‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 75 sur 118 · CLAIR — CLAIRAUT · texte numérisé non relu

CLAIR — CLAIRAUT

oéalogiste des ordres du roi, il s'occupa toute sa vie à rassembler ce qu'il y a de plus curieux et de plus intéressant soit pour la noblesse, soit même pour l'histoire générale et particulière. Il finit ce long travail par une table générale. Ses ouvrages n'ont point été imprimés; la plupart subsistent en manuscrit, au cabinet des titres de la Bibliothèque impériale. Les principaux sont : les Généalogies des principales familles de France, ms. in-fol.; — un Recueil pour servir à Phistoire de Vordre du Saint- Esprit, ms. in-fol.; — le Catalogue des chevaliers de Fordre du Saint-Esprit , pour la deuxième et la troisième édition de V Histoire de la maison de France du P. Anselme.

Lelong, Biblioth. hiiL de la France, idlL Fontette. - Morért, Diet Met.

CLAIRAMRAVLT ( Nicolos-Pascal ) , généalogiste français, neveu du précédent, né en 1698. n fut, comme son oncle, généalogiste des ordres du roi , et dressa les t2d>]es généalogiques de plusieurs familles illustres. Il travailla, dit-on, à V Extrait de la généalogie de la maison de Mailly, suivie de Vhistoire de la branche des comtes de Mailly, etc.; Paris, 1757, in-fol. et in-4».

Mor«ri, Dict. hOt. — Lelong, BibL kitt, de la France, édit Fontette.

«GLAiRAMBAVLT (/eait-£offi5), HttérateoT français, vivait dans la première moitié du dixhuitième siècle. On a de lui : Àcantides Canariœ, seu Spini, gallice Serins, earmen; Paris, 1737, mS\

Adelitng, rappl. à JOcber, jittçewteinei Gelekrten- Lexieon.

CLAIRAUT (Alexis-Claude), mathématicien français, né à Paris, le 7'mai 1713, mort le 17 mai 1765. D'un génie précoce, il comprenait à dix ans le traité des infiniment petits du marquis de L'Hôpital, et à douze ans. il lut devant l'Académie des sciences, au grand étonnement de la compagnie , un mémoire sur quatre courbes qu'il avait découvertes. Après d'autres travaux, non moins remarquables, le jenne Clairaut prit parmi les géomètres distingués le rang qu'il ne devait plus perdre, et fut reçu membre de l'Académie des sciences à l'ftge de dix-huit ans (1731), par suite d'une dispense formelle, que l'Académie n'a pas eu l'occasion de décerner depuis. L'extrême application de Clairaut au travail lui fit recherdier avec ardeur les problèmes les plus difficiles de la géométrie transcendante, n aUa en Laponie avec Maupertuis pour mesurer un degré du méridien, et à son retour donna sa fameuse théorie Sur la figure de la terre. H aborda ensuite, en concurrence avec D'Alembert, un problème qui est resté encore aujourd'hui le plus profond de la science analytique , le Problème des trois corps , et qui consiste en cet énoncé : Trois corps étant lancés dans une direction quelconque, et s'attirant suivant la double loi newtonienne, déterminer leur po* sition à chaque instant Clafarant déduisit de

CLATRArr — CLAIRFOIfTAINE

sa solution approxlmatiTe ane Table des vmuvements de la lune, bien plus exacte que celles qui avaient paru arant lui , et oui a beaucoup servi à perfectionner la méthode des longttudes. n eut aussi la gloire de faire rentrer les inrégnlarités lunaires dans la loi générale de la gravitation, résultat dont Newton lui-même avait presque désespéré. Mais le travail le plus généralement connu de Clairaut fût sa belle série de recherdies et de calculs sur la comète de Halley (vof. oe nom). Halley avait annoncé que la comète de 1682 passerait à sa plus grande proximité du soleil vers la fin de 1758, ou au commencement de 1759 : Clairaut eut l'idée hardie et admirable d'appliquer sa solution du problème des trois corps à la détermination précise du prochain retour de cette comète, La question exigeait d'inmienses calculs, pour lesquels Clairaut se fit aider par plusieurs astronomes, entre autres par Lalande, et aussi, suivant Delambre, « par plusieurs dames ». 11 présenta son premier mémoire à ce sujet le 14 novembre 1758, tant il craignait que l'événement ne devançât la prédiction ; et, se fondant sur l'action de Saturne et de Jupiter, U annonça le passage au périhélie pour le 18 avril 1759; ensuite, des calculs plus précis lui firent assigner la date du 4 avril. lie passage eut lieu le 12 mars de la même année, donnant une erreur de ▼ingt-trois Jours seulement sur la prédiction du géomètre; encore Laptooe a-t-il observé que Terreur n'eût été que de treize jours si Clairaut avait connu plus exactement la masse de Saturne. Cette prédiction vérifiée de Clairaut doit attacher à son nom une gloire impérissable. On a de lui : Recherches sur les courbes à double courbure; Paris, 1731, in-4°; ^ Recueil de mémoires sur les mouvements des corps célestes; Paris, 1740, ïn-^^*;— Éléments de géométrie; Paris, 1741 et 1765, in-8*». Cet ouvrage avait été composé pour M*** du Cbatelet; — Théùrie de la figure de la terre ^ oit il est traité de l'équilibre des fluides: Paris, 1743 et 1808, in-8«, fig.; — Eléments d* Algèbre; Paris, 1746 et 1760, in-8*, réimprimés avec des notes et des additions tirées en partie des leçons données à lIÈcole normale par Lagrange et précédés d*un Traité élémentaire d^ arithmétique, par Théveneau; Paris, 1797, et 1801, 2 vol.

^-8"*; — Théorie de la lune déduite du seul principe de PattractUm , pièce qui a remporté le prix de l'Académie de Saint-Pétersboui^ ; 1762, in-4*; et Paris, 1765, in-4*'; — Tables de la lune, calculées suivant la théorie de la gravitation; Paris, 1754, in-8'»; — Théorie du mouvement des comètes^ avec Vapplication de cette théorie à la comète qui a été observée dans les années 1531 , 1607, 1682, 1759; Paris, 1760, in-S**; — Mémoire sur Forbite apparente du soleil autour de la terre (Extrait du Journal des savants, années 1760-1761 } ; Paris, 1761, in-4*;— Recherches sur les co»

mètes des années 1531, 1607, 1682 el 1759, pièce qui a remporté le prix h l'Acadéinto ds Saint-Pétersboui«; 1762, M*« [Mno. dm f.

du m,]

Quéwrd, to Ptmm Uttêfoêm, *» l l ê m ^s g s Ms àm- •M» téUbrtt dé Fttmcê, tTN.

GLAiRB (Sainte), vierg» et abbessCt fon^

trice de Tordre des rehgirasfls dites ÇUarissis^ née yers 1193, à Assise, en Italie, morte dans la même ville, le 11 août 1253. £n 1212, à l'âge de dix-huit ans, elle s'enfuit de la maison paterMle, suivie d'une jeune compagne, et se rendiftta con- TentdelaPortioDeule, ac^rts de saint Français d'Assise, pour embrasser Tétatr^^i. LeféiérablecénobHeallaavecsescompegimïslaTecefoir processionnellqnent à la porta de TégUse, «I la conduisit an pied de Taotel, où eUe quitta ses riches vêtements et prit latnniqDe grise qn'tfle ceignit d'une corde. Cest de cette époque que date Tbstitution de Tordre des ClarUies. Bientôt sa soeur Agnès et sa mère Hortulane Tinrent la joindre dans une petite maison oue.leur donna saint François , et firent profession' avec elle. Plusieurs dames de haute disttnetion les saHirent de près, et en peu de temps la communauté, sous la direction de la Jeune abbesse, se répendit au loin. Après vingt-neuf ans d'infinattés, occasionnées par ses austérités excessives, Claire mourut; dans la soixantième année de son àgfx. Elle fut canonisée deux ans après, par le pape Alexandre lY. [Enc. des g. du m.]

BoUandnt, jicta mnetorwn. -* Waddlif, Mmmks Utinorum. — Helyot, Bitt. dêt ordrm moMUtitMi. ^ Balllet, rie» dm «ofnCf. - MwIm SaUent, #HS« éê mum Ciara ; Valead^ ITN, lo-€«. - SmmtÊm Clmrm ftirgimii fm ^ tmi i n mi Aoven, tSM, la-li. — rmdcM Se Faurogney, FUdê9oMU CUêre; Parte, ITSi, la-».

GLAiné (ifor/in), poète françate,de INirdre des Jésuites, né en 1612, à Sahit-Valery- sur-Mer, mort k La Flèche, le 25 mai 1690. H est moins connu par les emplois quMI remplit dans sa compagnie que par ses poésies sacrées, dont plusieurs sont remarquables par Télégiuice H la pureté du style. On a de lui : Bymni eeeteslastici novo cultu adomati; Paris, 1673; aver des augmentations; ibid., 1676, in-12.

Journal dêt tavaidi du 4 jaiiTter ttn. — âteuBSre NoCI, d9 (Y$cio veturabUU faeroMtiHi, mtt. S.;— Alegambe, Biblothêem êcripiêrum SûiUteiêi •Jmm.^ ÏÏtmetjJuçmnmUsdetunHÊiUt, t IV, ». 4ts.

GLàinnMnAcn ou cLinJUiRÂUi», dknmiqueur flamand, vivait dans le doosièBse ou le treixième siède. On a de lui t Hi$toir9 de la vUU de BelgU. Cest l'histoire d'm colonie troyeune* antérienre à celle qni i Rome.

De OojM. iHlUçmatlhmtMimMêirU mis, t I^.fLm édIL Se M. de Fortlr r. - Van Dtcve, Canote éê lêt^ vain. -Bulletins de la Société de rkUtoin de F»«»M^ 1 1«% p. M», et t. Il, p. 9M.

GLAinrAiT ( Comte ne). Foy. CiAFait.

CLAinFOiiTAtBiB { Pierre- André , Pbunjx de), auteur dramatique, né à Paris, en 1729, mortàyersaUles,le23mai 1788. flMsneeetsivement secrétaire du gouveriMnenl ée Mh

OAIRFONTAINE — CLAIRVAL

re&ee et interprète du roi pour les affaires étrangères. On a de lui : Hector, tragédie en cinq actes ; Paris, 1753, in-S**. Cette tragédie annonçait un talent naissant. L*auteur n'avait que vingt-trois ans quand" U la composa. Les jalouses préten- Qoiis d^une actrice médiocre en empêchèrent la représentation.

^érard, la Ihraneê littéraire, — FayoUc, Notice sur tkthfuuaine, en t«te de l'édition de tes €Buvres. CLàlHIÔH. Vof. ClÉrioN.

ciAIftoft ( CtfHre- Joseph' Bippûlyte Legris hB Jjovw, ooonue tous le nom de M^'*), actrice fiiAçiise» Béeen 1723, àSaint-Wanon de Condé, «à Ftandre, morte à Paris, le 18 janvier 1803. AmcMfe dès son enfhnoe dans la; capitale, la Jeon Ctadlne y montra de bonne heure des dis> pOBMioiia aussi briHanfees qne sa passion était Tire pour le théâtre, et Vactrice précoce débuta dans les rôles de soubrette, à la Comédle-Ita- Henne, n'ayant pas encore treize ans aocompUs. Son succès ne fut pas douteux ; mais des intrigues de coulisses empêchèrent sa réception :

cUe s'engagea dans la troupe de Rouen, dirigée alart par Lanoue, Tauteur de la Colette carriaée. Le partenre de Rouen , dont la sévérité en connue 9 l'accueillit avec une grande fisveur. Elle «ul le même succès à Lille et dans plusieurs ■obes viltes de province. Bientôt aussi les amaots affluèrent : plus excusable que toute autre» puisqu'elle ne recevait d'une mère, qui Raccompagnait partout, que de mauvais exemples et de mauvais conseils, la jeune comédienne céda au penchant de son cœur plutôt qu'à l'intérèL l'outefois, ses tendres faiblesses furent loin âajustifier les calomnies du cynique Ubdle publié contre elle tous le titre û* Histoire de FtaUMUf et auquel sa grande célébrité procura 1^ tard te scandaleux soeoès de six éditions, ieriaueà Paris pour chanter à l'Opéra, où elle n^ dus applaudissements, elte trouva enfin sa féritabte plMê an Tliéétre-Français , oii elle débite» m 1743, par te rôle de Phèdre. 11 lui ftJlut fien de temps pour s'y plaœr au prnnier rang, el Ueaim elte u*eut pour rivate que M"** Dumesail. Oette dernière était l'actriee de la nature : H^CteinMi devait plus à l*art et à l'étude, mais «uB feu e* était la perfection, et l'on disait d*elle ^e ^e Dont exprima si bien dans ton poème «le Ai Béùlamatim théâtrale :

TmiK, lilqiA l*art, chet dtet delavétlté.

preeqne tous les auteurs tragiques de ce temps, Du Bclloy, Saurin, Marmontel, Voltaire même, ^enreAt db grandes obligations à son talent. Le )iÉtr1aithe de Femey voulut la connaître autreinent que par b renonunée : elle vhit jouer sur iMi tMttre particulier Electre et Aménaûide , et le gftmd poète, dans des vers qui passeront à la yealéiilé, Immortalisa la grande tragédienne.

M** Clahron avait une figure agréable, et surttmt de la iiihysionomie , cette autre beauté es- Mnlteie à te scelle; mais sa tallte était peu éte- \èe, cftU lui MBtttfeire ocMler au public ce d^

savantage , qui dans l'emploi des reines et des héroïnes pouvait paraître sensiUe. Elle y parvint complètement : elle était grande sur le théâtre comme Lekain y était beau. Un fSU^heux incident vint interrompre ses .triomphes et terminer sa carrière dramatique. Comme les autres acteurs du Siège de Calais, elle avait refusé d'y jouer avec un comédien médiocre nommé Dubois, convaincu d'un acte d'improbité. Dubois avait une nile fort jolie : il obtint l'appui de messieurs les gCDtilshcMnmes delà chambre, tyrans du tliéâtre à cette époque, dont le despotisme envoya Mlle Clairon au For-l'Évèque, ainsi que ses camarades. L'actrice , avec la dignité du talent , exigea pour remonter sur la scène une réparation, qui ne lui fut point accordée; et à peine âgée de quarante-deux ans, elle renonça pour tocûonrs à cet art, qui lui promettait encore tant de gloire.

Après quelques liaisons passagères, une entre autres avec Marmontel, qui a jugé convenable d'en faire confidence à ses lecteurs, et une plus longue intimité avec le comte de VaU)eUe, M^ Clairon avait cinquante ans lorsqu'elle accepta les offres du margrave d'Anspadi , plus jeune qu'elle de douze pu treize ans, qui l'appelait a sa cour. Leur Âge respectif ne permettait de voir que de l'amitié dans cette nouvelle Hiaison, qui fut également d'une longue durée. M"« Clairon revint à Paris en 1791, et en 1799 parurent ses Mémoires , qui firent alors beaucoup de bruit. Quelques anecdoctes bizarres, moins authentiques peut-être que conformes au goût du temps, contribuèrent à la vogue de l'ouvrage. Son véritable mérite était dans ses réflexions, pleines de tact, sur l'art théâtral et l'analyse des principaux rôles que l'auteur avait joués.

M"*" Clairon, qui avait eu 18,000 livres de rente, se trouva presque dans la gène à la fin de sa longue carrière. Larive, qu'elle aima, et M"* Raucourt avaient été ses élèves; main dans ces deux legs faits pr elle au Théâtre- Français, elle pensait qu'on devait lui savoir beaucoup plus de gré du premier que du second. [Enc. des g. du m. ]

Mem. d'UivP' Clairon, avec une Notice ptr AnUrleia ; Paris i^M- — Lcmonley, NoUeesur MUê Clairon ;V»rti, IS», Ya9».

cukiROH {Maillet ue). Voy. MiiLLEi*.

CLAIRVAL {Jean^Baptisie^ei non René-ÀHdré, Gl'igmhu, dit), célèbre acteur français, né à Étaropes, le 27 avril 1735, mort à Paris, dans les premiers mois de 1795. 11 était fils du jardinier de M. le marquis de Yalori, gouverneur d'Étampes , ambassadeur de France en Prusse, dont Voltaire parle dans sa Correspondance, On jouait alors .souvent la comédie au ch&teau du Bourgneuf , ancienne résidence du gouverneur, Située dans le faubourg Saint-Pierre, mais oui est aiûomd'hui démolie. Clairval, k peine adolescent, doué d'une charmante figure et d'une

CM

CLAIRVAL ^ CLAIEVILLE

tournure étéguite» <1ut à ce& iTintages naturels llKMUieur de prendre une part adiré à ces di- TertiMements de grands seigneurs. Cependant^ arriva le moment de se faire un état ; le métier patemd paraissant peu lui sourire, Jean-Baptiste fut placé à Paris comme apprenti, chez un perruquier, son parent, dont la boutique, toîaine de la Comédie-Italienne, était chaque jour le rendez- Yous des auteurs et des comédiens de ce théâtre. Ce contact journalier ne pouvait manquer de réreiller ses dispositions natnrdles. Anssi, délaissant faientM la savonnette tX le rasoir, le Yit-on débuter, en 1758, sons le nom emprunté de Clairval, an spectacle forain de VOpéra- Comique, où il ne tarda pas à justifier son admission par le talent avec lequel il s'acquitta du rOle principal dans On ne s^avise jamais de tout. A la suppression de ce spectacle, qui eut lien le mardi 19 férrier 1762 , Clairral fut an nombre des dnq acteurs qui, seuls de Tanciemie troupe, furent conservés et réunis à ceux de la Comédie-ItaUenne, n y retroura, notamment dans Touvrage déjà dté, le succès qnH avait obtenu précédemment à la Foire-Saint^Germain. Le soir même de son début, conformément à l'usage établi, a avait débité un compliment dont le texte reposait sur la réunion des deux spectacles. Les Mémoires do temps ne disent pas qnll en fût Tauteur; mais tous s'accordent à dure que si Torateur fut applaudi, son discours parut fort mauvais. A dater de cette époque Clairval devint un des principaux soutiens de son théâtre; jouant avec la même supériorité le drame, la comédie et Topéra-comique , quoi qu'en ait dit le poète Gméhard, qui se vengea du refus d'un rôle par une épigrunme spirituelle, mais d'une application peu juste, et que voici :

Cet acteur DtDandler et ce ehantear mu toIx Éeordielef passants qall rasait aatrefbte.

Il ''serait trop long d'énnmérer tous les rôles créés par Clairval. Bornons-nous à citer ceux dans lesquels il a laissé le plus de souvenirs : celui de Pierrot, du Tableau parlant, dans lequel, au dire de Grétry,.juge peut-être quelque peu intéressé, « fl uiûssait la décence et la grâce à la gûeté la phis foDe » ; celui d'Azor, où son succès fut prodigienx ; celui de Blondel, de Richard Cœur de lÀon, où son chant et son jeu électrisaient le public; enfin, le Convalescent de qualité , rôle qui le fit surnommer le Mole delà Comédie-Italienne, surnom quil dut autant à ses talents qu'à ses bonnes fortunes, n n'entre pas dans notre plan de dteries preuves à l'appui de ce dernier genre de succès ; nous rappellerons seulemoit en passant la passion si vive qu'a avait mspirée à Mme de StamviUe, et dont l'issue fut si funeste à cette femme infortunée. Clairval n'était pas monis bon camarade qu'acteur zélé, et pour faire briller Caillot, dont il était l'ami , « n voulut, c'est encore Gréiry qui parie, par une complaisance bien rare, tant que celuici demeura en possession des grands rdies, ne

x jouer à ses côtés que des I 11 est d'ailleurs un bit dont la i toujours vivante à Étunpes, et qi rait pour témoigner des qnalHés éa Clairval. Chaque année il adressai à aon nen père, par l'entremise du reqiedable M. Gh. Bii- I vm , curé de la paroisse Notre-Dane, èkékè \ octogénaire, en 1807, une forte somme d'aipri. I Ce trait en lui-même, autant que le chû et ; l'intennédiaire, honore égalemeat Ctaimiclb vénéhiUe prêtre. Un antre bit, pea ûBmm, Mteste que diez Clairval le courage poBlifKne k cédait pas à la noblesse de ses scnliBaii. Fidèle au malheur, il ne craipût pw, cb pUneiévolution, de substitner aux i de l'ariette chantée par Blondci, < cœur hn dictait, et dontp M bot

O Louis, BOB roi!

Notre anov f envfroaae ; Pour notre ecrar c'est ose Id D'être Adèle à U penonnc, etc.

Yen la fin de sa carrière, lea moy aw deccl acteur s'étantaflkiblis. Il résohit de l retraite, qnll effectua en juin 1792, en ] à toutes les instances que hn firent aes i des, à qui son expérience pratiqueda 1 la sûreté de son goût étaient prédeusea. ] ce temps il traversa ignoré les nripiii delaiévolution jusqu'à sa mort, dont mi contemporaine ne bit mentîott. Cet < s'expliquer que par la gravité des qui préoccupaient alon tion publique. Ed.

Mém, de Lanznn. - Jfmmlêt du r Adtffrv-Mrihi. -

Menmn dêFrtmee. - i>oamamtê IniMtCr

;€LAIRTILLB (LnUs-FnmçtHs-NkÊUt, dit), auteur dramatique français, né à Lfon, le tf janvierlSll.FOsd'unrégfssearde tiiéitreetflB artistedramatique, M.CIairville, d'abordaelHHi petitthéâtre du Luxembourg à Paria, piis i^ senr,y fit représenter un grand nombra de pièM qui se recommandaient déjk par une tri i y ■à facilité de-versification. Entré ploa tud kTâmbign-Comique pour y tenfa* le modeite eBpW de grande utUUé,n obtint du difedav la i«pi<sentatk» d'une relwe intitulée: lOsënuk iMne , qui lui ouvrit les petits théâtres. Afièi vingt pièces applaudies à rAmbign, à la Gili,a ttiéâtre Beaumarchais, à cdui des Dâascoaab, parmi lesquelles nous citeroos le Page d is danseuse. Rosière et wmrriee, Jtenle M- ^gre, vinrent denx sérieux sncoès an TaDiefft, Satan ou le Diable à Paris, et iespeiUmM^ sères de la vie ftmnaine. Une grawle téak, ta sept ChdteauxduIHable{iikk),eiAv^lÊÊÊÊam succès, et les Pommes de terre maiadêi (lS4i)b revue hors ligne,po8èrent l'heureux anliui i«— i le plus habile farceur de Tépoque. GenlU Jcrnonf aux Variétés, et après la révoIntkNi de Fé> vTÎer la Propriété &est le vol! m^wM »

\ tire, eurent des sncoès reteitfteals; — Cfi-

CLAIRVILLE — CLAJUS

risse Barlowe et la Poule aux œvfs d*or, n'eurent pas moins de part aux applaudissements do public. Les Représentants en vacance et le Bourgeois de Paris , ou la leçon au pouvoir, pièces jouées au Gymnase, n'eurent pas moins de succès.

Le nombre des ouvrages dramatiques de fil. Clairrille ne monte pas actuellement à moins de deux cent trente, parmi lesquels cinquante au moins ont atteint plus de cent représentations suivies ; c'est un bonheur constant, qu'il Ant attribuer au talent de l'auteur d'abord, et aussi à celui des collaborateurs habiles qu'il a su 8'a4io>n<^» tels que MM. Dumanoir, Dennery, Ckvrdier, Nicot, et autres. Il peut être considéré à bon droit comme le représentant4 du véritable vaudeville, tel que nos pères l'admettaient et tel que Désaogiers, Théaulon, Brazier, Dumersan le pratiquaient; il apporte surtout à la confection des couplets un soin tout particulier; il y met une forme, qui se retrouve dans toutes les oeuvres qu'il signe , avec quelque collaboration que ce soit, une facture sut generis, dont le secret n'est pas donné à tous ses confrères, et qui s'éteindra peut-être avec lui.

M. Clair ville a publié (1853) un volume intitulé Chansons et poésies, dont les vers, toujours richonent rimes , établissent la part active qu'il a dans ses œuvres théâtrales. Ses chansons, qui rappellent Piron, Yadé, Panard, Collé et Désaugiere, plutôt que Béranger, sont du nombre de edles qui se chantent au dessert ; quelques-unes, la Lorette, Estelle et Némorin, Histoire de beauc&up de ces dames, sont fort remarquables, par leur esprit égrillard; — le Prêtre, par 8a douce et consolante philosophie.

Le^ poésies se ressentent du genre d'esprit de l'aotear, et ne gravissent pas les hauteurs réserirées sur le Parnasse aux cliantres des Méditations et des Orientales ; mais nous y mentionnerons Qi<6 sommes-nous ?eila Lorette morte.

Le tout est précédé d'un avant-propos en vers, fbrt bien tournés. T. Albert Blarquet.

ItevM et Gazette dêi ThéOtrei, ^ U Magasin tkédirai.

GLMSSBifS (iln^oine), peintre flamand, vivait à la fin du quinzième siècle. Il fut élève de Qointin Messis , dit le Maréchal d* Anvers, On ne connaît de lui que trois tableaux : le premier représente le Repas d'Ssther : il décorait l'hôtel de ville de Bruges; les deux autres retracent le Jugement de Cambyse, qui fit écorcher vif un juge convaincu de prévarication. La peinture du supplice du juge passe pour un chef-d'œuvre d'expression; mais on reproche à Claissens de la sécheresse , une couleur dure , du mauvais goût , et une ignorance complète du clair-obscur et de la perspective.

Ifaf 1er, Neuet Altgem, KûnstUr-Lexieon,

GLAIITS. Voy. Cl4T.

Guuus 00 GLAT ( Jeon,) dit rancien, poète et tiiéologîen aUemand, né à Herzberg, en Saxe,

nOOV. BIOGR. UNIVERS. — T. X.

en 1533, mort à Bendelebai, le li avril 1592. Après avoir étudié à Grimma et à l'université de Leipzig, où il fut assez heureux pour avoir des maîtres tels que Joachim Camcrarius, il fut, sur la recommandation de Mélanchthon, nommé recteur du collège de sa ville natale. Il ne resta pas dans cette position, où des tracasseries de toute nature le vinrent assiéger. Il se fit envoyer alors à Goldberg, en Silésie, où pendant dix ans il fut chargé de professer la poésie, la langue grecque et la musique. De 1566 à 1569 il remplit à Frankenstein, ville également située en Silésie, les pénibles fonctions de recteur de l'école évangélique. Il remplit encore des fonctions analogues dans d'autres localités, notamment à Wittenberg , et ne se trouva placé suivant ses goôts qu'en 1576, époque à laquelle il fut envoyé comme prédicateur à Bendélebâ[i,où il mourut. Ses principaux ouvrages sont : Castitatis etpietatis prxmium in Josepho et Suzannapoema; Leipzig, 1555, in-4°; — Elegix sacrx très; ibîd., 1557; — ExpUcationum anniversaliorum evangeliorum libri IV; Leipzig, 1568, 1601 ; — Carminum libri V; Goeriitz, 1568, in-8"; — Pœmatum grxcorum libri VI; Wittenberg, 1570, in-8"; — Prosodix libri III ; ibid., 1570,in-8<'; — Catechesis D. M, Lutheri minor germanice, latine ^ grxce et hebraice ; ibid., 1570, 1623, in-8* : Clay n'a fait que la version hébnâque, les autres sont l'œuvre d'auteurs divers; — Elementa linguœ hebraicês; ibid., 1572, 1578, in-8°; — Grammaticagermanicœ lingux ex bibliis Lutheri germanicis et aliis ejus libris collecta; ibid., 1578, in-8% et 1720; — Ecclesiastes Salomonis carminé redditus et enarratus; ibid., 1583, in-12 ; — Carmen de Johanne Baptista; 10.4"; — Carmen designis extremi diei; — Postillametnca;ToT^u, 1597, in-i';— (rrammaticx grmcx erotemata; Leipzig, 1606, in-8" ; — Àlkumistica, oder wahre Kunst aus Mist gutes Gold zu machen (l'art de faire d'excellent or avec du fumier); 1616, in-8®.

Oottached , Kritisehê Beitrmge ( BsmIs criUgaes ). ~ Relchard, Historié der Deutsehen Sprachkwut (HIsCoIre de l'art de parler rallemaDd ).

CLAjvs on GLAT {Jean), dit le jeune, poète allemand, né à Meissen, en 1616, mort à Kitzingen, en 1656. A Wittenberg, où il étudia, il obtint la couronne poétique. En 1644, époque où la guerre exerçait en Saxe ses ravages, il alla demeurer à Nuremberg. H partagea ensuite sa via entre l'enseignement, les fonctions pastorales et la culture des lettres. On a de lui : Weihnaehis- Andacht ( Méditations de Noël); Nurembef^g»

1644, in-4»; — Die Auferstehung JesuChristi, in jetzo neuen hochdeutsche Reimarten verfasst ( la Résurrection de Jésus-Christ , racontée en vers allemands modernes); ibid., 1644» in-4'; — Herodes der Kindermœrder nach Art eines Trauerspiels vorgestellt (Hérode tueur d*enfants représenté en manière de tragé-

CLAJUS — CLAMENGES

die) ; ibid., iôiâ, 1^-4*» ; — der Leidende Christtis in einem Trauerspiele vorgestelU ( la Passion du Christ représentée sous forme de tragédie) ; ibkl., 1045, in-4" ; — Andachtslieder (Chants et méditations); ibid., 1646, in •4'*; — Lobrede der deutschen Pœterey (Éloge de la poétique allemande) ; ibid., 1649, in-4** ; — Irène, dos ist volistaendige Ausbildung des zu Numberg geschlossenen Friedens (Irène, ou plein développement de la paix qui vient d'être conclue à Nuremberg); ibid., 1660, in-4»; — Engel und Drachenstreit ( la Guerre des anges et des dragons); ibid., 16 jO, in-4"' ; — Freuden — Gedichte der seligmachenden Geburt Jesu-Christi zu Ehren gesungen (Chant d'allégresse composé en l'honneur de la béatifiante nativité de Jésus- Christ) ; ibid., 1650, in-4'; — Dos ganze Leben Jesu ChrisCi; ibid., 1651, in-4''.

Will. Nûrnb, Gêiekrt.-L$Tie. — Gottscbed, CtteMehU der dramat. DichtkunsL

GLAME3f6ES, CLAMIXGES OU GLÉMAH«I8,

i^MallhieU' Nicolas ne), en latin Clemangius ou Clemangiœ, théologien français, né yers 1.360, dans le village de Clamenges (en latin Clemangia ) , près de ChAlons en Champagne, mort vers 1440. 11 vint à Paris à Tâge de douze ans, et fut admis au collège de Navarre, dont son oncle, Pierre de Clamenges, médecin célèbre , était proviseur. Il eut pour professeur Pierre de Nogent, Gérard Macbet, depuis évéque de Castres, et Jean Gerson. Il fit de rapides progrès en théologie ; mais il se distingua surtout dans Téloquence et la poésie. En 1393 il fut élu recteur de l'Acaclémie de Paris. Ce fut en cette qualité qu'il présenta au roi, le 30 juin 1394, au nom de la Sorbonne et en présence des quatre ducs de Berry, de Bourgogne^ d'Orléans et de Bourbon , un traité dans lequel il exposait les moyens que l'autorité royale devait employer pour faire cesser le scliisme qui désolait TÈglise. '■ 11 voulait, dit Sismon<li, que les deux papes fussent invités à abdiquer en même temps leur di^Qité pour laisser à rb:giise la liberté d'en élire un nouveau : c'est ce qu'on nomma la voie de cession mutuelle. S'ils s'y refusaieut, il leur proposait encore de nommer des arbitres , qui examineraient leurs droits , qui décideraient lequel des deux était le pape véritable; et comme ils devaient promettre de se soumettre d'avance à It'ur décision , ce second expédient fut nommé la voie du compromis. Si les deux compétiteurs refusaient d'embrasser à l'amiable Tune ou l'autre de ces voies, le roi devait, par son autorité, recourir à la troisième, la convocation d'un concile général , auquel on appellerait, avec les évêques, et vu leur ignorance, un certain nombre de d<K'teurH clioisis dans les universités les plus célèbres de l'une et l'autre obétlience. Ce concile , en viMtu d<> son autorité souveraine, prononcerdil (»ntrc les deux papes, sans avoir eu besoin d'4)l>tenir au préalable leur assentiment. » Cette proposition hanKe fit naître entre Tiini-

versilé de Paris et le goovenienient de CharieiTI un conflit , et amena pendant quelque tem|M li fermeture des écoles. Elle causa même, dit-«i, la mort du pape Clément VII, qui fut frappe d'apoplexie, le leseptembre 1394. Son aoooeséeir, Benoît Xin , appela auprès de lui Ctomcngei, rt le prit pour secrétaire. Mais en 1408, une boDe d'excommunication ayant été lancée par le pape contre Charles VI, Clamenges, soupçonné de ravoir rédigée, se trouva exposé à la colère du roi, et fut forcé de passer plusieurs années ea Toscane, dans l'abbaye de ValomtMrosa. Il parviitf oep^dant à se justifier, rentra en France, et fat successivement trésorier de Lançres, chantre d archidiacre de Bayeux. Il passa les detBÎfcro années de sa vie au collège de NaTarre; fi ) mourut, et fut enseveli sous la lampe, denatk grand autel. Son tombeau portait llnacriptiûi suivante :

Qol lampM fait Bwlfiùe Mb lampadc |aceC.

Contemporain et ami de Gerson et de Pierre d'Ailly, Clamenges, s*il leur ftit inlëriear par le génie , les égala presque en réputalion. « CëA certainement , dit Cave , an homme d*une piélé sincère , un écrivatai d'une éléganee nn-deasusde son siècle. Intrépide censeur des mautais princes, Il ne se montra pas moins sérère pour ramiilNB et les vices des papes , l'ararice et le hne des ecclésiastiques, la paresse et les débaoehes des moines. » Dans la plupart de ses écrits m éBA Clamenges s'élève contre les rices de soa leups, et exprime, comme Gerson, le désir d'une réforme modérée , qui aurait préTenu le déchire ment de l'Église au seiiième siède. Void b liste de ses ouvrages : Liber de corrupto Etclesix statu lécnisesn 1414, imprimé àLondres, 1606, in-S*"; à Hehnstœdt, 1620, in-T ; ~ Deploratacalamitatiseceleskuticw per sckêmê ne/andissimum^ cum exhartaiiame ptmtij^ cum ad ejus exstirpationem ; c'est un poëne en vers hexamètres, qui commence ainsi :

Chrbte , Rraves «poumb teaper ulsenite labora,

Afettus refcr bue oeulos..;

^ Liber de lapsu et rBparatkmejustftixiai ouvrage, adressé à Pliilippe de Bourgpgne, Ait écrit vers 1421 ; il a été imprimé à Yieime, 1481, in-4»; à Paris, 1512, 1519, in-4»; — Disputatio cum quodam ParUiensi gchotasikû de conciliogenerali; écrit en 1409, iropriméà Vienne, 1482,in-4«;à Paris, 1512, in-4*; 1617, in-8** ; — CoUatio duplex ad eundem sckolasticum de eadem materia; — lAber deAMnatis non solvendis, seu responsio galHcoMT nntionis cardinalibus appellantibtu ab fpodem voto, conclusione et deiiberatione Oms^ tantia factis de annatis atnpHus nom solvendis ; Cologne, 1 535, in-fol. ; — Ttaeîahts H parabolam de Filio prodigo; — de Fntetn Eremi liber; — de FructUy seu prt^tperit&U rerum adversarum, Uber; écrit, ainsi que le précédent, vers 1413; ^ dé Navii /estMUtibH$ n*m insdf vendu Hber; éerit fers 1413; -

645 GLAMEN6ES -

de Prxsulihus simoniaeïs liber; écrit en 1411 ; — Oratio ad Gallix principes; — Epistola ad Gerardum Machetum, quod tant corpore e Babylone sit fugiendum qtiam mente; — .

Epistolx /// ad Gregorium XTI : ces lettres sont écrites au nom du pape Benoit Xm pour arriver à Textirpation du schisme et à l'union deFÉglise; — Scripta quaedam nomine UniversUatis Parisiensis ;— EpistolxC XXXVI l; — Fragtnenium descriptionis viCxtyrannicœ, cum detcstatione ac reprehensione ; satire en vers hexamètres ; — Liber de Antichristo , de or tu eftis, vita, moribus et operibus, —Tous ceà ouvrages ont été recueillis par Martin Lydius; Leyde, 1613, in-4°. On a encore de Clamenges quelques opuscules imprimés dans diverses compilations ecclésiastiques, et plusieurs ouvrages inédits, dont on peut voir la liste dans Cave et Fabricius.

vie de M. N. de Clamengb. dans le Cersoniana de Iht- Fia* et dans le Recueil des pièces eoncemant le concile ém CiMstetnee. — Laanols, HOtoria Cffw&natii Navorrti parisiensis. — Trilbème, de Soriptor. ecelesiasticis. — Care, Hist. lUeraria scriptàr. ecelesiast. — Fabrtcliu, mbUoik, UUiHû medisf œtatis.

*GLAM-MAiiTiNiGZ (Charles-Joseph'-NépO' wattcéne-Gabriel de), général autrichien, né à Prague, le 23 mai 1792, mort le 29 Janvier 1840. Dans les campagnes de 1812 à 1814 , il remplit les fonctions d*aide de camp auprès du prince de Schwartzeroberg. En 1814 il accompagna avec Xoller Napoléon à Tlle d*Elbe. Appelé à prendre part aax délibérations du congrès de Vienne, il gagna les bonnes grâces des trois grands souverains qui y assistaient, et l\]t depuis chargé de plusieurs missions diplomatiques à Tétranger. Kn 1835 l'empereur le nomma son premier aide de camp ; en 1837 il fut appelé à présider la section militaire du conseil d'État, et obtint le ^snâe de feld-maréchal-Ueutenant. Clam-Marti- Hicz fut toute sa vie' Tun des agents les plus Oévooés de la politique de M. de Mettemich* Cofwertationt'Lexieon,

CLAMOA6AH {Jean de), savant écrivain C^rançais , vivait dans le milieu du seizième siè- ^^Ic. n servit pendant quarante-cinq ans dans la ^narine française, sous François P*", Henri H, iFrançois II et Charles IX. Il avait composé, ^pour en faire hommage à François T', une Carte 'miniverselle, avec détermination des longitudes mA des latitudes, et un Traité sur laconstrtiC' ^iou des navires et sur les navigations loin- 4aines. Ces ouvrages n*ont pas été publiés. On a encore de lui : La Chasse au loup , en lamelle est contenue la nature des loups et la manière de les prendre, tant par chiens y Jilets , pièges qu'autres instruments; imprimée à la suite de la Maison rustique de Ch.

Estienne, Paris, 1566, in-4". Le manuscrit de cet ouvrage curieux, dédié à Charles IX, est conaervé à la bibliothèque de Dresde.

Leloof, Bibt. Mit, de la France, éd. Fontettei

CLAHCT ( Michel) , littérateur anglais, vivait

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