le roi de ce pays , contraint de Fmdre la fuite , envoya aussitôt des ambassatei ea Chine pour demander des troupes auxifiifrtt. Ces secours furent immédiatement envoyés, et les Japonais essuyèrent une défaite Donpiète. Chin-Tsoung fût moins heureux contre es Tutares filantchous. Ceux-ci se bornèrent \ k faire des incursions sur le territoire s; mais enfin ils se crurent assez forts pour des Tilles,! et en 1618, après avoir lUié m curieux manifeste, dans lequel ils énuéaàeoX sept griefs capitaux contre la dynastie ignantedes Ming, ils envahirent l'empire chilis. Us s'emparèrent d'abord du Liao-Toung ,
pénétrèrent ensuite dans le Pé-Tchili, qu'ils «mirent presque tout entier. Ils se disposaient éme à attaquer la capitale de l'empire, lorsqu'ils reot repoussés par les troupes chinoises et neéB de se retirer dans le Liao-Toung. Le chef s BlaOtelioiis se déclara hautement empereur
NOOT. BIOGR. UEOVBRS. — T. X.
de la Chine, sous le nom de Thian-Ming {décret du ciel ou décrété par le ciel ). Ce prince a reçu de ses descendants, empereurs de la Chine, le titre posthume de TaS-Tsou (le grand ancêtre de la dynastie). C'est en cfTet à l'année 1616 de notre ère que la ToU>le chronologique de tous les souverains qui ont régné en Chine, publiée en 1767 par ordre de l'empereur Kliien-Loung , de la dynastie tartare mantchoue , qui renversa celle des Ming, place le commencement de sa dynastie, en indiquant cependant, en seconde ligne, les règnes simultanés des derniers empe reurs des Ming. En 1619, Chin-Tsoung opposa aux Tartares une armée de six cent mille hommes, soutenue de douze mille auxiliaires envoyés par le roi de Corée. La victoire, longtemps indécise , resta à Thian-Ming, qui marcha sur Pé-king.
A l'approche de l'armée tartare, la consternation fut si grande dans la capitale, que l'empereur résolut de se retirer à Nan-King. Son premier ministre lui représenta que cette fuite augmenterait le courage et l'audace des ennemis , et occasionnerait de grands troubles dans l'empire. Chin-Tsoung hésitait encore à quitter Péking, lorsque la mort l'enleva à ses cruelles perplexités.
Ce fut sous le règne de cet anpereur que les premiers missionnaires jésuites pénétrèrent en Chine, pour y prêcher le christianisme, et qu'ils éprouvèrent aussi leur premièio persécution. Le P. Michel Royer entra en Chine en I08I. En janvier 16Q1, le P. Matthieu Ricci arriva jusqu'à la cour de Chin-Tsoung, Après la mort de ce missionnaire, arrivée en 1610, Chin-Kio, gouverneur de Nan-khig, excita en 1615 la première persécution contre les chrétiens. Ceux des missionnaires qui n'avaient pas été pas mis à mort ou transportés à Macao furent forcés de se cacher. La persécution ne cessa que deux ans après la mort de Chin-Tsoung.
P«aU)ler, la Chine, dans VVnivers pittoresque, — Le P. Alvarez Semedo. Histoire universelle de la Chine. — Le P. Couplet, Tabula çenealoçica trium familiamm imperalium monarehim SinicK.
€Hiocc4BKLLi (Barthélémy), historien napolitain , né en 1580, mort en 1646. On a de lui : Antistitum Ecclesix neapolitanœ catalogus, ab apostolorumtempore ad annum 1643, in-fol., sans date; — de Illustribus scriptoribus qui in civitate et regno Neapolis ab orbe condito ad annum 1646 floruerunt, ouvrage posthume, publié par Jean-Vincent Meola; Napies, 1780-81, 2 vol. hl-4^
Meob, BarthoiovuH Chioeearelti vita, en tête de ton édlUon da de Illustribus scriptoritms.
GHiocco (André), médecin italien, né à Vérone, dans la seconde moitié du seizième siècle, mort le 3 avril 1624. Il professa la médecine à Vérone; il est surtout connu comme adversaire de Telesio. On a de lui : de Balsami natura et viribus juxta Dioscoridis pladta carmen; Vérone, 1596, in-A"" ; — de Cœli Veronensis clementia; ibid., 1597; 10-4";— Questionum
323 CmOCCO — CHIONIDE
philosophicarum et medicarum libri très; ibid., 1693, m-4'*; Venise, 1604, iii-4*';— Psoricon, seu de icabie, libri duo, carminé conscripti; Vérone, 1593, in-4**; — Cornmentarius quœstionum quarumdam defebre mail moris et de morbis epidemids; Hem disputatio de sectione ven» in obstructione ab humorum gualitate; Venise , 1614 , in-4<*;
— Musxum Francisci Calceoiariïjunioris, a Benedicto Ceruto incœptum^ et ab Andrxa Chiocco per/evtum; Vérone, 1622, in-fol.
« Cet ouvrage, dit Éloy, contient les différentes sortes de corail , les coquillages , les dépouilles de plusieurs petits animaux , les fruits étrangers les plus rares, les fossiles; et tout cela est représenté par des figures , dont la plupart sont excellentes. C'est dommage qu'on ait tant cité les anciens dans les explications , et qu*on ait si souvent employé leurs propres termes pour ex[inmer des choses qui pouvaient être rendues avec plus de précision et de grâce » ; — de Collegii Veronensis iUustribus medicis et philo^ sophis, gui coUegium, patriam et bonas artes illtistrarunt ; Vérone, 1623, in-4**.
Eloy , Diciionnaire historique de la médêeiM.
^CHIODAROLO {Giovanni- Maria), peintre bolonais, florissait dans la première moitié du dix-septième siècle. Il fut un des meilleurs élèves du Francia , et il ne fut inférieur ni à VAsfiertini, ni à Tnnoceuzio dMinola; malheureusement il suivit de trop près les traces de son maître , et ne sut pas se défaire entièrement de la sécheresse de l'ancien style. E. B-n.
Orlandl. ^66rr«dario. — Malvasia, Felshia pittriee
— Unxi , Storia pittarica. — TIcoul. IHzioiuiria,
* cmoMARA, héroïne grecque, épouse du tétrarque galate Ortiagon, dont Polybe , Plutarque et Tite-Live ont célébré la vertu. La défaite que ses com[)atriotes avaient éprouvée au mont Olympe, l'an 189 avant J.-C. , Tavait rendue prisonnière des Romains. « Les captives gauloises, . dit M. Amédée Tliierry, avaient été placées sous la garde d'un centurion avide et débauché, comme le sont souvent les gens de guerre. La beauté de Chiomara était justement célèbre; cet homme s'en éprit. D'abonl il essaya la séduction ; déses|)érant bientôt d'y réussir, il employa la violen<'«; puis, pour calmer l'indignation de sa victime, il lui promit la liberté. Mais, plus avare encore qu'amoureux, il exigea d'elle, à titre de rançon, une forte somme d'argent, lui permettant de choisir entre ses compagnons d'esclavage celui qu'elle voudrait envoyer h ses parents, IK)ur les prévenir d'apporter l'or demandé. Il fixa le lieu de l'échange près d'une petite rivière qui baignait le pied du coteau d'Ancyre. An nombre des prisonniers détenus avec l'épouse d'Ortiagon , était un de ses anciens esclaves : elle le désigna, et le centurion, à la faveur do la nuit, le conduisit hors des postes avancés. La nuit suivante , des parents de Chiomara arrivèrent près du fleuYe, avec la somme convorae
en lingots d*or; le Romain lei attendait àéjj^ mais seul avec la captive , ear il n^vait mis la oonfidence aucun de ses oompagnona.
quil pèse l'or qu'on vient de loi préienler, mara, s'adressant aux deux Gankiia àsm u langue maternelle , leur ordonne de tirer lann sabres et d'égorger le eenturkm. L'ordre eâ aussitôt exécuté. Alors elle prend )a tèle, enveloppe d'un des pans de sa robe, et va NJdÉdM son époux. Heureux de la reveir, ûrtia|Oi accourait pour l'embrasser ) Chioniara VuHk, déploie sa robe, et laisse tomber la tèle dn Bomain. Surpris d'un tel spectacle, Ortiagon liiterroge; il apprend tout à la IMs l'ontrageetli vengeance. « O femme! s'écna-t-ll, quelaââf « lité est une belle chose ! — Quelque chose de « plus beau, reprit celle-ci, c'est de poowir n dire : Deux hommes vivants ne se vantenal « pas de m'avolr possédée. » L'historien Mfi» raconte qu'il eut à Sardes un entretien avec cette femme étonnante, et qu'il n'admira pas roolM la finesse de son esprit que l'élévation et ^éie^ gie de son âme.
Anédée Thlenr. Uiitolrê dn CmuloU, 1. 1. •> PoIrH XXII. - PlaUniM, de Altêlierun virtutt, - Valèv»- Maxtme, VI. -TUc-Llvc. XXXVIII.H.
CHio?! (Xîwv), philosophe grec, vivait ven 350 avant J.-C. Vm de Matris , noble dtojei d'IIér^cléc, sur lo Pont, U fut un des disciplei do Piatop. Avec l'aide de Léon on Léonlde.
d'£uxéi)on et d'autres jeunes gens nobles, H mit à mort Cléarque, tyran d'Héradée, en 3^ liA plupart des conspirateurs furent tués sartacliamp par les gardes du tyran , les autres Aircnt pris au lx)ut do quelques jours, et périrai i dans les tortures. Héracléo retomba soMSli crueUc tyrannie de Satyrus, frère de Cléarqoe» Noua avons sous le nofn de Chion treize lettreM fort remarquables, mais évidemment .«lapposéei. Elles semblent avoir été composées par quelque philosoplie platonicien des premiers siècles de l'ère chrétienne. Imprimées pour la première fol* ^ dans la Collection des lettres grecques publiée i par les Aide, Venise, 1499, in-8°, elles para- i rent séparément, par les soins de Caselius, Ros» ^ tock, 1583, 10-4", et avec une traduction latine, j ibid., 15S4, in^*". Uqe édition plus complète» ^ fondée sur une nonvelle recenaion des munir j crits , avec notes et index , fut publiée par J.-T. i Cober; Leipzig et Dresde . 1765, in-8^. La i meilleure édition des lettres 4^ Cliion est cdb qu'a donnée J.-C. Orelli, dans le même tulume que les Frai/me^ti deMemnon; Leipc%,i 1816, in-S"". Iflle contient le texte grec, la traduction latine de Caselius» les prolegomena de A.-G. Hoffmann, la préface de Cober. les no|ei fie Cober, Hoflînann et OreUi.
Hemaoa . dans les Frmgwtetijta kistoHcorum grme^ rwn, t. III. ~ JDsUii, XVi, S. - A.-G. HoCTnana. Prohgoutena ad Chioniâ SpitL vrrc — 8mMh , IMcfio— if ofçreek and rom. Hcigrapluif.
*CBio]|iDB, auteur oemiqQe grée, vivail à Athènes dans le dnqdème siède avail notre
CHIOTODE - (BIRAG
l'un des premiers qui trayafllèrent ifttre, et il a^ait Mi i^résenter plaes pièces ayant que n*édatât la guerre w Û n'est panremi Jusqu'à nous que é trois de ses comédies, les Héros, ly et les Mendiants ( encore cette tmpositiun lui est contestée), et quelépars dans Athénée, quelques mots tigables philologues ont glanés dans ;raphes. G. B.
Mbliotheca grmea. II, 48t. - Bode, Geêch, aueken Diehtkwut der HelUnen^ 11,10.
( Pierre ), célèbre médecin français, es (Aveyron),cn 1650, mort le l'^mars tiné à Tétat ecclésiastique par ses ^ étaient paurres, fl fit à Rhodez tes études, et se rendit ensuite à r pour y étudier la théologie. Placé en I précepteur chez le chancelier de i, Chicoyneau, qui Tayait distingué condisciples , il y prit le goût de la et renonça sans regret à une carrière Ue il ne s'était jamais senti beaucoup 0. Reçu docteur en 1682 , Chirac, qid de l*anatomie Tobjet spécial de ses , se mit à enseigner cette science, lait comme la base la plus solide de Tir. Nommé en 1687 à une chan-e de grâce au crédit dcChicoyneau, le jeune Justifia par le succès de ses leçons la il venait d'obtenir. Mais les paisibles lu professorat ne pouTaient suffire à ise besoin d'activité, et il se ftisait n 1692 médecin des armées en Gâtant à traiter à la suite du siège de Roidémie de dyssenteric où échoua llpéil substitua avec succès à ce remède, nreau, le lait coupé avec la lessive de e vigne : traitement qui n'a pas eu s, que je sache. A peu de distance te, dont la réputation s'étendait de jour tait appelé à Rochcfort , où sévissait lie de fièvres pestilentielles désignées n de mal de Siam, et il y déployait ment au-dessus de tout éloge. Perl'autopsie pouvait seule lui révéler les a nature d'une maladie jusque alors î, U ouvrit ou fit ouvrir sous ses yeux inq cents cadavres. Toujours sur la hitrépide Esculapc ne pouvait échaplu meurtrier qui faisait tant de vicir de lui : ilfut frappé ; mais d'avance ce d'une main sûre le traitement aulait être soumis , et dont l'exécution > confiée à un simple cliinirgien. Il «or d'avoir réussi, et, ce qui vaut orc , le bonheur de survivre. Sa con- , longue et difficile, ne fut pas perdue ence : elle lui permit de recueillir les de son Traité des fièvres malignes.
iprend pas que Chaumeton , l'auteur oe consacrée à ce médecin dans la
biographie Bfichand, et d'autres écrivains après lui , aient passé sous sflence cette belle page de la vie de Chirac. Par un inconcevable oubU, Chaumeton ne cite pas même le remarquable ouvrage dont ces faits furent l'occasion.
De retour à Montpellier, après une absence de plusieurs années, Chirac remonta dans sa chaire, et trouva la même faveur dans son auditoire. Ce n'est pas qnll brillât par la méthode ni par Télocution ; mais il était rare qull ne portât pas la lumière dans les questions qu'O traitait. Lors même que ses idée^ étaient paradoxales oa communes, l'air d'autorité, le ton convaincu avec lequel il les développait les faisait passer (pour choses nouvelles et profondes. Des discussioiis scandaleuses s'élevèrent à cette époque entre quelques médedns et lui, pour des motift asseï futiles , et à l'occasion de travaux de peu de valeur. Chhrae, il faut le dire , n'y eut pas toijonrs l'avantage. Emporté par son caractère violent et par une ombrageuse vanité, il manqua à la fois de dignité etde modération. Mais laissons là de puérOis débats, indignes du mérite et de la gravité des hommes qui y figurèrent ^ et suivons Chirac dans la nouvelle et brillante carrière qui va s'ouvrir devant lui. Appelé en 1706 par le due d'Orléans, depuis régent, à le suivre dans ses campagnes dltalie et d'Espagne, et nommé médecin du prince, qu'il avait guéri d'une blessure dangereuse reçue au poignet, le professeur de Montpellier, dont l'ambition n'était pas médiocre, et qui se sentait poussé par le vent de la fortune, vhit se fixer à Paris, où il obtint bientôt une vogue prodigieuse. Id se place un trait de la vie de Chirac que nous n'aurions garde d'oublier, car il suffirait à lui seul pour honorer sa mémoire. C'était en 1720; la peste ravageait Marseille, livrée, par la terreur qu'inspirait le Oéau, au plus afl^x abandon. C'est alors que le médecin du duc d'Oriéans, âgé de soixante^lx ans , et arrivé au folte des honneurs, de la réputation et de la fortune , voulut aller offrir en personne à la cité dés(»lée le secours de son expérience et de son dévouonent. Il faDat pour l'empêcher de partir que son illustre dlent lui en intimât l'ordre. Le prince ne lui laissa pour dédommagement que le soin de présider à toutes les mesures qui pourraient être prises pour secourir les Marseillais; et Chirac dut se résigner à envoyer à sa place le fils de son ancien protecteur, Ohiooyneau, devenu son gendre. Nommé successivement associé libre de l'Académie des sdeuces, surintendant du Jardin des plantes et premier médedn de Louis XV, qui l'avait anobli, ce grand pratiden poussa jusqu'à l'âge de quatre^ vingt-deux ans son active carrière, s'occupent de son art jusqu'aux demieis moments de sa vie. Il mourut k Mariy, à l'âge de quatre-vingtdeux ans, d'une fluxion de poitrine.
Chirac a été jugé diversement. Élevé par les uns à la hanteur d'un réformateur, il n'aurait, sekm d'autres, dû sa renommée qn'à des sneeès