‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 56 sur 118 · CHRESTIEN · texte numérisé non relu

CHRESTIEN

comme ne le ferait pM un homme , se montre Eeconnaissaut, s'attache à son Ubérateur, qu'il suit partout et à son tour lui rend une multitude de bons offices. On trouve dans V Histoire littéraire uue analyse développée des romans sur lesquels nous n'avons pu donner que des détails succincts. Les autr^ œuvres attribuées à Clurestien de Troyes y sont également appréciées avec sagacité. Il serait à désirer que des extraits au moins de ce poète original fussent livrés à la publicité. V. Bosenwald.

But. lUUraire de la Ptancêf XV, 199-M3. - La Croix da Maine et Daverdler, Bibl fr, — Uém. de Pjécad. des in$cr. et beliet-Uttres, II et III.

chbbstieh ( Guillaume), médecin, né à Orléans, prit le grade de docteur en médecine à l'université de Paris, et revint exercer sa profession dans sa ville natale. Il donna ses soins aux rois François I*' et Henri II, à la reine, au duc de Bouillon et à divers grands iiersonnages. Il fut père de Florent Chrestien, un des auteurs de la satire Ménippée. On a de lui : Philaretes, sur les erreurs anatomiques de certaines parties du corps humain ; Lyon, 1536, in-8»; — Extraits des sept premiers livres de la Thérapeutique de Gallien; Paris, in-8** ; — de la Nature de Venfant au ventre de la mère, traduit du grec d^Hippocrate ; Reims, Bacque- Dois, 1553.

KI07, Dict:de la méd. - D. Gérou, Bibl. du diocéit ^Orléans, manuscrit.

€HBBSTIBN (Florent), fils du précédent, littérateur français, né à Orléans, en 1541, mort à Vendôme, en 1596. 11 fut initié aux beautés de la langue grecque par le célèbre helléniste Henri Ëstienne, et mérita bientôt la terminaison en us que les savants du dix-septième siècle ajoutaient à -leur nom, latinisé. Son mérite et' son zèle comme calviniste le firent choisir pour être le précepteur du jeune prince de Béam , depuis Henri IV, à qui il donna une éducation virile. ScaUger prétôid que ce prince ne l'aimait pas; cependant, h le nomma garde de sa bibliothèque.

Florent* Chrestien demeura toujours dévoué à son royal élève; et tandis que les compagnons d'armes du Béarnais lui prêtaient l'appui de leur vaillante épée, fl le défendait de sa plume dans le pamphlet politique dirigé contre la Ligue et connu sous le nom de Satire Ménippée. On ne saitpas exactement cequi revient à Florent Chrestien dans cette publication ; on s'accorde cependant à liii attribuer la harangue moitié française moitié latine du cardinal de Pellevé, créature de la maison de Lorraine (i).

Parmi les ouvrages d'érudition dus à la plume de Florent Chrestien, on remarque un grand iioml>re de traductions grecques en vers latins, entre autres les épigrammès de l'Anthologie ; le poëme de Musée sur Méro et Léandre; et plusieurs pièces d'Aristophane, d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide. Il ajoutait à chaque ver-

(t).Selon Éloy, Florent Chrestien se fit anssl recevoir médedii. I

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