V. ROSENWALD
Denys d*EtMcMnuMe, Antiq., I. - Aula-Gelle. XVI. 4. - TlteUTe, VII, 8î XXI. 88. - Vo«f, de NisL grttc., IV. 18; de HUt. lat. — Nlebuhr, RiWkUehe GesekichU. - Lachmaon, de Fontib, hUL T.-LML — Zlmmern, MéwUtche aeekUge$eh^ I, S 78.
ciNBAS (.Kiv<ac),chef thessalien, vivait vers 350 avant J.-C. Il n'est connu que par une mention flétrissante de Démosthène, qui le nomme parmi les traîtres vendus à Philippe et instruments de la perte de leur patrie. Polybe accuse Démosthène d'avoir compris dans une accusation générale un grand nombre de citoyens distingués ; il en justifie même quelques-uns, mais fl ne dit rien de Cinéas en particulier.
SémosUiène, de Corona^ de Chenon, — Polybe. XVII, 14. - Dlodore, XVI, 88, 69.
ciHÉAs (Kivéac), célèbre orateur thessalien, mort probablement vers 277 avant J.-C. Ami et ministre de Pyrrhus, roi d'Épiic^ il pa.s8ait pour l'homme le plus éloquent de son siècle, et rappelait Démosthène, qu'A avait entendu dans sa jeunesse. Pyrrhus faisait le plus grand cas de l'éloquence de son ministre : « Elle m'a valu, disait-il, plus de villes que toutes mes armées. » Cinéas n'était pas moins connu par la vivacité de sa conversation, et les historiens de l'antiquité nous ont transmis plusieurs de ses reparties. Nous voyons, par le témoignage de Cicéron, que l'orateur thessalien connaissait parfaitement la philosophie d'Épicure; mais il ne faut pas en conclure qu'il la prenait pour règle de conduite. On le voit, au contraire, préférer, à une vie tranquille les travaux et les périls militaires. n s'intéressait assez à l'art de la guerre pour avoir écrit sur ce sujet un traité mentionné par Cicéron.
Lorsque Pyrrhus se fbt décidé à la guerre contre les Romains , Cinéas, qui avait toujours conseillé la paix, devança son maître sur le territoire italien, releva les esprits abattus des Tarentins , et prépara tout pour la campagne prochaine. Après la bataiUe d'Héradée, Pyrrhus délibéra avec ses conseillers pour savoir s'il adopterait les propositions de Fabricius. Milon, le plus vaillant des généraux du roi d'Épire, fut d'avis de pousser vivement la guerre contre les Romains. Cinéas fut d'un avis opposé. Selon lui, il fallait non-seulement renvoyer les prisonniers, mais les renvoyer sans rançon, afin de gagner l'affection des soldats romains. Pyrrhus adopta cette opinion. Fabricius revint à Rome avec les prisonniers, et Chiéas les suivit de près. Le rusé Thessalien mit tout en oeuvre pour gagner les esprits. On dit que le lendemain de son arrivée il salua par leurs noms les sénateurs et les principaux citoyens. H leur distribua de
traita encore les matières suivantes : de Qfftcio ^ riches présents, ainsi qu'à leurs femmes; car U
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savait que dans toas les États où fl y a des assemblées publiques, les femmes ont > une grande influence sur le résultat des délibérations.
Quelles conditions Cinéas oflKt-il au sénat? Cest tme question sur laquelle les auteurs ne sont point d'accord. Zonare s'exprime à ce SD^^t d'une manière très-yague. Plutarque fait dire à Cinéas que Pyrrhus promettait d'aider les Romains à conquérir toute lltaUe, et qu'il ne demandait autre chose que leur amitié pour luimême et des garanties pounses alliés les Tarentins. Mais ce prince n'aurait pu faire de telles propositions sans se déshonorer, et le sénat n'auraiteu aucune raison de les rejeter. VEpitome de Tite-Live n'est pas plus yraiscmblable lorsqu'il dit que Cinéas demandait seulement que Pyrrhus fût admis à Rome, afin d'y traiter luimême avec le sénat. C'est dans Appien qu'il faut chercher les véritables conditions proposées par Cinéas : la liberté des Grecs devait être soienncUcment reconnue, et Rome devait restituer tolitce qu'elle avait enlevé aux Brutiens, aux Apuliens et même aux Samnîtes. De pareilles propositions étaient inadmis«bles. Appius l'aveugle, qui depuis tongtcmps vivait dans la retraiU^, se fit transporter au sénat en litière, et son éloquente indignation fit rejeter les ofTres de Cinéas. L'ambassadeur reçut ordre de sortir de la ville le jour même et d'aller dire à son maître que les Romains lui feraient une guerre irréconciliable jusqu'à ce qu'il fàt sorti de l'Italie. De refour auprès de ce prince, il déclara qu'il n'avait jamais vu un peuple comme les Romains; que leur ville lui avait paru un temple, leur sénat une assemblée de rois. Deux ans après, en 278, lorsque Pyrrhus voulut passer en Sicile , fl chargea Cinéas d'aller à Rome renouer les négociations. Le sénat déclara pour la seconde fois qu'il ne signerait la paix qu'après l'évacuation de l'Italie; mais il accepta l'échange des prisonniers, et consentit à conclure un armistice. Cinéas partit aussitôt après pour la Sicile, afin d'aplanir les voies à Pyrrhus. Son nom ne reparaît plus dans riiistoire. H mourut probablement avant le retour de Pyrrhus en Italie.
Plutarque, Pyrrhus, ta, M, tt. ~ TUc-Uve, XXXIV, 4. - Pline, mst. nat., XIV, it. - Appteo, Samn. fragment., X, XI.
GIBIBLL1 CALVOLLi ( Jcon ), médecin et littérateur italien, né à Florence, le 26 février 1C25, mort à Lorette, le 18 avril 1706. Après avoir exercé la médecine dans divers lieux d'Italie, il revint dans sa patrie, et se lia avec Antoine MagUabecchi, qui lui flunlita l'accès de la bibliothèque du grand-duc. Clnelli se livra alors à la recherdie de certains opuscules que leur utilité ne met pas toujours à l'abri de la destruction. Dès qu'il en eut découvert un certafai nombre, 11 en publia le catalogue sous le titre de BiblUyteca volante f et en donna suocesstvemcmt quatre cahiers, dont les deux premien parorent à Florence, 1678, hi-8", et les deux antres à Naples,
cnÊSiAS
1682'>1685. Le dernier contenait une note piquante contre la médecin du grand-duc. Vivement blessé, ce médedn traduisit Cindli devant les tribnnaux, et le fit condamner à retirer TédHion dn quatrième cahier et à en donner mie antre qui ne contiendrait plus la note. Cinelli quitta Florence, vh)t chercher un asile à Venise, et y publia un écrit intitulé : Giusti/leœiàane di Giowmni Cinelli; 1683, in-fol. De Venise il se rmdit à Bologne, puis à Modène, où ses amis Ini procurèrent une chaire de toscan. Le traftement qull recevait ne suffisant pas à ses besoins, il reprit l'exercice de la médecine, qull inratiqoa successivement dans différentes villea. La 5éblioteca volante , qull avait poussée Jnsqn'aa seizième cahier, fut portée an vingtième par le docteur Scanssani, qui refondit roavraga dans une nouvelle édition; Venise^ 1734, 4 voL ill-4^ Cest à Cinelli que l'on doit la 1** édition dn Malnumtilê racquistato de Lippl.
OagUardl, f to de /. Onelli CalvolU, Icwredo, ITH *ci2iÉsiAS (KiviQ<Ttac), poète dithyrambique, fils de Mélès, né à Athènes, vivaitvere 400 avant J.-C. Le scoliaste d'Aristophane le donne comme né à Thèbes, et Fabricius le croit fils d'Êvagoras ; mais ce sont là deux erreun,dont la première vient d'une confusion de personnes, l'antre d'un passage corrompu de Platon le comique. Les talents de Cinésias étaient fort médiocres, à ce qn*H semble. Le poète comique Phérécrate l'accuse d'avoir corrompu la musique; Aristophane, dans les Oiseaux f l& montre volant ven l'Olympe pour chercher dans les nuages des préludes aériens et neigeux ( àepodoWrouc "mlX vt^o^â^ouc AvdSo- Xàç). Ce n'étaient pas seulement ies ceavres de Cmésias qui prêtaient au ridicule, c'était anssi sa personne. Selon Athénée, il était si élancé et si mince, que pour soutenir son corps il était forcé de porter une sorte de corset fkit de bois de tillenl; aussi Aristophane l'appelle-t-il çOi^vov, l'hiimme de tilleul. On comprend coml^en cette taille ridicule donnait à rire aux poètes comiqiies. Cinésias se vengea de lenra plaisanteries en proposant le décret qui, vere 390, supprima la dhoragie comique. L'ancienne comédie, privée dea chœurs, cessa d'être lyrique, personneUe et politique, et après une période de transition qui dura près d'un siècle, die aboutit à la comédie nouvelle , c'est-à-dire à des critiques générales de moeurs rattachées à des hitriguea amoureuses. Cinésias, qui, par son décret sur l'abolition des chœurs comiques, contribua beaucoup à transformer l'ancienne comédie, en fut une des dernières victimes. Attaqué chaque année* par Phérécrate, Aristophane et les autres poètes comiques, il fiit mis en scène par Strattis, dans one pièce intitulée Cinésias, Son impiété et sa vie débauchée l'exposèrent à de plus sérieuses attaques. Lysias prononça contra lui deux diflcoars, dont il ne reste qu'un curieux firagment dté par Athénée. L. J.
Scotlarte d'Arlatophane, ad ffan., tl^ 4M ; «« jÊ9„
cxNËsiAS — aimA
lim. -» nttmi, O&rgias. — PliiUR|iie, ds ator, Mk.^ f ; êê SiÊptnUU, M; de MuHe^ ». ^ AUi«n«e, XIL - Salda^ as mot KivTHnac. — FaJ>ildiis, BiblMk, frœea. — Boàh, 5taat«-AaifiÂa<f. von ^CAm. — aioton, FàM kêUmUet, au années 406, SM. MT.
«GiiftTHo» (KtvaiOttv), poétd cydiqae, né à Laeédémone, TiTait, sdon Eusèbe, dans la troisième ou Olympiade, 765 avant J.-C. Il avait composé les poèmes sairants : la Télégonie (TiiXilYOvCa), histoire d'Ulysse depuis les deN niers érénements racontés dans VOdyssée, jusqu'à la movt du tiéros ; — les Généalogies ; cet ooYFBge existait encore en Tan 175 de l'ère chrétknne , comme on le Toit par les citations do Pmsanias; — THéracléide ('HpixXeia), poème lur la vie d'Hercule ; — VŒdipodie ( Oiatirodia ) : âeloD i^usîeurs critiques anciens, l'auteur de oc poème est incertain, mais une inscription antique ratiribae à Cinéthon. On a aussi quelquefois «ttrihué au même auteur la petite Iliade ( 'IXtàç luxpd).
Baaèbe, Ckronie. ofymp., s. ». - Paosanlas, III, 3; IV, t; VUI, li;IX,S. - SeoUaste d'ApoIlonlas de Rhodo, I. 1117. - SGoUasta d'Euripide, ad Phan., 17<0; ad troad., an. - Welcker, Episeher C^elu».
GIHG ABOLI (Martino), peintre, né à Vérone, en 1667, mort à Milan, en 1729. Fils d'un peintre médiocre, il parvint, à l'aide de ses seules dispositions et de quelques conseils de Giolio Car- |iioni,qui alors travafllaità Vérone, à peindre avec tm talôit remarquable de petits sujets de figures ^s de charmants paysages, et il se fit une immense réputation dans ce genre, qui tient plus de Técole flamande que de celle d'Italie.
Pouo, yUe dnf piUori venmeti, — OrlandI. ^66«-
* GlNGéTORlx , chef' gaulois, du pays de Trêve», vivait l'an 60 avant J.-C. Par jalousie et par ambition, il se mit à la tète du parti des Romains, que son beau-père, Indutiomar, combattait avec autant de patriotisme que d'habileté. A l'approche de l'armée de César, il courut, avec la plupart des nobles, se Joindre au général romain, et son rival fut contraint de se soumettre. Le proconsul, récompensant la trahison, rethit Indutioinar prisonnier, et signifia à sa nation qu'elle eût à reconnaître Cingétorix pour son magistral suprême. Mais la soumission des Tré- ▼tres ne Alt pas longue. Sollicités par l'failatipUe Intndiomar, ils se levèrent en masse, l'ao 53, et déclarèrent Cingétorix ennemi de la pàtne. Le banni se réfugia aussitôt dans le camp de Labienos , l'un des lieutenants de César, l'informa des résolutions du conseil et des plans dlndntiomar; et bientôt une sanglante défaite essuyée par ses compatriotes et la mort d'Indutiomar« tombé sur le champ de bataille, le remirent à la tète du gouvernement. Cependant les Trëvires secouèrent encore une fois le joug; mais Labienns remporta, en Tan 51, une seconde rictoire, qui soumit enfin complètement cette coa-
Céaar, BêL GaL, V. i. u, 88; VI, s.
€i!n {JeanBaptUU), littérateor italien, né à Florence, vers 1530. On a de lui : la Vedova^ comédie; Florence, lô69, in-12; — la Vita di Cosmo de* Medici, primo gran-duca di Toscana; ibid., 1611, in-4^ Poète et décorateur, Cini travailla surtout pour le thé&tre, et fit reurésenter.un grand nombre de pièces, dont quelquesunes se trouvent à la bibliothèque Magliabeochienne.
negrl/ScrtttoH /iormtM,
*ciNi ( Dominique) f antiquaire [italien, né à Santo-Marcello, près de Pistoie, le 17 février 1695, mort en septembre 1772. Il se livra à des recherches historiques sur les montagnes qui environnent Pistoie, et publia l'ouvrage suivant : Osservazioni storiche sopra Vantico stato dellemontagne Pistojese ;Florence, 1737, in-4».
Tlpaldo, Biogr, degli Italiani iUmstri, t. V, p. 4M. ciHNÂ ( Lucius Cornélius ), général romain, mort 85 ans avant J.-C. Ce nom rappelle les sanglantes commotions qui amenèrent la diute de la république romahie. Cinna fut le complice des cniautés de Marins, sans partidper à sa gloire. Patricien et né dans la gens ou maison Cornelia, dont Sylla était l'un des membres les plus illustres, Cinna se fit l'adversaire de cet homme, non moins sanguinaire que Marins. Il brigua le consulat, et fut nommé, après avoir promise SyHa de ne point agir contre sesintérèts : en adjurant Jupiter, s'il manquait à ses serments, de le chasser de la ville comme il lançait au loin la pierre qu'il tenait dans la main. Néanmoins, il était à peine entré en charge qu'il fit tout ce qui dépendait de lui pour que Sylla fût contramt de s'éloigner, et il le fit même accuser par le tribun Virginius. Lorsque Sylla se fut rendu en Asie pour combattre Mithridate, Cinna travailla aussitôt au rappel de Marius. On dit qu'il était gagné à prix d'argent ; mais, dévoré d'ambition, il lui suffisait de l'espoir de la domination pour tout oser, et il ne mit pas tout à coup ses projets à découvert D'abord il se borna à demander la mise en vigueur de la loi de Sulpicius sur l'adoption des nouveaux citoyens dans les tribus. L'autre consul, Cn. Octavius, aussi paisible que Cinna était turbulent , s'y opposa vivement, de concert avec les anciens dtoyens et la majorité des tribuns. Cinna se précipita sur les magistrats les armes è la main ; mais Octavius combattit avec violence, et fut vainqueur. Repousse jusqu'aux portes de la ville, Cmna appela è lui les esclaves; mais ils ne se laissèrent pas prendre à ses promesses de liberté, et il s'enfuit en Caropanie. Le Forum était couvert de cadavres, et Plutarque f^it monter à dix mille le nombre des tués, seulement du côté de Cinna. Sertorius, qui avait servi sous Marius, et que Sylla avait repoussé du tribunat, le suivit dans sa fUlte. Cinna, déclaré déchu du consulat, gagna les chefs de l'armée d'Appius ClandfaiSy et intéressa h sa cause les peuples dltalîe. Marius aoooonit d'Afrique avec 1,000 hommes; sa troupe te
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savait que dans toas les États où fl y a des assemblées publiques, les femmes ont>une grande influence sur le résultat des délibéiations.
Quelles conditions Cinéas oflHt-il au sénat? C*est ime question sur laquelle les auteurs ne sont point d^accord. Zonare s'exprime à ce sujet d'une manière très-vague. Plutarque fait dire è Cinéas que Pyrrhus promettait d'aider les Romains à conquérir toute lltaUe, et qu'il ne demandait antre chose que leur amitié pour luimême et des garanties pour^ses alli6i les Tarentins. Mais ce prince n'aurait pu faire de telles propositions sans se déshonorer, et le sénat n'aurait«eu aucune raison de les rejeter. VEpitome de Tite-Live n'est pas plus vraisemblable lorsqu'il dit que Cinéas demandait seulement que Pyrrhus fût admis à Rome, afin d'y traiter luimême avec le sénat. C'est dans Appien qu'il faut chercher les véritables conditions proposées par Cinéas : la liberté des Grecs devait être solennellement reconnue, et Rome devait restituer tout ce qu'elle avait enlevé aux Brutiens, aux Apuliens et même aux Samnîtes. De pareilles propositions étaient inadmissibles. Appiu;; l'aveugle, qui depuis tongtemps vivait dans la retrait, se fit transporter au sénat en litière, et son éloquente indignation fit rejeter les offres de Cinéas. L'amba^adeur reçut ordre de sortir de la ville le jour même et d'aller dire à son maître que les Romains lui feraient une guerre irréconciliable jusqu'à ce qu'il fàt sorti de l'Italie. De retour auprès de ce prince, il déclara qu'il n'avait jamais vu un peuple comme les Romains; que leur ville lui avait paru un temple, leur sénat une assemblée de rois. Deux ans après, en 278, lorsque Pyrrhus voulut passer en Sicile , il chargea Cinéas d'aller à Rome renouer les négociations. Le sénat déclara pour la seconde fols qu'il ne signerait la paix qu'après l'évacuation de ntalic; mais il accepta l'échange des prisonniers, et consentit à conclure un armistice. Cinéas partit aussitôt après pour la Sicile, afin d'aplanir les voies à Pyrrhus. Son nom ne reparaît plus dans Hiistolre. 11 mourut probablement avant le retour de Pyrrhus en Italie.
Plutarque, Pyrrhus, ta, M, tt. — TUc-Uve, XXXIV, i. - PlInc, Uist. nat., XIV, it. - Appleo, Samn. fragment.^ X, XI.
GIBIBLL1 CALVOLLi (Jean), médecin et littérateur italien, né à Florence, le 26 février 1C25, mort à Lorette, le 18 avril 1706. Après avoir exercé la médecine dans divers lieux d'Italie, Il revint dans sa patrie, et se lia avec Antoine MagUabecchi, qui lui flunlita l'accès de la bibliothèque du grand-duc. Clnelli se livra alors à la recherdie de certains opuscoles que leur utilité ne met pas toujours à l'abri de la destruction. Dès qu'il en eut découvert un certain nombre, n en publia le catalogue sous le titre de Biblioteca volante, et en donna successivemimt quatre cahiers, dont les deux premiers parurent à Florence, 1678, hi-8°, et tes deux antres à Naples,
cnÊSiAS
i682'>i685. Le dernier contenait une note piquante contre le médecin du grand-duc. Vivement blessé, ce médecin traduisit Cinelli devant les tribunaux, et le fit condamner à retirer l'éffition dn quatrième cahier et à en donner mut antre qui ne contiendrait plus la note. Cinelli quitta Florence, viqt chercher un asile à Venise, et y publia un écrit Intitulé : Giusti/leœiàone di GUh vanni Cinelli; 1683, in-fol. De Venise il se rmdit à Bologne, puis à Modène, où ses amis lui procurèrent une chaire de toscan. Le traHement qull recevait ne suffisant pas à ses besoins, H reprit l'exercice de la médecine, qu'il pratiqua successivement dans différentes villes. La 5éblioieca volante , qu'il avait poussée jnsqn'aa seizième cahier, fut portée an vingtième par le docteur Scanssani, qui refondit Tonvraga dans une nouvelle édition; Vem'se, 1734, 4 vol. i&4^ C'est à Cinelli que l'on doH la 1** édition dn Malnumtile racquistato de Lippi.
Oagllardl, rte de J. Onelli CalvolU, noTcredo, ITH *cinÉsiAS (KiviQ<Tiac), poète dithyraoïbiqDe, fils de Mélès, né à Athènes, vivaitvers 400 avant J.-C. Le scollaste d'Aristophane le donne comme né à Thèbes, et Fabriclus le croit fils d'Évagoras ; mais ce sont là deux erreurs,dont la première vient dHme confusion de personnes, Tantre d'un passage corrompu de Platon le comique. Les talents de Cinésias étaient fort médiocres, è ce qntl semble. Le poète comique Phérécrate l'aecose d'avoir corrompu la musique; Aristophane^ dans les Oiseaux, 1& montre volant vers l'Olympe pour chercher dans les nuages des préludes aériens et neigeux ( àepodov^rouc xftl viço^oXouc db^o^ Xàç). Ce n'étaient pas seulement les ceavres de Cinésias qui prêtaient au ridicule, c'était aussi sa personne. Selon Athénée, il était si élaneéet si mince, que pour soutenir son corps il était forcé de porter une sorte de corset UM de bois de tilleul ; aussi Aristophane l'appelle-t-il çiX^vov, Phumme de tilleul. On comprend oomMen cette taille ridicule donnait à rire aux poètes oomiqpes. Cinésias se vengea de leurs plaisanteries en proposant le décret qui, vers 390, supprima la cAoragie comique. L'ancienne comédie, privée des chœurs, cessa d'être lyrique, personnelle et politique, et après une période de transition qui dura près d'un siècle, elle aboutit à la comédie nouvelle , c'est-à-dire à des critiques générales de monirs rattachées à des intrigues amoureuses. Cinésias, qui, par son décret sur IVibolition des chcBurs comiques, contribua beaooonp à transformer l'ancienne comédie, en fut une des dernières victimes. Attaqué chaque année* par Phérécrate, Aristophane et les autres poètes comiques, il fiit mis en scène par Strattis, dans une pièce intitulée Cinésias, Son impiété et sa vie débauchée l'exposèrent à de plus sérieuses attaques. Lysias prononça contre lui deux discoars, dont il ne reste qu'un curieux fragment dté par Athénée. L. J.
8colla«te d'ArlAtopbane, aA ItaR., fl^ 4M ; ma jÊ9.,
cxNËsiAS — aimA
im . ^ Ptaton, O&rgias. — Plattrqne, de Gtor. Mk.^ s ; êê SuperiUL, lO; de Musie,, ». ^ AUién«e, XIL - 8b>4m, au mot Kiwialoc. — Fabrldut, BiblMk, frœea. — Boàh, 5taat«-MniiÂalf. von ^Men. — aioton, FàM JMIflilH, au années 406, S88. MT.
«GliftTHO» (Ktvai6«>v), poétd cycUqae, né à Laoédémone, Tivait, selon Eusèbe, dans la troisième ou Olympiade, 765 avant J.-G. Il avait composé les poèmes suivants : la Télégonie (TiiXiiYOv(a), histoire d'Ulysse depuis les derniers érénements racontés dans VOdyssée^ jusqu'à la movt du héros; — les Généalogies ; eet ooYFBge existait encore en Tan 175 de l'ère chrétknne, comme on le voit par les citations de Pmsam'as; — THéracléide ('HpixXeia), poème lur la vie d'Hercule ; — VŒdipodie ( OtStirodCa ) : âeloD i^usieurs critiques anciens, l'auteur de oc poème est incertain, mais une inscription antique Tattribue à Cinéthon. On a aussi quelquefois «ttrihué au même auteur la petite Iliade ( 'IXiàç luxpd).
Buaèbe, ChnmUc. olfmp,, s, 4. - Panianlas, III, S; lY, S; ¥UI, H; IX, 1. - Seollatte d'Apolloalos de Rhode», I. 1117. - SGoUaaU d'Euripide, ad Phan^ 1760; ad troad.^ Ml. - Welcker, Epi$eher exclut.
GMGABOLI {Martino), peintre, né à Vérone, en 1667, mort à Milan, en 1729. Fils d'un peintre médiocre, il parvint, à l'aide de ses seides dispositions et de quelques conseils de Giolio Carpioni,qui alors travafllaità Vérone, à peindre avec tm talôit remarquable de petits SDÛets de figures ^s de charmants paysages, et il se fit une immense réputation dans ce genre, qui tient plus de Técole flamande que de celle d'Italie.
Pouo, FUe d/if pittoH veronesi, - Orlandl, AbUctdùriù,
*GlXGéTORix, chef' gaulois, du pays de Trêve», vivait l'an 60 avant J.-C. Par jalousie et par ambition, il se mit à la tète du parti des Romains, que son beau-père, Indutiomar, combattait avec autant de patriotisme que d'habileté. A l'approche de l'armée de César, il courut, avec la piuiNirt des nobles, se joindre au général rom^, et son rival fut contraint de se soumettre. Le proconsul, récompensant la trahison, retfait Indutiomar prisonnier, et signifia à sa nation qu'elle eût à reconnaître Gingétorix pour son magistral suprême. Mais la soumission des Tré- Tires ne Alt pas longue. SoUicités par l'faifati- Eable Intndiomar, ils se levèrent en masse.
Pan 53, et déclarèrent Gingétorix ennemi de la iiatrie. Le banni se réfugia aussitôt dans le camp de Labienns , l'un des lieutenants de Gésar, llnfbnna des résolutions du conseil et des plans dlndutiomar; et bientôt une sanglante défaite essuyée par ses compatriotes et la mort dlndutiomar, tombé sur le champ de bataille, le remirent à la tète du gouvernement. Cependant les Trëvires secouèrent encore une fois le joug; mais Labienns remporta, en Tan 51, une seconde vîdoire, qui soumit enfin complètement cette cour^gense nation.
Céaar, BeL CaL, V, t, U, 19; Vf, s.
cim (Jean-Baptiste), littérateur italien, né à Florence, vers 1530. On a de lui : la Vedova^ comédie; Florence, 1569, in-12 ; ^ la Vila di Cosmo de^ Medici^ primo gran-duea di Toscana; ibid., 1611, in-4^ Poète et décorateur, Chii travailla surtout pour le théâtre, et fit reurésenter.un grand nombre de pièces, dont quelquesunes se trouvent à la bibliothèque Magliabeochienne.
negrl/ScrtttoH JU>r«rMni.
*ciiii {Dominique), antiquaire [italien, né à Santo-Marcello, près de Pistoie, le 17 février 1695, mort en septembre 1772. Il se livra à des recherches historiques sur les montagnes qui environnent Pistoie, et publia l'ouvrage suivant : Osservazioni storiche sopra Vantico stato dellemontagne Pistojese /Florence, 1737, in-4*.
Tlpaldo, Bioçr, dêgli Italiani iUustri, i, V. p. »68. ciNNA (Lucius Cornélius), général romain, mort 85 ans avant J.-G. Ge nom rappelle les sanglantes commotions qui amenèrent la diute de la république romaine. Ginna fot le complice des cniautés de Marins, sans participer à sa gloire. Patricien et né dans la gens ou maison Comelia, dont Sylla était l'un des membres les plus illustres, Ginna se fit l'adversaire de cet homme, non moins sanguinaire que Marins. Il brigua le consulat, et fut nommé, après avoir promis à SyHa de ne point agir contre ses intérêts : en adjurant Jupiter, s'il manquait à ses serments, de le chasser de la vflle comme il lançait au loin la pierre qu'il tenait dans la main. Néanmoins, il était à peine entré en charge qu'il fit tout ce qui dépendait de lui pour que Sylla fût contraint de •'éloigner, et il le fit même accuser par le tribun Virginius. Lorsque Sylla se fut rendu en Asie pour combattre Mittuidate, Ginna travailla aussitôt an rappel de Marius. On dit qu'il était gagné à prix d'argent; mais, dévoré d'ambition, il lui suifisait de l'espoir de la domination pour tout oser, et il ne mit pas tout à coup ses projets à découvert D'abord il se borna à demander la mise en vigueur de la loi de Sulpicius sur l'adoption des nouveaux citoyens dans les tribus. L'autre consul, Gn. Octavius, aussi paisible que Ginna était turbulent , s'y opposa vivement, de concert avec les anciens citoyens et la majorité des tribuns. Ginna se précipita sur les magistrats les armes à la main ; mais Octavius combattit avec violence, et fut vainqueur. Repousse jusqu'aux portes de la ville, Gmna appela è lui les esclaves; mais ils ne se laissèrent pas prendre à ses promesses de liberté, et il s'enfuit en Garopanie. Le Forum était couvert de cadavres, et Plutarque fait monter à dix mille le nombre des tués, seulement du cèté de Ginna. Sertorius, qui avait servi sous Marius, et que Sylla avait repoussé du tribunat, le suivit dans sa ftilte. Ginna, déclaré déchu du consulat, gagna les chefs de l'armée d'Apphis Glandlosy et Intéressa h sa cause les peuples dltalie. Marina aoooonit d'Afrique avec 1,000 hommes; sa troope te
e08 GINËAS —
savait que dans toas les États où fl y a des assemblées pobUqueSy les femmes ont > une grande influence sur le résultat des délibérations.
Quelles conditions Cinéas o(fK^U an sénat? C'est tme question sur laquelle les auteurs ne sont point d*accord. Zonare s'exprime à ce sv^ei d'une manière très-vague. Plutarque fait dire à Cinéas que Pyrrhus promettait d'aider les Romains à conquérir toute l'Italie, et qu*il ne demandait autre chose que leur amitié pour luimême et des garanties pourises allié» les Tarentins. Mais ce prince n'aurait pu faire de telles propositions sans se déshonorer, et le sénat n'aurait«eu aucune raison de les rejeter. VEpitome de Tite-LIve n'est pas plus vraisemblable lorsqu'il dit que Cinéas demandait seulement que Pyrrhus fût admis à Rome, afin d'y traiter luimême avec le sénat. C'est dans Appien qull fiuit chercher les véritables conditions proposées par Cinéas : la liberté des Grecs devait être solennellement reconnue, et Rome devait restituer tout ce qu'elle avait enlevé aux Brutiens, aux Apuliens et même aux Samnîtes. De pareilles propositions étaient inadmissibles. Appius l'aveugle, qui depuis tongtcmps vivait dans la retraite, se fit transporter au sénat en litière, et son éloquente indignation fit rejeter les offres de Cinéas. L'ambas^eur reçut ordre de sortir delà ville le jour même et d'aller dire à son maître que les Romains lui feraient une guerre irréconciliable jusqu'à ce qu'il fàt sorti de l'Italie. De refour auprès de ce prince, il déclara qu'il n'aVait jamais vu un peuple comme les Romains; que leur ville lui avait paru un temple, leur sénat une assemblée de rois. Deux ans après, en 278, lorsque Pyrrhus voulut passer en Sicfle , il chargea Cinéas d'aller à Rome renouer les négociations. Le sénat déclara pour la seconde fois qu'il ne signerait la paix qu'après l'évacuation de l'Italie; mais il accepta l'échange des prisonniers, et consentit à conclure im armistice. Cinéas partit aussitôt après pour la Sicile, afin d'aplanir les voies à Pyrrhus. Son nom ne reparaît plus dans riiistoire. Il mourut probablement avant le retour de Pyrrhus en Italie.
Plutarqae, Pyrrhus, 18, M, tt. — TUe-Ufc, XXXIV, 4. - PUne, Hist. not., XIV, lî. - Appien, Samn. fragment., X, XI.
ciNBLLi CALTOLLi ( Jeon ), médecin et littérateur italien, né à Florence, le 26 février 1625, mort à Lorette, le 18 avril 1706. Après avoir exercé la médecine dans divers lieux d'Italie, il revint dans sa patrie, et se lia avec Antoine Magliabecchi, qui lui fodllta l'accès de la biblio- Uièque du grand-duc. Cinelli se livra alors à la rechcrclie de certains opuscides que leur utilité ne met pas toujours à l'abri de la destruction. Dès qu'il en eut découvert un certain nombre, fl en publia le catalogue sous le titre de Biblioteca volante, et en donna successivement quatre cahiers, dont les deux premiers pamrent à Florence, 1678, fai-8", et les deox antres à Naples,
CTfÉSIAS
1682'>1685. Le dernier contenait mie note piquante contre le médecin dn grand-duc. Vivement blessé, ce médecin traduisit Cinelli devant les tribunaux, et le fit condamner à retirer TéditioB dn quatrième cahier et à en donner une antre qui ne contiendrait plus la note. Cinelli quitta Florence, viqt chercher on asile à Tenise, et y pnblU un écrit btitulé : GiusH/leaÉlonê dî Giovanni Cinelli; 1683, in-fol. Do Venise fl se rendit à Bologne, puis à Modène, où ses amis lui procurèrent une chaire de toscan. Le trattODMnt qu'il recevait ne suffisant pas à ses besoins, I reprit l'exerdoe de la médecine, qu'Upratiqaa successivement dans dilTérentes villes. La Mblioteea volante , qu'il avait poussée jnsqn'u seizième cahier, fut portée an vingtième par le docteur Scanssani, qui refondit Tonvraga dans nne nouvelle édition; Vem'se, 1734, 4 vol. in4*. Cest à CineUi que l'on doit la l*" édition dn Malmantile racquistato de Lippi.
Oagllardl, f^ie dé J, OnêlU CalvotU, lOTcredo. ITM. *ci2iésiAS (Kivi^(Ttac), poète dithyrambiqne, fils de Mélès, né à Athènes, vivaitvers 400 avant J.-C. Le scoliasted'AristoiÂiane le donne comme né à Thèbes, et Fabridus le croit fib d'Évagoras; mais ce sont là deux erreurs,dont la première vioit d*une confusion de personnes, l'antre d'un passage corrompu de Platon le comique. Les talents de Cinésias étaient fort médiocres, à ce qn'fl semble. Le poète comique Phérécrate l'aecnse d'avoir corrompu la musique; Aristophane, dans les Oiseaux, lo montre volant vers l'Olympe pour chercher dans les nuages des préludes aériens et neigeux ( àfpodov^JTouc xal vtfo6dXouc &vafoléui). Ce n'étaient pas seulement les cenvres de Cfaiésias qui prêtaiôit au ridicule, c'étidt aussi sa personne. Selon Athénée, il était si élancé et si mince, que pour soutenir son corps il était forcé de porter une sorte de corset foit de bois de tilleul; aussi Aristophane l'appeDe-t-il çOiOpivov, Phomnie de tilleul. On comprend combien cette taiUe ridicule donnait à rire aux poètes oomiqpes. Cinésias se vengea de leurs plaisanteries en proposant le décret qui, vers 390, supprima la cko^ ragie comique. L'ancienne comédie, privée des chœurs, cessa d'être lyrique, personnelle et politique, et après une période de transition qui dura près d'un siècle, elle aboutit à la comé^ die nouvelle , c'est-à-dire à des critiques générales de mcnirs rattachées à des intrigues amoureuses. Cinésias, qui, par son décret sur TaboUtion des choeurs comiques, contribua beaucoup à transformer l'ancienne comédie, en fut nne des dernières victimes. Attaqué chaque année' pnr Phérécrate, Aristophane et les autres poètes comiques, il fiit mis en scène par Strattis, dans nne pièce intitulée Cinésias, Son impiété et sa vie débauchée l'exposèrent à de plus sérieuses attaques. Lysias prononça contre lui deux diflcours, dont fl ne reste qu'un curieux firagment dté par Atiiénée. L. J.
Scollatte d'Artatopbane, aà Rmu, ll^ M»; «I ifftu,
CH^US ^ C1NNA
im. — Mtloa, O&irgku, — PlaUrqtie, dé Ctor. Mk,, s ; 4* Sv^gnUL, M; il« Musie^ ». ^ AUiénte, XII. - SaldM, aa uot KiVTiatac* — FaJtrldiu, BiblMk. fiWM. - Bcekk, 5taati-]kaiiiJhalt von ^Mm. — CUntoo, #taM AfllMld. aox années 406. M8, MT.
«GilfA'nioir (KtvatOwv), poète cyclique, né à Laoédémone, Tivait, selon Easèbe, dans la troiaième on Olympiade, 765 avant J.-C. 11 avait eomposë les poèmes solvants : la Télégonie (TiiXirrovCa), histoire d'Ulysse depuis les derniers événements racontés dans VOdyssée, jnsqa'à la mort da héros ; — les Généalogies ; cet ouvrage existait encore en l*an 175 de Tèrc chréttame, comme on le voit par les citations de Pansanias; — THéracléide ('HpdxXsia), poème MIT la vie d*Hercale ; — YŒdipodie ( OiStiiodCa ) : idoii plusîeQrs critiques anciens, Tantenr de ce poème est incertain, mais nne inscription antique rattrflme à Cinéthon. On a aussi quelquefois attribué au même auteur la petite Iliade ( 'J>i&ç Ittxpd).
Boaèbe, Ckronke. otymp., s, ». — l^anianlat, III, 3; IV, 9; VUI, M}IX,I. - SeoUaste d'ApolIonlni de RhodeR, I. ISVT. - ScoUaUe d'£orlplde. ad Pkan,, 1760; ad 7ro«4., an. - Wekker. Epischer Cyelu*.
GM6AMOL1 {Martino), peintre, né à Vérone, en 1667, mort à Milan, en 1729. Fils d*un peintre tnédlocre, il parvint, à l'aide de ses seules dispositions et de qudques conseils de Giulio Car- |ifioni,qui alors travaillait à Vérone, à peindre avec un talôit remarquable de petits sujets de figures dans de charmants paysages, et il se fit une iminesse réputatÎDn dans ce genre, qui tient plus de Técole flamande que de celle d'Italie.
Pouo. rue dnf pUtori vtronsti. — Orlaudi. Abbé' cfdwrio,
* ciNOéTOAix , chef' gaulois, du pays de Trêve», vivait l'an 60 avant J.-C. Par Jalousie et par ambition, il se mit à la tète du parti des Romains^ que son beau-père, Indutiomar, combattait avec autant de patriotisme que d'habileté. A l'apiooche de l'armée de César, il courut, avec la plupart des nobles, se joindre au général romain, et son rival fut contraint de se soumettre. Le proccmsul, récompensant la trahison, retint IndutiMnar prisonnier, et signifia à sa nation qu'elle eût à reconnaître Cingétorix pour son magistrat suprême. Mais la soumission des Tré- Tires ne Alt pas longue. Sollicités par l'hifatigable Intiidiomar, ils se levèrent en masse.
Tan 53, et déclarèrent Cingétorix ennemi de la patrie. Le banni se réfugia aossitôt dans le camp de Labieims , l'un des lieutenants de César, l'hiforma des résolutions du conseil et des plans dlndntiomar; et bientôt une sanglante défaite essuyée par ses compatriotes et la mort d'Indutiomiar, tombé sur le champ de bataille, le remirent à la tète du gouvernement. Cependant les Trévires secouèrent encore une fois le joug; mais LabioDus remporta, en l'an 51, une seconde ylcioire, qui soumit enfin oompléteinent cette ooarageuie nation.
Ceaar, BeU Cal,, V, s, u, B8; VI, s.
Gim {Jean-Baptiste), littérateur italien, né è Florence, vers 1530. On a de lui : to Vedova, comédie; Florence, 1509, in-12 ; — to Vita di Cosmo d^ Mediciy primo gran-duca di Toscana; ibid., 1611, in-4^ Poète et décorateur, Cini travailla surtout pour le thé&tre, et fit reurésenter.un grand nombre de pièces, dont quelquesunes se trouvent à la bibliotbèque Magliabeochienne.
negrU'Sermori MraMHi.
*aifi { Dominique) f antiquaire {italien, né à Santo-Marcello, près de Pistoie, le 17 février 1695, mort en septembre 1772. Il se livra à des recherches historiques sur les montagnes qui environnent Pistoie, et publia l'ouvrage suivant : Osservazioni storiche sopra Vantico stato dellemontagne Pistojese ; Florence, 1737, in-4".
Tlpaido, Bioffr, degli ItalioM ilUutri, t. V. p. M8.
GINNÂ ( Lucius Cornélius ), général romain, mort 85 ans avant J.-C. Ce nom rappelle les sanglantes commotions qui amenèrent la cliute de la répuUique romame. Chma fut le complice des cruautés de Marius, sans partidper à sa Ivoire. Patricien et né dans la gens ou maison Cornelia, dont Sylla était l'un des membres les plus illustres, Cinna se fit l'adversaire de cet homme, non raobs sanguinaire que Marius. U brigua le consulat, et fut nommé, après avofar promis à Sylla de ne point agir contre ses intérêts : en adjurant Jupiter, s'il manquait à ses serments, de le chasser de la ville comme il lançait au loin la pierre qu'il tenait dans la main. Néanmoins, il était à peine entré en charge qu'il fit tout ce qui dépendait de lui pour que Sylla fût contraint de s'éloigner, et il le fit même accuser par le tribun Virginius. Lorsque Sylla se fut rendu en Asie pour combattre Mithridate, Cinna travailla aussitôt au rappel de Marius. On dit qu'il était gagné k prix d'argent; mais, dévoré d'ambition, il lui suffisait de l'espoir de la domination pour tout oser, et il ne mit pas tout à coup ses projets à découvert D'abonl il se borna à demander la mise en vigueur de la loi de Sulpicius sur l'adoption des nouveaux citoyens dans les tribus. L'autre consul, Cn. Octavius, aussi paisible que Cinna était turbulent , s'y opposa vivement, de concert avec les anciens citoyens et la majorité des tribuns. Cinna se précipita sur les magistrats les armes à la main ; mais Octavius combattit avec violenoe, et fut vainqueur. Repousse jusqu'aux portes de la ville, Cinna appela à lui les esclaves; mais ils ne se laissèrent pas prendre à ses promesses de liberté, et il s'enfuit en Campanie. Le Forum était couvert de cadavres, et Plutarque fait monter à dix mille le nombre des tués, seulement du côté de Cinna. Sertorius, qui avait servi sous Marius, et que Sylla avait repoussé du tribunat, le suivit dans sa ftalte. Cinna, déclaré déchu du consulat, gagna les chefs de l'armée d'Appius Clandhis» et intéressa à sa cause les peuples d'Italie. Marins accourut d'Afrique avec 1,000 hommes; sa troupe ae
CrNTIL4 — CIPTO
eic;.
iftt célèbre «lani^ les fa^U^ de la narigation, montrait d'autant plus de courage en prenant part aux explorations maritimes qui se multiplii&ent alors, qu'il ne savait point nager. En Tannée même où il périt, Cintra découvrit la baie qui porte son nonf avant le Rio do Curo, le long de la câte d'Afrique, encore si peu explorée; elle fut appelée Angra de Gonçalo de Cintra, et Orteliug la figura dès le seizième siècle dans son recueil de cartes , en altérant la première dénomination et en désignant cette ré^n sous le nom de golfe de Concintra, Ce fut en entrant dans une lagune de l'Ile d'Arguim que son navire, resté à sec durant la marée basse, fut assailli par les noirs. Cintra périt alors avec plusieurs de ses compagnons. Ferdinand Denis.
Gomez Ëannez de Ainrari, Conquista dé Guiné, o#> Poritiçuezes em 4/rica, AsUt. Alwterica 9 Ocebonta» obra ekusica; Lliboi, 1849, ln-8«. 1. 1 (renfermant U t« édlt de l'Indice ehronoloçieo du cardinal Saralf a ).
^ciifvzzi {Marie- Antoine), traducteur italien, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. On de lui : il Rapimento di Proserpina di Clatidiano, tradotto; 1542, et Venise, 1008; — il Prometeo d'Eschilo, en manuscrit au Vatican. Peut-être ce Cinuzzi est-U le même que le Cinuzzi de Sienne, auteur de TouTrage intitulé : délia Disciplina milUare antica e modema^ di nuovo ampliata; Sienne, 1620, iB-4<*.
Paftonl, Bibl. dêgli voigariat.
ciOFANO (Hercule) i philologue et poète italien, natif de Snlmone, vivait dans la preniière moitié du seizième siècle. Ses principaux ouvrages sont : Observationes in Ovidii Métamorphoses; Venise, 1575, in-S**; — Vita Ovidiif imprimée avec des notes, et UrMs Sulmonx descriptio; Anvers, 1583, in^"*; et dans l'édition d'Ovide; Francfort, 1601, in-fol. ; dans l'édition donnée par Burmann, 1727, 4 vol. in-4°; — Adverbia localia\ Sulmone, 1584, ln-4'>.
Toppi, Bihl. napoUtana. — Balllet,/«9iawntf dêt mvanti. • ■
ciON AGGi ( François ), littérateur italien, né à Florence, le 13 nov^nbre 1633, mort le 15 mars 1714. Ses principaux ouTrages sont : Vita d*Ant..Coltellinit k la tète des Osservazioni di Creanze ; 1675, in-12 ; — Saggio délia /avellatoria : 1679 , in-12 ; ouvrage estimé et souvent réimprimé ; ^ une bonne édition de Rime sacre de Laurent de Médicis, de Lucrèce Tomabnoni, la mère, et de deux antres Médicis; Florence, 1680, in-4**; — Discorso delV origine eprogressi del canto ecclesiasticoy en tète du Coutore addottrinato de Coferati ; ibid., 1682.
Negrf, Seritt. JtorenL — Fétti, Biographie uMtenêUe dêt muâieient.
Cions. Voy, Orcagna.
GiPiBRRB OU siPiMmmuUPhiHhert rfeMAK- •ILLT, seigneur de), gouverneur et guerrier français, né dans le Maçonnais, mort à Liège, en septembre 1566. H dut aux Golfes son élévation. Après avoir servi avec distinction sous
Henri n, il Ait nommé, % la feoomnniidatkMi àm ses patrons, gouverneur du duc d*Oriéans, de^ pois Charles ;iX, qui le fit ensuite premier look-. tilhomme de sa chambre, et lui donna les gMR« vemements de l'Orléanais et dn Berry. « Celait:^ dit de Thou, un homme de bien et un grand e^. pitaine, qui n'avait rien de plus à cœur que; l« gloire de son élève et la tranquillité de l'âat » Si Chartes DC , sur le trtee , ne suivit pas le» leçons de son ancten gooTeneur, ce ftit, seloa Brantôme, parce que le maréchal de R^ hii & oublier la bonne nourriture que M avait donnéo te brave Cipierre.
De Thon, HUt. mnivêneUe, -<• Le Bat, DIeL «MfC * la France.
GiPiBREB ( René de Satob, plus oomm soos le nom de), fils de Claude de SaYOie, gowrvnenr et grand-sénéchal de Prorenoe, mort à Fréjns, en 1567. n embrassa, sous Charles IX, le inrti des hugm»ots, fit des levées en Provom par ordre du prince de Condé, combattit tvee Crussol d'Ader, Mouvans, Cénita, etc., et assista à la prise de Nîmes et de MontpdIier.Si conduite lui attira la haine de son profire frère, le comte de Sommertve. H reyenait de Nlee, où il était allé saluer le duc de Savoie, son panai, quand il (ht assassiné dans Fr^, par un parti de ses ennemis, qui d'abord lui avaient Iwhi, aux environs de cette ville, une emboaeade à laquelle il ayait échappé. On ne doota point que la cour et le comte de Sonunerhre n'enamtordonné et préparé ce meurtre.
Méxeral, HigL de fVtnie«.-De Ttoo, JNfC — Iwriitfii ~ Le Bas, DieLenegeLdetaPranee,
GiPRiANi {Giovanni-Battisia)^ peintre et grayeur, né à Florence, en 1732 , d'âne CuniDe originaire de Pistme, mort à Londrea, en 1790. nfut élève de Gaetano GabUanf, et devint^ son école très-habile dessinateur. Dans sa jeaneasa, il peignit à Pistoie dans l'abbaye de SoMia-MRchele in Pelago deux tableaux reptéacn ta n t Grégoire Vil f pape f eiSanto Tetauro. Ces 4»yrages font regretter que Cipriani ne ae soit pas adonné davantage à la peinture. H avait contracté à Florence une intime amitié ayee rexedlent graveur Bartolozzi; celni^, ae trouvant à Londres accablé de travaux, appela aon ami auprès de lui, et de ce jour Cipriani quitta le piiceau pour le burin. Ses planches te pHia ertimées sont plusieurs portraits de penomnages du temps de Cromvjell, la Mère ef te Flis, composition, la Mort de Cléopaire^ d'aprti Boh yenuto CeUini, enfin la Descente du Soêmi-Esprit, d'après Domenioo GabbianL K. B— a.
Or^^odl, jébàeeedario. - Luid. Storiê fMteHM.- Tleoul, INfionorio.
*GIPfTS on GlPPfJS «BSUGim
romain, vivait vers 240 avant J.-O.
par un évâiement merreffleux pruntons le récit k Talère Maxime. « An moment, dit cet historien, où le pr<1tmT Gmnffm Cipus sortait de Borne en ooatome de gacn^ ils*opéra en lui un prodigB dîme eapèoe si^gn-
Ileat
iir
CIPUS -« GIRILLO
11^ w et tncoiHHiet 11 M poussa saMtement sur la M^^te comme des oornes. Les araspices déclarèrent «^u*Q serait roi s'il rentrait dans la ville. Poor ^inpècher Teffet de cette prédiction , il se oon- . liû-mème à un exil perpétuel, résolution » et plus glorieuse que le règne des rois de Rome. En mémoire de cet événevnent, une tête d'airain fut incrustée dans la porte ^vr où sortit Genudus, et fut appelée Baudus- ^uianOy du nom de Mauderaj donné autrefois à la moniiaie d'airain. »
VaUre Maitoe. V, 6. - Ofide, Metam., XV, Ml, etc. —:111m. Uiât..nat„ XI. t7.
GIBGIGAÂNO. Foy. POMIRAlfCIO.
ciRBT (Jean de), théologien français, natif de DQon, mort le 27 décembre 1503. U entra dans Tordre de Clteaux, et en devint général en 1476. Ses principaux ouvrages sont : Capitulum gmeraU Ci8terciense;lHi(m, 1490; — Collectio prMlegknntmordinisCisterciensisiiïÂd., 1491, in-4*; Anvers, 1630 ; — CompendHtm sanctorumordinisCistereieTisis; ibid., in-4^
Fipnioii, BMioth. des autêun de Bourgogne — De VlMh, M*MoM. teript, onLlCittereientis.
GIEILLO (Bernardin), historien italien, né à AqnOa, vers 1500, mort le 15 juillet 1575. H fut socœssiveme&t secrétaire de la chambre royale à Naples, protonotaire et secrétaire apostoUque à Rome, archiprètre de la Santa-Casa de Lorette, chanoine de Sainte-Bfarie-Majeure , et oommandenr de l'hôpital du Saint-Esprit in Soxio. On a de lui : GU annali délia cUtà delV AquUa^ can Fhistoria del suo tempo; Rome, 157O9 in-4*-, — Sur la décadence de la mi/h tique d^église, en italien.
Topvl. BIM. napoUt, - PoMe?lo, jipparatu» ioeer,
*€amiLLO (Joseph' Pcucal), jurisconsulte ttalieB, né à Grumo, dans le diocèse d'Aversa, en 1709, mort à Maples, le 20 avril 1776. Après avoir étndîé sous la direction de Nicolas Capasso, il occupa en 1729 la chaire de droit canon et en 1732 celle de droit dvil. En 1738 il fut appelé à proliBSier le droit municipal. H eut le titre de secrétaire de la commission du nouveau code carolin, ' et se fit partout remarquer par son talent on- Uàn, Il Ait honorablement accueilli par le pape Pie VI, lorsqu'il se rendit à Rome, où il mourut. Ses principaux ouvrages sont : Ad libr, IV Instu, ei9. Commentant perpetuui ; Naples, 1737-1738, ln-4<»; — Ossenmioni sul trattato diL.A. Muratori dei D^etti délia giurisprudmuM; 1743, in-a"; — Codex legum neapo- Uiamarwn; 1789, în-8^; — ùratio de jure feudaii; 1754, iii4«; — le Noxxe di Brcole ed Sbbe, dramma; 1740; ^ le Poésie di F. Lorenwinit Eagguagli deW Aecademia degli (hioH, 1744.
BUrmm poêtieif Naplo, im. lo-S*.
CIRILLO {Nicolas), médecin et physicien flaHai, né près de Naples, en 1671, mort à Naples, ea 1734. n fut professeur à l'université de sa viOe natale et associé de la Société royale ^
de Londres. Ses principaux outrages sont : wam Dissertation sur Vusage de Veau froide dans les fièvres ; dans les Transactions phiUhsophiçues^ vol. XXXVI; — Mémoire sur les tremblements de terre ; dans les Transactions philosophiques, vol. XXXYIII; — deux dis* sertations, l'une 5ur le fer, et l'autre Sur le vifargent ; — Consultations ; Naples, 1738.
Sorau, rie de Cirillo, en tête des ContuUattoni. — JOeher, jiUgem. Getekrtet^'LBxieen,
CIRILLO (Dominique) , médecin et écrivain n^wlitain, né à Grugno, en 1734, mort à Naples, en 1799. Tout jeune encore, il obtint au concoure une chaire de botanique, que laissait vacante la mort du professeur PediUo. Quelques années après , il fit un voyage en France et en Angleterre. A Londres , il fut reçu membre de la Société royale ; à Paris , il fut accueilli par toutes les célébrités littéraires de l'époque, et devint l'ami de BuCTon , de D'Alembert, de Diderot. A son retour à Naples, il Ait nommé professeur de médecine pratique, puis de médecine théorique. Sa réputation lui vahit d'être médecin de la cour; mais Q ne négligea jamais sa véritable clientelle , les indigents.
Déjà, à cette ^oque, malgré la multiplicité de ses occupations, Cirillo avait publié divers ouvrages sur la botanique ; par la suite, son esprit fécond et mfotigable trouva encore des loisire suffisants pour se signsler, presque chaque année, par l'apparition d'une œuvre nouvelle. Tous ses écrits dénotent un esprit juste et observateur, une intelligence profonde, une sgence éclairée , en même temps qu'une douce phflosophie et un constant senthnent d'amour pour l'humanité. Les uns sont en latin , les autres en italien; ils traitent en général de la médecine et des sciences natureDes. L'un d'eux , une Entomologie napolitaine , est accompagné de planches dessinées par Cirillo lui-même. A ce sujet , on doit rappeler que Linné, dans son Système de la nature, déclare devoir à Cirillo la connaissance de plusieure insectes. Un autre ouvrage de ce médecin parait sortir du cadre ordinaire de ses (envres; il a pour titre : les Qualités morales de Vdne , discours académiqtie. C'est une esquisse philosophique, doublement charmante, aux points de vue du style et de l'esprit.
Les événements politiquQgudont l'Italie a été le théâtre à la fin du dix-huitième siède vinrent changer subitement les paisibles destinées du docteur driOo et couronner tragiquement une vie toute de labeur scientifique et de bienfaisance. L'entrée des troupes françaises à Naples, en janvier 1799, fit proclamer dans cette ville la république Parthénopéenne. Cirillo fût élu représQptantdu peuple, puis nommé membre, puis président de la commission légMIative.
Cependant le parti royaliste ae reformait en Calabre; et quand les troupes fimçaises, pressées de toutes parts, par les Russes et les Aiiglais, durent abandonner l'Italie , l'armée dn là de
GIRILLO — CIRUELO
liaples, Gominandée par le cardinal Ruflb, se présenta devant cette ville. Ce fut pour les lazlaroni le signal du massacre des patriotes et du pillage de leurs biens. Les membres du gouvernement républicain n'eurent que le temps de se réfbgier dans les forts avec une faible garnison. Mais, privés d'approvisionnements, ils durent capituler après une courte résistance. La capitulation était des plus honorables, et garantissait formellement à chacun non-seulement la vie, mais la liberté et la tranquillité dans quelque lieu qu'il lui plût de se retirer, même à Naplcs. Cette convention était signée par le cardinal RufTo, le général napolitain Micberoux , sir Food , commandant des vaisseaux anglais devant Naples, et M^jean , envoyé de la république française. Cirillo se retira sur un navire neutre, qui devait le transporter à Toulon. Mais le roi Ferdinand , et particulièrement Marie-Caroline d'Autriche , sa femme , irrités de voir leurs ennemis échapper à leur vengeance , refusèrent do reconnaître la capitulation, et obtinrent de l'amiral anglais Nelson que, de son c^ également, il la déclarât nulle. Alors les fiatriotes, déjà rentrés en toute confiance chez eux ou qui m* trouvaient sur des bAtiments neutres, furent tous arrêtes. Cirillo, qui plus d'une fois avait donné ses soins à la reine Marie-Caroline et à l'amiral Nelson lui-même, fut, comme les autres, jeté dans un cachot. Une junte fut nommée pour juger les prisonniers; mais elle ût observer qu'elle ne {Muvoit traiter en coupables des gens qui s'étaient rendus sur la foi d'une capitulation : la junte fut alors dissoute, et remplacée par un comité d'hommes disposée à toutes les complaisances. Cirillo comparut devant le président de ce comité , qui lui demanda son nom, puis son âge : n Soixante ans, répondit-il. — Votre profession? — Médecin sous la monarchie, représentant du peuple sous la ré|)ublique. — Et qu'e^-tu devant moi ? — Devant toi, lâdie I je suis un héros, » répliqua-t-il. Sa condamnation à mort fut prononcée. Cepcn dant Nelson s'employa pour obtenir la vie de l'ancien représentant. Le roi Ferdinand y mit la condition que Cirillo demanderait grâce. Un agt^nt du gouvernement vint le sonder à cet égard dans son cachot ; Cirillo répondit : « J'ai perdu dans n le pillage de ma maison tous mes écrits scien- <c tifiques, fruit de tant d'années de travail ; j'ai « perdu par le rapt de ma nièce toutes les dou- « ccors du foyer domestique; je ne tiens plus à « la vie : la mort me promet le repos, je ne la « crains pas. » Il fut pendu.
Voici la liste des ouvrages de Cirillo : ad BO' tanicas insUtutiones introductio ; I<îaples, 1771; — Fundamenia botanica, sive philo- Sophie botaniea; explicatw, 2 vol. in-S**; ^ Osservazioni pratiche intorno alla lue vene- Tta; Naples, 1783 , in-S*" : ce dernier ouvrage a •été traduit en fhksçais par le docteur Aubcr eo 1S03; — de Essentialibus nonnullarumplantarum çaracterUms; Naplea, 1783 » in-8*; — I
Nosologi«methodicêsrudimenta;1Xafliûif 1780^ in-8*; — Riflessioni intorno alla guaUtà ddU acque adoperateper la concia d^ eucif; — Siples, 1786; — le Virtû moraU dêlT ofino; Nice, 1786; — la PrigUme e VospedaU; Mke, 1787; — Plantarum rariomm re^rni Neq^ It/ant/aicic«/ta|>rimti5; Naples, 1788, In-tbL; — Fasdculus secundus, 1793; — Bntomokh gia neapolitamB spedmen primumi Raplef , 1787, in-fol. ; — et quelques aatret écHts de moins d'importance, notamment deax loéttoiras, Tun Sur la manne de la Càtabre, Tautre Smr la tarentule, insérés dans lea»7y«iuacf<oiu jlMbsophiques,
U oomlt Ortoff, Mém Ukrm twr le n §nm ê ée Hth pUi,
ciuri {Anioine'françois'L hiilorte itiHoi, né vers 1510, à Olmeta de NcSuiio, en Cône. Ou a de lui : Commentarii divUi in IX lihri^ nei primi dei quali sono descritti akuni /aiH délie guerre di religione accadaiein Franda sotto il regno di Carlo IX;- la Celebrasiane del concilio di Trento; il Soccono inviaio da Filippo II , per liherare lafortesam é^Ùromat e fimprtMa delC ieola del Pigmme^din. g emio eon moltn diligema nwrrale le com smtcedàU nelV iMola di Malia guamdo, nel lâe6»yte otMdiaia dalV armaia ëi Solimano$Km% 1M7.
CIRO-PBRRI. Vop, FebbI.
ciRotf (innootnt)f joritcootulle fraaçab, mort vers lOâO. H fut chancelier de Vé^iâ%Héê l'onivtersité de Toulouse, et profeisa te droit dans cette ville. On a de lui t Opéra in Jus cth noniatm; Toulouse, 1646, ip-firi.| VieRBep 1761, ln-4».
Dcnyii- Simon, mbliothéque dêt OMtmrt dé éfHi,
^cinrlRLO {Pedro) ^ mathémaUdeA et aaturaliste espagnol, né en Aragon, dans li ee» conde moitié rhi quinzième 8iècte,Biort en 1660. Il fit ses études â Salaroanque , et fort Jeane encore il passa à Paris, pour professer dans i'nniversité de cette ville les matbématiqiies et h philosophie. H y résida pendent dix ans; kmqull retourna dans son pays, sa réputation s^ tait déjà suffisamment accrue pottr «tne le eardl- ' nal de Cisneros lui concédât une cfaîdiv an ool« lége de Saint-lldefonse à Alcala. Nous le voyons occuper cet emploi dès le 17 Janvier 15M, puis il fut nommé successivement chanoine, pi^bendier de l'église de Ségovie. puis de cm deSelamanque. Lorsque Charies-Qirint ^footat i|ne Philippe n enfant reçût une édncatSon enparirit accord avec ses hautes destinées, Chmelo rat an nombre des trois professeurs chotsfs puni Is quinze personnages les plus émtileBfbk de l*Bspagnc pour enseigner le jeune pHnoe« et H occupa même le premier rang. On dit qoe rextrtne petitesse de sa taille lui fit perdre cette saitefendance, dans laquelle il fat remplacé par le docteur Martinez Siliceo. Cirueio avait publié à Pazls, dès 1602, la ArUhmetka upecuUOim de
eti
TiMHluBnTudiiiiyfevQeetoprrigéeparlui £a ibOk û a imprimer im autre traite d'arithmétique pratique. Trois ans plus tard , il édita la SpMre de 8acro*Bo8co , avec un saYant oommentiire, quil dédia à D. Jaime Ramirez ù^ enmian, et plus tard àruniversHé d'Akala, knqoe le Hrre se réimprima dans oette YÎUe, en 1696. Cte Alt encore à Alcala qu'il putiUa» dès ihiïif mm ouvrage intitulé : Àfioteksmaia «h tnêigUÊChristianM, et en \k2^ VJtUrodtictio msiroioffiea, qui en était déjà probablaneat à sa aeooode éditioB. Publié dès 16IA , im<mn à Aleala, eon Gouis de mathématiques fut réimprimé en 1&28. Fenandei de Havairete fait obserfer que si Mestre Oiiuelo soutint dans cet euTn^e rexcefleiice de rastrplogie contre toi principes critiques émis pav Pic de la Mirandole» pins tftid dans son livre intitulé i Ikprg^acioê éeioiMmpersêiekmu , publié en 1639, U étaUit onedilWraMM entre la véritable astrologie (l*a^ tronomie de nos jouvs) et la faosae, qu'il r^lte parmi les superstitions condamnables. Girudô ftil ^» des hommes qui (xmtrilwèrwl le plus à là dUtarim des sçkttce^ e^otM AU s^l^^ta^
cmuELo -> aifimus aa
/t6ro5 IV i Francfort, 16U, X vol. in-8^ On doit encore à Cisner de bonnes éditions des Annales de Bavière d'Aventinus, de Y Histoire de Saxe de Krantz, et du Mecueil des historiens allemands de Schard.
es ^^g^ %H^ fçimdoi ia\a\ewMeati Hadfté;
cignrsB {Jean ne), on Jantss Pann^ius,
C hongrois, né le 29 ae«t 1434, dans un vllpès de l'emboudiure de la Drtve, mort en 147S, dans la Carfnthie. H itsee études en Bafie, oà IVnilt envoyé Pévèqne de Varadin, •oBondematemèl.ets'yflt remarquer par son falent pour la poésie latine. H n'avait que vingtsix ans lorsooe le pape Pie n le nomma évèque de C|nq-£mses, dans la basse Hongrie. Obligé en verta nés lois de l'État de porter les armes eoBtre tes Tores, il quitta bientét les ehanyii de Iwtiine, pour lesqnds Use sentait pende goM, se rendit à Rome , et y sollicita des secours de la paît dn rot de Hongrie. Une conspiratioe tramée par les magnats éontre le roi Mathias ayant Hé décooverte en t471, Jean de Cisfnge craignit qn*oii ne le soupçonn&t d*y avoir trempé, prit k kSkf et mena une vie errante. Ses poésies, f n ip iûH^* pour la première fois à Tienne en 151 S, ont en depuis un grand nombre d'éditions. La meiDenre et la plus complète est celle d^Qtrechl, 1784, 2 yd. in-T» sous le titre de/ané Pasm^Û Poemata* Givunaier, Sfêttmên kmoarim HU^wSm, cmnui i^tHcolas)^ savant Uttérateur aileauad, né en 1529, à Merbaoh, dans letPalatinat, ■Mfft le 6 mers 1588. H fut suoœssivemeat proisiaear deinoraleetdedroltàHeidelfaerg, reotenrdeP uBl vereHéde cette ville, et conseiUsr à la clianAre Impériale de Spire. Les opuscules feMoriqnes, diecoure et poésies de Cisner ont été INiinée par J. Renber, avec m éloge de Tautenr, ions M titre : me, Cisnmri , ffurisconsultit polff- JUflorli, eratotis et poeêss eeMerr., Opuseula MfftréeB ef jpoMieo^MIoloflca, dàsiriMa in
NicéroB, MénuHrth ^ XXII, p. ttt. -Adam, rtUe en»ditorum.
GiSNEBOS (Die^), historien espagnol, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de hii : SiHo noHtral, ie^ypropriedades de la ciudad de Mexico^ Iftaico, i018,in-4^
ABtonlo, BibUoth, hUpana nova,
*cisNBE08, comédien espagnol qui Jouit de la plus grande léputation à la fin du seizième et au commencement du dix-septième siècle. Né à Tolède, U devint directeur d'une troupe qui fit les délices du public des Castilles. Lope de Vega dit que depciis l'invention de la comédie U n'avait pas eu d'égal. Quelques autres auteurs, A. de Rojas, notamment, lui prodiguent l'éloge, et Aleman en (ait mcntian daj|s eK>n iUstoire de Gusanan d*Al' forache, 6« B.
Aleman, Guaman d'Jlfftraehê.
* CISP1U9 ( Marcus ) , tribun du peuple, ^ vait vers 50 avant J.-C. En 57, pendant son tri* ))UQat, il contribua activement au rappel de Clcéron. n courut même à cette occasion d'asseï grands dangers dç la part de la populace, ameutée par Clodius. .^céusé plus tard de brigue (anihitus), il ftit défendu par Cicéron, qui, mà%ré toute son éloquence, ne put le Ikire acôuitter.
cicéron, pro Plane., u ; Pott r»d. in 2m., S; pro 3ext.,n.
«GIS8IBÂS (Ki(r9(6a<), généfil tyraensain, vivait vers 370 avan^ J.-C. Envoyé par Denys I*' an secours des Spartiates, en 8e7, OJsidvit Afohidamus dans son expédition contre Caryea et contre TArcadle. H le quitta, pendant eelte dernière campagne, pour retourner en Sicile; mais il rencontra dans la Laeonie un corps de Messeniens, et Ait forcé d'a^wler Archidame à son secours. Odui-d aeeourot, et les deux généraux changèrent de route, livrèrent bataille anx tronpen combfakées des Arcadiens et des Aigiens, cl remportèrent la victoire. Ce combat est connu dans lliistoife sous le nom de bataille sans larmes.
Xénopboa, liêUtniea, VU.
CITADBLLÂ (Alfimêo). Foy. LOHBAMM»
GiTBMlTS (SuUmHts), pofte et grammairieD latin, vivaift d9P9 la quatrième siècle de l'ère olirétieiuie, Professeur de grammaire grecque à Bordeaux j3 ne pou9 est CQpnu qpe par quelques vers d*Au$09e, dont Ufut 1*^. u était né àSyraçûse. D^ S4 jeiHl^^sèd composa <)es versqnl, suiyàqt Avsone, pmpassaient çeax de Slmonlde de CéPif et plftt tard & ég^i^ dans la critique le génie, sinon la gloire» «rAristaraue fst de Zénodpte. Toici le texte de ces e^npnati^pies ft ridicules flatteries:
Eicet Artotarobl UM floUa Zenodotlons Qrftconim, antfqaoi si sequeritor lioiUM.
CntnlBtbm qua pHiM Mt foot oondtta IB GoacedttelGcl MaMMeonieg.
OTERIUS — GlTTADmi
Citerios épousa une dame noble et riche, et mourut sans laisser d*eii£aiits. Nous ayons, sous le nom d*uii Citerius, qui parait être le même que le grammairien , une épigramme sur trois bergers. Cette petite compoeitioa, plus ingénieuse que poétique, a été recueillie par Burmann dans son Anthologia kUina, II , 257, et par Wemsdorff dans ses Pœtx iatini minores, t. H, 215.
AiMone, Pr<if, JÊMrdtg., XIU. - HUMre littéraire dé la France» U- 1. — SmlUi. Difitionarj/ of greek and ro-
CIT018 ( François), en latin Citosius, médecin français, né*è Poitiers, en 1572, mort dans la même Vuie, en 1652. Il exerça d'aix>rd la médecine dans sa ville natale. Étant venu à Paris, il fut quelque temps le médecin du cardinal de Richelieu, et retourna à Poitiers. On a de lui : Âbstinens Confolentanea; Poitiers, 1002; Berne, 1604, in-i*"; traduit en français sous ce titre: Histoire merveilleuse de V abstinence triennale éPftneJlUe, etc.; Paris, 1602, in-12; — Àbstinentia puellx cortfolentanex ab israelis Harveti confutatione vindicata; Genève, l602,in-8*' ; — de Novo et populari apud JHctones dolore eolico biUoso diatriba; Poitiers, 1616, in-12 ; — Advis s^r la nature de la peste, et sur les moyens de s'en préserver et guérir; Paris, 1623, in-8**. Tous ces opuscules, excepté*le dernier, ont été réunis sous ce titre : Opuscula medica; Paris , 1639, in-4'.
Éioy, Oict. de la médecine, ~ Garrère, BibUoth. de ta médecine.
ciTOLiHi (Alexandre ) , poète et littérateur Italien, né yers 1520, à Serravalle, dans le Trévisan. Ses talents pour la poésie le firent d'abord rechercher des princes et des grands. Obligé de quitter l'Italie pour se soustraire aux édits portés contre les novateurs du seizième siède, dont il semblait approuver les doctrines dans ses écrits , il se réfugia à Strasbourg. De Strasbourg il se rendit en Angleterre, avec des lettres de recommandation de Sturm. On a de lui : Lettera iti diifesa délia lingua volgare; Venise, 1540, ln-4** ; ibid.^ 1551 , in-8 ; — Tipocosmia; ibid., 1561, m-8'' ; — Canzone, dans la Hacolta d'Atanagi, t n, p. 95; — une édition du Diamerone de Biaréellino ; Venise, 1565, in-4*.
Apottolo Zeno, dans les BfcUt mr la BibUothique de FimUmini, — Sebelhom, te BpiUoktri ditêertatione de Minocelio Senemi.
GiTEi OB LA 6UBTTB (Somuel), historien français, vivait vers la fin dn dix-septième siècle. On a de lui : Histoire de la conquête de Jérusalem sur les chrétiens par Saladin ; Paris, 1679,- in-12 ; — Histoire des deux trium" viraU; ibid., 1681, 3 vd. iD-12; avec Uvie (TAugusU, par Larrey, 1715, 1719, 1741, 4 vol. in-12 ; — Histoire de Us conguétede la Floride sous Ferdinand de Soto, traduite du portugais ; Paris, 1685, 1699, in-12 ; —Histoire de la conquête du Mexique, traduite de l'Espagnol;^ ibid., 1691, in-4*; plusieurs fois réimprimée; ^ HUitoirt do ta découverte et de la con-
quête du Pérou, traduite de l'espagiiol ; i dam, 1700 ; Paris, 1716, 1742, 1774, 2 vol. in-a
FeUerj Moffr. uMvenelle, éûlL de M. Welss.
;ciTTADBLLA (Jeon coarrs), historien itft> lien, né à Padoue, en 1806. Après avoir éhidié les belles-lettres et la philosophie sous la direction de l'abbé Nodari, et le droit sous cettede Melan, il fit son entrée dans le monde littéraire par quelques essais poétiques. Biais sa répétition a surtout pour fondement les rechercbei qp'U fit sur une des époques les plus obscures de sa patrie. Ona de lui: IlCaffé Pedrocchi;Vèdoue, 1832; — Traduzione in verso sdoUs deir opuscolopoetico : Descriptio Prati VaUis etquarumdam imaginum ex dvibus Paiaxk' nis i ibîd., 1835; — Storia délia dominaziou Carrarese;ïtÀd,, 1842, 2voL in-S"*. Cetouvrage^ dont les documents historiques sont puisés à dé bonnes sources, est.écrit d'un style animé ; il valut à l'auteur le titre de membre oorrespondaatde ptusieurs sociétés savantes.
Conversatkmt-Learicon,
GiTTADm (Celse), littérateur.et antiquain italien, né à Rome, en 1553 , mort à Sienne, ci 1627. n se fit une grande rotation en prclessant la langue toscane dans cette dernière ville. Ses principaux ouvrages sont : Rime platoniehe delsignor Celso CittadinideU' Angiolieri, etc.; Venise, 1585, in-12;— Tre orasioni; Sienne,
1603, in-8<»;— Trattato délia veraoriginee delprocesso e nome délia nostra Hnguascritto in volgar «anese; Venise, 1601, in-8®; '-^Ori^ gini délia volgar toscana /avella ; Sienne,
1604, 1628, in-8«.«Girolamo Gigli a ûôt imprimer ces deux derniers traités , avec quelques opuscules inédits de Cittadini, sous le titre : Opère di Celso Cittadini, Sanese, etc.; Rome, 1721, ^1-8"; — Discorso délV aatichità délie famigUe, édité par J.-J. Carii, avec de savantes notes ; Lucques, 1741, in-8*'.
OiroUmo GlgU, yie de C. CUtaOini, en Ute des ()fêf«, etc. — De RoMi. Finacolheca.
« GiTTADiHi ( Jérâme,) , poète italien, nilï de Milan, vivait dans la première moitié dn quinzième siècle. L'Arioste le place, comme poète , à cAté de l'Arétin, dans le 46* chant de VOrlando furioso. On a de lui: Rime; BCIan, 1528, in-12.
Argelati, BibUoth. mediot.
CITTADINI (Péer-jpyancesco), peintre italien, né k Bfilan, en 1613, mort à Bologne, en 1681. Il apprit à Rome les principes de la peinture', mais on ignore sous quel maître; s'étant ensnita rendu à Bologne, il entra à l'école du Guide» dans laquelle il ne tarda pas à se (iaire connattn avantageusement sous le surnom dn ifiloiiaif . U nessuivit pas cependant la carrière à laquette semûaient devoir le destiner de tels enaeJBBftments. Après avoir peint quelques tablèani d'autel, qui montrent qull eût pu aborder avee succès la grande peinture, il préCéra s'adooncr à i^indrC) à la manière des Flamanda» dea ta-
aTTADINI — CIVILE
de petite dimensioo, représentant des
es animés par des figuresou des animaux,
rferSy des fleurs, des fruits, etc. Ces ou-
faroit irès-rechercliés à Bologne, et
ib figurèrent dans toutes les galeries de
Ole, si riche des chefs-d'œuvre de la pein-
dini laissa trois fils, Giovanni-Battista, et AngeUhMicheUy qui, après TaToir aidé (t sa vie, suivirent ses traces après< sa }arloeut lui-wème deux fils, Gaetano et ifii GirolamOf dont le premier s*adonna ▼ement au paysage, tandis que le second |iit que des animaux. £. B — n.
, Nêeroioçio delP AnnunziiUa. — Crespi, Ftl- (rie*. — LauuU Storia pUtoriea, rcGi (AnUnne'Phil^fpe)f chirurgien ita- Tait dans la seconde moitié du dix-sepiècle. On a de lui : Prompttutriupi meiirurgicum: Hlaoerata, 1679» in-4'; — àri€mna, owero fldelissima scorta ai Ui di chirurgia, al qwUe si aggiunge ve trattato délia circukaione di sanéd., 1652, in-12.
C BMioth, de la wUdedne.
jiO D'ALCAMO, poète italien, natif d*Âlprès de Palerme, vivait à la fin du douiiède. On lui attribue les premiers essais lie en langue italienne. La camone qui «te de lui a été publiée pour la première.^ AUaod, dans les Pœti antichi raccoUi ■ ici mss. délia bibliot. Vaticana e Bar- ; Maples, 1661, in-S**; et réimprimée par obeiii, dans Vlsioria délia volgare poem, p. 7.
aé. UM, liU. d*iuaiê, 1 1^. wi. - MooglUore, . iieula, p. 140. - TlnboBcbU Storia dtUa let- I iUMana, t iv, p. tvr. ^
rALLi {Prancesco)f peintre italien, né à e, en 1660, mort en 1703. Après avoir dans sa patrie sous Giovanni Andréa €k>r- [ devint à Rome élève du Badccio. Tant ista sous la direction de ces maîtres, il a devoir être un jour un peintre distinlais dès qu'il les eut quittés, il se livra à I fougue de ses caprices, négligea Tétude, peignant plus que de pratique, il s'éleva à u dessus de la médiocrité, i, rUê de* pUtoHperuçM. - Unsl, Storia ». — TIcoiil, DMonario, i
rBEGBio ( Fincenxo, dit il Vecchio di ;), pâsAtt italien, né à Crema, vivait I seconde moitié du quinzième siècle, et ; qœlqoes auteurs prolongea sa carrière de 1535. Loroazzo dit quH était Milanais ; i première opinion paraît être la pins géet la mieux établie. Ce qui est certain, ail avait ouvert à MQan mie école d'où ^sortis les meiUeurs maîtres qui florisfans cette ville à la venue de Léonard de Lomazzo donne de gnuods éloges aux is représentant des traUs de la vie de ?ierret martyr , que Civercfaio avait exé>
cutées à San/ -J?ti5/or^; malheureusement les dominicains les ont fait disparaître sous le badigeon, pour donner plus de clarté à leur église, et il n'est resté que quelques peintures de la coupole. On y reconnaît que Civerchio était un peintre consciencieux, et possédant à fond les lois de la perspective, qui furent connues en Lombardie plus tùt que dans le reste de lltalie. Deux petits tableaux de ce maître. Saint Rock et Saint Sébastien, existent à Saint-Bamabé de Bresda.
Vasari, yue. — Loidaxso, Id&a del tempio dêila pUtmra. - MoreUl, NotUia.
;gi¥1AJLB (Jean), médecin français, né en 1792, à Tbiézac (Cantal). Il a pris rang parmi les opérateurs distingués de notre époque, par les découvertes qu'il a faites ou les perfectionnements qu'il a introduits dans la lithotritie, qui rend inutile dans un grand nombre de cas une des opérations les plus graves et les plus dangereuses, la taille oulithotomie. On a de tout temps cherché à éviter d*en venir à cette extrémité : diverses méthodes avaient été proposées dans ce but> mais aucune n'était assez précise ni assez régulière pour être applicable dans la plupart des cas , et ce n'est qu'après des tâtonnements assez longs, des expériences réitérées , que M. Civiale, Mlon qu'il le rapporte lui-même, est parvenu aux résultats qu'il présenta dans son mémoire à l'Académie des sciences, en 1824. Introduire dans la vessie un instrument capable de saisir et de fixer le calcul , puis de le perforer et de le réduire en fragments assez petits pour traverser les voies naturelles, tel était le problème compliquéTiqu'il fallait résoudre. Le premier litholabe que fit connaître M. Civiale, en 1823» avait quatre branches articulées, et celui qu'il présenta à l'Académie des sciences en 1824 n'en avait que trois élastiques. M. Civiale, entre autres mérites , eut surtout celui d'avoir le premier osé employer sur le vivant des iBstruments qui n'avaient été essayés que sur des cadavres , et d'avoir fait ainsi d'une méthode inerte une méthode vivante. If. Civiale est membre de l'Académie des sciences. Voici les titres de ses principaux ouvrages : Nouvelles considérations sur la rétention d'urine, suivies d'un traité sur les caleuls urineUres , sur la manière d*en connaître la nature dans V intérieur de la veS" sie, et la possibilité d'en opérer la destruction sans Fopérationde la taille; Paris, 1823, isy^; — delà lÀthotritie eu broiement de la pierre dans la vessie ; Paris 1826, hi-8'', avec 5 planchea. [Enc. des g. du m,]
8adialle(Laehata«K tes Médêcint de Parig.
cnriLB (François de), gentilhomme normand, né à Rouen, le 12 avril 1537, mort eo 1614. n commandait une compagnie de la garnison protestante de Rouen, lorsque l'armée royale vint assiéger cette ville en 1562. Chargé de repousser les assiégeants et atteint d'une balle, fl tomba du haut du rempart, et fot aussitôt dé-
pouillé et recouvert d'un peu de terre. Sur le soir, le combat étant fini , La Barre, domestique de Civile, sortit pour aller chercher son maître. On loi dit qu'il était mort et enterré. Ce zélé serviteur pria qu'on lui montrât It fosse où était le corps. Il remua longtemps la terre, considéra l'un après l'autre tous les cadavres défigurés par des blessures^ reconnut celui de Civile , tu clair de la lune, à l'édat d'un diamant qu'il avait an doigt, se jeta sur lui pour l'embrasser, s'aperçut qu'il respirait encx>re, et le fit transporter à l'hôpital militaire, où les chirurgiens refusèrent de le panser, disant qu'il était mort. La Barre le porta alors à son logement. Des soins empressés lui furent aussitôt prodigués. Civile resta alifei onze jours avant de reprendre connaissance. La ville ayant été prise d'assaut, des furieux l'arrachèrent de son lit, et le jetèrent par la fenêtre, dans une cour où il se trouva heureusement un* tas de fumier, qui rendit la chute mohis dangereuse. Civile resta encore trois jours et trois nuits abandonné et exposé au froid.
Transporté secrètement dans une maison de campagne de Du Croisset, son parent,- H recouvra une santé si parfaite qu'il vécut encore plus de cinquante ans. Il était octogénaire lorsqu'il mourut, d'une fluxion de poitrine, qu'il avait gagnée en se tenant la nuit sous les fenêtres d'une dame dont il était épris. Il a écrit lui-même son histoire, que Missou a publiée à la suite de son Voyage d'ItaUe-y Utrecht, 1722, 4 vol. ln-8-.
De Thoa, UUtoria sui UmporU. *
ciYiLis (ClatuUus ), chef des Bataves, vivait vers le milieu du premier siècle. Il descendait des anciens rois de sa nation. Son frère, Julius Paulus , faussement accusé de trahison , avait été mis à mort par ordre de Fontcius Capito , commandant de Itf basse Germanie avant Vitdlius. Civilis lui-même, chargé de fers, fht conduit devant Néron. Absous par Galba, Il ftit une seconde fois près de périr sous Viteliius, parce que l'armée demandait son supplice. Comme Sertorius et Annibal, il était privé d'un œil, et se glorifiait d'avoir avec ces grands hommes une ressemblance de plus. L'occasion se présenta bientôt de soustraire son pays an Joug de ceux qu'il abhorrait. Vespasien et VitelHus se disputaient l'empire : Civilis feignit d'abord d'embrasser le parti de Yespasicn; mais bientôt, sous prétexte de donner un repas, il assemble dans un bois sacré les principaux Bataves, et là, par un discours éloquent, les anime h la révolte, leur promettant l'appui de la Germanie et des Gaules; et en cela il ne les trompait pas.
Les cohortes romaines sont attaquées, dispcr* sées, et chassées enfin de la Batavie. Pour mieux couvrir sesdessefais, Civilis Uàme les commandants romains d'avoir quitté leurs postes, et s'ofnre de tout pacifier. Mais on commence à le soupçonner; les Germains eux-mêmes le foro«tiC de se mettre à leur tête et de s'avouer leur chef, n marche donc contre les Romains ^ commandée
aVILE — CIVILIS 6»
par AquOins. A peine le combat est-il oommoei qu'une cohorte de Tongrois passe de son M^à bientôt les Romains, vaincus, laissent ao pomlr de Civilis la flotte qu'ils avaient sur le Bbii. Civilis poursuit le cours de ses succès t fl déM Mummius Lupercus , dief de à&ax légtoMS n* mahies qui hivernaient au camp de Veten (pk de Budelich, à six lieues de Trêves); fl enMM sous ses drapeaux huit cohortes betafee, fri, renvoyées par Vitdlins en Germanie, ee traivaient alors à Mayence; enfin fl soalèvn^lee M» virois , les Langrois , les Nerriens , lee Avec ces forces réunies, H ose aseiëger le de Vetera, presque mexpugpable par on et par les travaux qu'y avait fiift 4|re î reur Auguste. L'habile Batav« se mënans et intelligences dans l'armée ennemie , et y mm h division avec tant d'adresse et de succès que kl soldats se révoltent contre leors chefs, asiiMlnent leur général Hordeonios Flaccns et Dilto Yocula, qui avait succédé à Hordeonios. Oepoh dant les Romains continuent de se déi»ln; mais, par un dernier et puissant eflbrt, GMi force leur, camp, et malgré lui les phis hnw d'entre eux sont massacrés par les Qermaliis. U résultat de cette victoire est la destmeUon k toutes les villes et de tons les camps coflstniiii par les Romahis sur le Rfahi, à la réserre et Cologne et de Mayence, que les vsinqDeDrseoih servent. Alors Civilis est regardé comme le ttératcur de la Germante; alors les druides et II prêtresse Velléda prédisent le snooès complet éi son entreprise, et proclament la chote de la poilsance romaine. Vaine prédiction 1 VlteUfais e4 tué, et Vespasien, partout victorien, enfuie dans les Gaules Petilius Cerialis (et non GereaBs, comme le disent presque to^ les ijiDKraplita). Désormais il est impossible è Civilb Sa se dN le partisan de Vespasien; et* d^Dtn MtnnM^ a règne pen d'accord entre les Oenloia et )fi| Bip taves. SaMnus, chef des hÊDffm% ne fijit pradamer empereur par ses troupes, 0t reMdit iM les autres peuples de la Gaule, QlTilis ^ CM> eus, autre chef batave, raiiMnaent mmagifê par Cerialis de mettre bas les armea, scot en^ ▼aî»> eus. Après une suite de revers fit de w>Pè*f Ô? vihs est forcé de passer le lUnni il MA» CerWii dans rile des Bataves» imonde le pêj^ par la rupture de la digue que Drusna avait aïOiiifaii construite à l'endroit o«i le Rhin eommeneeà aa diviser en deux bras. Il se veit ataal «n postHoa de foire périr l'armée romaine, et nn le iraeitpaa cependant. Ce Ait ft la fois ginndenr d'ioM, I»manité, prudence. l>>i eAiel, toot était nkBi# antour de lui, et it le voyait La p l uwp t Qaulois s'étaient soamfs, lea Garm las de la p^imt. Trompé dans ses héroi|iNa wm péranofs , Civilis fM forcé de een a au ti r è oaa entrevue avec Cerialis, qni lui asanrait IMN complet du passé, et la pain fut conehiau Llii* toire ne parle plus depuis de CivIHa. {SncéÊê g. du m,]
.-^ — , — ~ flf . nr d T. - JMèplw, BeU, Jud^ VII, *. tNoa CMdoi, L XTI, B. - Wtlekenaer. /foheet, t rj,
OVILIS — dZERON-RIVAL
*cnmiin (JecohlkminiqHê), botanitte ita-
Mm, virait dtos la première moitié da dix-
kattièBM aiède. Onade lui IHicorso délia sto-
fia • naiur» del eafféi Florence, 1731, in-4^
Oa«lli,M6liM.iPotoiilt.
ciTiTAU (M9âUo\ icalptMir et arahitectû iltllai, Bé àLocquea, eo 1436, mort eH 1601. On ignore quel fut le mattr^de oe grand artifte, Tune des gk>ina dn ta patrie et de son sièele. Il exerça le Métier de barbier jusqu'à plus de trente an.s. Ansd Nfarde-tron oomme son premier ouvrage important, et peut-être aussi oomaie le plus bean, le Mansoléa érigé dans la oalhédraie de Laoqvea à Pierra de Noœto, secrétaire du pape meolas V, mort en 1472. n est impossible da joindre plus de sobriété et d'élégance à tant de ncbesse et de majesté. La figure de Pierre de Haertn, de grandeur naturelle, ert drapée simptanMH, rt doocemenl assoupie dans l'étemel repoe ; elle ert oonshée sur une urne d\me pureté «MlqpM et sous un élég^t baldaquin , dont le liNMloB rond est orné d'un médaillon de là Vier^ iUi«dmo«sde répit^heonUt : OptM MtAtht^ CmêailM, Dans la même égHse, on attribue à CMtai les dew bénitiers , et U elt l'auteur de la pX sle n i i statue de 8aUH Séboitiêm, dam k elMpelle du Vêlto ««nio, Agura qne le Pénf iN n'a pas dédaifM dlmlter ; enAn, à l'autel de Mirt-llegntas, plustours bas^vHefii admirables fipvéeentait des Jfnityri, et dattu4 de 1484 t fis peuvent être comparés à tout ce qu'ont fait de mieux en te genre les premiers sculpteurs du qofaizième siàoleb les DonateUo; les GbibertI, las Bobbia, les Veroccbio , etc. On voit encore à Lacques , parmi d'autrss ouvrages de Civitali, te Viêrje aUoUatU Veinant Jésus, à l'^çUse de U Trinité, Appelé à Gênes, il fit pour la tatliédrale de aatte ville six belles statues de marin, dont un AbniJiam, qui, oar la sévère majesté de l'expression etle grandiose des draperies, nppeUe le Moise de Blicbel-Ange.
avitaU était aussi arehitecte, et c'est à lui que Ton doit à Lnoqnes le palais Bemardini , édifice d'un style simple, fort et châtié. U ftrt te éWd'bne nombreuse taiilled'artisles, dontles lAaswwms sont JlofMS, son nevmi, peiitn et ■nIpIMr ( «rieisfoo, aculptenr il arebiteete, mort en 4ftM$ VUioetiM, eovïplenr et arcbHeete, né m isêfti f7Misé|»|Mi, Us de itfàsten, nomme le prMdenI , habile tngénfenr et|il et aniettr d'nne MMelM de Lnoqnes, néen i6fl ,flsorten 1674; Min, «m autre FfnMiiso, IMs 4e Meetoi, né «I I6tt, taglnlenr et tvislu'teQle milHrim.
Q<e»isfi,'JldHÉ êinÊ tmi êm m. ^ Unmvm, tmâm Tlwul, INsionarlo. i
cnrou .00 ««Mi (louli), peintre, aivbiteeU et poits italien, né en 1669, à (agoii,en Toecane, mort en lA13i.Alexaadra Aflori fiit son
premier maitre; mais la manière qu'A adopta est le fruit de ses études d'après Michet-Ange, le Corrége , André del Sarto, Pontorme et Baroche. Atteint d'aliénation mentale, autant peutêtre par suite des tracasseries de ses ennemis et de ses envieux que par un excès d'application à modeler en cire d'après un cadavre duséqué, il lui (kilut quitter ses pinceaux. Trois ans s'écoulèrent avant qu'il eût recouvré sa santé. Alors il visita la LombaMie, et revint à Florence , où il établit sa répatation par des ouvrages de la plus grande valeur. On cite, entre autres, un Ecee homo, peint en concurrence avec le Passignani et Michel-Ange dit de Caravage, sur lesquels il l'emporta. Ce chef-d'œuvre de Gigoli , porté pour 36,000 francs dans l'inventaire du Musée du Louvre, où il n'a fidt qu'apparaître, a été rendu en 1815 au grand-duc de Toscane. Le desshi de CigoU est correct et pris dans la nature; son coloris est plein de force, de chaleur et d'harmonie; son pinceau a beaucoup d'abandon et une grande vigueur. Cet artiste marcha de pair avec les plus grands coloristes, sans en excepter Bubens, Van Dyck et Titien. Pour a^ préder le mérite de .Cigoli, il faut voir, dans Saint-Pierre de Bome, le saint Afàlre guérissant un boiteux; dans Saint- Paul hors lea murs» la Conversion de saint Paul; à la villa Borgbèse , V Histoire de Psyché, pehite à frasque; à Florence, le Martyre de saint îtienne. qui le fit nommer le Corr^floientin, le CÂHjf aux limbes, le Sacrifice d^lsaac, une Vènuis couchée avec un satyre; h Forli, lé tiepas cAex le Pharisien , un Miracle du saint-sacrement; à PoUgno, les Stigmates de saint français. Son dernier ouvrage, celui qui abrégea ses jours par le chagrin qu'il ressentit de ne l'avoir pas conduit à bien, est la coupole de la chapelle St^nt-Poui, à Sainte-Marie-Migeure, dont toutes les figures, excepté d'un seul point, paraissent raccourcies par suite d'une mauvaise disposition de perspective. Avant d'expirer, il reçut le titre de chevalier de Malte, que Paul V avait fait demander pour lui à l'ordre. [Bnc, des g. du m.] Uazl, Storia pifl. — Tlcoul, IMsioii.' GIZBHSKT (André'Remi). théologien polooais, de l'ordre des Franciscains, viviut dans la lecondemoitiédu dix-septième siècle. Onadelui : laurus triumphaîis sanguine ffanciscanorum provind» Polonix a Suecis, Cosacis et Hungaris recenter prq/uso, emerita; Cracovie, 1660.
jMotiW, Fo» rarm PoklnOdlm mteèem m 4er ZolutktsehBH BiblMhek.
cïZBtLom-^iYkh {PrançdS'Louïs), Uttéreteurfrançais,néà Lyon, lel*' mal 17î6,mortvers 1795. Ses principaux ouvrages sont : Récréations littéraires , ou anecdotes et remarques sur différents sujeU; 1765, in-12;— Lettre critique xur le livre intitulé : le dessinateur pour étqUfes d'or, d'argent et de soie; 1766, in-lî; ^Memarquet historiques, critiques et mythç-
dZERON-RIVAL — CLAIR
logUiues survies ceuvres choisies de J.-B, Rousseau , in-S** ; — la Répétition , comédie. Cizeron-Rival est l'éditeur des Lettres familières de Boileau et Brossette.
DesessarU. les SHetêt lUtérmiret,
cizos OU CHÉKi ( Rose). Voyez Moimcirr.
* CLÂDiÈRB (Jean- Joseph), historien français, religieux de la congrégation de Saint-Maur, né en 1656, dans le diocèse de Clermont, mort en 1720, à Saint-Jean-d*Angély. On a de lui : Histoire des miracles de Notre-Dame de Vastinières, soiu le Mont-d^or ; Clermont, 1690, in-12.
Tauln. HUt. lUL de la Congrégation de SaM-Mamr.
- Lelong, HUt. Utt,
CLABS {GvUlaume-Marcel)^ théologien flamand, né à Gheel, en Brabaut, le 8 octobre 1658, mort en 1710. 11 fut professeur de morale à Tuniversité de Louvain. On a de lui Ethica, seu moralis; Louvain, 1702, in-12. Ce traité, où l'auteur établit que la connaissance de soi-même et de Dieu est le principe, la fin et la règle des devoirs, ne manque ni de pureté ni d'élégance dans le style.
Foppent, BibUoth. àelgiea
* CLAF ( CyriaaiS'Lucius de ) , médecin allemand , vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. On a de lui : de Ligni cotonei natura^ virUms et facultatibus libellus; Ingolstadt, 1580, in-i"*; — de Lithosophislica errore, quorundam de lapide philosophico nunc disceptantiitm doctrina, religioni christianx incommoda j observatio, etc.; ibid., 1582, in-4*; — de Variis medicorum sectis nunc in republica vhoentilms, optima doctrina et medicina philosophico; ibid., 1583, în-4*; — Disputatio physiologica de hvmorïlms etsttperfluitatihus; ibid., 1588, in-4''; — de Medicina philosophico, in qua ostenditur quod scientia medica liberalibus disciplinis omnibus, etc., usui esse queat» ibid., 1597, in-4«.
Cancre. Bibl. de la médecine.
CLAG. Voy. ZÉKOB.
* CLACGBT ( Charles ), compositeur et acoustiden anglais, né à Londres, vers 175j, mort vers 1820. Doué d'une imagination inventive, il employa presque toute sa vie et dissipa une fortune assez considérable à rechercher de nouveaux instruments de musique ou à perfectionner ceux qui étaient déjà connus. H avait réuni chez lui, sous le nom de Musée national, la collection des instruments qu'il avait inventés ou modifiés. Les pièces contenues dans ce musée étaient : le Teliochorde; — un Corps double;
— un Clavecin dont le clavier avait toutes ses touches sur le même plan; — un Orgue métallique^ — un petit appareil à accorder. Clagget s'est aussi fait connaître comme compositeur.
FéUA, Biogr. tméo. des music.
CLACETT {^Guillaume ), théologien an^ican, né à Saint-Edmunds-Bury, dans le SufTolk, le 14 septeinbre 1646, mort le 28 mars 1688. Après »'ètre distingué comme prédicateur, il fîit suc-
cessivement recteur royal de TUnhametdiif»lain ordinaire du roi Jacques II. Ses princiym ouvrages sont : IHfference ofthe case betwsa the séparation of protestants /rom the CkMnk of Rome, and the séparation of dissentm from the Church ofEngland ; Loadret, l€t3; — the State of the Chwrch4^ Rome «A» Oe R^ormation began , as it appears b^ikeai' ^vices giveh to popes Paul Ht amd'JuliMS Ut by créatures of their oum.
Réogr, tnitann. - Wood, jttkenm OrmUmm.
ÇLAGBTT {Nicolas), théologîea mfim, frère du précédent, né en mai 1654, mort le r juin 1726. Il fut quarante-six ans prédicateM' 4 Saint-Edmunds-Bury. On a de loi : aFersmsim to an ingénions trial of opinions in reiigm; Londres, 1685, in-4* ; — Truth tf^/btcMyClc.; ibid., 1710, in-8*'; — des Semmis.
Biogr, britan.
CLAIR ou CLAIES (SaintD» pre de Nantes, vivait dans la seooiide i troisième siècle. Il vint de Rome daas les Gilles, avec le diacre Adéodat, vers Tan 180, ë prêcha l'Évangile sur la côte méridioQale àt Bit- 'tagne. Selon une ancienne traditioB, il momnà dans le diocèse de Vannes. On truisporti itt reliques, en 878, à l'aMnye de Sainl-Aiilnd*Aigers. I>es hagiographes confondent aaintCUr évéque de Nantes avec saint Clair on Clatn martyr. Ce dernier, Africain d'<MrigiB6 , irint aiitti de Rome en Aquitaine, prêcha dans le Umoiifli, le Périgord , l'Albigeois, et fiit martyrisé à Le^ toure.
HeoaclieDliu. de Sameto Claro, efteeapo mmrtgn 1» torse,'in IHovempopmlania. - BalUet, F^ies ém mmIil - Ttaven, Hist, abrégée des évêqmes dé ifante.
CLAIR (Saint), prêtre en Toonlne, lé m Auvergne, au milieu dn quatrième aiède. fl m mit sous la discipline de saint Martin, qm kÊL élever dans son monastère de Blaimoelier d l'ordonna prêtre. U mourut quelques joors anrt ce saint évéque, dont il avait loq|oius aaivi to conseils et les exemples. SulpîoeSéfère, qui wà été son ami et son compagnon dans le momiliic de Saint-Martin, en fait le phis grand âoge.
Salpice Séfère, Historia saera. — »^mtt,Fiméu
CLAIR ou CLRR (Saint), né an c i o— wcsment du règne de Clotahne U, sur lei boids èê Rhône, dans le village qui porte aiqonrdlMnMi nom, mort Ters l'an 660. 11 lut abbé dniMM»tère de Samt-Bfarcel de Vienne, qu'a pmmm pendant vingt ans, et eot en même ten^ la direction de celui de Sainte-Blandine» où sa vèn B'étaH retirée, fl prédit, dit-on, les raYages qm les Sarrasins et les antres barbares deniflit exercer dans sa patrie. Averti dn momad de sa mort par une apparition de sainte Blandae, I se fit porter à l'égMse, où, étendu sor na cttct^ il ne cessa de prier et de chanter les loumgei de Dieu, jusqu'à ce qu*U eut rendu le dmier soupir. Sa vie, ouvrage d'un anonyme, a élé pabUée par Msbillon et BoDaBto.
l^s BoUâOdhtex ,. Àcta tanftorum. - BalUet, f^iés dn saints.
CLAIR ( SaintO, prêtre et martyr, natif de Rodiester, mort vers 894. Il passa dans les Gantes, et s'éti^lit dans le Vexin , où il acquit bientôt une hante réputation de vertu.- Une femme éprisei de lui n'ayant pu luf faire partager sa passion, s'en vengea en payant deux meurtriers, qui Tassassiftèrent dans un bourg qui porte son nom , et qni est célèbre par le traité qui céda à RoUon la province de Neustrie.
I Robert DentiD, f^iê de saM Clair. - Mittblen le Bon, KU &• Mint Clair. -< Jacques BojreaD. Fié de «aiitf CUOr. — Trlgan, auu ecetéiioitique de Normandie. — Balltet, rtet des sairUt.
GULIEÂG ( Louis- André de la Mamie de ) , ingénienr et historien français, né vers 1690, mort à Bergne, le 6 mai 1750. â signala sa bra- ▼oare et ses taloits dans les campagnes de Flan- Ire , ftit blessé an siège de Pbilipsbourg, et obtint en 1748 le grade de brigadier des armées. On a de lui : VBistoire des révolutions de Perse; 1750, 3 voL in-12; — F Ingénieur de campagne^ ou traité de la fortification passagère; 1750, in-4^.; ouvrage estimé, dont Lecointe a donné un extrait sous ce titre : la Science des postes militaires; 1759, in-12.
Qnénrd, la France littéraire. — Desessarts, lei SUeie$litt.
* GLAiRAiif-DBSLÂiniiBRS (Prançois-Guillaume)f ingénienr et marin français, né le 13 février 1722, à Rochefort, mort dans cette ville, le 10 octobre 1780. On lui doit la construction de phisienrs navires et plusieurs écrits, restés faiédits, parmi lesquels on remarque : Dissertation sur les deux gouvernails, br. de 24 p. infol. : afin de remédier aux inconvénients résultant de la difficulté qu'éprouvent les vaisseaux à effectuer certains mouvements d*armée , inconvénientsdussoit à l'insuffisance de forcedestravailleors, soit à'ia faiblesse du levier, l'auteur propose d'établir à l'étrave un gouvernail d'une superficie ég^le à celle du gouvenudl de l'arrière ;— Réponse à un Mémoire qui a pour titre : Observations sur la construction actuelle des vaisseaux et sur une nouvelle méthode de conduire leurs fonds; br. io-4'* ;— Mémoire sur le jaugeage des vaiueaux, des flûtes du roy et des navires marchands destinés à porter dans les colonies les tffets de S. M.; br. in-fol. -^—Mémoire sur Vapprwisionnementdes bois et leur conservation ; — Mémoire concernant rétablissement des couvertures sur les vaisseaux, accompagné d'une vue coloriée et d'une légende très-détaillée représentant et expliquant tontes les parties de h charpente sous laquelle le vaisseau de 74 le Fendant fut construit en 1773. P. Levot.
Jreki9e$ de la Mariné et ds r Académie royale de la Marine.
ctAimkMBàVVW (Pierre de), généalogiste français, né en 1651, à Asnières, en Champagne, mort à Paris, en 1740. Il fut conseiller de narine et l'un des premiers commis du ministre Maorepas. Ponrm en 1688 de la charge de gé-