CLARENDON
ocNiAMS Yioleotes; et il i^joota à sa renommée politiqoe en s'opposant au projet de procurer au rcM un revenu indépendant des Totes du parlement et en trompant l'ayidité des royalistes. TcNitefois, l'ardeur avec laquelle il s'attachait à critiquer le presbytérianisme lui fit du tort dans l'opinion publique. En 1660 Edouard Hyde devint chancelier de l'université d*Oxford ; en 1661 il fut admis à la pairie, et obtint les titres de vicomte de Combury et de comte de Clarendon.
Mais tandis qu'en s'opposant aux vues du pai^ Icment, qui voulait accorder la liberté de conscience, et en favorisant llntolérance de l'Église dominante, le chancelier s'attirait la haine de tons les dissidents, il déplut aussi au roi, qui ▼oyait dans ces mesures un moyen de se montrer ûvorable aux catholiques. Alors il perdit Joamellemc&t de son influence sur l'esprit de CSitrles n, moins soucieux d'avoir près de lui on ministre adroit que de s'entourer d'hommes qui servissent sa prodigalité. Charles II retira donc ses faveurs à Clarendon ; et celui-ci , en botte aux continuelles railleries du favori Buckinghim et responsable aux yeux du peuple de tontes les fautes de l'administration, se retira de pins en plus de cette cour dépravée, et se dégoOtades afllihes. Enfin, son peu de succès dans h goerre avec la Hollande , la vente de Dunke^oe à Louis XIY (.1662) et d'autres drconstnces eocore, éveillèrent le mécontentement général; et l'humeur du roi se changea en haine, qoand il vit que son plan de se séparer de son époose, et de la remplacer par la belle lady Stnart, avait été d^é par lord Clarendon , qui voolait la marier au duc de Richmond. Le mo- •arque hii 6ta tous ses emplois; on lui faitenta même nn procès de lèse-majesté, et Clarendon B*y échappa qu'en s'exilant de son pays. Cependant il fit parvenir sa justification à la chambre baote ; mais les deux chambres décrétèrent que récrit serait brûlé par la main du bourreau , et l'exil du comte fut légalement prononcé. La haine da peuple le poursuivit encore sur le continent de France, où il fut maltraité par des matelots anglais et dangereusement blessé. Pendant six années il vécut alternativement à Montpellier, à Moolins et à Rouen. Transférés en Angleterre, ses restes forent plus tard déposés à l'abbaye de Westminster.
Le plus nnportant des travaux littéraires de Clarendon est son Histoire de la rébellion et de la guerre civile en Angleterre (History qf the rébellion and civil war in England; Oxford, 1701, 3 vol in-fol.). Dans la dernière édition, IMibliée en 1826, on a rétabU, au moyen des manuscrits de Clarendon , divers passages ou chapitres que ses héritiers avaient supprimés dans les éditions antérieures, par ménagement pour des personnes alors vivantes. Cette histoh^ a été traduite en français, La Haye, 1704, 6 vol. in-10, et comprise, moyennant une traduction BooveOe, dans la Collection des Mémoires re-
latifs à la révolution d^ Angleterre, publiée par M. Guizot ( Paris, 1823-1824, 4 vol. in-8**). On trouve le complément de cet ouvrage et de plus amples développements dans the iiistory q/ the civil war in Ireland (London, 1721); dans Clarendon's State's papers ( 1767, 3 vol. in-fol.), et dans the Life of Edward earl of Clarendon^ written by himself (Oxford^ 1769, in-foL, et 1761, 3 vol. in-8«).
Ses fils, Henry et Lawrence, firent paraître : the Correspondence, with the diary of lord Clarendon and the diary o/ Lawrence Hyde, etc. Ce journal, sur les années 1687, 1690, aussi traduit en français , fait également partie de la collection de M. Guizot (Paris 1824). La fille aînée du grand-chancelier, Anne Hyde, fit à Bréda une vive impression sur le cœur du duc d'York, frère du roi; il l'épousa à l'insu de Chartes et du grand-chancelier. Après la restauration des Stuarts, la grossesse d'Anne trahit le secret de cette union. Charies, l'ayant reconnue valablement contractée, y donna son consentement, et permit à la femme de son frère de prendre publiquement le titre de duchesse d'York, déclarant en même temps que cet événement ne changerait rien dans ses dispositions à l'égard de son chancelier. Les deux reines d'Angleterre Anne et Marie ftirent des fruits de ce mariage. [Enc, des g, du m.]
Ungird, HUt. d'AngUUrr: — George Agir EUIs Examen kitloriqmMtr U eturoetérû da Ctarandon. ;
^CLARBifDOR (Georges-WUtiam' Frédéric YiLUERS, comte de), homme d'État anglais, né le 12 janvier 1800. Il est le petit-fils de Thomas Yilliers, fils du comte de Jersey, créé en 1756 baron Hyde et comte de Clarendon en 1776. Après avoir étudié à Cambridge, Georges- William - Frédéric entra dans la diplomatie.
Nommé ambassadeur à Madrid en 18^3, il s'acquit dans ce poste une influence dont il usa pour faire adopter par le gouvernement espagnol les idées constitutionnelles. Devenu héritier du titre de comte de Clarendon, à la mort de son onde, le 22 mars 1838, il revint en Angleterre pour y siéger à la chambre des lords. En mai 1839 il fut élevé aux fonctions de garde du sceau privé, auxquelles vinrent se joindre, en octobre 1840, celles de chancelier du duché de Lancastre, A la chute du ministère whig, au mois de septembre 1841. Lord Clarendon se fit remarquer dans l'opposition, notamment lors du débat relatif à la question de l'Orégon. Le 25 mai 1846 il se montra économiste intelligent en appuyant, malgré les dissidences de parti, la suppression des droits d'entrée sur les blés étrangers, proposée par Robert Ped. Au retour des whigs auxaflàires (septembre 1846), tord Clarendon fiit nommé préskient du bureau de commerce, et au mois de juin 1847 il succéda à tord Besborough dans le poste de lord-lieutenant d'Irlande. Les troubles dont ce malheureux pays était presque sans cesse to théâtre, et plus tard le contre-coup delarévolutkm de 1848