CHAS — CHASLES
bligue; 1801, ln-8*; — Tableau historique et politique des opérations militaires et civiles de Bonaparte; 1801, iii-8*'; — Parallèle de Bonaparte et de Charlenutgne; 1802, Mt-S»; — Réflexions sur V Angleterre; Paris, 1803, io-8^'; — Réflexions sur F hérédité du pouvoir souverain; ibid., 1804, in-8^; — Coup d'oeil d^un ami de la patrie sur les grandes actions de Napoléon^ depuis ses opérations militaires à Toulon jusqu'à son avènement au trône; ibid., 1805, in-S**; — Coup d'œil rapide sur Schimmelpennincky qrand pensionnaire de la république batave; ibid., 1805, iii-8»; — Éloge de Malesherbes; ibid., 1808, iii-8«»; -—Sur la souveraineté; ibid., 1810, iii-8'*; ^ Introduction au Tableau historique* des révolutions d'Angleterre, depuis la descente de Jules César jusqu'au traité d'Amiens, en iS07; ibid., 1813, 1816, in-8*'; — Manuel des rois, ou des droits et des devoirs de la souveraineté; ibid., 1816, iii-8*; — Tableau historique des constitutions civiles et religieuses de V Angleterre et de leurs variations; ibid., 1816, iii-8'*; — des Gouvernements représentatifs ettmixtes; ibid., 1817, iiF8®; — Portrait de Cromwell; ibid., 1817, 10-8" ; — Biographie des pairs et des députés du royaume de France qui ont siégé dans les deux dernières sessions^ itMd., 1820, 2 vol.
in-S* ; — Biographie des faux prophètes vivants; ibid., 1821, 2 vol. iii-8'*. Ces feux prophètes sont les afjologistes de Bonaparte, au nombre desquels Taoteur avait cependant figuré luimèone.
Desessarta , lei Siéctws littéraires. — Quérard , la France littéraire.
€HASB ( Samuel ) , jurisconsulte et tiomiiie politique américain, né dans le Maryland, le 17 avril 1741, mort le 19 juin 1811. Il reçut sa première instruction à Baltimore, et étudia les lois à AnnopoUs. Bientôt il se fit remarquer comme orateur. Nommé en 1774 au congrès général de Philadelphie, par suite de son opposition à Tacte do timbre, il siégea dans cette assemUée pendant plusieurs années. Il dénonça la traliison de Zubly, délégué de la Géorgie; et en 1776 il fbt chargé avec Franklin et Carroil d'une mission dans le Canada. Ses efforts contribuèrent aussi à faire adhérer à la déclaration dindépendance le Maryland, d'abord opposé à cette déclaratioB, et qui lui avait défendu de voter dans ce sens. En 1780 H vint en Angleterre , et y recouvra pour la même province 650 dollars sur une somme plus forte, prêtée à la banque d'Angleterre. C'est alors qu'il connut PMt, Fox et Burke. Il revint à Baltimore en 1786, et y reçut du colonel Hovf ard un présent de dix lots de terre. Après avoir été recorder à Annapolis, il fét nommé, eo 1788, juge président de la cour de Battimoie, et ea 1791 membre de la oonnreitioft da Marviand chargée de l'examen de la constitation des £tal»- Ujhs. Kn 1791 il fat élu chief-justice de la cour
générale du Maryland. H déploya dans ces diverses fonctions une grande fermeté ; on cite surtout son attitude lors d'une émeute, en 1794; il ne craignit pas dans cette occasion de faire arrêter les chefs , qui étaient des hommes très-populaires. En 1796 il fut élu juge-adjoint à la cour suprême des États-Unis, et remplit ces fonctions pendant quinze ans. Accusé, en 1 804, de malversation, par suite d'une de ces dénonciations jalouses trop conununes dans les gouvemements démocratiques, il fut acquitté par le sénat, le 6 mars 1805. Ensuite 11 reprit ses fonctions déjuge. Il ne permit d'mscrire sur sa tombe que son nom, le Jour de sa naissance et celui de sa mort.
Biographie des eontempormins.
CHASLBS (/y'ait(»rj-/ac9tfes), jurisconsulte français, vivait en 1725. Il était avocat au parlement de Paris, et a laissé : Dictionnaire-universel chronologique et historique de justice, police et finance, distribué par ordre de matières, contenant l'indication des édits, lettres patentes, et arrêts du conseil d^État, rendus depuis 1600 jusques et y compris 1720 ; Paris, 1725, 3 vol. in-fol.
Leloog, BiUothéque historique deia France ( édll. Foilelte). II. if7.6«i.
CHASLBS ( Grégoire on Robert ). Voy.
Challes.
CHASLES OU CHALBS (Louis) (1), Conventionnel , né à Chartres, en 1754 , mort en 1826. Après avoir étudié à Paris, il embrassa fétat ecclésiastique, et occupa la chaire de rhétorique au cûUége de sa ville natale. Une sortie assez vive contre la philosophie du dix-huitième siècle le fit remarquer par M. de Conzié, archevêque de Tours, qui lui conféra un canonicat au chapitre de sa cathédrale. Lorsque éclata la révolution, il fonda avec son frère le Correspondant, journal monarchique, et travailla à ta lédaction de VAmi du roi, par l'abbé Royoo. Mai» ayant éclK>ué auprès des électeurs, il changea brusquement d'opinion, renonça à l'état ecclésiastique, et se rangea parmi lesapdtres delà révolution. Après avoir été principal du collc^ge et maire de la ville de Nogent-le-Rotrou,il fut élu député d'Eure-et- Loir en 1792. Il siégea k la Convention sof les bancs les plus élevés de la montagne, et fat au nombre des adversaires prononcés de la fanulle royale. Il vota la moi t de Louis XVI sans appel ni sursis. Envoyé comme commissaire à l'armée du Nord, Il fut blessé à la jambe par un éclat d'obus, à la bataille d'Hondschoote, et revint à la CoBventioo faire «b rapport de sa mission ( séance dn 15 mars 1794). Du jour oh les jacobins cessèrent de dominer à la Conventiouyil tomba dans l'obscttriié. Apre» la chute de Robespierre, il fut dénoncé comme fMitenr de troubles è Paris, et enfermé au chAteau de Ham. Amnistié par la loi da 4 brumaire an iv, il fut, en considération de son andeone blessure , admis à l'hôtel des Inva-
(1> Piêrre-Jaequet-ÊîieMêl, d'après la ttowoette biog. des eontempnratns, par Arnatflt, Joot , etc.