GUYOT DE FÈRE
Biographie médicale. — Qiiérard, la France ML
€HOMBL (Jean-Baptiste-Louis), docteur en médecine, fils du précédent, né vers 1700, mort en 1765. On lui doit plusieursHMivrages, entre autres : Éloge historique de Jacques Molin, dit J>umouUn; 1761, mS*; —Éloge de Louis Dutet; 1765, in-12. U a remporté pour cet éloge le prix décerné par la Faculté de médecine, et qu'il avait lui-même proposé; — Essai sur Vhistoire de la médecine en France; 1762, m- 12. U a donné, en 1761, une édition de l'Histoire des plantes qu'avait publiée son père.
GUTOT DE FÈRB.
Biographie médicale. - Quérard, ta Fra»ee\lUter,
^CHOMBL (**), littérateur français, frère du précédent, vivait dans le milieu du dix-huitième siècle. On a de lui : Tablettes mcrales et historiques; Paris, 1762, in-12 ; ouvrage attribué à Grandmaison par la France littéraire de 1769; * les Nuits parisiennes, à limitation des Auits d*Àulu-Gellc; ibid., 1769, 2 vol. in-S*"; — Aménités littéraires et recueil d* anecdotes; ibid., 1773, in-8". Tous ces ouvrages ont été publiés sous le voile de l'anonyme.
Qoérard , la France liUèraire.
^GHOMBL (Auguste-François), docteur en médecine, de la même famille que les précédeots, né vers 1789. H profita des savantes le-
çons de Pinel, de Gorvisart, de Boyer, et, Usa jeune encore, il fut attaché au service médical dei hôpitaux. En 1813 il publia un Essai sur Us rhumatismes , in-i*", et en 1817 des ÉUmemU de pathologie générale, in-8*' (2''édit en i8aé). n eut un succès moins contesté dans son TrtM des fièvres et des maladies pestUentieUêi, 1821, in-8**, quoique Broossais eût attaqué od ouvrage dans le Journal des sciences mé dic ales (t. 23). Son éloignement pour la doctrine physiologiqneet pour l'application deTanatoniie pathologique k la connaissance des maladies loi Mtlra beaucoup de contradicteurs. En 1627 il fid nommé professeur à l'École de médecine, m remplacement de Laeonec, dont il partageait ks principes en médecine. Il est un des médeeiBi de l'HOtel-Dieu et de la Charité. MM. GeoMt, Requin et Sestier ont publié ses leçou de clinique médicale (fièvres typhoïdes, rhumatismes, pneumonie); 1836, 3 vol. in-8°. M. Chomel eil aussi membre de l'Académie de médorane et un des praticiens les plus justement eatimés.
GUTOT DBFàAB.
G. Sarrat, Biog. de» hommes du Joar. — Qoérard. 1^ France littéraire ^ supplément. — Les médecins de Fa^ ru. -'.Bioçr. médic. — Guyot de F6re, StoWÊi^/m éam gens de lettres.
I^GHOMiAKOP (Alexis Stephanovicz)^ poète et littérateur russe contemporain. Ses principaux ouvrages, très -estimés, sont : Une colledioa de Poésies ; — lemark ( la conquête de la Sibérie), drame historique, qui atteint parfois au phis haut lyrisme , mais qui manque de vérité hbto* rique; — Dmitri Samoswanjes (le fiuix Dén^ trius), œuvre plus accomplie, et sous le np> port du style et de la versification, et sons ceM de la conception et de la peinture,des oaivctèni* Chomiakof est aussi un prosateur ramaninalilB. Les articles qu'il fournit an Moskun(Janisi » noncent un talent de pubUciste et me ioa tin oUw très-variée.
C o nn e r saUanS'Lexicon,
€HOMOBGIUU. Voy, MeNU OB.
ghompbA (Pierre), littérateur Craoçaia» aé en 1698, à Narcy, près de Chàlona-aiir-Maiie, mort à Paris, le 18 juillet 1760. Apièa avoir fiiilés bonnes études, il se consacra à l'fntfiigjBfiacni^ct ouvrit à Paris une institution, estimée. Oo loi dsit plusieurs ouvrages d'édocation , entre autrea ai Dictionnaire de la fable pour VMelUgtMê des poètes, des statues et tableaux, etc.» doalli succès multiplia les éditions. La première est de 1727, petit m-12 ; Millin en donna une» oonsid^ rablement augmentée, en l'an n. Lea autres ouvrages de Chompré sont : Vie de Brutus^ premier consul de Rome ; Paris,, 1730, m-8* ; — Fi de Callisthène; 1730, in (!>•', ^Seteeia '^fininrmonis exemplaria, 17.., 6 v. in-12 : ce aoat dei morceaux choisis dans les anciens autcnra latina; il en a donné une version, sous le Utre de Jfbdèles de latinité; 1746, 6 voL in-12 ; — Foc» bul<Mire universel latin-français ; 1754» in-t*; — JIHetionnaire abrégé de la Mime, pamr ia
CHOMFEÉ — CHOPm
dês tabUtt¥S historiques tirés B te Bible; 17&5, iB-12; réimprimé en 1806; • imroduction à la langue latine par la tiède la traduetUm^ tirée de Seioppiuê et de tnehu; 1757» in-13; — Moffen d'apprendre 9 Imugues, et principalement la latine; 1757, Kl3| — • Mssai dejeuilles élémentaires pour fprindre le latin sans gmwunaire ni diemsnaire ; 1768, iii-8*. Gotor m Fàaa.
DtNMVtSk !•• Siéctês htt, - Qotknrd, la lYmmeê iitt. cmonnà (JÉtienne-Maunee), firèro du préidont Uttérttour français, né k Paria, en 1701, ort ea 1784. Comme son frère, U Ait maître de naiofl à Paris. H a poUié : Apologues^ ou ^ieaUom d'un certain nombre de sujets de i /We, par £. C; Paris, 1764, in- la : oest un ^plémeilau JHctionnaire de la fable de Pierre bompré; — Becueil de fables; 1779, in-l3. Il lédisé la taUA des matières de V Histoire des fffoges de l'abbé Prévost, et, pour le Cours éiudes de Le Batteaic, une grammaire française, raaqne ellatiae.
aeomwMi (Etienne ), fils aîné da précédent, lèPaiia,eni741,morten 1811. U professa à tft et à Marseille. 11 quitta cette dernière ville fépwioe de la léTolution. En 1705 il eierça 16 fonctions jadidairos en Belgique, et devint loi tard professeur de belles-lettres à Boui^es , ■ii gratter du tribunal de Versailles.
relkr.iM0l.aM.
CH^imtÉ (Nicoias' Màiuriee), fils puîné ttfame-Manriee, natbématidfla et physicien iBçais,iiéàParis,enl750, mort le 24 juillet iSfi. D'abord employé au bureau des Bfines et I ragrksultnra du ministre d'État Berlin, U rnsOf en 1786, an trésor public, comme obef ibnrean. Pendant les troubles révolutionnaires 16 retira à Yvry-sur-Seine, où U composa pluanrs ouvrages. En 1794 il fut employé comme tomètre au bureau du cadastredu ministère de r. Bientôt après, il fut nommé cbef de au ministère des relations extérieures, ris conanl è Blalaga. Dans ce poste, son innifie Justice ayant froissé les intérêts du gou- ■MBMnt espagnol, celui-ci profita de U chute aDireetûire pour demander le rappel de Gbomté, comme gvge de la bonne harmonie entre les ms nations. Il revint àParis en 1800, et reprit ■ travaux scientifiques. Une société galva- ^fue s'élant formée pour donner l'essor aux teôfertesdeGalvani et de Volta, il en devint n des membres les plus aetils, et la chtôse des Bicnces physiques de l'Institut, dans son rapart du 6 février 1808, cita avec éloges ses ex- Irienoes de galvanisme. En 1806 U fut nommé MBsbre du conseil des prises. Ce tribunal ayant lé supprimé en 1814, on le chargea de faire un mt raisonné de tontes- les afbires qui y avaient té jugées, travail important,- qui resta déposé an ériitère. On a de Chompré les ouvrages sutaata s Iti^oiiomdlrif rectiUgmeeêsphérifm^
traduHde rualiende Cognoli, 1780; 2eédit. en 1804; — ÉlémenU d'arithmétique, d'algèbre et de géométrie^ faisant partie du Cours d'études de V École normale, 1776; nouvelle édit. augmentée, 1785, in-8« ; — Traité des angles hmtires (dans la Connaissance des temps) i
— Expériences sur la compressibilité de Veau par le galvanistne : lues è l'Institut et rapportées par Iiarn dans le Manuel du galvanisme;
— Expériences sur les effets des pôles négatif et positV (ovec RiCTaut); mentionnées honorablement dans le rapport de Cuvler pour les prix décennaux, et faisérées dans les Mémoires des savants étrangers, publiés par l'Institut;
— Dictionnaire de poche françaiS'anglais et anglais 'français, traduit de Blackslone, 1823, io-8". GoTOT de fèee.
Mwit. mniv,, • août IMI. — Mtbal. JnnutUre néerologituê, «m. lau. - QaérarS, to Fruncê Htt.
CHOPABT (François), chirurgien français, né à Paris, vers 1750, mort en juin 1795. Il professa la chirurgie, et fut chirurgien en chef à l'hospice de ta Charité. Lié de la plus vive amitié avec Desault, il composa avec lui un de ses meilleurs ouvrage. Outre deux observations msérées dans le t XI des Mémoires de l'Académie de chirurgie , on a de Chopart : de Lmsionibus capUis per ictus repercussos; Paris, 1770, m-4** : cette thèse a été traduite en français par l'auteur lui-même, sous ce titre : Mémoires sur les lésions à la tête; ibid.„177i, inl2; * de Uteri prolapsu ; ibid., 1772, in-4'* ; — Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent; ibid., 1789,2 vol. in-S**, en société avec Desault; ^ Traité des maladies des tx)iMurinaire«; ibid., 1791, 3 vol. in-8*; édition revue et augmentée par Pascal ; ibid., 1812,4 vol. in-8».
Mem. d0 VAcae, de chintrgiê, XI. — Bninct Mmmul
* GHOPIH ( Frédéric ), pianiste et compositeur polonais, né en 1810, à Zelazowawota, près de Varsovie, mort è Paris, te 17 octobre 1849. Il n'eut ..pas d'autres profîBsseurs que Zigwny et Joseph EIsner. Le premier lui donna des leçons de ptano, et te second lui enseigna ta composition. Chopin se forma ensuite par l'étude et ta réflexion, et devint un compositeur et un pianiste remarqnabte par Torighialité de ses productions et de son jen« Yen 1830, Chopin, déjà connu en Pologne, en Russte et en Àlleroagne, quitta sa patrte pour voyager. « Chopin, dit J. d'Ortigue, produisit une vive sensation dans les concerto , et surtout dans les salons, autant par son jeu fin et délicat que par ta nouveaute de ses compositions. Rien en effet ne pourrait donner l'idée «le ce taknt à ta lois proibnd, gracieux, plefai de force et de légèreté, rêveur, poétique, élevé, et qui se distinguait par un*<tour qui n'appartenait qu'à lui. Chopin était un des trois ou qùtre musieietts de notre siècte qui avaient véritablement ce qu'on appeUe un sêgle à eux. Jamata artiste B'aréonià mi si haut dogré dans ses insplratioos
CHOPIN - GHOPPIN
tm
le calte des tradHioiis dassiqaes aux ionovatioiis les plus hardies. Quels que soient les progrès que le piano ait fiiits en dernier lieu entre les mains de Listz, de Thalbeiig, de DoëlUer, jamais on ne ravira à F. Chopin la place à part qn*il occupe dans Tart » On doit à Chopin deux concertos de pianos, un grand nombre d'études, de nocturnes, de chansons et de mazurkas. Il a introduit en France ce dernier genre de composition. ComvertatUmt ' Lêxieon. — France nnufeofo. — M. d'Ortlgae, dâiu te DUUoimaim de la amvenatiion.
^CBOMN (/.-JV.), littérateur français, né vers 1800. Ancien secrétaire du prince Keurakin, ambassadeur de Russie près le gouvernement français, il a publié : Dithyrcanbe sur Vinondation de Saint-Pétersbourg ; Paris, 1825, hi-8®; •— de VÉtat actuel de la Russie, ou observotions sur ses moeurs, son influence politique et sa littérature, suivies de poésies tro' duites du russe ; Paris, 1823, in-S*^ ; — la Fontaine des fleurs, poème, traduit du russe de Pouschkin; 1826, in-8* ; — Ode sur Vindépendaneed^ Haïti ;Vàm, 1825, in-8*' ; — Ode sur la victoire de Navarin ; 1827 ; — Traité de la composition et de Vexécution des jardins d'ornement; 1830, in-32; dans V Encyclopédie portative de M. Bailly de Merlieux; — Première républicaine ; 1833 ; — A M. Vabbé de Lamen»
nais; 1834 ; •— to Russie, dans V Univers pittoresque; 1838; — Révolutions des peuples du JVord; Paris, 1840; — Choix de nouvelles n»jes; Paris, 1853.
Quérard, la France im^ rapplément.
CHomN OU CHOPIN ( René), célèbre jurisconsulte français, né au Bailleul, près La Flèche, en Tannée 1537, mort à Paris, le 2 février 1606. Son père, Thomas Choppin , et sa mère, Renée Gossîn, riches bourgeois, le firent convenablement élever : quand il revint des écoles de Paris, il n'était bnrît h La Flèche, à Angers même, que de son mérite précoce. A Tàge de dix-sept ans , il fut reçu docteur, n se fit bientôt applaudir comme avocat au parlement. Papire Le Masson nous a laissé le portrait de Choppin : il n'était pas de haute taille ; mais on remarquait l'ampleur de son front Quant à ses moeurs, il vivait de peu, ne mangeait que pour satisfaire l'estomac le plus sobre, et consacrait au travail toutes les heures que le sommeil ne réclamait pas impérieusement L'habile avocat devint en peu de temps un plus liabile jurisconsulte, ce qui contraria vivement ses aniis. En effet, quanîd la renommée de ses livres éclipsa cdiede ses plaidoieries, Chopphi négligea le palais, ferma sa porte aux clients, et voulut donner tout son temps à l'étude. C'était, disait-on, sacrifier des profits certains aux yaines fumées de la gloû%. L'éclatant succès de son livre de Domanio Francix le vengea bien de tous les propos. Le roi Henri ni, associant ses hommages à ceux du public, donna des lettres de noblesse au savant défenseur des droits de son domahie. Ces lettres, qui 80Bt du mois de février 1 578, ftirait vérifiées
en la chambre des comptes, le 23 avril de année. U était en 1579 aux grands-joar» de Poitiers. Il y prit part, avec Pasqnier, Briifloa, Loysel, Mangot, Toumebo, Binet, etc., de., à cette joute littéraire qui eut lien cfaei tes dMMi Des Roches, et dont on connaît le «jet On trouTe des vers latins de René Choppin dm le recueil mis au jour par A. L'Angeiier : la Me» de madame Des Roches. Quand il eut poUê son livre de Legibus AndiUm munie^palêkmf la ville d'Angers, pour lui montrer sa mmiili sance, lui conféra le titre d'échevfai pe rp étaJ, dans une assemblée du 24 novembre 1581. CéWt un homme assez glorieux : tous oes titres enflèrent son cœur. Aussi, au moment où é dM r& à les troubles qui suivirent l'assassinat de Henri m, le vit-on^ empressé de jouer un rôle» se jrtK témérairement au plus épais de la mêlée, et s^ foire remarquer par la Téhémence de ses discours, par l'emportement de son lèle pour 11 cause des Ligueurs. H ne s'était pas Joiqw alors montré favorable à la suprématie poUliqas de la oour de Rome; il s'était même ' ment déclaré, dans plusieurs de ses écrits, les doctrines des canonistes ul mais, possédé par l'envie de paraître, fl désiivoua tous ses principes, et devtait on des IMfistes les plus ardents du parti catlioliqiie. J. Hofman, réfutant un de ses Hbelles, ne »»^«gw guère sa personne. 11 lui reprocha lestement, en style macaronique, d'avoir abaodooaé le grave maintien de Vatncat Choppin poar devenir Vavocat des chopines. Voici le litre de pamphlet d'Hofiman : Anti-Chof^nut^ $eu Bpistola congraiulatoria] M, Nieodemi Turlupini ad M. Renatum Choppinum^ S. Vnimds hispanitalo-gallicw advocaium ineompanh bilissimum; 1592, in-4<>. On y trouve celte fin oétie sur le nom de Choppin : « A Ubewlo, « sive choppinando, istud nomen habetis, qiii « si choppinificentissimus magister ClioppiMi « choppinando non choppinaret choppindîler de M choppina choppinabili, profecto dictus Cboppi- « nus non mereretur chopphiificum nomea dhôp* « pinatoris, quod ei inditum est ex choppin»- « tione, etc., etc. » Le recueil de oes inveethreft ftit condamné aux flammes par un arrêt da parlement de Paris. Cependant les alftJres te Is Ligue ne forent pas longtemps brOhmtee. II e Mn <\ de Navarre, rendu par la -vidoire sous les m^^Ktn de Paris, mit le siège devant cette TiOe, et »r*« fit ouvrir les portes. Le jour ob il y entra, sc^Hk* de sa brilUmte escorte, promettant la paix Tonbli même aux plus fanatiques ligueurs , ^^0 femme, mêlée dans la foule, ne pot oooI^^bb {Âer un tel spectacle sans perdre la raison. C*é^^ la femme de Chopphi. On l'avaK vue, dur -*"• les troubles , encore phis passionnée que mari pour les intérêts de la Saiitfe-Unlon; ne devaK pas survivre à la ruine de son Les tragiques idroonstances de sa mort lèrent le courage de Choppin : lee
tTT
eonme ima?crtifBement eâette, fl ae jeta tout à coup dans le parti du roi , pour 8*y montrer M m ao t leptaaampreggédes courtisans. Vers la in de aa ¥18, Gbof^ se retira dans tm domaine qnll avait acheté furès de Paris» à Cachant. C'est lèqnll composa ses deniiers ooTrages. Choppîn paMe;ciiooie pooron des meUleurs interprètesde la Ooôtnme : on ne low pas moins son savoir fnâdkd que la rectitude de son jugement. Biais «■ loi nproche d'avoir trop né^igé le style de I écrits et de s'être exprimé souvent dans une i hérissée de néologismes barbares. U ac- : Bacquet d*avoir pUlé qudques chapitres deaoB.trtité Sur le danuAne. Bacquet lui ré- L Commait vous aurais^e fiût cette En effet, j'ai voulu vous lire; mais, je.
voua l'avoue, je n'ai pas entendu votre latin. » Toid la liste de ses ouvrages : Bellum saemm gaUêeum; Parisiis. 1S62, in^« : c'est un poème laiiB» qui s'eut pas beaucoup de succès; — de Amaiiio:#yaiid4^/idH///;Paris , 1574 ,in-4*; d'antfea édittons parurcntà Paris, 1589, 1G05, 1021, ÎB-foL, et dansla première partie du recueil de Jure DomanUdi; Francfort, ji 700, in-fol.;^ tradacMw^ftançaise : Trois livres du domaine dsia eottronM de France; Paris, 1603, in-fol. ; * de FripUegUs rusticorum libH III; Parisia, 1575, faHi**; antres éditions : Paris, 1590, 1606, 1621, fai-fol.; Cologne, 1582, in<3**, et dana le tome XVm du Traetaius universi imnia; Venise, 1584, in-fol.; traduction française : des Privilèges des personnes vivant aux champs; Paris, J6d4, in-fol. ; — de Sacra poliOa/àrenH Ubri III; Paris, 1577, in-4«; ouvrage réimprimé à Paris, 1580, 1603, in-fol.; bradait en (hôçals par J. Tournât ; Paris, 1617, ifr4*; — Oraison pour le clergé de France; Paris, 1590, in-4*; — de LegUms Àndium mnnêe^toHInu^ cum iraotatu prtBVio de summis GalliearuM eonsueiudinum regulis; Paris, 1581,in-fol.;ouvrage rééditée Paris, 1600, 1611, is-fol.; traduction fhmçaise, par J. Touinet : Commentaires sur la coutume d: Anjou ; Paris, 1SS5, fai-fbl.; —dePontifido Gregoriiad Gaiks diplomate congratulatoria oratio; Paris, 1591, iMt-^*\— PoMggricus Henrico IV dicatue; Parisiis, 1594, in-8<* ; — de CivUibus Pa- Hsiarwn morilms instUutU libri III; Parisiis, I696,in4bl.; antres éditions: Paris, 1613,1624, in-iDl. ;— Mjia«/iam,setide jure ccenobiorum iébri II; Parisiis, 1601 et 1610, in-fol.; traduotioDy par J. Toumet : Deux Uvres des droits des 9^iigieuxet des monastères ;Psixis, 1619, in-4**; ^^BenatiChoppiniOpera;Pmms9 1609,4 vol.
W-fol. Ce recueil n'est pas complet 11 a été tra- «Mtpar J. Toumet; Paris, 1635, 3 vol. in-fol., ^ Paris, 1662, 5 val. in-fol.
B. HAuaÉAU.
PvfirlM Mmh», Eloffia, -La Croti da Mttne, aiM<9ekèVÊt/rtmç.-'Mùtiaù^HommÊt UUuirts, tXXXlv.
^ a. Hrarén.Aitt. tUL 4m Mains, L IIL
eMOQm ( Fierfia), dit Bairaotis, écrivain
GHOPPm — GHOQUB STB
français, vivait à la fin du quinzième et au commencement du seizième siède. n était premier héraut et roi^d'armes d'Anne de Bretagne. H suivit, avec d'antres seigneurs bretons, Philippe de Ravestain dans la campagne qu'il fit en 1501 , à Mételin , sur le vaisseau la Cordelière. U y a lieu de croire qu'A dut rendre oompteà la reine de cette expédition, car, comme le prouvent di vers écrits de lui, il était dans l'usage de faire à sa souverafaie la relation des missions dont elle le chargeait En dfet, on voit de loi à la Biblio« tbèque impériale un Discours des cérémonies du sacre et mariage d^Anne de 'Fouez avec Ladislas^ roi de Hongrie^ Pologne et Bohême^ misen escritducommandement SAnne^ rogne de France^ duchesse de Bretagne (Bfs. des Blancs-Manteaux^ n'*46, p. 319). Cette pièce curieuse n'a point été mentionnée par le P. Lelong. Choque écrivit aussi une Relation des cérémonies observées et des honneurs rendus dans l'État de Venise à madame Anne de Fouez, reine de Hongrie et de Bohéme,épouse du roiladislas, en 1502. Le poème, sans titre, de Pierre Choque, auquel le savant M. Jal, historiographe le U marine, donne celui de Combat et embrasement de la "^ Marie la Cordelière, poème traduit du kUin de Brice par Pierre Choque^ premier hérault et Vun des rois d^armes d'Anne de Bretagne^ reins de France, est un manuscrit hi-4'', p^rovenant do fonds Lancdot, n** 36, et^aisant aigourd'hui partie de la Bibliothèque impériale, n^ 7568-3. Il contient'455 vers dyssyttabiques, non compris la dédicace, en 35 lignes sans alinéa, l'épitaphe de Portzmoguer, en vers, le chant royal en 54, l'envoi compris, et le rondeau, en 12. Quant à l'auteur du poème original, indiqué seulement par M. Jal sous le titre de secrétaire de la reine, il s'appelle (ce qui ne serait pas contradictoire , selon nous) Germain Brice d'Auxerre, chanoine de la cathédrale de Paris et aumônier de Louis XII , mort en 1538. Cette opinion semble partagée par M. de FréminviUe, qui hidique Germain Bncei^( Antiquités du Finistère, 1 1*', p. 159 ) comme l'auteur de l'épitaphe latine de Portzmoguer, qu'il rapporte en entier et dont celle de Choque est la traduction. Choque a^ sista , en vertu de sa' charge, aux obsèquçs de la reine Anne à Saint- Denis, età la translation de son cœur à Nantes. Le^récit de ce qui'se passa dans ces deux cérémonies est consigaé dans la relation qu'il en a laissée sous ce titre : Discours et pompes funèbres/àites aux obsèques de très-chrétienne et illustre princesse Anne, par la grâce de Dieu deux fois rogne de France, duchesse de Bretagne, comtesse do Mon^ort, de Richemont, d*Étampes et de Vertus, avec un récit de r ordre et cérémonies tenus à Venterrement quhfutfaict du cœur de^la dicte dame à Nçntes, en Bretagne, en PégUse des Carmes;le dimanche dixneufvlesme jour de mars. Van mil^nq*
379 CItOQUE — CHORICinS
cens-treiiê, nUs en escHi par Bretaignt, premier hirault et Vun des roffâ d'armei de la dicte royne et dueheese (BfamMC. (le la Bibliothèque impériale, t^ 46, BlaneS'Manteaux, p. 191). P. Levot.
Marte la CûrdêtUrt, atitMflM iMeIt/ Uttda jMar'WM histoire de la mtarine fran^aiU^ par M. ial, etc. ; Paru, Imp. roy., 1M5, lii-8«.
(»OQUBT, musicographe français, mort en 1761. Il fut avocat au parlement de ProYence. On a de hn : la Musique rendue gensible par la mécanique; Pans, 1759, 1762, in-8^.
FéUt . tiofrapMe taUvereelle de» mutieieni,
CHOQUBT {François- Hyacinthe) y théologien flamand , de l'ordre des Dominicains, mort à Anvers, en 1645. n professa suocessiTement, dans les maisons de son ordre, à LooTsin, à Douai, et à Anrers. Ses principaux ouvrages sont : Sancti BelgH, ordinis Prxdicatorum ; Douai, 1618, in-8*; — de Cortfessione per Utterasseu intoniuntium; ibid., 1623.
Échard, Script, ord, Prtedieatorwm. - André, Bibllotkeea belgiea,
CHOQUBT (Louis), poète français du seizième siècle; on ne connaît pas les particnlarités de sa vie. U parait qu'il était prêtre, et H composa un long myttère, intitulé : P Apocalypse sainct Jehan Zebedee, oit sont comprises les visions et révélations que ieelluy sainct Jehan eut en l'ysle de Pathmos , le tout ordonné par figures convenables seUm le texte de la Satncte Bscripture. Ensemble les cruaultez de Domi" cien César. Ce mystère forme la troisième partie des Actes des Apôtres composés par Arnault et Simon Grebun; il fut représenté à Paris, à rhôtel de Flandre, par les confrères de U Passion et imprimé en 1541, chez Arnault et Chartes, Les AÀgeliers Avères. C'est la seule édition qu'ait obtenue cet ouvrage; aussi est-il fort rare. Saint Jean en est le héros; il est jeté dans une chaudière d'huile bouillante, sans ressentir aucun mal; il confond un magicien romain, Cynosis; il ressuscite trois enfants morts subitement l\>ut ceci édifiait fort et charmait le pubUc do sdzième siècle. Les vers de Choquet sont trèsmauvais, mais ils ne présentent pas les naïvetés par trop choquantes et les grossièretés qui reviennent souvent dans les mystères d'une data un peu plus ancienne. Duverdier et Bayle sont tombés dans l'erreur en attribuante l'auteur de VApocalypse sainct Jehan la rédaction des yic^es desApostres, qu'il s'est borné à contmuer.
mbUothi^uedm Thédtre'FnmçaU, ITW. u I, p. 114. — Un frèm Partoict. HUtoire du Tkédtr^FnmçoU, L l\U
GHOQVBT (François- Hyacinthe). Voyn Thomas de CAitmiPiié.
* CHOQCBT ( Romain ), hagiographe français , de l'ordre des Récollets, vivait ven le milieu du dix-septième siècle. On a de lui : Fie (ie saint Aye; Mona, 1640, in- 12.
Letong, BibL historique de la Ftaaee, éd. roBtette.
~ «GHOQVBT (...), biographe Drançals, de l'or*
dre desRéooUets, vivait dans la i dn dix-septième siècle. On a de Inl s Aèréyédê la vie et des miracles desaint Gery ; Doniiki 1662, in-4*; — Chronique raeemtrcêa dm Mques de Cambray^ insérée dans l'Mtngi préeédent On doute si ce personnagn 6Sl In que le précédent LdOBff. BiMioUL hisL de to rtante, éàHL I
GHOQVBT DE U9IDU (Antoine), i français , né le 7 novembre 1712, à Brcit, mort le 7 octobre 1790. U n'a cessé depoia 171B jusqu'en 1784, époque où fl quitU le serriBB^ d'été cuter dans le port de Brest des tmvaut et toutes espèces s cales de oonstnicttoaf i hôpitaux, dignes, magasins, bi de construction, hOpitaax etc., teUiàreal ses In* vaux, sfaion éléguito de forme, dn 1 et parfiiitement appropriés à On a eaknlé que les établissements et ( construits par cet ingénlenr dans le eours de m longue et laborieuse carrièra c oy vra rt «m snp» fide de 4,400 mètres. Les principales d'enlRen constructions sont la ehapette des iéaailnf atti» nant à l'hApital Saini-Lonis, le bnfpie el ki trois formes ou baJuine de PontanloB. La dn»
peDe est de bon goAt. Letagne, qnll eoMlriÉft en 1750-1751, ainsi qne toutes ses défie>idMces, est figorécn détail dans l'ouvragt qne Oki» quet a publié sous ce titre : Description éa bagne pour loger à terre les gaiériêSèêûm/K^ çatsdans Varsenal (sic) de Brut, proieU, bdti et dessiné par M. Choquet, imgémimr ordinaire de la marine ; Brest , RoniaiB Malassis, 1769, m-fol., avec pi. Les trois fonaet de Pontanion avaient été commencées en 1742 par M. OUivier ; mais les obstades présentée pnr les Uenx étaient tels qu'à sa mort, en 174«, en n'avait encore placé que les premien rangs de chapeaux dans l'entrée de l'anse sor one profondeur de 7 mètres 66 eentimèlree, et qn^i restait un espace eonsidéraMe à piloler. CboqucC reprit le travafl en 1751, et le temum en 1767. n en a publié une relation curieuse, intitniée : Description des trois/ormes du port de Brest, bdties, dessinées et gravées en 1757, etc. ; Brait, Romahi Malassis, 1757, hi-M., avec pi. Dss travaux autres que ceux dn port de Brest aivaîeHl occupé Choqnet. En 1756 il Ht un projet du port de La Hogue, et en 1772 celui d'un chantier de construction à Landevcnnec, dans la rivière de Chàteaulin. Enfin, on lui doit la salle de speda* de de Brest, qu'il constmliit en bnit moia, saHe favorable à l'acoustique et disposée de teUe sorte que les spectateurs voient très-bi» da tous les points. M. Dauvin ( Essais historifqua sur Brest, ^. 100) s'est trompé en attrihnait le plan de cet édifice à M. Louis, architede de Paris. P. Levot.
Archives de la mmrtm.
GHOBiGimi, rhéteur et sophiste grae, wà à Gaza, florissait sous le règne de JnsdMen, vera 520. n eut ponr maître Froeope, ég i ia in e»! de
asi
CHORIdUS — CHORIER
Gnt» tatre rhétenr, assez médiocre» qu'il ne faut pat oonfondre avec l'historien oélÀre qui portait le même nom et vivait vers le même temps. Il arait composé un grand nombre d'ouvrages, tons dans le genre sophistique, et qui furent re- CMiUis soQS le titre de McXérot «al owràCK Uffwr fiidifo^i. Phothis accorde au rhéteur de Gaîza de belles qualités. Il le loue de son style par, clair, sentencieux, abondant; il lui reproche seulement l'abus des tours poétiques. Il s'étoone aussi que Choridus, quoique chrétien, parle trèt-pcu de sa religion, et montre au contraire beaucoup de complaisance pour les souynmn dn paganisme. Vingt-et^un discours de ce rhéteur existent en manuscrits. Fabridns'en pubUa deni, Villoison un troisième; Iriarte et Angelo Mai en donnèrent aussi des fragments.
En réunissant ce qui avait été successivement publié i^r ces savants critiques, en y ajoutant trais morceaux copiés à son intention, par M. Em. Miller, à la bibliothèque de Madrid, M. Boissonade a donné an public un recueil, aussi complet qal^ était possible, des ceuvres de Choriciu9, sons ce titre : Chorieii Gatsei orationes, decla* wuUUmes et fragmenta, Insunt ineditx ora tUmn du»; Paris, i84ft, in-S».
Les opascules recueillis par M. Boissonade pearent se diviser en trois classes : i** Exercices d'école, comme on en trouve un si grand nombre daaa libanias, dans Aristide , dans Dion Chryaoalone, dans Quintilien, et dans Sénèque lepère; t* discours sérieux, tels qu'éloges et oniaons funèbres; 3*^ descriptions d'objets d'art > dans le genre des Images de Philostrate. A part quelques curiosités de langage, les pièces de la première classe n'ont guère de prix que eooiroe témoignage de l'état des études sopliiafii|ucs au temps de Justinien. Dans l'éloge foaèlire de Procope, on trouve , au milieu de beaucoup de platihules et de lieux commuas, certains traits expressifs et touchants. Il y a aussi quelques fSûts historiques à recueillir dans les éloges que Choridus adresse à des personnaiBea vivants. Ses descriptions sont si fardées et ai brillantes qu'on a peine à les croire exactes. II est diffidie cependant qu'elles ne renferment pas OD fonds de vérité. On y remarque surtout la description d'une horloge qui se voyait dans la vUle de Gaza, et qui, selon l'obsoratton intéressante deM. Boissonade, rappelle celle qu'un roi de Perse envoya en présent à Charlemagoe. Bien que les ceuvres de Choridus contiennent trop pen de passages remarquables par le fond ou par le style, elles ne sont pas tout à fait à dédaigner, et le commentaire énidit et spirituel de M. Boissonade leur donne beaucoup de prix.
navMhM, BWMh, grmea, — viUotooo , Âttêcdoetm, IL - NcmveUê Bbwu ênetclopédéqÊ^ ISW, 1 11.
OMEIBA {NicoUu), historien et Itttérateur, né à Vienne en Dauphiaé, m 1609, mort àGref le t4 août 1693 ; il était avocat au parle-
ment de cette ville. Ecrivain fécond mais médiocre, il dut k son inconduite une vie misérable. Laissant de côté des ouvrages de jurisprudence et des livres qui n'offrent plus aucun intérêt, nous signalerons quelques-unes de ses productions historiques, telles que les Recherches sur les antiquités de la ville de Vienne, Lyon, 1639; VHislffire généalogique de la maison de SassenageSy 16C9; le Nobiliaire du Dauphiné, 1671, 4 tomes in-12, réimprimé en \ed7;V Histoire générale du Dauphiné, in-fol. 1 1; Grenoble, 1661, t II; Lyon, 1671. Ces ouvrages sont des guides fort peu sûrs : l'auteur prend sans critique les détails les plus faivraisemblables; il manque d'ordre; il flatte souvent , sans nul soin de la vérite, des familles puissantes ; ce qu'il veut dire, il le noyé dans un style prolixe ou trivial, mais pariois il reproduit quelques documents intéressants. Tous ces écrits n'auraient pas fait sortir Chorier d'une obscurité profonde : son nom est resté connu grâce à un livre trop fomeux dont on le croit l'auteur, quoique la chose ne soit pas bien démontrée. H s'agit des dialogues très-libres publiés sous le titre d^Àloisix Sigem Toletanx salira sotadica de arcanis amoris; Aloisia hispanice scripsU, latinitate donavit J. Meursius; plus tard ce tMreftit. changé en celui, de /. Mettrsii Elegantix latini sermonis, C^était une diffamation à l'égard de l'Espagnole Louise Sigée et du Hollandais Meursius , l'un et l'autre fort umocents de compositions pareilles. L'édition originale de ce recueil cynique ne porte ni date ni nom de ville ; il va sans dire que le typographe ne s'est pas fait connaître. Elle a été imprimée, à ce qu'on croit, à Grenoble ou k Lyon, mars 1660|, et, à ce qu'on ajoute, aux tnâ» d'un magistrat qui aurait fidt ainsi un fort mauvais emploi de son argent. Cette édition contient une petite pièce de vers publiée par Chorier, drconstanoe qui a été regardée par quelques-uns comme prouvant que cet auteur avait composé les dialogues, tandis que d'autres critiques ont prétendu, au contrafane, qu'il fallait en tirer une induction tout opposée; car Chorier se serait bien gardé de se révéler par une aussi sotte maladresse. D'ailleurs , ses autres écrite latins, ses Carmina, sont loin d'avoir te mérite de style de Meursius, styte maniéré, néologique , mais qui parait fort supérieur k ce qu'on pouvait attendre de l'avocat grenobtois. Des té* moignages du temps, assez peu positifs toute» fois, attribuent VAlolsia à un Hollandais nommé Westréne, et l'on a conjecturé qu'une copie manuscrite avait pu venir dans les mains de Chorier, qui avait ajourné assez longtemps à Paris. Ce problème restera sans doute insoluUe,ce qui hnporte peu. Le Meursius, quel que soit son auteur, a obtenu les honneurs d'une quinzaine d'éditions diverses, que des bibliographes ont pris la pdne de décrire minutieusement; la plus beUe est celto de 1757 (Paris), 2 tomes in-8*, avec llndlcatioo supposée de Leyda, tffpis elzevirianis: lader-
GHORIER — CHORON
Dîèreqoe Dousconnaissiooft est datée de 1781. n existe aosd des tradnctioiis françaises^ dont nous nous dispenserons de parier.
6. Bauim, Nlcéroo, Mémùins, t. XXXVI, p. ts. - Artlgny, Nouv0aux wtémolret dFhittoin et de eriUquêf L II, p. 18. — Barbier, DieUoiuuUre des anonfwtes, L II, p. MO; C III, p. 4SI. — Nodier, note du Catalogué Plxérecoort, n« l»M. — J. Cb. Brunet, Manuel du libraire, t. III, p. 178. — Cotomb de BaUaet, Mélanges relatifs d Fhist. littéraire du Dauphiné, 18S7, t. 1, p. M-46, et Moniteur de ta Mrairie, 18»1, n* li.et H; i84t, n»* lo et 11.
*GBOBiifUS (Jean)^ poète allemand, vivait vers la fin du seiiîèine siècle. Il fut professeur à Prague , et s'adonna avec succès à la poésie latine. On a de lui : Protrepiicon; Prague, 1597 ; — Idyllia qticUuor de quatuor portibus anni ;— Idyllion mensis nutU,
haOAa, BoMemia doeta,
CHOEI8 (Louis) f peintre et voyageur russe, d'origine allemande , né à Iduiterinoslav, le 22 mars 1795, mort en Amérique, le 22 mars 1828. II montra de bonne heure des dispositions extraordinaires pour les beaux-arts. Habile à peindre les objets d'histoire naturelle, il accompagna, en 1813, le célèbre botaniste Marschall de Biberstein, dans son voyage au Caucase, et dessina les plantes* les plus belles de ce pays. En 1814 il se rendit à llnvitation de l'Académie des beaux, arts de Saint-Pétersbourg, pour faire partie d'un voyage de circumnavigation à bord du vaisseau ie Rourik, sous les ordres d'Otto de Kotiebue. En 1819 il vint à Paris, où les savants l'engagèrent à dessiner sur pierre les belles esquisses qu'il avait rapportées de son voyage. Bien qu'occupé de la publication d'ouvrages importants, il travailla avec assiduité dans les ateliers de Gérard et de Regnault. Poussé de nouveau par one irrésistible envie de voyager, fl quitta la France en 1827, (A partit pour l'Amérique méridionale, où il fut assassiné par des voleurs sur la route de la Vera-Cmz. On a de lui : Voyage pittoresque autour du monde ^ offrant des portraits de sauvages €P Amérique ^ tPAsie, d^ Afrique et des îles du grand-Vcéan, leurs armes, habillements, parures et instruments de musique, des paysages et des vues mari»
times ; plusieurs objets d'histoire naturelle , tels que mammifères et oiseaux, accompagnés de descriptions par M. le baron Cuvier; et des crdnes humains, accompagnés d'observations par M. le docteur Gall; Paris, 1821- 1823, in-fol. Le texte de oetvouvrage fut rédigé par Georges Cuvier et par Chamisso, que Choris avait eu pour compagnon dans son voyage sur le Rourik, et le docteur Gall y ajouta des recherches plurénologiqnes sur les crftnes des sauvages. Choris dessinait la nature telle qu'il la trouvait. De là cette vérité, cette fraîcheur de yÏR et cette originalité que l'on admire dans ses dessins. On ne possède rien de plus exact sur les populations, fort peu civilisées, de la Polyné* aie : portraits des naturds, armes» habillemenh».
ustensfles, canots, maisons, anknanz de toid genres, rien n'a ,été oublié ; — Vues et paiyêagei des régions équinoxiales, recueillis dans um voyage autour du monde; Paris, Dîdot, 1826» infol. Cet ouvrage fait suite au précédent; 14 pl»ches présentent l'aspect, la physàonomie dos plantes et des arbres des tropiques; — BecueU de têtes et de costumes des habitants de ta Russie, avec des vues du mont Caucase H des environs, ouvrage posthume.
OmoersationS'Lexicon, —Qaérard, ta Fr. WL CHOBON (Alexandre'Étienne), mosieographe français, né le 21 octobre 1772. à Caen, et morte Paris, le 29 juinl834.Il était filsd'andireGteor des Fermes, et fut mis au collège de Juilly, d'où il sortit à l'âge de quinze ans, après y avoir Wi de brillantes études. Son goûtl'entnlnaftd^à vers la musique, qu'il apprit sans maître-; fl acquit ensuite quelques notions théoriques de cet art en lisant les ouvragesdeRameau, de D'Alembert, de J .-J. Rousseau et de l'abbé Roussier. Ce genre de lecture le conduisit à l'étude des mathématiques, et ses progrès furent tellement rapides que le célèbre Monge l'adopta pour son élève et loi confia en 1795 les fonctions de répétiteur de géo* métrie descriptive à l'École normale. Peu de temps après il fut nommé chef de brigade à l'École polytechnique, quil quitta pour se livrer en toîitft' liberté à la culture des sdenseset des arts, anssi peu soucieux de fortune que de titres etdlioniieurs. En avançant dans les mathématiques, ChoroB avait compris qu'il existe entre elles et la roo* sique beaucoup moins de rapports qu'on ne le pense généralement, et qu'il avait trop négligé la partie pratique de cet art D'après les consdis de Gréb7 , il prit des leçons d'harmonie de rabb6 Roze, et travailla ensuite avec Bonesi, qui lui indiqua les meilleurs traités italiens. Le désir de comparer les diverses écoles et d'en apprécier les différents systèmes lui fit apprendre la langue allemande, et en peu d'années il acquit plus de connaissances théoriques et pratiques qn'aneni musicien français n'en eût encore possédé. Au milieu de ses travaux , et comme par distru* tion, Choron, frappé de la nécessité de perfee» tionner l'enseignement dans les écoles primaires, avait composé une méthode pour apprendre à lire et à écrire. Cet ouvrage est le premier qui le fit connaître du public; il parut en 1800» eta servi depuis lors de base au système d'enseignement mutuel. Quatre ans plus tard, Choron publia, en collaboration avec Flocchi, ses Prin-dpes d'accompagnement des écoles d'Italie.
Dominé par l'idée de populariser en France le goUt de la benne musique, il s'associa aune maison de commerce dans laquelle il engagea tout son patrimoine et publia à grands frais une foule d'anciens ouvrages classiques des meillenrs maîtres, n s'occupait en même temps d'une volumineuse compilation qui parut en 1808 sons le titre de Principes de composition des éeoief d'Italie, véritable répertoire et résnmé général