‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 85 sur 118 · CLARKSON — CLARUS · texte numérisé non relu

CLARKSON — CLARUS

pôrtatlon ém efelaves dans le« colonies conflotsee, et la rnesore reçut l'approbation des deux «bambras.

EbHd, en 1807» la traite fut définitivement abolie ; et oa Ait un premier triomphe pour Clark- •CD. En 1816 Napoléon publia un décret d'ad- Maliii à ee principe, et répara ainsi la faute •oarniise en 1802. La suppression de la traite coiidiiisait nécessairement à l'abolition de Tesdafn§e. Olarkson fut encore Tàme de la société qui te forma dans le but de Tobtenir. Un bill proposé en 1833 en fixa le terme au 1*' août 1840; iMia ce terme Ait rapproché à Tannée 1838.

Wllbarforce arait déclaré borner sa longue et hboriettse tâche à l'abolition de la traite» et ■MNimt en 1833. Clarkson vécut assez long* Imps pour voir arriver le terme de Témancipaftion, le jour où dans les colonies anglaises huit cent mille créatures humaines célébrèrent leur Mioar à la liberté. Ce fut un jour pur de tout e&cès» malgré bien des prédictions sinistres.

Président de la société britannique pour Tabo- Ittoo de Tesdavage dans le monde entier, C\ar\/.' Iniy malgré son grand âge, ne cessa de correspondre avec ceux qui à l'étranger s'intéressaient m succès de ToniTre. En 1840 une grande réu- ■h» eut lieu à Exeter-HaU» présidée par un prinoe TO]ral, séance à laquelle prirent part Tam- ■inidenr de France, M. Guizot, et le délégué de li Société française. Là, au milieu du silence le |int religieoi, parut Clarkson, l'illustre yieiliard, freaqoe octogénaire, appuyé sur sa belle-fille, «I nooompagné de son petit-fils; il faudrait avoir ■nlfllé à cette assemMée pour éprouver Fémotion ^ne pins de cinquante ans de travaux désintéresléa et dictés par le pur amour de l'humanité fainient éprouver aux quatre mille spectateurs, nfanés des mêmes sentiments. Il ne prononça fpe quelques mots, pour dire que la pensée qui lui a^ait fait consacrer sa vie au triomph^ de cette cause hii était venue de Dieu, et que, plus heorenx que tant d'autres athlètes , surpris en dwmin par la mort, il avait le bonheur de voir presque tons ses vorux exaucés. Huit ans après, Mnçois Arago mit fin, par un décret du gouvernement provisoire de la France, aux mesures dilatoires que trop de circonspection et one réiistance sourde ne cessaient d'opposer à rabolitlon de l'esdavage dans les colonies françaises, malgré le malaise qu'éprouvaient les eolons de cet état transitoire. Une équitable indemnité, provoquée par les abolitionistes eux» «Ames, vint fermer la bouche aux récriminatiens. Clarkson a pu pressentir cette troisième phase de sa laborieuse carrière; car il n'est ■sort que le 36 septembre 1846, à sa résidence 4e Playford, près Tpswich. Les enfants de Wilberfbrce, en publiant la vie de leur illustre père, ont contesté à Clarkson l'antériorité de ses dlbrtâ et l'influence de son entremise. Mais lord Brougliaro, dans la préface de l'édition de 1839 de VBistoire de CaboMUm de la traite, a

prouvé qu'en ce point ils avaient méconnu la vérité et les sentiments de leur père. Sans doute Clarkson n'avait pas les talents oratoires de Wilberforoe, mais c'est de l'alliance de ces deux hommes qu'est résulté le triomphe olitenu sur la première question; leur liaison fut inaltérable. Wilberforoe s'est arrêté, sans doute épuisé par ses luttes parlementaires ; mais Clarkson a poursuivi l'œuvre trente ans de plus.

La Société américaine de New-York chargea W. Jay de faire l'éloge de Clarkson (33 octobre 1846 ). La Société de Londres prit le 30 octobre de la même année une délibération solennelle pour honorer sa mémoire; et la Société française entendit, de la part d'un de ses membres, l'ékige du célèbre philanthrope. En 1846 sa ville natale frappa une médaille en son honneur, et les peintres Roem et Haydeo ont lait son portrait. Son nom est inscrit sur le socle de la statue de Outtenberg à Strasbourg, fait par David ( jubi 1840). Mais ce qui est pli|8 remarquable, c'est que le conseil de la Cité de Londres a placé sa statue dans la salle des séances àGuild-Hall,pour réparer les outrages que cinquante ans aupai»vant les traficants de la Cité avaient prodigués à ce bienfaiteur de l'humanité.

Clarkson a publié, outre ses nombreux mémoires polémiques contre l'esclavage, un Tableau du quakérisme, qui a été traduit en français, sons le titre d* Histoire des quakers; Genève, 1830, in-8*; — Y Histoire de Vabolition de la traité, 1808, 3 vol. in-8*, traduite par l'évèque Grégoire, sous le titre â* Histoire du commercé homicide appelé traite des noirs , ou cri des Africains contre leurs oppresseurs; 1833, in-S*". Cette enivre principale, dans laquelle Clarkson rend hommage à tous ceux qui ont coopéré au succès de l'œuvre, a été réimprimée à Londres, avec son portrait et one préface anonyme de 33 pages (de lord Brougham) , en un beau volume in-8*, par la Société anglaise d'abolition. Enfin, Clarkson est auteur de Mémoires sur la vie publique et privée de G. Penn; 3 vol. in-8% 1813.

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