‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 46 sur 118 · I. ABloBlo, BiMMhêca Mspana nova · texte numérisé non relu

I. ABloBlo, BiMMhêca Mspana nova

^cuscaiKOF (Alexandre Séménovitch)^ kwDc d'État et littérateur russe, né en 1754, Mit vers laiO. Après avoir reçu l'éducation dei cadets de la marine, il fit de nombreux loyages comme officier de cette arme, et en ■tee temps H s'appliqua à l'étude de la lanpe et de la littératuro nationales. Bientôt il dont one traduction russe de la Bibliothèque des enfaoits de Campe, des Idylles de Gessaer, d composa un grand nombre de poésies un drame intitulé Névolnitchestvo

(FEsdavage), etc. Mais il ne perdit pas de vue sa carrière spéciale : en 1795 il publia en russe VArt nautique de Romme, Saint-Pétersbourg, 2 T<d. et un Dictionnaire maritime trilingue, en anglais, français et eusse, ibid., 2 voL ; en 1800 une Collection de journaux de marine, 2 YoL, et une Notice historique sur les vaisseaux. En 1802 Chischkof fit paraître, tc^ujours dans la langue de son pays, le Traité sur Vancien et le nouveau stgU russe, ouvrage classique, destiné à défendre l'idiome national contre l'invasion étrangère, à le rappeler à ses origines, à le développer suivant son esprit et sa base natureUe, et qui, après avoir eu trois éditions en russe, a été traduit en allemand; Saint-Pétersbourg, 1826 et 1827, 2 vol. in-8*. Quelques additions à cet ouvrage furent publiées en 1834. M. Chischkof fit imprimer de plus la traduction de quelques chapitres du I^fcée de La Harpe, des Dialogues sur la littérature et une traduction en prose de la Jérusalem délivrée; Saint-Pétersbourg, 1818, 2 vol. in-8**. Nommé président de l'Académie russe en 1806, il rédigea depuis les Nouvelles de cette compagnie, et les enrichit d'excellents mémoires philologiques. M. Chischkof s'éleva dans la marine de grade en grade jusqu'à celui d'amiral ; il occupa aussi des positions élevées dans l'administration. Nommé en 1812 secrétaire d'État, c'est-à-dire secrétaire du conseil do l'empire , il fut admis dans ce conseil en 1820, et en 1824 il succéda au prince Alexandre Galitsine dans la direction de l'instruction publique et des cultes étrangers ; car les alTaires du culte orthodoxe et national furent alors rendues au saint-synode. On a reproché au nouveau ministre une tendance rétrograde; mais cela ne doit pas s'entendre dans un sens absolu : M. Chischkof contestait seulement l'utilité d'une instruction trop avancée donnée aux classes inférieures. Cependant le discours qu'il prononça sur cette matière le 23 septembre 1824 fit une sensation pénible en France et dans d'autres pays. Il quitta le ministère en 1828, sans doute à raison de son grand âge, et honoré des marques de leconnaissance de son souverain. [ Bnc, des g. du m. ]

ConversaUorU'iMHeon.

*CHi8BifHALK ( Édouard) , historien anglais, vivait dans le milieu du dix-septième siècJe. On a de lui a Çalholie history, callected out qf Scriptures, councils, etc.; Londres, 1653, m-8*.

Oranger, Bioçr. kigt.

GH18H1TLL ( Bdmond ), théologien et antiquaire anglais, né à Eyworth, dans le comté do Bedford, en 1670, mort le 18 mai 1733. Il fit ses études à Oxford, au collège du Corps du Christ, et obtint en 1698 la place de voyageur instituco par ce collège. H passa quatre années en Orient, avec le titre de chapelain de la factorerie anglaise de Smyme. De retour en Angleterre, il fut nommé, en 1708, vicaire de Watthamstow, dans

GHISHULL — CHI-TSOU

le comté d'ËssePL^eten 1711 on des cbapeUîns ordinaires de la reine. On a de lui : Gulielmo Tertio, terra marigue principi, invictissima in Gallos pugna navali nuperrime devictos , Carmen heroicwn; Oxford, 1692 : c'est un poème sur la bataille navale de La Hogue ; — o Charge qfheresff maintaiTied against M. DodwelPs late epistolary^ discourse conceming the mortalitg ofthe soûl ; Londres, 1706, in-s** ; — Inscriptio Sigma antiquissima poucrrpoçTidôv exarata, commeniario historico-gramfnatUxhcritico illustrata; notarum ad Jnscriptionem Sigxam appendicula, addita a Sigaso altéra Antiocheni Soteris inscriptione; Londres, 1721, in-fol. : ces deux inscriptions se retrouYent dans les Antiquités asiatiques du même auteur; — Dissertatio de numnUs quibusdam a Smgmseis in medicorum honorem percussis, à la suite de VOratio Harvxiana du docteur Mead; 1724; — Antiquitates asiaiicœ christianam seram antécédentes, ex pri' mariis monunientis grssds descriptœ, latine versas, notisque et commentariis illustratœ, Accedit monumentum laUnum Ancyranum; Londres, 1728, in-foL

Bioçrapkia ItrUanniea* «- Bose, Hevs biographie al dietionary.

GHisi (Martin), médecin italien, vivait à Crémone au milieu du dix-huitième siècle. On a de lui : Lettere mediche; Crémone, 1749, in-4^

Carrère, Bibl, dé la tnédeciriR,

CHI-TS01J OU HOU-PB-LiB, empereur de la Chine , fondateur de la vingtième dynastie , appelée la dynastie des Fottan ou Mongols, régnait dans le treizième siècle de J.-C. U s'appelait de son nomtartare Khoubikâ-Khan^ei était petitfils de Tcliinghis-Khan, qui avait commencé la conquête de la Chine. Il fut le premier des conquérants étrangers auquel les historiens chinois donnent le titre d'empereur. Ils placent la première année du règne de ce prince, qu'ils appellent Youan-Chi-Tsou ( premier ancêtre impérial des Youan ), à l'année 1260 de notre ère; mais ils font régner simultanément les derniers empereurs de la dynastie des Soung, l/n de ceuxci, Li-Tsoung, pour repousser les Tartares orientaux, appela à son secours les Tartares occidentaux ; ceux-ci furent vainqueurs, et mirent (iu à l'empire des Kin ou Tartares orientaux, qui avait eu neuf rois dans l'espace de cent dix-sept ans. Ce que Li-Tsoung aurait dû prévoir en appelant ios Tartares mongols au secours de raruiée cljiiioisc arriva. Ces barbares introduits dans l'intérieur de l'empire prirent goût à la ci\iiisidion chinoise, et après avoir repoussé et détniit d autres barbares , ils iircnt comme eux, et établirent un nouvel empire dans les provinces du nord de la Chine. Chi-Tsou, qui était leur dicf et qui s'était rendu habile dans les sciences et dans la littérature chinoise, s'attacha ses nouveaux sujets par l'estime dans laquelle il tint les gcus de lettres et par les honneurs qu'il rendit à la

mémoire de Khoung-Tseu. Pendant que l'empereur tartare assurait ses anciennes conquêtes par cette habile politique et en préparait de nouvelies, Tou-Tsoung , neveu et successeur de Li-Tsoimg, songeait plus aux plaisirs qu'au salut de l'empîre, et s'abandonnait à toutes sortes de dÂauches. Ses ministres lui firent inutilement dei rq)résentations , et plusieurs d'entre eux, voyant que les Soung marchaient à une ruine inévitable et prochaine, se retirèrent dans l'empire du Nord. Les armées de Chi-Tsou réalîsaienl successivement tous ses projets de conquête : elles s'étaient répandues dans les provinces da Yun-Nan, du Chen-Si et du Sse-Tchooan. On dit que quatre cent mille personnes furent mte à mort dans la capitale de cette dernière piovince. Le Hou-Kouang fut ensuite envahi, d presque toutes les villes ouvrirent lears porta au vainqueur. Ce fut vers ce temps que Marco- Polo, le célèbre marchand vénitien, entra ai Chine et parcourut les plus beUes provinces de cet empire. Dans la relation de son voyage, il décrit des choses si extraordinaires pour rJÉorope, qu'on regarda longtemps.ses récita comme fiibuleux. Ti-Hien ou Koung-Tsoung, qui ancoéda en 1275 à Tou-Tsoung, n'était guère propre à empêcher la ruine des Soung. C'était un enûnt, qui ne régna qu'un an. Sa mère , qui était régente, envoya des ambassadeurs à l'enipereor tartare pour demander la paix , même aux conditions les plus humiliantes. Chi-Tsou répondit : n. Votre famille ne doit son élévation au trêiie de \a Chine qu'à l'enfance du dernier prince do la dynastie précédente. Il est juste que les princec de la dynastie des Soung, qui ne sont aussi qiie des enfants, cèdent la place à une autre dynastie » ; et en même temps il envoya une année de sept cent mille hommes conquérir les provinces méridionales de la Chine qui n'étaient pas eih core en son pouvoir. Pe-Yeu, un de ses généraux, s'empara de l'empereur enfont, qui alla mourir prisonnier dans un désert de la Tartane. Deux de ses frères, Touan-Tsoung et Ti-Ping, qsi lui succédèrent de 1276 à 1278, n'eurent plo» qu'un fantôme d'empire et de puissance. Le premier, fuyant la marche victorieuse de l'armée tartare, s'embarqua sur ses vaisseaux avec les grands de la cour et cent trente mille soldats qui lui restaient. 11 se rendit par mer d'abtmi dans la province de Fo-Kien , puis sur les o6tes de la province de Kouaug-Toung (Canton), od H mourut, âgé de orne ans. La flotte cliinoiso ayant été jointe par la flotte tartare , un combat sanglant (^ut lieu ; la flotte chinoise Ait vaincue et mise dans une déroute complète. Le premier ministre Lo-Sieou-Sse, à qui le jeune empereur avait été confié, voyant qu'il n'y avait plus d'espoir de salut, prit le jeune prince , êgé de dix-huit ans , entre ses bras , et se précipita avee lui dans la mer, en disant : « 11 vaut mieux mourir libre que de déshonorer les ancêtres de l'un de nous par une lionteuse captivité. « L'impé-

CHI-TSOU — CHUSOUNG

Nirin w domui la mort dé U même manière, m autre g^éral, qui commandait une partie de Il flotte diinoifie, passa à traTcra les vaisseaux enemis, et 8*elTorça d'aborder stir quelque ri- 1^; mab il ne pat Taincro la violence des fBts, et une aiTreuse tempête, qui semblait md avec tous les éléments Toiiloir hâter la niie complète de la dynastie des Soung, le fit* férir avec tout aon équipage. On dit que dans cette ratale Journée plus de cent mille Chinois traorèrent la mort, aoit par le for, soit dans les lois, où beaucoup d'entre eux se précipitèrent de démpoir. Ainsi finit, eo 1379, la dynastie des SouMg, La grande monarchie chinoise qui venu de s'écrouler avait déjà Une existence de près de quatre mille ans, et dix-neuf dynasties iHligènes avaient occupé le trône, lorsque la Onae fut forcée d'obéir pour la première fois à des souverains étrangers. — Clii-Tsoo montra lottes les qualités d'un fondateur d'empire.

Asiigté de trois sages ministres, Yao-Tchou, Hii41eDg et Téou-Mo» il s'attacha à repen- ^ les villes et les provinces dévastées par la guerre, et publia d'eiodlents règlements sur rMmiaistration publique et sur l'armée. Il léorpnisa aussi le tribunal des mathématiques d d'astronomie, et fit venir à sa cour des samk et des gens de lettres de toutes les natMs. Parmi ces littérateurs, venus de Tlndo, k la Perse, de la Transoxane et même de rSorope, on remarque le célèbre Maroo-Polo k Venise, qui aéjouma plusieurs années en CUwetfat, dit-on, pendant trois ans gonvemeur '■ne province méridiottale de ce pays. Ce Ait WN sous le règne de Chi-Tsou que le lama- Mme s'introduisit en Chine. Mais ce prince ao le contentait pas d'organiser l'immense em- |iire dont il s'était emparé, il voulait encore Tograndir. Il envoya une expédition militaire et HTtle pour soumettre le Japon. Cet armement, <)B w composait de quatre mille Taisseaux et de «Dt railla hommes, ftit dispersé et en partie «rinergé par une violente tempête; le reste fut dirait par le^ Japonais. Forcé par ce dt^sastre Il par le mécontentement des grands et du peuple de tenoncer à aea projets sur le Japon , Chi-Tsou H dédommagea par la conquête de la Tartarie «ientale et de plusieurs contrées do l'Asie. Il wxmit dans son palais de Ta-Tou ou Péking, ^ quMl avait bAtie en 1267, pour servir de iMdence aux princes de la dynastie tariarc, après avoir accompli d'aussi grandes choses que kl premier» conquérants de Tantiquité et dec lanps modernes.

Jamais peut-être il n'exista un empire aussi mte que celui qu'il sot réunir sous sa domintion. Son autorité finit par s'étendre depuis la mer Glaciale jusqu'au détroit de Malacca. Il recevait des tributs de l'Inde, des États de l'Asie floôdentale , et même de l'Europe, où les arm<'ïes Mongoles, sous la conduite de Tchingliis-Klian et de aea saoeetseursi avaient porté la terreur et

la désolation. Il se vit ntattre paisible de la CMne, du Pégou (Mian ), du Tibet, des deux Tartanes, du Turkcstan et du pays des Oïgours ; Siam , la Cochinchhie, le Tonquhi et la Corée hii payaient tribut. Les princes de sa famille, qui régnaient en Moscovic, en Assyrie, en Perse, dans le Kliorassan,rt dans la Transoxane , ne faisaient rien sans son consentement. Sous son règne , la Perse et les |>orts qui sont sur les côtes de Malabar, de Coromandel, et sur celles de l'Arabie, foisaioit un grand commerce ])ar mer avec la Chine. Chi-Tsou, né barbare, sut comprendre et agrandir la civilisation. Les historiens chinois lui reprochent une superstition excessive , Tamour des femmes et de l'argent, un attachemetit ridicule jiour les lamas ou bonzes du Tibet. Us l'aécusent d'avoir fait périr trop de monde dans les guerres du Japon et du Gannan ( le Tonquln et la Cochinchine ), et d'avoir trop élevé aux emplois les étrangers occidentaux.

Mais ces étrangers , qui de tous les [lays du monde étaient accourus pour prendre pari à la conquête du plus ancien, du plus vaste et du plus riche empire de l'univers, ces étrangers ont toujours regardé le règne de Chi-Tsou comme Utl des plus glorieux qui aieht jamais existé.

Pauthlcr, Chine, dan» VtJnivcrs pUtore$que. — Gau bll, HiiMre de TcHinghis-Khan et de toute ta dynaai dm Snmffols. — Marce-Polo, ^offagei.

cni-rsotmo, oniième empereur de la dynastie chinoise des Ming , né en 1507 , mort en 1 566. Il succéda en 1 52 1 à son pèt-e, Wou-Tsoung. Les commencements de son règne donnèrent des idées Divorables de la sagesse de sort gouvemeirient. Il lisait de temps en temps lui-même les suppliques qu'on lui adressait; mais on lui reproehc d'avoir trop aimé la poésie. Dans un temps de disette, il voulut qu'on l'averilt de ses i^ufes s'il en avait commis , et il fit tirer du trésor impérial des sommes considérables pour soulager les populations. Il fit réparer la grande muraille. Les bonzes s'emparèrent bientôt de son esprit , et il se livra tout entier aux rêveries et aux fourberies des deux sectes qui régnaient simultanément en ClUne ; il envoya mêmcdes exprèsdans toutes les provinces pour lui chercher le breuvage de l'immortalité. L'aunée dix-huitième de son règne, il eut l'intention d'abdiquer le pouvoir souverain en faveur de son fils; mais les grands de sa cour l'en détournèrent, et le pressèrent vainement , dans différentes suppliques, de détruire entièrement les sectes de Fo et de Lao-Kiun. Loin de se conformer à ces conseils, l'empereur, sans doute à l'instigation des bonzes, renouvela l'édit du fondateur de sa dynastie, qui ordonnait de ne donner au grand philosophe Koung-Tsea que le titre de Sian-sse, c'est-à-dire de tnailre ou docteur des temps passés. Il ordonna en outre que les statues de ce sage fussent réduites en cendres , et que l'on ne \ïùi conserver que ses seules tablettes mémoratives. Dans l'année 1 550, les Tartares s'approche-

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