CIMON
l'oppositioii naissante de Périclès. Son administration marque le plas beau moment de la politique intérieure d'Athènes. Aristide ayait fait deciéter l'admissibilité de tous les citoyens aux magistratures , même à celle d*archonte. La démocratie était donc souveraine; mais elle trouvait dans le pouvoir conservateur de TAréopage des limites assez fortes pour la préserver des erreurs qui entraînèrent dans une ruine commune Atliènes et son gouvernement. La victoire de TEurymédon lut le point culminant de la grandeur de Cimon ; mais la décadence ne se fit pas attendre longtemps. Périclès, qui n'était plus retenu par Aristide, mort depuis plusieurs années, n'attendait que l'occasion de renverser un grand homme dont la longue puissance et les opinions aristocratiques commençaient à fatiguer les esprits ombrageux de la démocratie athénienne.
La chronologie des événements qui suivent à partir de la bataille de TEurymédon est loin d'être fixée d'une manière certaine; nous adopterons les dates données par Clinton. Thasos se révolta en 465, et Cimon la ramena à l'obéissance en 463. Dans l'intervalle un tremblement de terre faillit renverser Sparte de fond en comble, et les hilotes en profitèrent pour se révolter. Cimon; qui admirait l'organisation politique de Sparte et qui regardait comme utile à la Grèce et à Athènes l'existence de cette puissance, obtint qu'une armée serait envoyée à son secoure.
Vers le même moment les colons athéniens de la Chersonèse furent expulsés par les fifacédonions. Cimon, préoccupé avant tout de réduire Tliasos et de secourir Sparte, se contenta de rétablir les colons dans leurs domaines, mais sans pénétrer en Macédoine, comme il le pouvait facilement, et sans en conquérir une partie, comme le voulait le peuple. Ses ennemis l'accusèrent à son retour de s'être laissé gagner par les présents du roi de Macédoine Alexandre, et le firent mettre en jugement. Cette accusation fut fiiiblement soutenue par Périclès, et Ciiiiou fut absous; maisnm orage plus menaçant se formait contre lui. Les Spartiates rejetèrent avec un insultant dédain les secours des Athéniens; cette injure rejaillit sur Cimon, qui commandait les troupes auxiliaires, et qui se montrait partisan trop décidé de l'alliance laoédémonienne. Les poètes comiques lui prodiguèrent l'iiûure, comme on le voit par ces vers d'EupoKs :
[vin, et éUit oéRlIgenL Ce n'était pas un méchant homme ; mais 11 aimait le de temps en temps U allait coaeber a Sparte, laissant cette pauvre Elplnlce toute seule.
Cimon mit le comble à son impopularité en s'opposant aux modifications qu'Éphialte et Périclès voulaient introduire dans l'A réofNige. Ses ennemis déclarèrent alors que sa présence était un grave embarras pour le gouvernement , et le firent bannir par l'ostracisme, genre d'exil qui, comme on sait, devait durer dix ans, et n'entraînait ni flétrissure ni incapacité légale. On ne connaît pas
la date exacte de ee bannissement, mais il ftit prononcé probablement en 459 ou 458. Le parti aristocratique ne se résigna pas à sa défaite, et eut des intdligencesavec les Lacédémoniens, qd vinrent camper à Tanagre. Les Athéniens marchèrent contre eux. Cimon, qui se trouvait alors en Béotie, accourut pour combattre dans les rangs de sa tribu ; mais les généraux refbsèmt de l'admettre, d'après Tordre exprès du oonséfl des dnq-cents, qui le soupçonnait de rouldr désorganiser l'armée athénienne poor faitrodulre les Spartiates dans Athènes. <c II se retira donc, dit Plutarque, après avoir conjuré Eulbippe, du bourg d'Anaphlyste, et quelques antres de ses compagnons, qu'on regardait comme les plus chauds partisans des Lacédémoniens, de combattre de toutes leurs forces et de se laver par leur conduite, aux yeux de leura eondtoyens, du soupçon que l'on avait formé contre eux. Ces guerriers, qui éteient au nombre de cent, placèreat 3u milieu de leur bataillon l'annnre complète de Cimon; et, se tenant serrés les uns contre les autres, ils se firent tous tuer, après des prodiges de valeur, et laissèrent aux Athéniens autant de regret que de repentir. > Les Athéniens, complètement battus, s'attendaient pour le printemps prochain à une incursion des Péloponnésiens sur leurs terres; ils se bâtèrent, sur la proposition de Périclès lui-même, de rappeler Cimon d'un exil qui durait depuis cinq ans. Le premier soin du général à son retour fut de réconcilier sa patrie et Sparte. H parvint h ménager entre les deux villes rivales une paix ou du moins une trêve qui permit aux Athéniens de reprendre leura projets contre les Perses.
Ils avaient envoyé en Egypte une expédition pour soutemr la révolte de cette province contra le grand roi; mais les dissensions civiles les empêchèrent d'apporter assez d'attention à ces troupes , et de leur envoyer des seconnen temps opportun : elles furent presque entièrement détruites par les Perses. Trois ans se passèrent sans qu'Athènes pût tirer vengeance de oel échec; mais enfin la trêve avec Sparte toi en fournft les moyens. Cimon fit voile vera Cypre avec deux cents vaisseaux; H en détacha soixaote pour aller au secoure de l'Égyptien Insuigé Amyrtée, qui tenait toujoura dans les marais du Delb, et employa le reste à réduire les villes du Utloral de Cypre. Il méditait les plus grandes choses, se préparait à envahir l'Egypte avec tontes ses forces, et ne se proposait rien monis, dit Plutarque, que de détnùre l'empire du roi de Perse. Mais cette gloireétait reservéeà Alexandre. Cimon mourut au siège de Citium, de maladie, suivant la plupart des historiens, à selon d*an^ très d'une blessure qu'il reçut en eombattant contre les barbares. En mourant, il ordodna i ses lieutenants de ramener la flotte à Athènes et de cacher la nouvelle de sa mort aux ennemis et aux alliés. Les amiraux obéirent , et firent voile vera l'Attique avec les restes de leur iséné-
CIMOM — ONADON
rai. Ayant rencontré à la hauteur de Salamine en Cypre la flotte phénicienQe et cilicienne , ils la détruisirent, battirent en même temps les Cypriotes dans un combat sur terre, et rentrèrent dans le Pirée après ayoir rallié soixante vaisseaux envoyés en Egypte. Les restes de Cimon furent ensevelis à Athènes, et son tombeau s'y voyait encore du temps de PIntarque. Ce biographe nous donne sur la vie privée et sur le caractère du flls de Bfiltiade les détails les plus intéressants. « Cimon , dit-il , avait acquis honorablement une grande fortime sur les barbares, et l'employa plus honorablement encore au soulagement de ses concitoyens. Il fit enlever les clôtures de ses propriétés , afin que les étrangers et ceux des Athéniens qui en auraient besoin allassent sans crainte en cudllir les fruits. 11 avait tous les jours chez lui on dîner simple , mais suffisant pour un grand nombre de convives; tous les pauvres qui s'y présentaient étaient reçus, et y trouvaient leur nourriture , sans être obligés de travailler, afin de n'avoir à s'occuper quedesaffaire^publiques. Suivant Aristote, ce dîner n'était pas pour tous les Athéniens pauvres sans distinction, mai^ seulement pour tous les pauvres de sondème de Lada. Dans les rues d'Athènes , il était suivi de deax ou trois esclaves très-bien habillés ; et lorsqu'il rencontrait quelque vieillard mal vêtu , il lui taisait donner l'habit d'un de ses esclaves. Ceux-ci portaient sur eux beaucoup d'argent, et lorsqu'ils voyaient dans la place un de ces honnêtes indigents , ils lui mettaient secrètement dans la main quelque pièce d'argent. Cratinus rappelle ces libéralités dans les vers suivants de ses Àrchiloques :
Et mol aussi. Métroblas It greffler, J'arals désiré arec Gmon , cet homme divin et très>hospltaUery le premier de tons les Grecs en toutes eboses, naeiier une Joyeuse vleillease et passer toute ma vie en banquets ; mais lid, me laissant, s'en est allé le premier.
Ce ne fut pas envers les simples particuliers senleroent que Cimon se montra magnifique.
Apràs avoir rempli par ses victoires le trésor publie, il fit commencer à ses trais les lougs remparts qui joignaient la ville an Ph^ , ouvrage que la nature marécageuse du sol rendit aussi coûteux qne difficile. Bien que ses manières eussent quelque chose d'inculte, qui tenait plus de la rudesse Spartiate que de l'élégance attique, il se déridait dans les banquets , et prenait paît aux chansons des convives , comme on le volt dans le spirituel récit que PIntarque emprunte aux Mémoires dlon de Cliio. Il avait épousé Isodice , filled'Eryptolème, cousm de Péridès, et aussi une femme d'Arcadie. Il laissa trois fils, LacedemonroSyEleos et Thessalus. Quelques historiens lui en donnent encore trois autres , savoir : MUliade, Cimon et Peisianax. L. J»
Hérodote, VI, iM; Vil. 107. - TMtaeydWe. I, M, 100, fit. - Plutanine, amon,- ThémUtoele, I, S4 ; JrUtide, ts ; Périelit, 5. — ComcUus Nepos. Cimon. — DIodore de SIeUe; XI, «O, 64, 86; XII, 8, 4, ExUfpta, 8, 4. -
AtLénée, XII. XIII. - Pansanlas, 1, 17 ; III, 8. - Clinton. FatU ketlêniei. — Grote, HUtom of Grê&eé,
* GiNADOix (KivdSwv ) , chef d'une conspiration contre Fdigarchie Spartiate, mort en 397 avant J.-C. Au commencement du quatrième siècle avant l'ère chrétienne , l'espèce de démocratie militaire queLycurgue Hvait instituée dans la tribu dorienne des Spartiates avait dégénéré peu à peu en oligarchie. La loi du partage égal des terres ayant cessé d'être en vigueur, un grand nombre de Spartiates , trop pauvres pour contribuer aux repas publics, en furent exclus. Rejetés par cela seul hors de la caste dominante, ils tombèrent dans la classe inférieure des hypoméiones (déchus ou inférieurs ). Frappé du petit nombre des citoyens qui avaient encore les titres de Spartiates et d'égaux ( 5|ioiot ) , Cinadon, « jeune homme aux membres vigoureux, dit Xénophon, et à l'Ame forte, mais qui ne faisait point partie des égaux , » résolut de détruire la caste privilégiée. Il trouva de nombreux complices dans les classes infl^rieures et asservies. Un devin, qui assistait dans un sacrifice le roi de Sparte AgésUas II, le prévint vaguement du danger que courait la r^ublfque. Cinq jours après un citoyen se présenta devant les éphores, et fit une révélation circonstanciée. Cinadon l'avait mené à l'extrémité de l'agora, et lui avait dit de compter combien il y avait de Spartiates dans cette place. Le compte fait , en y comprenant les rois , les éphores , les sénateurs , il s'en trouva quarante. « Voilà nos ennemis , dit Cinadon; quant à tous les autres que tu vois dans la même place, au nombre «le plus de quatre mille, ce sont nos alliés. Dans chaque rue tu ne verras qu'un on deux ennemis, tous les autres sont nos amis. Dans les campagnes, même disproportion entre le nombre de nos ennemis et celui de nos amis. Les hilotes (esclaves ) , les périèques (serfs), les néodamodes ( alTranchis),et les hypoméiones (Spartiates déchue) sont prêts à se lever avec nous; partout où parmi eux on vient h parler des Spartiates , ils ne peuvent dissnnuler le plaisir qu'ils auraient à les manger tout vi&. » Celui qui dénonçait le corn* plot déclarait que le moment de l'exécution n'était pas encore fixé. Efifîrayés de cette révélation, les éphores ne convoquèrent pas l'assemblée; mais ils consultèrent séparément plusieurs sénateurs, et prirent un parti digne de l'inflexible politique de Sparte. Cinadon, qui avait été employé plusieurs fois à d'importentes missions , fut chargé d'aller prendre des prisonniers à Aulon en Messénie. On le fit accompagner par des jeunes gens dévoués aux épliores, suivis à distance par un corps de cavalerie. £n diemin, le hardi conspirateur fut arrêté. Mis à la torture, il révéla ses complices, et fut ramené à Sparte. Interrogé sur la cause de son entreprise, il répondit : « Pour n'être inférieur à personne dans Laoédéroona ». Lui et ses comidices furent batte» d6 veit^ à traters les mes de Sparte»
CINADON — CmcmNATUS
et expirèrent dans les supplices. Cette répression inflexible einpécha des complots pareils de se renouveler; mais roligardiie, en sauvant ses privilèges, n*^happa point à une ruine dont Âristote a indiqué la cause avec sa précision ordinaire lorsqu'il a dit : n Elle périt faute d'hommes » (àXk^ ÂiccoXeTO 6i' 6XtYacv9p(i>ic(acv ). L. J.
Xénopkou, iJeUen.^ III, s. — Artotote, Polit., v, 6. - H. WaUoD, Histoire de feselavaçe dans ranti^uiU.
cmcHON (La comtesse db ), dame espagnole, ▼îvait dans la première moitié du dix-septième siècle. Attaquée d'une fièvre opiniâtre dans le Pérou, dont son mari était vice-roi, elle employa le quinquina comme remède, fut promptement guérie, et fit connaître les propriétés de cette plante à son retour en Europe, en 1632. Linné a consacré le souvenir de cet éminent service rendu à Tancien Monde en donnant au genre de plantes qui renferme ce végétal précieux le nom de Cinchona.
Sébastien Badas, Anastasis eortieis Pervitiani, seu Chtnœ dejensio ; Gènes, IMI.
ciBiciNNATO ( Romolo) , peintre, né à Florence, en 1502, mort à Madrid, en 1593. Il fut appelé en Espagne par Philippe II, qui lui fit exécuter différentes compositions àl^Escurial. en concurrence avec quelques-uns des plus célèbres peintres espagnols , et du Bolonais Pellegrino Tibaldi. H peignit aussi à Guadalaxara, dans le palais du duc de llnfantado et dans diverses églises de l'Espagne; dans celle des Jésuites à Cuenca, il a laissé une Circoncision célèbre par l'effet de raccourci de la jambe d'un personnage vu de dos.
Cindnnato eut deux fils, nés à Madrid, qui suivirent avec honneur la carrière de leur père; le premier, Diego Romolo^ mourut à Rome, en 1620; le second, Francesco Romolo, en 1636.
Lanxl, Storia pittoiica. — Tlcoul. Dizionario,
ciifCiNNATUS (Lucius.QuincHus), sénateur romain, né vers l'an 619, mort après 439 avant J.-C. n s'était distingué par son courage, lorsqu'il fût nonmié consul, l'an 460 avant J.-G., en remplacement de P. Valerius Publicola. C'était l'année de l'invasion du Capitole par Herdonlus. Les Romains venaient de reprendre ce |N>ste, mais Valerius était mort en les conduisant à l'attaque. De plus , deux questions divisaient le sénat et le peuple : d'une part la rédaction de lois fixes proposée par le tribun Terentillus , et de l'autre la guerre contre les Èques et les Volsques, qui avaient fait une mcursion chez les Berniques. Le peuple, qui, grftce à ses tribuns, sa- Tait qu'on ne voulait le mettre en campagne que pour ne pas le laisser délibérer sur la première question, avait longtemps refusé le serment militaire, et enfin ne l'avait prêté que quand l'invasion du Capitole, peut-être favorisée par les optimales , avait fourni un prétexte plausible de le demander avec instance. Lorsque Quinctius entra en chaîne , son ascendant aida beaucoup les optimales à retenir les légions sous
les drapeaux, quoique qodqaes-iines montrassent les dispositions les plus hostiles. La campagne de Cincinnatus n'offrit rien de remarquable; il n'avait d'autre mission que de tenir les turbulents en haleine. Cependant ses ravai^ei chez les Èques et les Volsques forcèrent ceax-d à la guerre. Comme le peuple avait prorogé ses tribuns dans l'exercice de leur charge , les patriciens offraient à Quinctius de l'élire de nonveau : il refusa de suivre un exemple qu'il blâmait chez les autres. Deux ans après (4&8), le consul L. Minucius Augurinus , charge de faire la guerre aux Èques, s'étant laissé œmer dans son camp, Cincinnatus, nommé dictateur, le déga^a fort habilement H fit plus : poursuivaot les Ëiues dans leur camp, il prit toute leur armée, la fit passer sous le joug, puis la renvoya, mais en retenant Claudius Gracchus , leur chef, qu'il amena captif à Rome. Plus sévère peutêtre à l'égard de Minucius, U le déposa , et peu après un autre consul, Q. Fabhis Vibulanus, fut élu. Dans cet intervaUe , Cincinnatus était entré à Rome en triomphe; puis ayant fait réformer le jugement qui baonissait Cseso Quinctius, son fils, comme ayant tué un citoyen, il se démit de la dictature, qu'il avait retenue en tout seize jours. Vingt ans plus tard, à quatre-vingts ans, il reparut encore sur la scène en qualité de dictateur, et fut chargé par le sénat de comprimer ce que l'on appelle la sédition de Sp. Melius.
On a beaucoup parié de Cincinnatus , qoe les députés du sénat, chargés de lui annoncer sa nomination à la dictature (458), trouvèrent labourant son champ ; et cette circonstanœ a inspiré un beau passage à Pline. Cette pauvreté venait de l'affaire de Cœso, qui, traduit devant le peuple et ne pouvant se justifier, n'avait joui d'une liberté provisoire qu'en promettant de se représenter et en donnant caution ; mais fl avait ensuite pris la fuite, et il falhit indemniser les cautions; il ne resta au père qu'un champ assez petit pour qu'il l'exploitât hû-mème aisément Le désintéressement de Cincinnatus est devenu proverbial ainsi que sa frugalité. [iTne. des g, dum, ]
nte-Llve, Ht. III et IV. - noms, Uv. I. ch. il. — 4areL Victor, cb. 17. - PUoe, HisL nat^ XVm, «. - Oeéron, de Senect.. 16. — Dloo, Exe. de fMK., Ô, p. Sfl. — Zonaras, Vît, is. — Nlebahr, Uist^ Rem.
«ciiiciifiiATUS ( Lucitu QuinetHis), fils dn dictateur, vivait en 420 avant J.-C. fia 437 fl fut maître de la cavalerie sous le dictateur JSmî* lins Mamercns. Déjà tribun militaire avec poissance consulaire en 438, Il remplit deux autres fois, en 425 et en 420, les mêmes fonetkms avec un pouvoir égal.
Ttte-Uve . IV , 1«, 17, tS, U. - DIodora, XII. St, St.
* CINCINNATUS PBNNU8 (l%tus Qmineihu\ fils de Ludus Cincinnatus et gendre de Poatnmîus Tubertus , vivait encore en 426 avant J.-C n fîit consul en 431, à l'époque de la repriae det hostilités par les Èques et les Volsques, qui campaient sur le mont Algide. Le danger pamt si pressant qu'on songea à Rome à créar un dio-
CmCINNATUS — Cm£AS
tsleur: Ce dit le beaa-père de Cindimatas que l'on âeya à cette dignité. Pendant qu'il faisait pM>"*iw>r une armée contre Tennemi, Gmdnnatus en «Urigeait une autre de son côté. Ainsi attaqués de deux côtés , les Èques et les Volsques furent défaits. Cindnnatus tut encore consul en 428 et tribun consulaire en 426. H marcha ayec deux de ses collègues contre les Veiens ; mais cette «impagne ne fut pas heureuse, et il fallut éleyer à la dictature iEmilius Mamercus. Cependant Cincmnatus aida le dictateur à battre les mêmes Teiens et les Fidénates. L'insuccès de sa première expédition contre les Veiens l'avait fait mettre en accusation; mais on apprécia les autres services qu'il avait rendus, et il ftit acquitté. TIta-Lhre, IV, pmstim. — Dtodore, XII. 80.
*CING1HHÂTUS (r. Quinctius Capitolinus) ▼ivait en 380 avant J.-C. Tribun consulaire en 388, puis en 384, il fut nonuné dictateur au temps de la guerre avec Preneste ; il vainquit l'ennemi sur Im rives de l'Alia, et prit neuf villes en autant de jours.
rtu-Uve, VI, 4. ift. ta. M. - Diodore, XV, is. se. - Eatrope, II, t. — Fetlos, sab. ▼, Trims.
«ciHGiNNATUS (T. QuincHus CapitoUntu) vivait en 367 avant J.-C. Tribun consulaire en 368, il (ut maître de la cavalerie l'année suivante, sous le dictateur Furius Camillus. Tite- Live r^>pello Quinctius Pennus, et l'on trouve les antres prénoms ou surnoms dans les Fastes Capitolms.
TUe-UTe, VI, SS, M. - Dlodore, XV, 78.
*GIHGIU5 (Marias), préfet de Pise en 194.
Ce fîit lui qui informa le sénat de l'insurrection de la Lignrie. U est peut-être le même qui, sous le nom de Cincius Alimentus , fht tribun do peuple en 204.
TUe-UTC, XXXIV, 56.
€»il€ics ( Alitnenttu ÏMcius ), jurisconsulte et htstofien romain, vivait au troisième siècle avant J.-C. U eut la préture de Sicile en 209 et le commandement de deux légions. Il prit part à la seconde guerre punique, et, au rapport de Xtte Lfve , il raconta lui-même qu'U avait été prisonnier d'Annibal. Le chef carthaginois ne traita pas Cincius avec langueur dont il usait habituellement envers ceux que le sort de laguerre faisait tomber entre ses mains; ce qui témoigne de la consi* dération dont Cincius jouissait. Tite-Live ijoute que Cinchis recherchait attentivement certains monuments du passé ( dUigens taUum monu^ mentontm auctor ). Un auteur moderne, MieiNihr, rend la même justice à Cmdus. n est souvent dté dans Festus; les fragments de ses ouvrages qui ont traversé les siècles ont été recueillis par Wasse, et se trouvent joints au Salhiste de Corte. Ces fragments sont le seul monument historique où les rapports de Rome avec le Latium soient exposés avec quelque impartialité, n écrivit aussi une histoire de Gorgias de Leontium. Outre les ouvrages déjà cités> Cincius
JurisconsuUi, m deux livres; — de Verbis priscis; — de Consulum potestate; — de comitiis; — de Factis; — Mystagogicon ; — de Re militari. Il était question dans ce dernier traité de tout ce qui se rapportait au Jus/eciale,