‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 76 sur 118 · CLAPARÈDE · texte numérisé non relu

CLAPARÈDE

dans la première moitié du dix-huitième siècle, n étudia la médecine; mais ayant perdu la vue avant d'avoir commencé à la pratiquer, il ouvrit une école de latin à Kilkenny. On a de lui : r escroc, comédie; 1737 •y-^Hermon, prince de Chorœa, ou le zèle extravagant, tragédie ; Londres, 1746; — Templum Veneris,seu amorum Rhapsodie, poème ; —des Mémoires sur sa vie; Londres, 1746, 2 vol.

Mémoires de Micb. Clancy.

CLAK RICARD. Voy, SiUNT-ÀLBAN.

CLAPARÈDE (Lecomte), général français, pair de France, né en 1774, à Gignac (Hérault) , mort en 1841 . Après avoir servi en Italie (an vu) , comme chef de bataillon , et à l'armée du Rhin (an vin), comme adjudant-commandant, il accompagna le général Leclerc à Saint-Domingue , et obtint dans cette funeste campagne plusieurs avantages importants sur les nègres. De retour en France , après la mort du général en chef de Texpédition, Claparède partit pour Texpédition de la Dominique, revint en France après la soumission de cette colonie , et reçut le commandement de la r^ brigade du 5^ corps de la grande armée. A la tète de cette brigade, il se distingua aux combats de Wertingen , d'Ulm, d'Hollabrttn, aux batailles d'Austerlitz et d'iéna. A cette dernière bataille ce (Ut lui qui, avec sa seule brigade, commença l'attaque contre 8,000 Saxons, et les mit en déroute. Il se signala encore au combat de Pulstuck , où il fut blessé, ainsi qu'à toutes les.afTaires qui eurent lieu en Pologne en 1807. Après la piïx de Tilsitt, il fut nommé général de division. En 1809 eut lieu la brillante affaire d'Ebersberg , au passage de la Tramm , sur laquelle le bulletin de la grande armée s'exprime ainsi t « La division Claparède seule, et «( n'ayant que quatre pièces de canon, lutta pente dant trois heures contre 30,000 ennemis. Cette « action d'Ebersberg est un des plus beaux faits « d'armes dont l'histoire puisse conserver le « souvenir. La division Claparède s'est cou verte <c de gloire ; le pont, la ville et la position d'Ebers- <c berg seront des monnments durables de son « courage; le voyageur dira : C'est de cette snft perbe position , de ce pont d'une si longue « étendue, de ce ch&teau si fort par sa situation, <t qu'une armée de 30,000 Autrichiens a été « chassée par 7,000 Français. » Claparède prit encore une part glorieuse à la bataille d'EssIing, où il fut blessé de nouveau , à celle de Wagram et au combat de Znaîm. Après la campagne, l'empereur le nomma grand officier de la Légion d'honneur. Après avoir servi avec distinction en Espagne pendant deux ans , Claparède reçut (e commandement en chef du corps polonais au service de France , fit à la tète de ce corps la campagne de Russie , et se trouva à la bataille de la Moscowa et au passage de la Bérésina, où il fut encore blessé. En 1813 il fit partie du corps d'observation de Mayence II cotiimandait la 3* subdivision de la 1^ division militaire,

CLAPAREDE — GLAPMARItJS

]ors<(ue Napoléon débarqua aa golfe Jaan ; il resta étrailgeraux événements des Cent-Jours, et après la deuxième restauration U fut nommé inspecteur général dMnfanterie, içouyerneur du château royal de Strasbourg et pair de France. Pendant la réaction de 1815 et de 1816, le général Claparèden'a pas cessé d'user de Tinfluence que lui donnaient ses fonctions militaires à Paris pour ailoucir le sort de ses anciens frères d^armes, abandonnés par le ministre Clarke, ducdeFeltre.

De CourcrllM. Dict. des gen. fr.

GLAPASS03I [André) ^ littérateur français , né à Lyon, le 13 janvier 1708, mort le 21 a^iil 1770. Il avait embrassé la profession d'avocat; mais, ayant perdu sa première cause, il abandonna le barreau pour se li^Ter entièrement à la culture des lettres et des arts, qu'il aimait avec passion. Ses principaux ouvrages sont : Description de la ville de Lyon , sons le pseudonyme de Paul Rivière de Brinais; Lyon, 1741, in-8*'; — Recherches sur la bataille de Brignais (avril 1.362), insérées dans les Archives du Rhône, t. lU, p. 4ia-424.

DelaDdlne , Caiatoçue des wuumseriU, III, S17. — Boliioud. Éloge d'jt. Clapatson. — Leloof , Bibliùth. hist, de ta France^ «dIL Foatette.

CLAPiKBS (Françifis, sieur de Vauvenargués), jurisconsulte français, né à Aix, en 1624, mort en lô8ô. H remplit avec bonnenr la profession d*avocat, et devint conseiller à la chambre des comptes et cour des aides de Provence, dont il publia les arrêts sous ce titre : Centurix cousarum ; Lyon, 1589, in-4*. On lui doit encore : un abr^é de Provincix Phocensis comililms ; Aix, 1584,in-8''; Lyon , 1726 , in-4"; traduit en français, par Dufort, sous le titre : Généalogie des comtes de Provence, depuis Van 577 jusqu'au règne d'Henri /F/tAix, 1598, in-8^.

Morérl, Did. MUt. — Leloog, BibUoth. kùt. de ta France édll. Fontette.

CLAPiès (...ne), ingénieur et astronome français, né à. Montpellier, en 1671 , mort le 19 février 1740.10 devint géomètre en lisant les Éléments d'Euçlide, dont iin exemplaire lut tomba par hasard Jdans les mains. Il entra dans la compagnie des cadets gentilshommes, et fit quelques campagnes dans le régiment de Santerre.

De retour à Montpellier, U concourut à la formation de l'académie de cette ville, dont il fut un des premiers membres, calcula l'édipse de soleil du 13 mai 1706, fut nommé directeur des chaussées du Rhône en 1712, et professeur de mathématiques en 1718, préserva la ville de Tarascon d'une submersion totale en 1724, et prit part à la description géographique du Languedoc. Outre plusieurs mémoires et quelques obser\'ations astronomiques insérés dans la collection de l'Académie des sciences, dont il était correspondant, et dans les Mémoires de la Société royale de Montpellier, on a de lui : Éphémérides , ou journal du mouvement des as^ très pour Vannée 1708, au méridien de Montpellier, in-S«; — Dissertation sur les diverses

apparences de la lune éclipsée ; XoitpdBer, 1710, in-4**. Clapiès est le premier qui ait appliqué la trigonoinétrie rcctiligne à la eoBstrrction graphique des cadrans solaires.

De Rate, Eloçê dé aaplis, dans les Mémaint tfffs Société rovate de MomtpeUèer - Jmrmmi des jssmCk, 1747. — Morrri, Met. hUt.

ctAPïks (Charles), médecin françtts, mé à Alais, le 26 octobre 1724, mort dans la même ville, le 7 septembre 1801. On a de loi : ParO" doxes sur les femmes , ok Von tâche deprmver qu'elles ne sont pas de C espèce kmntmme; 1766, in-12. C'est la tradoctioii, avec des notoii de l'ouvrage intitulé : Mulieres komUmes mm esse.

Qoénrd, lu France littéraire,

l CLAPISSOH (Louis), oomposHeor fraaçM^ né à Naples, le 16 septônbre 1809, de [ français et originaires de Lyoo. n fiit ain dans cette dernière ville en 18U, et à Paris ci 1819. Clapisson commença par étudier le vioka, et obtint un prix au Conservatoire. Biais, dosé d'une excellente» organisation musicale, il set»tit poussé* vers l'étude de l'harmonie cl de h composition, et U suivit les leçons de Reicba, dont il-devint l'ami par la suite. H débaU par des pièces fugitives, par des romances, qd M acquirent en quelques années mie rép uta lioi méritée. £n 1838 il put aborder le théâtre, cli donna la Figurante, opéra-oomiqoe en d^ actes, qui eut beaucoup de succès. A partir de cette époque, il a écrit de nombreux ooTra^ef , tels que la Symphonie (un acte, 1839) ; ia Perruche (an acte, 1840) ; le Pendu (an acte, Iftf I); Frère et mari (un acte, 184i); le Code noir (trois actes, 1842 ); les Bergers trumeaux (m acte, 1844); Gibby la cornemuse (trois actes, 1846) ; Jeanne la Folle (grand opéra em câ^ae tes, 1848); la Statue équestre (opéra de ciitoa» tance; un acte, 18ôO) ; les Mystères {tUdelfkt (trois actes, 1852) ; et la Promise ( trois ad«; 1864 ). La musique de Clapisson sedistingoepa de l'esprit, de la verve et un certain édat Dm ses albums comme dans ses opéras, Q a prodiit des mélodies remplies de diamoe el d*ori^ttBi

BCCHET DE GtBUZB.

Doetements particuHert.

cLAPMARius, nom latinisé de clafmaiii

(Arnold), écrivain politique allemand, né à Brème, en 1574, mort le 1^ juin 1604. Il M professeur de droit public à l'acadénie d'Akdorf. On a de lui : (fe Arcanis rtrumpubikerum libri sex; Amsterdam, 1641, iB-12; — Nobilis adolescentis triennium : qmmis studiosus humanarum litterarwm triennis animumjuxta acsermonemjeliciterexeoltrt possit ; dans l'ouvrage de Bermann : Mamtduetio ad linguam latinam; Wittenberg, 1611, in-8'' ; dans cdui de Christophe Colerus : deOrdinando studio politico; Leyde, 1640, iB-32; dans le recueil H, Grotii et aliorum dissti^ I tationesde studiis ïnstituendis ; AnfUiràÊÊS,

GLAPBiARIUS — CLAPPERTON

1645, in-12; enfin, dans l'oiiTragede Th. Credlos : de ErtidUione comparanda.

TbooMsIas, de Ptagio. — Wltle, Diarium bioçr. GLAPPBETOH (Huçues), célèbre voyageur anglais, né en 1788, à Annan, en Ecosse, mort le 1 1 avril 1827. Il était Tatné des vingt-et-un enfants du docteur George Clapperton , médecin très-renommé dans toute la contrée, qui ne donna point à son fils Hugh une éducation soolastique, mais lui fit surtout apprendre, sons un bon maître, les mathématiques appliquées à ia navigation. A treize ans le jeune Hugh s'embarqua comme novice sur nn b&timentdu commerce qui naviguait entre Liverpool et l'Amérique du Nord. Après quelques voyages , la presse en fit un matelot sur le vaisseau le Gibraltar, puis il servit à bord de la (ïégate la Renommée, où la recommandation de son onde le lieutenant-colonel Clapperton lui valut en 1806 les fonctions de midshipman. Dans un engagement sur les côtes d'Elspagne, il reçut à la tête une blessure quMl crut alors légère, mais qui dans la suite Tincommoda b^ncoup. Revenu en 1808 en Angleterre, il obtint d'être employé sur la Clorinde, sous les ordres du capitaine de vaisseau Briggs, qu'il alla rejoindre en 1810 dans les mers de Tlnde. Irois ans après, il reprit la route d'Europe , et fnt envoyé, sur sa demande, aux lacs du haut Canada; il commandait en 1815 un blockhaus sor le lac Huron, lorsque, attaqué par une cor- T^te américaine et réduit à la plus fâcheuse extrémité, il résolut, avec sa petite troupe, défaire à pied, sur la glace, une course de soixante milles pour gagner York, où il arriva en efTet, après avoir porté sur ses épaules, pendant huit à neof milles, au milieu des rafales d'un vent giaoé et de tourbillons de neige, un jeune homme qui se mourait de froid et que cette généreuse assistance ne put sauver ; lui-même eut la main gauche gelée pendant qu'elle demeurait inerte à retenir son fardeau , et il perdit ainsi une phalange du pouce. Peu de temps après, il reçut du eomroandant des lacs une commission provisoire de lieutenant de vaisseau à bord de la Confiance, et ce grade lui fut confirmé par l'amirauté vers la fin de 1816. La suppression de la marine des lacs, dans le cours de l'année suivante, le fit retourner en Angleterre, où il fut rois en demi-solde. Retiré dans sa famille, en Ecosse, il employait ses loisirs à des occupatkws agricoles, lorsqu'en 1820 la confidence qu'il reçut à Edimbourg des propositions faites au docteur Oudney pour un voyage dans l'intérieur de l'Afirique, l'enflamma du désir d'être attaché à cette aventureuse expédition. Sa haute stature, sa constitution robuste, son adresse aux exercices du corps, son caractère ferme et sûr, son esprit vif, enjoué et entreprenant, tout montrait en lui un homme fait pour remplir de telles mis- SMins, et ses offres furent agréées avec empressement.

On sait que le commandement de l'expéditioQ

appartint au major Denbam, qoi la conduisit jusqu'au Bomou, et fit quelques excorsions pv delà. Clapperton et Denham traversèrent l*Yeou, qui se jette dans le Tchad. Selon le récit des indigènes, cette rivière est la même que le Niger. Son cours est fort lent, et pendant la sécheresse son lit et quelques trous pleins d'eau sont tout ce qui annonce son existence. Les habitants du pays assurent quedurant la saison des pluies ses eaux croissent et diminuent alternativement tous les sept jours. Sur la rive droite se trouve la ville d'Yeou,^lement entourée d'un mur, mais moins grande queBeurhwa. De là jusqu'à Kouka, capitale du Bomou, il n'y a que deux journées de marche. A peu de distance de Kouka, le chef arabe Bou-Khaloum, avec lequel voyageaient Denham et Clapperton, fut reçu par un détachement d'honneur. « Les officiers étaient revêtus de cottes de mailles , composées de chaînettes de fer, qui les couvraient depuis le cou jusqu'aux genoux, se partageant par derrière, et tombant sur chaque côté du cheval; quelques-uns étaient coiffés de casqaes de fer avec une mentonnière, et assez forts pour garantir d'un coup de lance. La tête des chevaux était également défendue par des plaques de fer, de cuivre et d'argent , qui laissaient ime ouverture suffisante pour les yeux de l'animal. »

Clapperton ne joua dans cette expédition un rôle important qu'à partir du mois de mai 1823, où une partie de l'expédition fut dirigée à l'ouest, vers le Haousà. Oudney et GUipperton se mirent en route ensemble; mais Oudney étant mort au premier tiers du chemin, Clapperton seul (dont le titre et le nom de voyage étaient Hds-Abd' Allah) accomplit cette curieuse exploration, qui fit connaître à l'Europe le sultan Bello, l'empire des Fellâtahs et les grandes villes de Kanoh, de Kasynah, de Sakatou» qui étaient alors à peine connus de nous. Familier avec l'usage des instruments astronomiques , il jalonna sa route de plusieurs positions observées ; et la ligne qu'il avait suivie put ainsi figurer désormais au milieu du vide de nos cartes d'Afrique avec une précision jusque alors inconnue , la géographie intérieure de ce vaste continent. 11 rédigea lui-même la relation de cette excursion , et il y joignit deux pièces fort intéressantes qu'il avait rapportées de Sakatou , savoir une carte du HaousÂ, tracée de la propre main du sultan, et une description historique du pays de Takrour, composée par le même prince. D'après cette carte, corrigée par le capitaine Clapperton, le lac Tchad, espèce de Caspienne qui joue un rôle très-important dans la géographie de l'Afrique, est situé «itre le 12*» 20' et le 14*» 22' 30 " lat. nord et entre le W et le 17** de long, est de Groenwich. n a presque la forme d'un cœur, et reçoit deux grandes rivières, l' Yeou et le Chary ; l'une et l'autre sont supposées avoir des communications avec le Niger. Les bords du lac sont en général très-bas, marécageux, mfestés d'insectes,

OAPPERTON — CLARAG

et prëMiitent des tncei de débordements. II4 sont couverts de graminées, et sartoul de rostwjx, où se cachent des troupes d'éléphants, «rhippopotames et de buffles. Les eaux du Tchad sont douces, et premient en quelques endroits le goût des herbes qui y croissent. Panui les nombreux poissons qu'on y prend, il |)ara!t y en avoir d'espèces nouvelles. l>e tout le voyage , la parttb la plus remarquable , sans contredit^ était celle qu'avait exécutée le lieutenant de vaisseau Clappcrton. Aussi, de retour en Angleterre, reçut-ilen récompense, le 22 juin 1825, le brevet de commander ou cagipUne do corvette.

On lui laissa à peine le temps d'achever sa rédaction, et il fut immédiatement désigné pour conduire, parle golfe du sultan Bénin, une nouvelle expédition auprès du sultan Belle , qui avait ténnoigné le désir de former des liaisons politiques et commerciales avec les Anglais. Débarqué en novembre 1826 au comptoir de Badagb, non loin de Oueydah, il se dirigea au nord-est pour aller rejoindre la ville de Kanoh , qu'il avait visitée à son premier voyage. H se rendit d'abord à £yo ou Katangliè, capitale du grand pays de Yarbah; de là A BousA sur le r^iiger, à l't'udroit même où, vingt ans au|iaravant, avait péri le célèbre Mungo Paik; puis il atteignit Kanoh, etr-ontinua sa route jusqu'à Sakatou (1), où il fut parfaitement bien accueilli par le sultan. Mais sa santé fiit sérieusement ébranlée pondant ce deuxième séjour, et la dyssenterie l'emporta, le 1 1 avril 1827, à l'Âge do trente-neuf ans. Ses papiers, restés aun mains de son domestique Ricliard I^ander, furent rapport<^s en Europe par ce tidèlc ser- Yiteur, qui plus tard devait lui-même, chef à son tour d'une expédition, ajt>uter aux découvertes de son maître la solution définitive de la grande question de rembouchure du >'iger. Clappcrton avait parcouni, à travers l'Afrique centrale, la ligne itinéraire qui peut-être oiTre le moins d'obstacles t elle s'étend, d'une manière non con-

(1) « Le mot saeeatou lignlfic hmlte, parce que cette Tttte fat bâUe par les Fellataha. aprèa la conquête de Ooablr et de Zaïnfra. Elle est située au confluent de plu- ■lean petites rivières qui se Jettent dans le Niger. Ses matsonx; assez bien constralles, forment des mes réinillérrs, aa lleo d'être réunies en groupes, comme dans les autres villes du Haousxa. Biles touchent presque ans murs, qui furent construits par le sultan actuel, après la mort de son père, en 1819. Ces murs ont de huit a dli mètres de bauteur et douze portes, qu'on ferme régulièrement au coucher du soicll 11 y a deux grandrs mosquées, 7 compris celle que fait actuellement construire le Godado ; un marche spacieux an centre de la ville et une grande place carrée devant la demeure du sultan. Les demenres des principaux habitants nont entoureeit de hautes murailles, renfermant de nombreux eouzis et des maisons en terrasse dans le genre mauresque ; d'énormes gouttières, en argile cnltc , ressemblent au premier coup d'osU à des canons. Le marché, très-bien fourni, se tient chaque Jour, du maUn au soir. Au nord de la ville est une plaine, avec quelques marécages , qui occasion • lient des fièvres. C'est une de ces flèvres qui enleva le capitaine Clappcrton, dans son second voyage à Saeeatou.»

(Perd. Hoefer, y</ri9U0 eentrftlêj iuaV Univers pUtO' refquê.)

tinue, depuis Tripoli de Barbarie jasqn^à k cûte de Guinée. Cette ligne, appuyai sur dei observations astronomiques assex nombreuses, est un des plus beaux résultats que les voyafm modernes aient procurés à la géographie africaine.

La relation de la première expédition de Clappcrton avait été hnprimée à Londres en 1826, à la suite du récit de Denham, avec lequel die forme un gros volume in-4<', sous ce titre : iVorra/it;e qftravels and discoveries in northan and central 4frica in the years 1822, 1833| 1824; la traduction française, par MM. Eyrièset de La Renaudière, fut publiée à Paris la mène année, en 3 vol. in-S**. Le journal de la seconda expédition parut à Londres en 1829, en un vol in-4% sous ce titre: Journal qf a second expédition into Ihe interior of A/ricOt/rom tkê bighi cf Bénin lo Saccatoo , pareillement traduit en français par MM. Eyriès et de La Renandière, en 2 vol. in-8° , qui portent aussi la date de 1829. [ £nc. des g. du m., avec add.].

J'enny eyel. -> Rose, yew biog. OkcU — Bfchaii, Lander, Record» of captain Ciapperton ; Lonëm, IM^ 1 voL lB-8*.— Denham. Clapperton^Dudaey, f oyapfidlflM les parties centrales de FJ/rijiue, etc. , I, til. — FcN. Hoefer, 4/rique centrale , dans ['Univers pilfomfw, p. 218. m, ri »s.

CLABA DIUIA. Votf. Dmu.

CLAEA D'ANDCSE, femme troubadour lh«çaise du treizième sièele. Elle appartenait à b maison d'Anduse, de Sauve et d'Alais. Piem Bermond d'Anduse, dit Pierre VI, était son père, et sa mère, Constance, était fille de Raimond VI, comte de Toulouse. On a peu de détails sur b vie de Clara ; elle n'est connue que par la dianson remarquable que lui inspira Hugues fie Saint- Cyr, homme de cour aussi séduisant, à oo qn*îl parait, qu'il était ambitieux. V Histoire tittérairê de la France a repro^liiit cette pièce, dont die a traduit deux strophes ; la traduction de Ut troisième est due à M. Raynouard. On trouve dans cette chanson de la grâce et de Ténergie. Kn vuld la fin , qui en est aussi la partie la plus remar* quable :

« Ne te donne pas de crahite, liel ami, que je te trompe ou que je t'abandonne pour un antra amant; quand cent femmes me pousseraient à cette infidélité, l'amour qui me tient en sa pnia* I sance me commande de te garder mon otmr, je le forai : ah ! si je pouvais dérober ma personne, tel la possède (évidemment un mari) quin'ci jouirait jamais. » V. R.

IJUt. lin., \IX. 471. - Qaynonard, Ckoix de ftMst des troubadours. — D. Vaisselle, Hist. du Langmeéùe.

* CCABAG ( Charles-Othon-Frédéric-Jeath Baptiste, comte de), antiquaire et artiste, né à Paris, le 16 juin 1777, d'ime ancienne famille de la Gascogne, niort en 1847. Forcé, encore très-jeune, d'émigrer à la suite de son père, le maréchal de camp comte de Clarac, il aUa acbe- ver en Suisse, puis en Allemagne, ses études, commencées à Paris. Le goût, les heureuses di»- positions ou'il montrait pour les arts, et que dé- —

CLARAG — CLARAMONTE

rekjpiia nn premier voyage qu'il fit en Italie, en allant rejoindre son père, eussent décidé de sa j vocation, si les liens de famille et les nécessités de sa position ne l'eussent pas mis dans TobUgation de prendre du service à Tarméc de Condé. Employé pendant quelques années comme lieutenant de cavalerie, le duc d'Enghieu se rattacha bientôt comme officier d'ordonnance , et il resta plusieurs années auprès de ce prince. Au licenciement de l'armée de Condé, il passa en PolofÇDe,etrempereurde Russie lui conféra mi grade <lsîii8 un régiment de hussards eu garnison en "Wolhynie. Ayant peu de goût pour le métier <les armes, le jeune Clarac prolitait de tous les loiairs que lui laissait son service pour étudier les sciences naturelles et se livrer à la culture ^«« arts. Heureusement doué pour les langues, ^ apprit à parler l'allemand , l'anglais, l'italien., tp polonais et plus tard le portugais. Lors de ^*^jnnistie rendue en faveur des émigrés par le l**>emier consul, Clarac s'empressa d'en profiter; ^ rentra en France, et vint poursuivre à Paris les ^^^vaux qu'U avait commencés au milieu des ^^^^unps. L'arcbéologie devint alors l'objet habi- *^»el de ses études. En 1808, forcé par la perte ^« sa fortune d'accepter une place sous le ré- V^me impérial, et désigné par Larcher et Sainte- ^^rojx au choix de la reine Caroline Murât pour ^^«rvir d'instituteur à ses enfants , il partit pour ^^aples. Pendant son séjour dans cette ville, il dirigea les fouilles de Pompéi, et il a consigné le ^ësoltat de ses explorations dans l'ouvrage inti- '^ytàé : Fouilles faites à Pompéi (l).

£n t8i4y la Restauratiou ramena M. de Clarac ^ France. Un instant il parut rentrer dans la carrière des armes; mais son goût l'entraînait ailleurs. Désireux d'aller étudier eu AméEÎque les scàies les plus magnifiques de la nature , il accompagna M. le duc de Luxembourg dans son ambassade au Brésil ; de ce pays , il passa en Guyane, et revint en France par les Antilles. Il rapporta de ce voyage un grand nombre de desftins, qui ont formé longtemps chez lui un magnifique album destiné à être publié , mais qui ont été malheureusement dispersés après sa mort; parmi ces dessins se trouvait la vue d'une forêt vierge des bords du Rio-Bonito qui a été gravée par M. Fortier, et que M. de.Huinboldt adtée comme la reproduction la plus fidèle qu'il ait reoooiitrée de la végétation du Nouveau Monde. A peine de retour dans sa patrie , M, de Clarac fut appelé par Louis XYIII à l'honneur de SDccéder à Yisconti dans la conservation du Musée des Antiques du Louvre. H rédigea le Catalogne des statues et bas-reliefs confiés à sa girde , catalogue dont deux éditions successives ont été rapidement épuisées, et dans lequel il a fût preuve d'une connaissance solide de la sculpture et| ea général, des arts et des usages de

(1) Cet oovrage, aujourd'hui fort rare, est un recueil 4'artleteii Insérés en avril 1918 dans le Joarnal françab 4« If aptes.

l'antiquité. H donnait en même temps plusieurs dissertations sur divers points d'archéologie , et un catalogue des artistes anciens. Mais la plus importante de ses publications a été sans contredit son Musée de sculpture, commencé en 1826, et qui n'était point encore terminé au moment de sa mort. Les trois dernières livraisons, rédigées sur les papiers qu'il avait laissés, par l'auteur de cet article, ont paru de 1847 à 1852. Cet ouvrage est un vaste répertoire des monuments de la sculpture antique; les statues, basreliefs et bustes non-seulement du Musée du Louvre, mais encore des divers autres musées de l'Europe et des principales collections particulières, sont expliqués et reproduits par la gravure. Dans le but de mieux faire connaître ces collections , il avait entrepris divers voyages en France, dans la Grande-Bretagne et en Espagne. M. de Clarac avait commencé l'impression d'un Manuel de V histoire de Vart chez les anciens, que M. Y. Texier a fait paraître après sa mort ( Paris, 1847, 3 vol. in-8"), et dans le premier volume duquel se trouve une nouvelle édition, trèsaugmentée, du Catalogue du Musée du Louvre.

L'Académie des beaux-arts de l'Institut de France l'élut en 1 838 membre libre. Il venait de recevoir le titre d'associé de diverses autres académies de l'Europe, telles que celles de Berlin, Turin, Bruxelles, la société des Antiquaires de Londres, lorsque la mort le frappa soudainement, le 20 janvier 1847.

M. de Clarac n'a été ni un archéologue trèsprofond ni un antiquaire fort sagace. On ne jiout guère le ranger que dans la classe des amateurs distingués; mais par son zèle, son goût, son caractère, si plein de di^sintéressement et toujours prêt à obliger, il a singulièrement contribué à répandre en France le culte de l'art antique. C'était d'ailleurs un savant modeste, sans aucune prétention, qui cherchait et provoquait les conseils et était toujours le premier à reconnaître les méprises qu'il avait pu commettre. M. de Clarac n'avait Jamais été marié; sa famille s'est éteinte avec lui. Alfreu Maury.

M. Alfred Maury, dans la Retme archéologique, 3« année, p. 75*. — Idem, IfOtice tur Clarac^ en tôle de la Deicripiion historique du Louvre j Paria, 1883, lu^». — Moniteur, 18*7, p. 168. *

* CLARAMOKTB (i4n(fre5 de), artiste dramatique, jouissait d'une grande réputation en Espagne à la fin du seizième siècle. On possède peu dedétailssur sa vie ; il mourut à Murcie, en 1610. Il cultiva la poésie avec succès, et dut surtout sa renoDunée à une Comedia dans laquelle il mit sur la scène des événements contemporains, de façon à flatter vivement le patriotisme et l'orgueil castillans. £1 Negro valiente en FlandeSj tel est le titre de cette pièce, dont le héros est un Africain qui combat sous les drapeaux du duc d'Albe, et qui obtient, à force d'exploits, l'honneur insigne d'être admis au nombre des chevaliers de Saint-Jacques. Il pénètre seul au milieu du camp ennemi, s'introduit dans la tente

CLARAMONTE — CLARENDON

du prince d*Oraiige, et le fait prisonnier. Le plan de cette comedia est défectueux, le style parfois négligé; mais il y a de l'élévation, de la force, et Tentlionsiasme du public ne pouvait être douteux. Vincent Guerrero y ajouta plus tard une seconde partie, qui ne rencontra pas un accueil aussi empressé : les passions s'étaient calmées. Le IS'egro valiente se trouve dans la Coleccion de comedias imprimée à Madrid, Valence, etc., et qui, de 1652 à 1704, se compose de 48 volumes. Ce recueil , véritable monument national et témoignage éclatant de la variété infinie du drame espagnol, est devenu fort rare, et les bibliographes les mieux renseignés n'en connaissent

nulle part un exemplaire complet.

• G. Brunet.

Documents inéditg.

CLAEE ( Pierre)^ chirurgien anglais» mort en 1784. Il fit connaître, en 1779, one nouvelle méthode pour obtenir la guérison des maladies vénériennes. Ses ouvrages ont été traduits en français par J.-D. Duplanil, sous le titre : Méthode nouvelle et facile de guérir la maladie vénérienne , suivie 1° d^un Traité pratique de la gonorrhée, 2" d'Observations sur les abcès et sur la chirurgie générale et médicale ^ 3"* d'une Lettre à M, Buchanj sur ^inoculation, sur la petite. vérole et sur les abcès varioleux; Londres et Paris, 1785, in-8".

Qaérard, la France littéraire.

^CLARB {John), surnommé le Paysan de Northamptonshire , poète anglais, né le 13 juillet 1793, à Helpstone, dans le comté de Northampton. Il fut obligé d'aider dans ses travaux des champs son père , simple journalier, paralytique et dénué de toute ressource. Clare déplore avec une vérité déchirante le malheur d'une extrême pauvreté, dans son Address to plenty in winter. Les secours accordés au père par la bienfaisance fournirent au fils le moyen d'économiser, par des travaux du soir, une petite somme destinée à acquitter le prix d'écolage; il put ainsi apprendre à lire. Il lut alors le soir Robinson Crusoé et tous les livres qu'il parvint à se procurer. Les Saisons de Thomson éveillèrent dans le jeune homme de treize ans un talent poétique, et lui inspirèrent son chant The i moming Walk, suivi bientôt de The evening Walk. En hiver, il allait deux ou trois fois par semaine dans un village voisin pour y chercher de la farine; et, revenant dans l'obscurité, les yeux fixés sur la terre, pour tromper l'ennui de la course, aussi bien que pour chasser la frayeur, il mettait en vers les histoires de revenants que lui avait racontées sa mère. Jolm ToumiU de Helpstone, qui avait eu occasion de voir les essais dujeune poète, s'intéressa à son sort, et lui donna des leçons d'écriture et de calcul. Clare fit des progrès rapides, et, malgré les travaux manuels qui l'occupaient pendant le jour, il parvint sans maître, aidé seulement de quelques musiciens de village, à acquérir une assez grande ha-

bileté sur le violon; fl sut ensuite en tirer parti. Clare composa des vers où il chanta Dico d la nature, pendant treize ans, toot en maniant 11 bêche et la serpette, et cela sans le moindn encouragement, mais pour son propre pUsdr.

Au mois de décembre 1818, un sonnet de dan sur le soleil couchant tomba entre les mni du libraire Drury, à Hamford. Par ses conacii, et, comme il le dit lui-même, pour payer soo cordonnier, Clare entreprit une collectioa de M poésies, qui fut bientôt généralement goûtée. Les Pœms descriptive 0/ rural life and sc«ncrf, by John Clare, Northamptonshire peasaU, consistent en sonnets, ballades et po^es mêlées, consacrées à célébrer la Tie champêtre. Un autre recueil parut en 1821, sous le tîtrede: the Village minstrel, and other pœms, et&, 2 vol. ornés de son portrait. La simplicité, la férite, la facilité, et surtout l'originalité, distinguent les productions poétiques deClare. Il partial à se créer une honnête aisance; mais à la suite de spéculations malheureuses il perdit tout son avoir, tomba dans mie profonde mélancolie, (t dut être enfermé dans une maison d'aliéoés.

[Enc. des g. du m.]

Couver iotions-ijexiccn.

CLAABifCB (duc de). Voy, George.

GLARBNDOR (Édouard Htde, comte m), homme politiqne an^^ais, né à Dmton, dans le Wiltshire, le 16 février 1608, mort k Rooai,1e 9 décembre 1674. Il commença ses études, dans sa treizième année, à l'université d'Oxford ; B iK ensuite son droit suus la direction de son oode, Nicolas Hyde, président an /Cén^s-l?eiicA. Par ses grands talents, il sut gagner sons Charles 1^ h confiance de tous les membres du parlemenL Quand la guerre civile eut éclaté, il se rangea du côté du roi, devint chancelier de réchiqQier et membre du conseil privé. En 1644 il aœompagna le prince Chartes (depuis Charles U), dans rtle de Jersey, et il y resta deux annéei encore après que son compagnon de Toyage l'eal quitté pour aller en France. Ce Ait à cette époque qu'il conçut le plan de son Histoire de le grande rébellion. Il composa également dais l'Ile de Jersey les différenta écrits qui ont para au nom du roi, en réponse aux manifestes dn parlement. Après la mort tragique de Charles l*', Édouard Hyde fut appelé en France par le prince Charies, et ensuite envoyé h Madrid, pour voir s'il y avait des secours à espérer du gouvernement espagnol. Il se rendit bientôt après à Paris, cliargé de tenter une récondliation entre la reine-mère et le duc d'York. Il quitta cette capitale pour se rendre à La Haye, où Chartes n le nomma, en 1657, grand-chanoeâier d'Angleterre. Après la mort de Cromwell, Edouard Hyde contribua plus que personne à l'issue heureuse des négociations qui firent remonter ee prince sur le trône. Il donna de grandes preuves d'intdligence et de probité en débrouillant le chaos des affoires, suite iM^toreUe de tant de se-

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