‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 8 sur 118 · CHASLES · texte numérisé non relu

CHASLES

ijdes. Pendant les Cent-Jon», comme il n^ayait pas accepté de plaoe ni signé l'acte addifioimel, il ne fljt point atteint \)ar la loi «lui banni.sMiit les régicides. 11 est mort en 1826, et a laissé manowrits des Mémoires 9ur la révolution.

ManUeur uhbrcr$. — Arnanir, Joujr, t\c.\Biôgr. nowr. dn eontemp. — Petite biog. \emw. — Le Bat, Diction' nairt ene§e. de la Ftance,

l GHASLBS (VMor'Buphémion'Philarèie)y patdidsfp français, fils dil précédent, né le 8 octobre i 799, à MainvlUlers, près de Chartres. Il entra à rftge de quinze ans dans une imprimerie de la rue Danphine, et fut impliffué avh^ son patPi>n dans un de ces nombreux complots que Tît sur^r Tannée J815. L'apprenti tyi)ographe fat eon'iuit en prison, d'où le fit sortir, au bout dedenx mois, rintervention de Chateaubriand. A cdtc époque il passa en Angleterre pour y achever son apprentissage. Le savant typographe Valpy, (tez lequel il fut envoyé, le chargea de la réimpression des auteurs classiques. Après être resté £ctA ans en Angleterre, M. Chasles fit un voyage en .UtfUkagpe pour y étudier la littérature. Après M» retour en France, il devint secrétaire de M. de Joar; on prétend même qu1l n'a pas été étranj^pri h rédacifcm des Ermites de cet académicien. Itons la lutte des romantiques et des classiques, •M. Cliasles ne s'enrôla sous aacune bannière. 11 fil mieux : les ouvrages des écrivains du Nord, dont les partisans de la nouvelle école parlaient beancoiip sans les connaître, fiirent étudiés, analysés et appréciés par lui ; et il est un des écrivains français qui ont le plus servi à répandre lafonnaissonce des littératures anglaise et allemandp. Sa collaboration an Journal dea Débats •>t à la /Prrif 6 des Deux Mondes lui a vain une chaire de littérature étrangère au Collège de France et one place de conservateur à la biblloth^e Mazarine. 11 n*y a presque pas de publinHiuns littéraires françaises dans lesquelles ne se trtHivent quelques productions de M. Chasles. La i&Dltiplîcité de ses travaux aurait épnlsé l'esprit ^ bien des gens ; elle a laissé le sien aussi vif, mfsÀ actif que jamais. Outre sa coltaboratlon aux di\-prse» remes et joamanx de Paris, M. Cliasles a envoyé et envoie encore en Russie et aux Etats-Unis des correspondances littéraires. Con- MKsant trèS"bien la langue anglaise, il a même Krit dans cet Idiome pour les revues d outre Manche des articles de critique littéraire. De tiNrtes les pubHcatloiw périodiques qui renfernmt les travaux de M. Chasles, h Revue britajiniquê est peut-être celle h laquelle M. Chasles en a le plus fourni. On sait que ce Recueil n'est pas une reproduetion textuelle des article^ qu'elle cmpmnte aox prindpates revues an- ^ûses; elle les aeeonunode an goM français, et cette tâche ingrate , qui demande beaucoup 4» sagacité , a été accomplie avec succès par M. Chasles. Les articles qu'Û a pobHés dans les ■oulir nu Journaux oa recoeilB anxqoels 11 a coopéré 4Rit été réonfs eC publiés soas le titre g^é-

ral A* Études : ils forment onze volumes, dont voici la division : Études sur V Allemagne; 1 vol.; — 5ttr V Amérique; I vol.; — 5ttr V Angleterre au dix-neuifième siècle; 1 vol.;—.

sur C Antiquité ; 1 vol.; -^ sur le dix-huitième siècle en Angleterre ;l vol. ; —sur l^ Espagne; 1 vol.; — sw les Mcmrs et les hommes au dix-neuvième siècle; l vol.; —sur le Moyen Age et les pretniers temps du christianisme; 1 vol. ; — sur la Révolution d'Angleterre ; 1 vol. i — sur le seizième siècle en France ; i|Tol.; — sw Shakspearèf Marie Btuart et VArétin; 1 vol. On a encore du même écrivain : Caractères et paysages; 1833, in-S**; — une traduction des fpuvres de Jean Paul Richter, et beaucoup do préfaces ou d*intro<luctions à des livres français et étrangers.

Documents eommuniqnés. — Aa France littéraire, supplément.

* CHASLES ( Michel ) , géomètre français, né à Epemon ( Eure-et-Loir), le 1 5 novembre 1 793, entra àl'Ëcole polytechnique en 181 î». La théorie des surfaces du second de<;ré, qui lui doit aujourd'hui tant de belles déiouvertes , fut l'objet de ses premiers travaux , qui parurent dans la Correspondance sur l'École polytechnique , années 1813 et 1815. Jusque alors on n'avait de la donble génération de l'Iiyperboloïde à une nappe par nne ligne droite que la démonstration analytique de Monge : M. Chasles en donna , à son entrée à l'École polyteelmiquc, une démonstration purement géométriqne, qui prit anfrsit/>t place dans rcnselgn(>nvetit. A la même époque', d'autres recherches le conrhiisalent à établir diffîftrents théorèmes dont M. Poncelet a fait usage dans son Traitai des propriétés Project ives des figures; Parts, in-4^, 1822. C'est dan3 les principanx recueils scienftHques , tels qnele Journal de V École polytechnique , les Annales de mathématiques de M. Oergonne , la Correspondance mathématique et physique de M. Qnételet, les Pftmteaux mémoires de l'Académie de Bruxelles , le Journal de mathématiques de M. LiouviAe^ les Comptes- Rendus de F Académie des seienees , la Connaissance des temps, eir.., qu'il faot suivre la trace de M. Chasles. Ses difTérent!» mémoires 5f»r Va$traction des ellipsoïdes ( dans le 25* cahier dfi Journal de r École polytechnique, année 1S37, et dans les Comptes- Rendus de t Académie des sciences, t. 8), et ses théorèmes généraux sur l'attraction des corps de /orme quelconque (Additions à la Connaissance de» temps pour 1845 ) , oh il apprend k cemstnitre des couches infiniment minces jouissant des propriétés des conches électriques formées à la surftK^ des corps conducteurs;, hiî donnent one place distmgaée parmi les analystes; mais c'est surtout dans les recherches de géométrie pure que nous aimons à voir son esprit généraNsateur étendre tout en les simplifiant les plus importantes théories. On

Page 1