ISAMBERT
Tfotice biographique sur Clark<on, daos VjtntUUwêr^ MtporUr, tSM. — IfoUc* de M. iMoibert, dam le re- •ucii de la Soelété française, FJboMUmiiU, t lU, p. 9yiik9.
*CLAnus ( C. Septicius), préfet du prétoire SOUS Adrien, vivait dans la première moitié du deuxième siècle de l'ère chrétienne. Il nous est connu par la correspondance de Pline le jeune. « Je ne connais, dit de loi cet <^crivain , rien de plus vrai, de plus simple , de plus candide , de plus fidèle, u (quo nihUveiius, nihil simplidus, nihil candidius, nihil fidelius). Clams fut nommé préfet du prétoire par Adrien; mais il perdit bientôt cette place, victime, comme d'autres amis de ce prince, de son humeur soupçonneuse.
mine, Epistol., 1, 1, il; II, 9 ; VU. 9S; VIII, 1. - Spartlen, Hadr., 9, il. IB.
«GLABrs ( M, Srucius ), homme d*État ro-
CLARUS — CLAKY
eso
main, frère du précédent, vivait vers 110 de Vère chrétienne. Pline le cite comme un homme d'honneur, de probité, de savoir, et comme on habile avocat. CTest probablement le même Erudus Clams qui prit et brûla Séleucie, avec Julius Alexandre, et le même aussi qui fut consul supplémentaire avec Tr. Julius Alexandre, en 117, Tannée de la mort de Trajan.
PUne. Epist., Il, 9. - Dion Ciislos, LXVIII,80.
* CLARUS {Sea;ttis Erucitts), homme d*État et littérateur romain, vivait vers le milieu du deuxième siècle de l'ère chrétienne. Comme son père et son oncle, il fut Tami de Pline , qui l'appuya de tout son crédit. Dans une lettre à Apollinaire, Pline raconte tout ce qu'il a déjà tùX pour son ami, et donne en même temps sur celui-ci quelques détails biographiques. « Les démarches, dit-il, que fait mon ami Sextus Enidus pour obtenir la charge de tribun me donnent une véritable inquiétude. Je ressens pour cet alier ego des agitations qu'en pardlle occasion je n'ai point senties pour moi-même. D'ailleurs, il me semble que mon crédit, mon honneur et ma dignité sont compromis. J'ai obtenu de l'empereur pour Sextus une place dans le sénat et la charge de questeur. Il doit à Kies sollicitations la permission de demander celle de tribun. Si le sénat la lui refuse, j'ai peur
que je ne paraisse avoir surpris le prince
Quand une raison si pressante me manquerait , je n'aurais guère moins d'ardeur pour l'élévation de Sextus. C'est un jeune homme plein de probité, de sagesse, de savoir, et de qui l'on ne peut dire trop de bien , amsi que de toute sa maison. » Erucius Clams, suivant Aulu-Gelle, se livrait avec ardeur à l'étude de l'ancienne littérature. D'après le même auteur, il fut préfet de la ville et deux fois consul. L'époque de son premier consulat nous est inconnue , mais Spartien et une ancienne inscription nous apprennent qu'il fut consul pour la seconde fois en 146, avec Cn. Claudius Severas.
Plioe. Epist., II, 9 . - Aalo-^Selle, VI, 6; xni, 17. — Spartien, Sever., 1.
* CLARUS ( Erucius Clarus ), homme d'État romain, probablement petit-fils du précédent. Il fut créé consul en 193 de J.-C., avec Q. Sosius Falco. L'empereur Commode avait résolu de faire tuer les deux consuls le jour de leur entrée en charge, le 1^' janvier; mais il (iit assassiné la veille. Après la mort de Niger, un des prétendants au trône. Sévère voulut que Clarus se ftt délateur et accusât faussement plusieurs grands personnages d'avoir été les complices de Niger. Ea fanposant un pareil rôle à un consulave aussi vénéré que Clams , Sévère avait le double bot de le dégrader et de donner à s^ propres vengeances une apparence de*justîce. Garus refusa de rendre à l'empereur de pareils services, et fbt mis à mort.
Dion Cassittf, LXVII, tt; LXXIV, «. — CapItoUn, f>0rttnoar, iS.-SparUen, Stvênu, iS.
CLARUS (Juliw), jurisconsulte italien, né
vers 1525, à Alexandrie de la PaiDe, dans li Milanais , mort à Samgosse, le 13 avril 1575. En 1550 le roi d'Espagne le nomma sénateur I Milan. Clarus mérita la confiance et l'estime de Philippe n, rendit à ce prince des services inportafits dans l'administration de ses États dîtalie, et fut appelé à Madrid avec le titre de ouh sdller d'État fl revenait en Italie pour apate les troubles qui venaient d'édaler à Gênes, lorsqu'il mourat. Ses ouvrages» dont le phu important est intitulé : Receptarum senten&ê' rum opuSf ont été recueillis et imprimés plusieurs fois avec des commentaires. L'éditioa h plus récente est de Genève, IfiM. Un oovngB moins connu de Clams est un traité de monii qu'il avait composé en espagnol, et qui Ait tnduit en italien par Buonlanti, sous ce titre : Awh maestramenti sopra il ben vivere, etc.; Flsrence, 1582, in-12.
Bayle, Diet. historique. — Frefaer. Tke^tnm eruMtonm. — PanUléoD, ProtopoçrapMtL
; CLARUS {Jean-Christian-Àugusie), mê' dedn allemand, néàBuch,enFraneonie,le5n>vembre 1775. Il étudia à Coboorg, puis à partir de 1795 il fréquenta les cours de l'universlé de Leipzig, où il eut Hebenstreit pour maltie. Reçu médecin , il visita en 1801 et 1803 YiesM^ Wiirzbourg et Paris. A son retour, en 1803,2 devint médecin de garnison et suppléant d'Âbenstrdt à l'Institut clinique. En 1804,à la noft de son maître, il fut nommé professeur sappiénit d'anatomie et de chirargie. En 1810 fl reçut le titre de médecin en chef à l'hOpital Jacques, devint professeur de clinique, enfin profesieir titulaire. Pendant quarante ans que dura iob enseignement, il se fit remarquer par des qatSU» peu ordinaires. Le premier il fit à Leipzig dei cours sur Tauscultation et la percussion. Ses pritdpaux ouvrages sont : Traclattu de omes/o lacer ato et tnesefiterii chordapso; Leipdg, 1830-1833, deux parties; — iiiuicAlfn «ter ^ Verbreitung der Choiera, (Vues sur la nardM progressive du choléra ) ; Ldpzig, 1831 ; — Mversaria clinica ; Leipzig, 1 848 ; — BeOrmgt vff prakliichen Heilkunde (documents pour servir à la médecine pratique); Ldpzig, 1834-1837.
\ ConvertatUmt-Lexieon.
GLART ( Fançois db ), jurisconsulte firançsis, né vers 1550, à Alby, mort à Toulouse, en 1627. Après avoir été avocat général an grand conseil, 11 devint conseiller an pariemenide Tookuati^ Henri IV la nomma à cette place pour le réooni* penser du zèle quil avait déployé poor la cansa royale. On a de lui s to l>etcHji(éofi de la hé' letle, en vers firançais; Lyon, 1578, kk-^T; — Xemontranee au grand emueU du rai mr U réiabliuemenl requis pour les o/fkiert qui oui suiffi la Ugue; Tours, 1591, in-8*;-.i>Mi^ piques contre les bulles et autres praHquesde la faction d^Espagne; ibid., 1592, 1611, in-8*,
D'HoffM, Oraison ftmi^re éêFr.dê Ctorf. — Daver» dier, eihLSremçaiso.'- Leloof , mM, AUC éê to rtmms.
CLÀKT— CLAUBERG
;cLART (François^ comte), sénateur français, né à Paris, le 14 août 1814. C'est pour la première fois que le comte Clary parait sur b scène politique. Allié à la famille de l'empereur et à celle du roi de Suède (1), il s'est tenu constamment éloigné des affaires publiques, pour ne s'occuper imiquement que de l'agriculture, étude à laquelle il a consacré une grande partie de son existence. Les études constantes auxquelles il s'était livré attirèrent sur lui l'attentioo du gouyemement de Louis-Philippe , qui le ■omma chevalier de la Légion d'honneur, pour le récompenser des progrès qu'il avait fait faire à la science agronomique. Jusqu'à la révolution de 1848, M. Clary fut maire d'une commune de Seine-et-Marne. Lors de la réorganisation de la garde nationale par le suffrage universel, il fut nommé lieutenant-colonel de la première légion de la garde nationale de Paris, et se signala par son dévouement à l'ordre et au respect des lois. Le prince-président de la république le comprit, le 26 janvier 1852, dans la liste des membres appelés à faire partie du sénat. Sigâro.
Biographie det ténateurt.
CLART (Joachim-Charles'Napoléon)^ sé- ■ateur français, né à Paris, le 15 février 1802, parent du précédent, et, comme lui, allié à la ftmiUe impériale. Il a été appelé à si^er au séant par décret du 31 décembre 1852; reste étranger à tout esprit de parti, il vota avec empressement les lois d'amélioration et d'interèt général du pays. Sicaro.
*CLA8iNG (Jean-Hermann) , compositeur allemand, né à Hambourg, en 1779, mort dans la même ville, le 7 février 1829. Il (ùt professeur de musique et pianiste dans sa ville natale. Ses principaux ouvrages sont : Belsaunr, oratorio en trois parties; — la Fille de JepMé, oratorio en trois parties.
Fétli, Biogr. vnivenelie deg muaieient,
*ctJk9HWLns (Augustin) f théologien hongrois, né à Galgop, en Hongrie,mort à Pricwitz, en 1750. On a de lui : Eucharisticon nomini Michaelis Caroli ah AUhan, Vaciensium prœsulis sacrum; 1745, in-fol.; — Eclogx VIII;— EUgix et artifidum chronostichorum pangeri' dorum, en manuscrit à Pricwitz.
Bonoyl, Memoria Bungaror%m.
*CLÂSS1GUS (/ti/iti5), général gaulois, vivait Tcn 70 après J.-C. Il était commandant du corps de cavalerie (ato) trévirienne qui faisait partie de Fannée romaine campée aux bords du Rhin foos les ordres de Vitellius, en 69. Pendant la première période de l'insurrection de Civilis , les Trévires, comme les autres Gaulois, restèrent fidèles aux Romains ; ils fortifièrent les bords du RIdn, et livrèrent aux Germains plusieurs combats sanglants. Mais la mort de Vitellius, en 70,
(1) Le roi Joseph, onde de Napoléon III, et Barotdotle ( Charles XIV) avalent épooaé Mli« CUry (ialle et B«le), Elles dToa hoooraMe néfoelttt «t MandU«.
et celle d'Hordeonius Flaccus devinrent le signal d'un soulèvement général. Des relations s'établirent entre Civilis et Classions, qui commandait toujours l'aile des Trévires dans l'armée de Vocula; elles aboutirent bientot à ime défection ouverte. Classicus et son compatriote se séparèrent de Vocula, entraînant avec eux les soldats de leur nation. Bientot la défection devint générale parmi les Romains, et Vocula fut assassmé par Emilius Longus, déserteur envoyé par Classicus. Celui-ci entra dans le camp romain portant les insignes impériales, et força les soldats de prêter serment à l'empire des Gaules (pro imperio Galliarum), U fut désormais un des principaux chefs de l'insurrection provoquée par Civilis, et son histoire est inséparable de celle du général batove (voy. CrviLis). La dernière fois qu'il est lait mention de Classicus dans l'histoire, c'est lors du passage du Rhin par les insurge après leur défaite par Cerealis.
Tacite, Uùt., Il, 1»; IV, |7, W-T»; V. i»-it.
CLÂ1JBBK6 {Jean), philosophe cartésien, né en 1622,à Solingen, en Westphalie, enseigna la philosophie et la théologie d'abord à Herbom, puis à Duisbourg, où il mourut, en 1665. C'est l*un des disdples les plus savants, les plus méthodiques et les plus profonds de Descartes, et l'on ne doit pas être étonné qu'il ait été mis audessus de son maître par Leibnitz, pour Tordre, la clarté de sa doctrine. Ses principaux traités roulent sur la physique, sur la métaphysique, et la philosophie de Descartes, qu'ils expliquent, et sur diverses questions qui se rattachent à celles qui font naturellement partie des traités précédents, mais qui sont ici l'objet d'une étude plus approfondie. Dans sa physique, il expose d'abord en abrégé les principales vérités qui composent suivant lui la science de la nature ; dans la seconde partie de cet ouvrage il insiste particulièrement sur les principes de cette science ; la troisième n'est qu'une physiologie générale (Theoria corporum viventium) ; la quatrième a pour objet l'union del'&me et du corps dansThomme. Ii'auteur observe à ce sujet que le corps et l'âme ne sont point réellement unis l'un à l'autre ; mais que ce qu'on appelle leur union consiste dans l'action et la réaction qui a lieu entre l'un et l'autre. Il résume ce dernier traite par Ténumération de trente faits, qu'il regarde comme l'expression complète de l'action réciproque de r&me sur le corps et du corps sur l'âme (p. 272). Dans cette première partie de son ouvrage, l'auteur reste généralement très-fidèle à la doctrine de son maître. Dans la métaphysique (deEnte^ rectius ontosopMa% Olauberg distingue trois degrés de sigidfication au mot é^e, suivant qu'on entend par là l'intelligible pur (tè intelligibile)f ou quelque diose en général (aliquid), ou quelque chose en particulier (res). Dans la pronière de ces acceptions, le mot être signifie aussi le néant, parce que le néant est pensé oomioe l'être. Dana la seconde | l'être est l'op*
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V^.^. , Mioton«> et Sénènue nous le
"^ ^ .w... iK'gayant, branlant la tête,
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*' . . vuiis Nit'oué sinon battu. Sa mère
*'** . ^i^ xHc que mon fiU » ; elle l'appelait
*^ rtH •'»»»'' fôffï/c/re. Auguste disait de
- ^ ^>i% iH'tit. Livie ne parlait pas h cet
iréroir quMl gouvcme-
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aAlDE 684
mC us t<mT le monde? Auguste laitta Glande «BK mtat dignité que colla de prêtre et d*atigure. liitrt Df montra guère plus d'estime pour um „««« 11 lui accorda seulement les hooneun iMtfuliires. Claude, mécontimt, sollicitait ta même de consul : son oncle lui enToyi pièces d'or pour les saturnales. Coo- I mépris public, Claude Yécut dans ta •«icvte, tuitAt dans un faubourg, tantdt dam ft Campanie, s'aliandonnant à rivrogpoM, a jra et à la débauche. Pourtant Tordre des JieTaliers le choisit deux fois pour interpréta H pour protecteur, et Tibère, en mourant, ta ni! au nombre de ses héritiers les plus cbers.et le recommanda aux armées, au sénat et aupeuplc. FJeTé au consulat par Caliguia , il n'en resta pu moins le jouet de la cour. A la table de l'empereur, oii il s'en<lormait après le repas, on Id mettait des brodequins aux mains , on lui jetait des noyaux de datte ou d'olive, ou on le rérflllait h coups de fouet et de verges. Sa stupidité lui saura la vie. Plus tanl il déclara devant te sénat qu'il avait employé ce moyen pour échapfMr aux fureurs de son neveu l'empereur Caliguia. On ne crut point à son hypocrisie. Un capricadc quelques soldats (it de lui le maître du monde. Caliguia venait de |>érir assassine, le 31 janvier 4 1 après J.-C; les prétoriens, in ités, eoaraient çà et là dans le palais , criant vengeance, (■lande, épouvanté, s'était blotti derrière une tapisserie : aperçu dans sa retraite, il fut proclamé em|)ereuT, et reconnu malgré la résistaBN du sénat.
Le règne de Claude fut celui des aiïraiicliii : Narcisse, Pallas, CnlIlNte, Posidès, Pol^befli tassèrent des richesses, et disposèrent de toutM les fonctions, n Ce César Ixafoué, dit M. Nisard, et exploité jusqu'à cinquante ans par une cour qui s'en amusant comme d'un boulTon de famille, fut enc4)re bafoué et exploité sur le trône impérial , mais cette fois par des gens qui le firvot servir à de sérieux intérêts d'ambition et d'intrigue, et qui avec son seing et .«^n cachet M firent donner des têtes et des provinces et remuèrent Rome et le monde. Claude, imbéc-jle et presque toujours somnolent, mari et serviteur de plusieurs femmes, dont une prit un mari de son vivant, croupit quelques années sur son trùne déshonoré ; cmi)ereiir pour donner des signatures et pour avoir la meilleure table de l'empire , il laissa aux affranchis toutes les affaires, se nmfermant dans celles de la table et du Ht. » Ce- ))endant Claude commença son règne jinr quelques actes louables : il révoqua la loi de lèsemajesté , arrêta les désordres et les dilapidations qui avaient signalé le règne précédent, rappela beaucoup de bannis , ordonna la construction des deux beaux aqueducs qui amenaient h Rome les eaux dites Aqua Claudia et Anin yorus.
Les subsistances ayant été sur le point de manquer à Rome, il voulut que pour assurer ce service on creusftt sur la rive du Tibre et vis-
CLAUDE
à-vte dHSstte un pcni avec tm phare, et cet on- ▼fagefnt oommencéiliins des dimensions monumentales. Le sénat, que les persécutions du dernier règne avaient privé de beaucoup de ses membres, fut remis au complet par l'accession dlDustres Gaulois ou Romains des Gaules. Pendant ce temps, les armes romaines étaient heurenses an deimrs; la Germanie, longtemps redoutable, était immobile ou plutôt se consumait en discordes intérieures ; le roi du Bosphore , Itithridate, voyait sa rébellion comprimée aussftot qne déclarée; un des généraux de Claude soumit la Bretagne orientale jusqu'à la Tamise, et prépara la voie à des victoires plus importao* tes encore. Au reste, Claude dans cette expédi- Hoft ftcile n'avait en vue que l'occasion d'un triomphe. Pour avoir assisté de loin h quelques escarmoiicheé , il fit son entrée dans Home avec la iNrtnne et l'appareil des anciens triomphateurs. L'administration aussi était Tol^et des soins de Ctflude. Mais tandis qu'il s'amusait à des détails superflus, Messaiine, sa cinquième femme, se titrait à ces dérèglements inouïs qui ont rendu ton nom fimeux , bouleversait les fortunes et le gouvernement à son gré , donnait les charges à SCS créatures , exilait, confisquait, et ne trouvait d'antagoniste qtie dans l'afn-anchi Narcisse , qui partageait avec elle la puissance et qui exploitait son crédit avec non inoinâ d'avidité. Llncroyable dissolution de Messaiine, qui osa, en présence de Borné entière et du vitant de son époux , s*ttnir au Jeune Sillus , causa une révolution au palais. Narcisse ramena Claude d'Ostle à Rome, et fit tuer rimpératrice par un centurion. Peu de temps après, Claude, parmi tingt fiemmes qui hr^^iaient sa main , choisit pour sixième épouse AgHppIne , sa nièce. Dès lors régna raflVanchi Pallaé. Agrippine voulait porter sur le trdne son flis Néron (issu d'un premier mariage) et en conséquence évincer le fils de- Claude et de Messaihie, firitannleus. Elle y réussit (fmf. AcuppiUB, BarrAi^tcvs), et lorsqu'elle n*eut jfim besohi de l'empereur, dont elle craignait le repentir, elle TempoiMnna. « A^f^ne, dit Tadte, dès longtemps décidée au crime, n*hésKalt que sur lé choix du poison; elle craignait que violent et prompt, il ne décéiat le fbrfât, et que s'il était iwp lent, s'il dégénérait en langueur, Claude à sa dernière heure, venant à ouvHr les yeux, ne r^t ta tendresse pour son flb. Elle voulait quelque composition nouvelle, qui troubiftt la raison sans trop précipiter la mort On choisit une f^me habile dans cet art, nommée Locuste, qu'on tenait de condamner pour emfioisonnement, et qu'on ménagea longtemps cqnune un instrument néciessaire aux tyrans.
Cette femme mit tout son talent dans la préparation du [lolson, qni fût donné par l'eunuque Halotus, Chargé de servir les mets etde les goûter. Les historiens de ce temps ont rapporté , tant les détails de ce crime furent promptement connns, que le poison M mis dans des morilles, mets
fort goûté du prince, et qu'on n'en vit pas l'efîTet sur-le-champ, soit stupidité de Claude, soit parce qu'il était i\Te. D'ailleurs , une évacuation qui survint semblait l'avoir sauvé. A^rippino, saisie d'effroi et , dans ce |>éril extrême , bravant l'odieux des imputationii, recourut au inédmn Xénophon , qu'elle avait pris soin d'avance de mettre dans ses intérêts. Celui-ci , sous prétexte^ d'aider le vomissement, enfonça, à ce qu'on croit, dans le gosier de Claude, une plume imprégnée d'un poison subtil , n'ignorant pas que s'il y a des risques à ébaucher les grands crimes, il y a du profit à les consommer. » Claude avait régné treize ans. Il avait composé plusieurs ouvrages, dont une histoire contemporaine en 43 livres, écrite en latin, des mémoires sur sa vie, en grec, et 20 livres sur l'Étrurie et sur Carihage. Il ajouta trois lettres à l'alplialiet romain ; mais on cessa de les employer après sa mort. 11 ne reste rien de ses ouvrages ; Suétone dit qu'ils manquaient plutôt de sens que d'élégauce {magis inepte quam ineleganter composHa), Si, dans la période qui s'étend de 41 après J.-C. à 64, on considère seulement le caractère et les actions personnelles de l'empereur, les intrigues qui déshonorèrent sa vie et causèrent sa mort, rien n'est plus misérable, plus indigne même de l'histoire. Mais Claude n'occupe dans ce qu'on appelle son règne qu'une place insignifiante. Julien a dît dans le Banquet des Césars : « Sans Messaiine et ses affranchis, Claude ressemblerait à un |)ersonnage muet de théâtre ou plutôt à un corps sans ème. » Ce sont en effet des affranchis, l'eunuque Harpocras, Félix, Polybe, Calliste, Narcisse, Pallas, qui donnent le mouvement et la vie non-seulement à l'empereur, mais h tout l'empire. Le monde romain ne dépérit pas entra ces mains serviles. A l'extérieur les années impériales s'illustrent par de nombreuses victoires , et utilisent les loisirs des caui{is en ounant des mines , en creusant un canal de la Meuse au Rhin. A l'intérieur le système monarcliique, inauguré par Jules César et par Auguste, seconsuUde et s'étend. Le principe de la centralisation Ikit des progrès essentiels, et absorbe les derniers éléments aiistocratiques qui restaient en dehors do pouvoir hnpcrial. Le dnût de juger les accusations capitales passe du sénat aux mains de Claude. En 44 , après l'expédition de Bretagne, le sénat livre encore à l'empereur le droit de paix et de guerre. Il donne accès dans l'assemblée au préfet des cohortes prétoriennes et aux tribuns des soldats. Ce n'est pas assea : Claude ouvre aux Éduens de la Gaule chevehie les portes du sénat en 48. Les familles patriciennes, vainement augmentées par Jules César et par Auguste , s'étaient presque éteintes. Le prince al)at l'orgueil de celles qui survivent, en décorant du patriciat les plus anciens et les plus illustres sénateurs. Cette faveur apparente est une nouvelle atteinte à l'aristocraUe. Ku qualité de censeur, il fait l'épuration du sénat ; Il n'y
CLAUDE
admet ou n'y maintient que les possesseurs de grandes Tortunes , ceux qui ofTrent, pour ainsi dire, à la défiance du pouvoir impérial la double garantie de leur vie et de leur richesse. Sous la menace de la peine de mort et de la confiscation , le grand conseil de l'aristocratie romaine devient Tinstrument servile des femmes et des affranchis de la cour.
Snétooe, Claudiut, — Dion CaMliu, LX. — Tadtc. jénnales, XI, XII. — Zonarai, XI, S.— Joséphe, ^int. Jud,^ XIX, S; XX. I. - Orose, VU, 6. — Eotrop^. VII. 13. — Aiirelins Victor, de Cœi., 4; Epit.^ 4.— Stfnèque, Luntt de Morte Uruti. — Nlsard, Études mr les poètes latiM de la décadence.
CLAUDE II (M, Àurelitis Claudius), smt^ nommé Gothicus, empereur romain, né en ^14, mort en 270 de J.-C. n descendait d'une ancienne famille illyrienne. Ses talents militaires le recommandèrent à la faveur de Dèce, qui le chargea de défendre les Thermopyles contre les envahissements des barbares. Valérien le nomma capitaine général des provinces illyricnnes et corn mandant des provinces du bas Danube. Dans cette haute position , Claude montra toutes les qualités d'un grand général , et se rendit ainsi redoutable au faible et indolept successeur de Valérien. « Claude, dit M. Amédée Thierry, était encore un niyrien parvenu, mais d'une trempe plus fine que ces autres soldats de fortune avec lesquels il était entré en rivalité d'ambition : esprit froid et calculateur, dont on ne perçait jamais ni les pensées ni les projets, tant il mettait de réserve à s'exprimer et de prudence à agir. De simple tribun qu'il était à l'avènement de Valérien, il trouva moyen d'arriver au commandement d'une armée, sans rien solliciter, en se fkisant vanter dans le sénat et autour du prince comme un homme nécessaire. Sous Gallien on le vit encourager les généraux mécontents, et marcher ensuite contre eux dès qu'ils avaient pris les armes. L'empereur, embarrassé d'un pareil ami, le redoutait plus qu'un ennemi déclaré. Apprenant un jour que Claude, malgré la réserve dont il faisait profession, avait tenu sur sa mollesse et son indolence des propos outrageants, Gallien s'empressa d'écrire à un de ses familiers, nonuné Venustus, une lettre où il lui disait : « Je ne pouvais pas recevoir une nouvelle plus triste. Si tu m'es fidèle, Venustus, je t'en supplie, fais en sorte que Gratns et Her^mius travaillent à l'apaiser; mais que l'armée de Dacie ignore complètement tout cela : elle n'est déjà que trop mal disposée*. Je f envoie des présents pour Claude; tu tâcheras qu'il les accepte gracieusement. Sur tontes choses, qu'il ne suppose jamais que je suis instruit de ses attaques contre moi : il pourrait craindre ma colère et se porter par suite à quelque extrémité malheureuse. »
Claude depuis lors n'avait fiiit qu'ajouter aux frayeurs de Gallien. Tout récemment encore il venait de s'élever au plus haut point de réputation militaire par la défiiite et l'expulsion des IfOths qui avaîeiit fait irruption sur la Tbrace;
le sénat au milieu d'acdamations plus vives qm de coutume lui avait décerné une statue, et 1"^ vait même recommandé spontanément, comme consul , au choix de l'empereur, qui trouva que c'était le lui imposer. Aussi, quand le favori di sénat se présenta devant Milan pour secourir Gallien, cehii-d n'eut rien de plus à coeur que de l'éloigner. Claude parut accepter comme unenla^ que hionorable de confiance la garde de Pafie À de la ligne du Pô : il partit, mais en kissaat derrière lui, dans le camp impérial , des amis ardents et de vives sympathies. A la premièie nouvelle de la mort de Gallien, en 268, Claude accourut, et fut aussitôt proclamé empereur per les soldats. Le sénat accueillit cette élection vnc un enthousiasme sur lequel Trebellius PolBoi donne de curieux détails. Après la lecture des lettres de Claude, les sénateurs s'écrièrent « Auguste Claude, que les djeux vous conservent pour nous! (répété soixante fois). Claude An* guste, c'est vous ou votre pareil que nousavooi toujours souhaité! (quarante fois). Claude Auguste, c'est vous que désirait la répubUqoe!
(quarante fois ). Claude Auguste, vous êtes ni père, un frère, un ami, un excellent sénatwir, un empereur véritable! (quatre-vingts fott)^ Claude Auguste, délivrez-nous d'Aureolus! (cbl fois). Claude Auguste, Tetricns n'est rien défaut vous! (sept fois). »
Le nouvel empereur ne pouvait répondre à tous les vœux du sénat. L'empire était alors dam un état dé|)lorable, que Claude résomait ainsi dans une lettre à cette assemblée : « Pères cooicrits, connaissez toute la vérité : trois cent vin^ mille barbares ont envahi le territoire romaia. Si j'en triomphe, reconnaissez un td service; si j'échoue, souvenez-vous que j'aurai voulu combattre après Gallien. La république est épuisée. Nous combattrons ensuite Valérien, Ing^os, Régillieo,Loliien, Posthomius, CeLsos et jbSBa autres que le mépris inspiré par IVmperear Gallien a détachés de la cause de la république. Nous n'avons plus de boucliers, plus d*épées, plus de javelots. Tetricns est maître des GÎuiles et des Espagnes, qui sont les forces de l'empire, et, ce que j'ai honte d'écrire, tons nos ardiers servent sous Zénobie. Nos succès, quoi que noos fassions, seront toujours assez grands. »
Les barbares dont pariait Claude étaient les Goths, dont les principales tribus, Peodns ( Pencini ), Trutinges ( Trutingi ), Austrogotha ( Austrogothi ) , Virtingiens ( Virtingui) , Sigipèdes {Sigipedes), s'étaient réunies pour envalùr Tempire et avaient rassemblé une armée de plus de trois cent mille hommes, une flotte de plus de deux mille vaisseaux ; le rendez-vous général de tous ces barbares était à l'embouchure du fleuve Tyras, aujourd'hui Dniester. Ce fut là qpUs s'embarquèrent en 269. Côtoyant tonjours kt terres, ils tentèrent sans succès deux descentes. Tune à Tomi on Tomes, Meu fameux par l'ezi d'Ovide; l'autre à fifardanopole. Ils ne toent pat
CLAUDE
i^xu henreax contre Byzance et contre Cyziqae, ïSTersèrent THellespont, et Tinrent débarquer levant Thessalonique, qu'ils assiégèrent ainsi que ^assandrée, pendant que leur flotte dévastait* kootes les câtes delà Grèce. Au moment de Tinrasion des Goths, Claude s'était déjà débarrassé TAoreolus, qui avait été vaincu et tué dans une isataille sur TAdda, entre Milan et Bergame; il miit défait les Allemands aux bords du lac de lîarde, et il sepréi^arait à marcher contre Tetrinw. A la nouvelle de l'invasion des barbares, 1 s'écria noblement : « L'afTaire de Tetricus ne reprde que moi, celle des Goths regarde la ré* poMique; » et il dirigea ses troupes sur la péiHnsuU hellénique, A l'approche de Claude, les Goths levèrent le siège des deux places qu'il pressaient déjà depuis longtemps. Ils s'enfonce* rent dans la Pélagonie, province septentrionale de la Macédoine. Claude les suivit, et les attei- 9iità Naïssus, aiyourd'bui Nissa, dans la Servie. Là il leur livra une bataille opiniâtrement dispu* tée : les Romains plièrent plusieurs fois. Enfin, « détachement de leur armée décida la victoire, Ci se portant par des chemins réputés impraticibies sur les derrières et le flanc de l'ennemi. Les Goths se retirèrent laissant cinquante miUe des leurs sur le champ de bataille. Se voyant Nnés de trop près pour pouvoir s'échapper, Is formèrent une enceinte de leurs bagages, et le défendirent avec courage derrière ce retranchement. L'enceinte fut forcée par le fer et par ia feo ; et les Romains, outre un butin immense, htut un* nombre prodigieux de prisonniers. Les SoClis qui échappèrent à ce désastre s'enfuirent rers la Macédoine. Ils y hirent devancés par la «Valérie romame. Revenant alors sur leurs pas, !t passant sur le corps d'une partie de l'infant«îe, ils se jetèrent dans les gorges de l'Hémus (Balkans), où la faim et les maladies achevèrent de les détruire. Le grand général qui par cette fictoire décisive venait de sauver pour plu- Rienrs siècles l'empire romain n'eut pas le temps ie le reconquérir sur les usurpateurs qui en poslâbnent les plus belles provinces. Il mourut de la peste à Sirmium. D'après Zonare, il désigna m momuit Aurélien pour son successeur, et celai-d fut aussitôt proclamé par les soldats de niraoe. Le sénat au contraire et Tannée d'Italie Jécgriière n t la pourpre impériale à Quintillus, ftèrede Claude. Cette double élection aurait causé une Doavelle guerre civile j si Quintillus n'eût reDoncé volontairement à la couronne et même à la vie. Il se tua après dix-sept jours de règne, et fut mis au rang des dieux.
Trebellhia PoIUod, 6'taiuf..in HisL Auç^ut. — Aarellm Victor. BpU. 34, de Ctetar., 84. — Batrope, PC, ti. - Zotlaie,l,4<Ma. -< Zonarfts, XII, ts, M. - Tlilemont. BêsL étt ew^ereurt , t III. — Amédée Thierry, HitL éê te Camiê mnu taâminUtratUm romaine,
CXAUDB (Saint), évèque de Besançon, mort fcrs l'an 4197. Il appartenait à l'une des plus andeones familles de la hante Bourgogne. De bonne hmn 9 partagea son temps entre l'étude, la
prière et les oeuvres de charité. Cédant aux vœux do clergé et du peuple, il quitta à regret le couvent de Saint-Oyan-deJoux, aujourd'hui Saint-Claude , pour monter sur le siège épiscopal de Besançon. Les règlements qu'il établit dans son diocèse, les efforts qu'il fit pour y ranimer le goût des lettres et la pratique des vertus chrétiennes le placent au rang des prélats les plus distingués de Besançon. Sept ans après son élection , saint Claude se démit de son év6ché, et retourna dans sa chère abbaye de Saint- Oyan-de-Joux, où il fîit jusqu'à sa mort un modèle de retraite, de pénitence et d'humilité. Le coite de ce saint devint si célèbre qu*il se forma autour de l'abbaye de Saint-Oyan une petite ville appelée Saint-Claude , où Benoit XIV a placé le si^e d'un évèché. Son corps, retrouvé au treizième siècle, fut brûlé en 1794.
P -F. Chinet, niustratUmu San-CUtudianm, dont lé recueil de Boltandus. — Boguet, f^ie de saint Claude,
— Coquello, f^ie de tairU Claude. - BalUet, Fiei dee tainu, 6 JaiD. — Dunod. HiMt, de rÉgliie de Besançon,
CLAUDE ou GLAUDius (Clcmens)^ évèque de Turin, mort en 839. U était Espagnol d'origine, disciple de Félix, évèque d'Urgel. Il acquit une connaissance approfondie des livres saints, commenta l'Écriture Sainte dans l'école de Chariemagne, à Aix-la-Chapelle, devint chapelahi de Louis le Débonnaire, et fut nommé par ce prince évèque de Turin. Poossé par un zèle ootré pour la réforme des abus qui s'étaient glissés dans le culte des images, Claude alla jusqu'à faire effacer, briser et enlever toutes les images et toutes les croix des églises de sa juridiction, n est le seul qui ait soutenu les iconoclastes dans l'Occident On croit même qu'il renouvela l'arianisme dans ses derniers ouvrages. On a de lui des Commentaires manuscrits sur le Lévitique, sur le livre de Ruth et sur d'autres parties de l'Écriture Sainte; — une Exposition de Vépitre aux Galates; Paris, 1542 ; — une Apologie contre ThéodonUr, qui l'avait accusé d'être iconoclaste. Cet ouvrage, dans lequel Claude attaquait le culte de la Croix, fut réfuté par Jonas, évèque d'Oriéans, par Dungal, moine de Saint-Denis, et, peu de temps après la mort de son auteur, condamné par un concile de Paris.
Fieury, Hitt, eeeUtiasL, llr. 47, n* M. - Simoo, CH' tique de ta Bibl. eeetés. de Dupin, t 1, p. S84. - M«bUloo, Jnaleeta. — Oadln, de Seriptoribus eeclsêiastieis^
— Fabrlclns, BibU latina medtm êstatit. — Morérl, Met historique.
CLAVDB (....), artiste français , pefaitre sur verre, né dans le midi de la France, vers 1470. H a eu l'honneur de faire connaître à l'Italie l'art de la peinture sur verre. Jules II avait ordonné an Bramante d'orner les fenêtres du Vatican de verres historiés. Bramante, qui avait admiré chez l'ambassadeur français un vitrail superbe^ appela à Rome le peintre Clande, qui vivait alors à Marseille, et qui jouissait d'une grande réputation. Claude amena avec lui un de ses coQfjrèresi nommé GuiUauiiie, et tons deux exé*
CLAUDE
cutèrent au Vatican plusiearsTitranx, qaî furent détruits en 1&27. Us firent ensuite, pour l'église de Santa-Maria del Popolo , deax verrières où ils représentèrent Thistoire de la Vierge; on peut encore admirer ces beaux vitraux, dont les Italiens disaient qu'ils étaient descendus du del. Claude mourut peu de temps après avoir terminé cet ouvrage, et Ait remplacé par Guillaume.
VaMil. rilifd«*IMIfoH.
CLAUDE DB FBANGB, reine de France, née le 14 octobre 1499, à Romorantin, morte au Cbiteau de Blois, le 30 juillet 1524. Fille aînée de Louis XII 6} d*Antte de Bretagne, elle était fort aimée de ses parents, qui aussitôt que le roi devint paisible possessair da duché de Milan, la firent proclamer solennellement, au parlement de PdLns, portes ouvertêt, docbesse héritière de Bretagne, du chef de sa mère, et de Bfilan , du chef de son père. Comtesse, en outre, de Blois, d'Ast, d'Étampes, de Coucy, de Ricliemont, de Montfort et de Vertus, c'était la plus riche héritière de l^EuropC) et ses propriétés, qui valaient un royaume, lui donnaient droit d'aspirer à l'ai* liance d'un sottvtrain. Aussi Charles d'Autrichei espérant joindre cet immense apanage anx grands biens de la maison de Bourgogne, qu'il tenait de sa grand'-mère, se mit-il sur les rangs longtemps d'avance. Claude était encore une enibnt; son père accepta d*abord les propositions du prince, mais il réfléchit dans la suite, et changea d'avis, sur la représentation qui lui fut faite par son conseil dn danger imminent pour le pays de porter la Bretagne à un prince étranger, et de faire naître par ce démembrement da royaume des guerres interminables. Anne, phis constante, mais moins raisonnable, persista dans le choix de son gmdre, et voulant se mêler seule du gouvernement de ses eofiuits, qu'elle n'appelait jamais autrement que i ma fille Claude fX ma fille Aenée, apporta ainsi un désaccord dans le ménage royal. Louis Xn résolut de donner sa fille à François de Valois , comte d'Angoulème (depuis François 1*''), soA héritier présomptif, prince aimable, mais inconstant. La mère, à qui sa tendresse révélait l'avenir, disait que sa fille ne serait pas heureuse aveo un tel mari. Le père, qui devait demeurer roi, répondait : « Vous tous trompez. Elle n'est pas belle; mais sa vertu touchera le comte, et il ne pourra s'empêcher de lui rendre justice. » Il persista donc, et fiança les deux cousins en 1506, au chatean de Plessis-lèê-Toars. Anne, s'entètant de son côté dans sa préférence pour l'Autriche, le mariage ne put être oondu et ne fht célébré, Claude étant d'ailleurs trop jeune , qu'après la mort de sa mère. Lee noces se firent le 14 (on 4e 18) mai 1514, à Salift -Germain- en -Laye, en habit de denil, selon l'ordre du roi, qui regrettait vivement sa fHnme. Louis XII étant mort peu après ( 1*^ janvier 1515) , Claude, devenue Teine,f\it couronnée à Saint-Denis, le 10 mai 1517.
« Son règne entier », dit nn historîea, • ■'«! • rien que de fort triste. » Exposée à l'indilGémMi de son époux et à l'humeur impérieuse de la da> ciiesse d'Angoulème, qui semblait voukMT se v» ger sur la fille de la haine de la mère, « Claiii i n'eut presque à la cour que sa vertu pour die •• L'autorité demeurait entre les mains de la mèii du roi, nommée régente en l'absence du roi,dii 1515, et de ses fivoris. « Madame sa beOe-mèi^ ditiBrantôme, la rudoyoit fort} mais die sefîMtlfioit le plus qu'die pouvolt de son bd eafiill et de sa douce patlenceet grande sagessa, piar supporter œs rigueurs. » Claude montra iw h trône tant de vertus, que aea sujets ne Vt^ laient que la bonne reine, et que lea hlstoilM contemporains l'ont regardée ooroma addk Brantôme témoiçie qu'die « fût Ibrt ainiéa éi roy son mari et bien traitée) « nais fl (M »
tendre par ces mots qu'die fat seulement wspii tée et honorée. François 1*% ne pouvant îAm un hommage légitime aun qualités de son épooii^ la traitait toujours avec considération, la eonml* tait en secret sur des afTaires Importinlaa, à écoulait paribis les conseils de son esprit jadl et solide; enfin, du vivant de la rehM, fi vfm jamais prendre de maîtresse en titre. Cep«dul| nous devons à l'impartialité de l'histoire de n^ pder que la rehM périt, dans la flanr de sajeinesse, par suite des dangereusea débandMi éê son mari.
En dix années demaria^ Clanda donna Mi^ sanee à trois princes et à quatre prinoeiseii ■ 1517, à François, dauphin, mort en IfeMi é qu'die voulut nommer alnd parce qu'elle cnigé l'avoir obtenu du dd par l'faiteroeasion deniri François de Paule ; en 1619, à Henri D) • 1521, à Chartes duc d'Orléansien 1515, àUdi^ et en I51ô, à Chariotte, mortes en bas Ign* 1520, à Madddne, refaie d'Éooaseï en lên,à | Marguerite, duchesse de Berry , puia da fitfoilb
Claude avait pris pour devise une pidne M avec ces mots : Candida Candidii^ aolt par lii^ sion à sa sfaioérité et à celle des Français, soil * souvenir des lys, armes de France. Aprkaidi légué à son mari l'nsufhiit et l'admlnistnlid de son duché de Bretagne, regrettée de fod II royaume et pleurée de la cmtr^ die tasad au chAteau de Blois, le 10 (on le 15) juillet lHl, à l'Age de vingt-dnq ans accomplis, et fUt enirdi à Saint-Denis, puis réunie à son époux aoos li magnifique tombeau de marbre, que aon fk Henri n hii fit dever et qu'on Toît enoora dn» l'église, mais vide de la royale dépooilk. LU dironiqueurs contemporains ( Bouchet et Bftv* digne) racontent qu'au Heu de prier pour éfc, on l'invoqua comme sainte après sa mort; qoi « son corps faisait des mirncles et rttidUil la santé aux mdades ».
Claude, md partagée du côté des unaMMi extérieures, de taille médiocre, un peu buileun (héritage de sa mère) , ressemlilant à aon piN par la douceur de la phydonoroin nt In nnivdl
CLAUDE
Ses traits du tiiage, sans beauté, non sans hanne, a été dignement peinte par BeUeforest (i ) : Elle étoit estimée la fleur et perle des dames te MO siècle, comme étant un vrai miroir de pu- Helté, sainteté, piété et innocence, la plus chattiMe et courtoise de son temps, aimée decha* An, et die aimant ses sujets , et s'effbrçant de iMi ftire à tons, et n'ayant soud que de serTir Meu et de complaire au roi son époux, n A. ns MAATOihiE.
CùniiAuation de ib Chronique d'Engoerrand de IwBireleL — Jeili Boncbet , Ânnalei d'Aquitaine, IV« pMle. y. SM. — Belleforeit, Jnnalei de Franc», an HM.fol 4ST,r«. - Boordigné. Chronique d'jinjou, III* feUÎÊ, foL m, T«. » DrantÔAe, Dames illuttret. — Pièmtoaeênmnt tê régne de François n*. — Reenetl dt Pltltiin, Btbl. Imp., a» i<t«M6 (mit. )■ ~ Journal du NpM dé François !•% In-fol., roaa. de Dopay, 74S, BIbl. hM. — Hist. des premOres antres du r^ne de Fran^ çm /». ptr S^batUen Moread, til-fol. BIbl. Imp., t0»l. - CAroftioM brève f llli-i899, Wbl. Imp. « iiiaa. de Da> dtane, 17 f •!., p. U%. - Chronique du roi François !•', ■M. Imp., raM. de Galgnlères. - HUt. particulière de thmtx, dé IKU d iBflO. par nn aecMUire do etrdinal Dupm RM. lmp.,lnM.,fttadt Colbert» hoi,^HUL des choses etc., lIMini. par Robert de la Mark.
me nra stee, eic, law-isii. par nooen ae la mark, INU.. mM. de Dopuy, 107; de Brieiine. 136, BIbl. imp. — iM. des sept premières dnndss du régne de FranmP*. VIM. Imp., rdnda Salst-Germilndct-Prés ( mu.).
CLitmc (Jean), le plus célèbre des oontrorerristes protestants, né à La Sauvétat ( Af^is), Il 1619, et mort à La Haye, le 13 janvier 1687. 11 omtnença par être pasteur à La Trègue, en 1645, i l'année suivante il passa à Saint-Afrique, où il est» huit ans. Il Tut alors appelé à filmes pour ttipHr tes fonctions de pasteur et de proTesseur H théologie. Un arrêt du conseil d*Ëtat lui inmlit, en 1661, Texercice du ministère évangé- ^M dans le bas Languedoc, pour s'être opposé ■os un synode provincial à un projet de réunion es protestants à TÉgliie catholique. 11 se rendit ussitAt à Paris pour réclamer contre cette conanination et pour se justifier. Ses démarches '«■rent aucun succès. Ce fut pendant ce s^our
Puis qu'il fut entraîné par les instances de ladamedeTnroine, qui désirait retenir son t^poux, rAt à se convertir au catholicisme, dans une olémique asses longue avec Arnauld et Nicole ■r la matière de l'eucharistie. Nommé en 1C62 asteur rt professeur de théologie à Montaubao, , nmpUt ces fonctions pendai\( quatre années, uspendu de nouveau, par suite des plaintes porées contre lui par Tévêque Berthier, il counit neort à Paris pour réclamer contre cette injuste iitardlcticn ; mats il ne fut pas plus heureux que fois. Il fut alors attaclié, comme Tj à l'église protestante de Paris. Quelques \ après, il eut, sur la demande de M"** de )insi tnie conférence avec Bossoet sur les «hits eootroversés entre les deux Églises. A la évoettkm de redit de Nantes , le mérite de
(1) Ott troorera dans les PortrmUs des personnages les Au Uktstrm dueeiMiime siècle, par M. Nkl, Parla, Leolr, ISit, lo-follo, figure*, tom. 1, on très-beau et très- ■rtèmx portrait, en couleur, de U relue Claude, aceomagné d'âne Intéressante boUce de Pédltear. (V.)
Claude lui valut une distinction de sévérité. Tandis qu'un délai de quinte jours était accordé aux pasteurs pour sortir du loyanme, il reçut l'ordre de s'éloigner dans les vingt-quatre heures, le 22 octolve 1685, c'estpà-dire le jour même auquel l'édit de révocation fut enregistré au parlement et pour assurer l'exécution de cet ordre, on le fit partir sous la garde d'un valet do pied du roi, qui le conduisit jusqu'à la frontière. U se reiira en Hollande, où le prince d'Orange lui accorda immédiatement une pension considérable.
Claude a été regardé parles protestants comme l'écrivain le plus capable de se mesurer avec Arnauld, Nicole et Bessnet. Peu de controversistes se sont en effet servis plus heureusement des finesses de la logique et de l'autorité de l'érudition. Bon style manque i il est vrai, d'éléganoe; mais il a de la force dans sa simplicité, ii n'était pas moins remarquable comme prédicateur. Doué d'une grande facilité de parole, U improvisait d'ordinaire ses discours, et cependant sa diction était vive et serrée. Bayle, qui était en général peu prodigue d'éloges, professait une grande admiration pour les talents de Claude (I). « Je ne sais, (Util, si l'on v|^ jamais plus de délicatesse avec plus de force, plus d'abondance avec plus de choix, plus de pénétration avec plus de justesse, plus de vivacité d'esprit avec plus de solidité de jugement, un tuur plus aisé avec une méthode plus exacte, plus d'élévation dans les pensées et plus de noblesse dans le langage, plus de beautés douces et modestes aveo plus de grandeur et de majesté, i» Quant ù la prétendue déclaration de Claude, à son lit de mort, en faveur de la religion catludique, ce n'est qu'une iaUe, qui n'a pas même bcsohi d'être réfutée (2). Ou a de Claude : Réponse aux deum traités intitulés : la Perpétuité de la foi de V Église catholique touchant l* Eucharistie; Charenton, 1665, in-8°, 2* édition ^ Saumur, 166G, iu-12; ^ /a Parabole des noces et tes fruits de la repentance, sermons; Charenton, 1065, in-8* ; -^Sermon sur les paroles : Ne coHtnstez point le Saint-Esprit ; Charenton, 1666, in-S**; — Réponse au livre du P, ffouet sur r Eucharistie $Am9^rdaxn, 1668» in-8<*; — Réponse Mi livre de M, Arnauld intitulé : la Perpétété de la /M de V Église catholique touchant V Eucharistie, défendue; Charenton, 1671, 2 vol. in-8* ; — Défense de la réfifrmation contre le livre intitulé : Préjugé^ légitimes contre les calvinistes ; Quevilly, 1673, in-4*' ; plusieurs autres éditions : c'est l'ouvrage le plus connu et le plus estimé de Claude; — Sxajnen de soi-même pour se bien préparer à la communion; Charenton, 1682, hi-l2) >— ETplication de la section 53 du catéchisme (sur l'Eucharistie), sermon; Charenton, 1683,
(I) Wmeeeltes de la république dH Mtrtf, nnaidro de novembre 1681.
(1) OEuvres poethttmes de Cktude, avertisieBient du 1* fotume.
CLAUDE — CLAUDER
iu-8^; — Considérations sur les lettres circulaires de Vassemblée du clergé de France de Vannée 1682; La Haye, 1683, in-12, sans nom (l'auteur; — Réponse au livre de M. de Meaux intitulé : Conférence avec M, Claude; La Haye, 1683, m-12; — Réponses généreuses et chrétiennes de quatre protestants sur les affaires de la religion réformée en France; Cologne, m-12; — Sermon sur le verset 14 du chapitre tu de l'Ecclésiaste , prononcé à La Haye le 21 novembre 168o; La Haye, 1685, in-12 ; — Dernière exhortation de M, Claude à Charenton; Rotterdam, 1688, in-8°; ~ Les plaintes des protestants , cruellement opprimés dans le royaume de France ^ avec une préface contenant des réflexions sur la dU" rée de la persécution et sur Vétat présent des réformes en France; Cologne, 1713, in-8'; la préface est de Basnage ; — Œuvres posthume; Amsterdam, 1688, 1689, à yol. in-8*.
Michel Nicolas.
NIcéroo, Mémoire*. — Abel Rodolphe de Ladcrize, jâbrége (UlavU de M. Claude, AiDSterdaro, 1687, in-ll. — MM. Haag. la France protestante. — Bayle, IHct.
CLAUDE {Isaac), théologien protestant français, lils du précédent, né à Saint- Afrique , le 15 mars 1653, mort à La Haye, le 29 juillet 1690. Il exerça d'al)ord le ministère à Sedan, puis accepta la direction de Téglise wallonne à La Haye. C'est par ses soins que parurent la plupart des œuvres de son père. On lui attritrae le Comte de SoissonSf nouvelle; Cologne, 1677, in-12.
Keller. Biographie universelle, édlt. de M. Welu.
chkVDE (Jean- Jacques) y théologien protestant hollandais, fils du précédent, né à La Haye, le 16 janvier 1684, mort à Londres, le 7 mars 1712. On a de lui : Sermons sur V Écriture Sainte (ouvrage posthume); Genève, 1724; et quelques dissertations (sur la salutation des anciens ; sur les nourrices et sur les pédagogues); Utrecht, 1702, m-12.
NIcéroo, Mémoires.
CLAUDE D'ABEBVILLB ( Clément FOOLLON,
plus connu sous le nom du Père), missionnaire et historien français, de l'ordre des Capucins, mort à Paris, en 1632. Il fut l'un des quatre missionnaires qui partirent en 1612 avec Razilly, lieutenant général du roi aux Indes occidentales, pour former un établissement au Brésil. Dès que la mission eut été organisée, il revint en France solliciter des secours. Son âge ne lui permit pas de retourner au Brésil. C'est lui qui fit bâtir le couvent des capucins à Abbevilie. On a de lui : Histoire de la mission des PP. Capucins à Vile de Maragnon et terres circonvoisines , où il est traité des singularités admirables et des mœurs merveilleuses des Indiens , etc.; Paris, 1614,in-12. Quoique crédule,rauteur estai exact et si judicieux, que BufTon et Bernardin de Saint- Pierre le citent avec confiance; — Histoire chronologique de la bienheureuse Colette, vierge, de l'ordre de Sainte-Claire ; ibid., 1619^ in-12; ibid., 1628, in-8*. Quelques-uns
attribuent cette histoire an P. Sil?èred*Abbenlli^ bon prédicateur.
FeUer. Biographie univenelte, édlt. de M. WcIhl CLAUDEB ( Gabriel ), médecin allemand, lé à Altenbourg, en Saxe, le 28 août 1«33, mt le 9 janvier 1691. Il interrompit ses études pov parcourir la Hollande, l'Angleterre, l'Italie, k Bohême et la Saxe , examina dans ses vojagei les productions naturelles, et visita les plu o^ lèbres universités et les établissements adotifiques. De retour à Leipzig, il y fut reça do& teur en 1661. Nommé peu de temps après taéàt' cin de la duchesse de Saxe , pois des ducs M> dério-GuiUaume et £mest-Pie, il refusa lesoim brillantes du margrave de Brandebourg, q/à mlait l'attirer à Berlin, et passa le reste de uik à faire des expériences idchimiques et à rédiger ses observations. Ses principaux ouvrages MOt: Dissertatio de tincturauniversali, mUgo l^ philosophica dicta, etc.; Altenbourg, 1178, «1-4** : Tauteur croyait à la pierre philo8ophale,ct démontre qu'un chrétien peut la cheidier tm scrupule; — Methodus baUamandi corpon humana aliaque majora sine evisceratioM d sectione hucusque solita, etc.; ibid., 1679, in-4° : les procédés qu*il indique pouvaient o^ frir quelques avantages avant la découverte dei Injections; — Inventum cinnabarinym, ko est dissertatio de cinnabcuri hungariea, et; léna, 1684, in-4«. Clauder a encore inséré un grand nombre d'observations dans les Épkémérides de l'Académie des Curieux de la nitnie.
Gotter, ClaH jiltenburgenses4'- Biographie méiieek. — Éloy, Dictionnaire de ia médecine.
CLAUDER (Jean-Chrétien), médee&i allemand, fils du précédent, vivait dans la seooide moitié du dix-septième siècle. On t de hii quelques opuscules, entre autres : Physiolo^ffAsus; léna, 1689, in-4*.
Biographie médicale.
CLAUDEE (Frédéric -Guillaume), médecb allemand , neveu et gendre de Gabriel, linit dans la seconde moitié du dix-septiènie siède. On lui doit plusieurs dissertations, qu'il t insérées dans les j^p^^méricfes de l'Académie desCaried de la nature. Les principales sont : de Lumbrid lati historia; — de Cervo venaiorem modo subitaneo et raro occidente; — de Nammm generatione.
Éloy, Dictionnaire dé la médeetne.
CLAUDER ( Chrétien-Bmest), médedR allemand, vivait dans le commencement da dn* huitième siècle. On a de lui : Gorgonea Mêla* morphosis, seu mirabUis calcuU humami ito* toria» etc.; Chemnitz, 1728, iii-4**; — > PraxU medico-legalis oder Àusgelesene Conis, eie^ Altenbourg, 1736, in-4^ H a enocyre ùèbM di* verses observations dans les Éphémérides de l'Académie des Curieux de la nature , entre antres : de Vomitu sanguineo-camaso rarissimo lethali; — de Lapide vesiex admkrami9 magnitudinis excreto, superstite muUere, Carrare, BiH, 4ê la méâmiiu.
697 CLAUDER — OiAUDIEN
GLA1TBCR (Salonum'Àuguste), imisconsvMe
altemaDd, TÎTait à Altenbourg, dans la première moitié du dix-haitième siècle. On a de Iid : /nfumuUor furis, theoretico-practicus ; Altenbourg, 1709, in-4**; — Inquisitum ex varia eriminedi^fènsum; ibid., 1709, 1715, in-4<'; — DecisUmes casuum duMorum per rationes Jwris pro et contra ventilatorum ; ibid., 1717,
Adclang, mppL à JAcbcr, jiUgem. GtUhrUn-UxUtm.
* CLAUDIA OU GLODIA. Cinq iilles d'Appiiis daudiiis Ckecns, censeur en 312 avant J.-C, ont porté ce nom. Une d'entre elles est connue dans l'histoire par le trait suivant. Se trouvant, an retour des jeux publics, pressée par la foule qui l'entourait, elle exprima le vœu que son frère, qui avait perdu une sanglante bataille navale, fût encore vivant pour en perdre une seconde et dimimier ainsi le nombre du peuple. Pour ce vœu Impie 9 elle fut condamnée à l'amende par les édiles, en Fan 246.
me-LIve, XIX. - Val«re Mailme, Vlll. i. — SaétoDe, Tik^ %, -Aala-Gelle, X, fl.
* CLAUDIA (Quinia), dame romaind, probablemeot sœur d'Appius Claudlus Pulcher, et pedte-filled'Appius Glaudios Cœcus, vivait dans le deuxième siècle avant J.-C. Son histoire se rattache au récit du transport de la statue de Cybèle de Pessinonte à Rome. Le vaisseau qui portait la statue échoua à Temboochuredu Tibre. Les aruspices déclarèrent que pour remettre le ▼aisseau à flot, il fallait la main d'une femme diaste. Scipion, qui était chargé de recevoir la déesse, partit pour Ostie avecles premières dames de la vUle. Parmi elles se trouvait Claudia (Qmnta ), dont la réputation avait été jusque là assez équivoque. Aussitôt qu'elle eut touché le sable , le vaisseau se mit en mouvement On lui érigea une statue dans le vestibule du temple de la déesse.
TUe-Ufe, XXIX, 14. — Ovide. Fasti, IV, loi. - Ucenn, de Haruêp. retp., il - Pline, Hitt. fwic, VII. u.
* CLAUDIA, dame romaine, vivait vers 60 avant J.-C. EQe était la seconde des trois sœurs de Claudlus, et était plus âgée que son frère. Elle épousa Q. Metdlus Celer. Après avoir désolé la Tîe de son mari par ses déportements , elle fut soupçonnée del'avoir empoisonné. Elle rechercha l'amour de Cicéron, essuya ses dédains, et s'en tengea en excitant contre lui son (irère Claudius. Dâiissée par un de ses amants, M. Cœlius, elle le fit accuser d'avoir votiu assassiner Dion, chef de l'ambassade de Ptolémée Aulète , et d'avoir tenté de l'empoisonner eUe-méme. Crassus et Cicéron défendirent Cudius, qui Ait acquitté. Dans son plaidoyer, CIoéron accuse Claudia d'un commerce incestueux avec son ft^re PubHus Claudius, et lui applique souvent le nom infamant de Quadrantaria, qui ne se donnait qu'aux plus viles courtisanes.
OccroB, pro CmUo; od Mtleum, 11, 1. 1, it, îk.
*CLAUDiA!fUS (KXaufiiavéç), poète grec, vivait probablement dans la première moitié du cinquième siècle. On trouve de lui cinq épigrammes dans V Anthologie grecque. On l'identifie généralement avec le célèbre poète latin du même nom. Cette conjecture est démentie par deux épigrammes nouvelles contenues dans le manuscrit du Vatican et adressées au Sauveur. Ces deux compositions prouvent que le Claudien ou Clandianus de V Anthologie était chrétien, tandis que l'auteur de V Enlèvement de Proserpine était païen; c'est probablement le poète qu'Évagrius cite comme vivant sous Théodose II, qui régnait de 408 à 4M). La Gigantomachie, dont un fragment existe encore, et que l'on attribue au poète latin, seml>le plutM appartenir au Clandianus de V Anthologie, Celui-ci écrivit aussi, d'après les scolies du manuscrit du Vatican, des poèmes sur l'histoire de certaines cités de l'Asie Mineure et de la Syrie, icdipta TocpaoO, 'Ava* C^ip6ou, BvipuTov, IStxaîac, d'où l'on peut inférer qu'il était natif de cette partie de l'Asie.
Jacob!!, jtnth. grue., XIII, p. 87f. — Paralip. ad AnthoU çrœe.f XIII. p. 616-617. - Irtarte, Catat, manus, Matrit, p. iil. - Smith, Dictkmar^ of greek and roman biAçrapkf.
*CLAUDiBZV (Claudius Claudianus), poète latin, né versf 365, à Alexandrie, en Egypte. On lui a donné longtemps pour patrie ou la Gaule, ou l'Italie, ou l'Espagne. Sa langue maternelle était le grec, et, de son aveu, il ne commença d'écrire en vers latins que sous le consulat des deux frères Anicius Probinus et Olybrins, en 395, lorsqu'il eut visité, on ne sait dans quel dessein, l'ancienne capitale de l'empire, cette Rome dont le prestige, malgré tant de catastrophes, n'était pas encore détruit, et Milan, cité moins glorieuse, mais devenue la résidence ordinaire des empereurs d'Occident. 11 eut dès lors pour protecteur Flavius Stilicon, tuteur et ministre dllonorius; il le chanta plus souvent et avec plus d'éclat que les princes; il lui réserva toutes les hyperboles de l'éloge, et toutes celles du blAme à ses ennemis.
On voit par un des poèmes de Claudien que, se trouvant à Alexandrie, entre 398 et 400, avec des lettres de recommandation de Serena, femme de Stilicon, il obtint en mariage une riche héritière, dont la famille fut sans doute éblouie par le crédit du poète à la cour d'Honorius.
Dans cette cour chrétienne, il n'avait point renoncé à l'ancien culte de Rome; car les poésies chrétiennes qu'on a sous son nom ne lui appartiennent pas , et sont ou du Gaulois Mamert Claudien, qui écrivit environ cinquante ans après loi» ou peut-être de l'Espagnol Flavius Mérobaudès« comme M. NidNihr le suppose, malgré des difficultés de plusieurs sortes , dans la seconde édition des Fragments qu'il a publiés de cet auteur du cinquième siècle, d'après un manuscrit palimpseste de la bibliothèque de Saint-Gall.
SI l'on se demande comment on poète tel que Claudien, qui fut courtisan toute la vie, n'a
CLAUDIEN
4rouYé que des loaaii^BS mytiiolofsîqaes et prolyies pour des ebrétiens aussi zélés que Théodose et son fils, que Stilicun lui-même, il n'y a rien là de plus étonnant que de voir le panégyrique de Gratien prononcé par Ausone, celui de Tliéodose par Tliémiste et Pacatus, sans que les orateurs eussent flécbi devant la nouvelle croyance de leurs maîtres. En vain des lois rigoureuses, admises bientôt après dans le code Théodosien, menaçaient les dieux et leurs temples : on était encore dans un âge de transition êH de tolérance; les sévérités que les évoques parvenaient à introduire dans les lois n'étaient pu encore passées dans les mœurs. On a des deux côtés plusieurs preuves frappantes de cette impartialité religieuse proclamée alors par Symmaque, et qui durait déjà depuis un siècle; car •i Constantin avait écouté volontiers les félicitations païennes deNasaireetd*£umène, et rempli jnsqo'à la fin ses fqpction» de grand-pontife , Julien avait choisi pour le premier de ses gardesdu-corps \fï chrétien fervent , celui qui fut son successeur, Jovien.
Voici les principaux poèmes latins qui restent de Claudien , et que nous essayerons de ranger dans Toidre cbronologique de leur composition.
I^e premier dont la date soit certaine est de 395, année de la mort de Théoduse : c^est le panégyrique en rhonneur des deux consuls Probinus et Olybrius, où, mauvais imitateur des flatteries les moins heureuses de Virgile, il propose à l'un de ses héros, à Probinus, d'aller prendre au ciel la place de Castor, et réservera Olybrius celle de Pollux.
Après ce- début dans la kn^iie carrière des louanges intéressées, après un asseï grand nombre de poésies légères , dont plusieurs paraissent de ces premiers temps, et parmi lesqudles on a remarqué avec raison le Vieillard de Vérone, Claudien devint et resta le poète de Stilicon. Mon content des trois grands poèmes oh il célébra, en 400, le premier consulat de son patron, et des chants sur la Querr» de Gildon, en 398, sur la Guerre des Gèteê ou det GotfUy en 402, chants censacrés à la même gloire, toutes les fois qu'il fait l'éloge d'Honorius, et il y revient très-souvent, il n'oublie jamais d'y joindre celui de Stilicon, qu'il ose préférer même à Théodose. Lorsqu'il s'exerce dans l'autre partie du genre démonstratif, dans le blâme, où 11 réussit mieux, c'est encore à Stilicon qu'il vent plaire, et les deux invectives contre Jtufin, en 396, les deux .invectives contre Eutrope, en 399, s'adressent moins peut-être à des ministres vicieux et inha- Biles qu'à des ennemis de Stilicon.
Les autres sujets de ses poèmes sont, ou Serf nr?, femme de son protecteur, ou Maria, leur fille, dont il chanta l'union avec Honorius en 398, ou leurs clients, tels que Mallius Theodorus, dont il récita en 399 le panégyrique, vraiment divin selon Barthius, et où Ton voit en effet pa-
raître denx déesses, Astrée pour
à quitter de nouveau ses études phikMophiqiii,
et Uranie pour décrire les (îttaa de eet hma
consulat
Enfin, quand le liéfos de ClaudloQ, StiBooa, en 408, à la veille de la prise de Rome par Ab* rie, est assassiné à Ravenne par le UdlC Hqn»rius, Claudien se tait : qm il périt avec ledoniv défenseur de Rome, ou il s'exOa lui-même^ lii en Egypte, soit en Orient, ou , s'il fit enraie des vers , ils ne sont point venus jusqu'à bods.
Ses deux ouvrages proprement épiqnél, U Oigantomaekie, dont il ne reste qiie pu è vers, et PBnlèvement de Proterfiénê,m^ livres, le plus connu des poèmes de sont d'une date incertafaie. Oeox qui se qu'il y a dans le dernier de ces poèmes q.
allusions aux imitations d'Éleofis sont ilis îrisins de la vraisemblanoe que ceux qui ont cny reconnaître le secret de la pierre |Àilosopbile; mais le poète n'a probaMeroent aoogé qu'à Ain des vers sur une fable qui prêtait à de briDnle descriptions, et dont la poàie^ les arts s'élaivt déjà emparés plusieurs foir.
Ces divers ouvrages de Claudien roéritaientii la statue de bronze que StiUoon hd tt êsm dans le Forum de Tniian, avec ont iwfri p li w latme que Pomponius Letus, qui eu lotwta te d'autres, prétendit avoir retrouvée à Rome m 1493, inscription où l'on imagine pour Chiite l'épitiiète barbare de prgglorioiiuinmt ^ et qu'on fait suivre d'un distique grec qui loi Mome à la fois le goût de Virgile et le géide d'Hominf Méritaient-ils les pompeux éloges dont 11 a #é souvent comblé; les titres qu'on loi dôme d*!loquentt d'admirable f de sublime ^ de diPin; l'enthousiasme qui l'a fait proclamer rival d'Homère et bien supérieur à Virgile, oa seolaiieil l'admiration plus calme qui se contente de Id décerner, comme Rollin, la première place eolie es poètes héroïques latins qui ont para depuis le siècle d'Auguste?
A cette question nous croyons poaToir répondre qu'il était juste d'admirer, au dnquièns siècle, dans un temps où s'effaçaient de plus en plus les formes régulières et pures de ranclerae poésie latine, un homme qui avait an en eonserver quelque image, et dont la versification, monotone nuûs soignée, vide mais sonore ^ produisait quelque illusion; ce qui ne nous caspêcho^ pas d'ajouter que ce poète, si fàvûialilement jugé de son temps et même longlenips après, nous semble beaucoup plus précieux anjourd'hoi pour les nombreux témoignages quï nous a transmis des feits et des mceura de son siècle, que pour sa véritable valenr littéraire, qd ne peut lui donner qu'un rang assez Inliàieor parmi les poètes andens.
Sans doute il lui était impossible de fUre plus. On est généralement d'accord sur llnslpidlté de la plupart des sujets qu'il à choisis ou qui! n'ia pas eu le courage de refuser, et pour lesquels il
CLAUDIEW
4ilMMrGh«ttvflc elfort la parure «t la luxa, désormais •uraoïiéi, da la YiieUle mythologie; sur le plan Tftgue et eommuQ <le ses panégyriques, et même 4à tes satires ( sur tous oes défauts da eomposiliiMi qui se ntrouveot dans les puëmes histofiques da sas coutamporaius ou de ses suœes- «aursy eorome Mérobaudès et Corippus. Il eût AUu à usa telle époque un gànie Traiment rare pour s'âever beaucoup plus baut.
Laa eanirs et les esprits, fout dégénérait i la jpuitsanoi al la fortune publiques étaient en proie 4 des Ciforis , à des eunuques, à de lâches ambitiaui, qui ne s*éi&valant que par des assassijMla. Tbéodose, qui seul avait soutenu Tempire «Innoelant, le partaga entre deux fib incapables lit régner. Honorios, dont Claodien a chanté le isariage, las oonsulata, les obefaux et les pré- «ants 9 établit le siège da son faible pouvoir dans k villa de Ravewie, parea que le rtii des VisifoCfas, Alaric, savait le* chemin de Rome. Stili- «ûtt , ce Vandale protecteur du poète et de Tem- {lire, brave, mais souvent perfide envers ceux «0*0 aspirait h remplacer; RaHn, dont Taffreux portrait semble justifié par TUistoire ; un Eutrope, JWO moins odieux; un Gainas, qui effraye et huaniya son maître; enfin deux princes méprisés, XàOk ae que las restes de l'antiquité opposent mt% peuplas du Nord qui viennent sur las débris 4a RÔne élever les monarchies modernes. Goths, M^as, Alains, Sicambres, tous ces conquérants -Ment prêts, et les grands hommes se trouvaient parmi aux ; un courage bivincible, un sentiment pénérau de la liberté, un noble dédain pour ces «altrea du monde qui ne se défendaient pas, et je ae sais quel instinct de gloire que le Midi ne «NNMMiaaait plus, allaient abattra h leurs pieds 4Ma Grecs et oes Romains dont le règne était paaié. Le sénat achète la paix, demande la vie, il de toutea parts des royaumes commencent.
CTaat alors que paraissent les premiers fondatanrs de Tempira des Francs dans les Gaules, où Olovis devait bientAt vaincre Slagrios et faire agenouiller sas bordes farouches devant le labamm de Constantin, comme pour annoncer que laa peuples nouveaux étaient venus.
tes grandes oompoeltions épiques pouvaientaBes naître dans la vieille société qui périssait? Aussi n'est-ce jamais le talent de créer et de disposer une fable avec intérêt et grandeur qu'on a fanté dans Claudien. On y a le plus souvent re- BUirqué le style , où le poëte , que aon origine •grecque avait heureusement obligé d'étudier d'abord le latin dans les anciens modèles, surpasse an effet les écrivains de son temps, et surtout las poètes chrétiens; mais c est bien peu dire, et i n'a pu vaincre , malgré ses talents et ses eflàrta, la fatale influence de son siècle.
Quelle Ungue la poésie latine, quoique supérieure à la prose du même temps , pouvaitrclle parler encore au milieu de ce mélange des na- .tions? Lucrèce et Virgile ont ehanté parmi les guerres civiles et les combats Horace entendit
le fracas des armes ; mais Rome était debout , le peuple-r(^ n'avait pas été chassé du Capitole. Au siècle de Claudien, le pureté du langage était oorrompue depuis longtemps par tous les jargons des peuples dont il fallait reeevoir la loi. L'Occident, que tant dMnvaeions avaient couvert de ruines, vit disparaître le premier les lumières et le goût, qui ne s'exilèrent que plus tard d'Athènes et de Byzance : on ne saurait comparer pour le style les Augustin et les Ambroise avec les Basile et les Chrysostome. Le latin , quoi mi'on puisse dire, n'est guère plus correct dans IXgyptieu Claudien crue dans les poètes bucoliques Némésien de Carthage et Calpumius de Sicile; et peut-être l'est-il moins que dans Rutillus et dans les vers de Boèce, qui n'ont jamais trouvé de si violents admirateurs. Beaucoup d'expressions impropres, de figures incohérentes, de constructions embarrassées ou irrégulières; un chaos où tous les styles se confondent; nulle variété d'harmonie, nulle simplicité, nulle grâce, nulle vérité : tel est le caractère de ces poètes du cinquième et du sixième slèele, que nous pouvons presque regarder comme modernes, et qui semblent ne parler déjà qu'une langue dlmitation, copiée docilement, lorsqu'elle est restée latine, sur les écrivains d'un ftge phis heureux. Joseph Scaliger avait raison : Clauéianuê r#cen^ior.
Les OBovres de Claudien, négligées par les grammairiens latins qui suivirent, lues et dtées au douzième siècle par Jean de Sallsbory , Pierre de Blols et par Alain de Lille, surnommé le docteur universel, qui, d'après llnveclive contre Rufin, composa son Antï-Claudianuf , en y rassemblant les vertus au lieu des vices; citées encore au treizième siècle, par Vincent de Beauvais4 furent Imprimées pour la première fois à Vicencc, en 1482 ; car personne, excepté Th. Dempster, ne connaît l'édition de Venise, 1470. On distingue ensuite celles de Pulmann , Anvers, 1671; d'ÉtIenne de Clavière, Paris, 1602;deBarthlos, Francfort, 1050, avee un immense commentaire; de Nie. Heinslus, Leyde, 1650; de J.-M. Gesner, Leipzig, 17aU; de P. Burmann, Amsterdam, 1760 ; de O.-L. Komlg, Goïttfaigen, 1808, dont il n'a paru que le premier volume, etc.
La première traduction française qui soit complète est celle de M. de La Tour; Paris, 1798, 9 vol. in-8^. On cite en italien oHIe de Nie. Beregani, Venise, 1716; en allemand, celle de G.-i^. Kretsohmann, Zittau, 1707; en anglais, celle d'A. Hawkins, Londres, 1817. [Knc. éês g, du m.]
VicToa Laouoio.
Msrt. Hasklai, éê Rnm. rer, êêriptwr.^ I- li 9* iTi« et t II. p su, - J.-M. Gnner, G-L. Kcenlog, daut le* proléffomènn de leur edIUuik — Tb. Mazu, ^'ita di Cl^wUùnoi VIcMic*. IMS. - TlllenioQl. Hiêi- dm ^mptrwn, L V, p. CM. lu-««. - BalUet, JmpfmaU* éf* MOvaniÈ, t. IV , page tlS. - Bayle, au mot Ati/lii.— Ant«filo, BibtUiîkecm hUpmua vêtu» ilfl.. III. %. i, 1. 1, p. M». - Tinbowbl. Stofim éêllm kUêrmtmrm UmëmBf
édiU de Rome, 1781, t. Il, p. SW. — MérUn, Diseoun iur CtaMdien , dans les Méwutire» de r Académie de Berlin, 1764, p. 4t7 . et à 11 tête de u tndacUon française de tBniivement de Proierpine; Berllo, 1777. — Gibbon, Décadence de Femp. rra»., c so, t. V, as, éd. fr. de 1811. — ThooMS, Estai sur les éloges, c. ts. — Arth. JBeugnot, HisMre de la destruction du paganisme en Occident; 18SS. Ut. IX, e. 8. t II, p. ». — Soltb, Dietionarf ttf greek and roman biographg, — PaoJy, Jteal-encfeUimdie.—Eneh et Gniber. Alçem, encyefopedie.
CLAVDiNi oa CHiODim (JtUeS' César), médedo îtaiieD, mort le 2 féYrier 1618. H fut un des plus célèbres professeurs de runirersité de Bologne. Ses priiicii«aux ouvrages sont : Responsionum et consulUUionum mediciruUium tomus unicva , in duos sectiones partUus; Venise, 1606, in fol.; Francfort, 1607, in-8''; Turin, 1628, in-4''; — de Crisibus et diebus criticis tractatus, etc.; Bologne, 1612, in-fol.; BÂle, 1620, in-8''; — de Ingressu ad infirmes hbri duo, etc. ; Turin, 1627, in-4*; — Empirica ra • tionalis, libris sex absoluta, et in duo volumina divisa, etc.; Bologne, 1653, 2 toI. in-fol.
▼on der Llnden, de Seriptoribas WÊedieiM, — Prelndj Hist.medieinm. - Kertner. Medieinisekes Celehr^-Léxic.
GLAVDIUS OU GLOD1U8. (AppiUS), Votf,
Appius.
* CLAUDius {Jolaûs ), historien et géographe grec, d*une époque incertaii^ On ne sait rien de sa vie , mais on peut conclure de son nom qu'il était raCTrandii de quelque Romain appelé Claudius. On peut assurer aussi qu*il vivait après Auguste, puisqu'il parle de la ville de Césarée. Il avait ^Somposé sur laPhénicieun ouvrage (<X>otvixtxà), en trois livres au moins. C'est probablement le même Jolaiis qui écrivit un livre sur le Péloponnèse ( ne>oicovvy)<na>ia. ). Dans un de ses ouvrages il parlait de la ville de Lampe en Crète. On connaît encore, dans l'antiquité, des historiens grecs du nom de Claudius : Claudius Theon (saint Jérôme, in Danielem) et Claude deNapleft(BenUey,^pt«^ adMilli),
c. M&Uer, HUt, grMC./raçntenta, t IV. - Etienne de BTianee, aux mots 'Axt) 'Iou^ouo, Aûpoç, Ad(iiCT].
CLAUDIUS {Marius Victor), Voy, Victor.
CLAUDIUS (Appius Caudex), général romain, vivait vers 270 avant J.-C. Élu consul en 264, il commandait les forces envoyées an secours des Mamerlins. H opéra pendant la nuit une descente sur les côtes de la Sicile , défit Iliéron et les Cartiiaginois, et fit lever le siège de Messine. Mais après avoir éprouvé un échec devant Égeste, et tenté quelques autres entreprises malheureuses, il laissa garnison dans Messine, et retourna à Rome. Son surnom lui venait d'une espèce de vaisseau qu'A avait proba- Mement inventé. 8énè(|at, de Brev, 9ltœ, tu — Polgbe, l, ii, i% it.
CLAUDIUS {Publius Appius Pulcher),fi^ néral romain, le premier de la famille des Claudius qui ait porté le surnom de Fulcher, vivait ▼en 250 avant J.-C. H possédait au plus haut degré l'orgueil et la dnreté qui caractérisaient sa
CLAUDIEN — CLAODIUS 7M
feinille. Éhi consul en 249,11 reçot le mmiac dément de la flotte qui amenait des rmforb à Farmée de Lilybée. Quoique les augores AksoI défavorables, il vint attaquer Dré|iane, et s'oposa , par ses mauvaises dispositioiia, à une parti certaine. U fot complètement battu par Adho^ bal, et put àpeine sauva' trente vaisseun. CcUb défaite faisait perdre à la r^HibUqne presque Ion les résultats des succès obtenus jofiqœ là sor In Carthaginois. Les Romains rappeièreni ClaudiH^ et le chargèrent de nommer un dldateor. Udéngna M. Claudius Glydas on Gtida, ils d'maflhichi; mais cette nomination fut oonsâdéréecoani non avenue. Au rapport de Pdybe et de Geém, Claudius fut accusé de haute trahison et séicRment pum*. La date exacte de sa mort n*est pu connue. On sait seulement qa*il ne aur^éeot pu longtemps à sa diagrftce, et qa*il était Mit en 246. n mit probablement hû-même fia i lei jours.
• Tlte-Ure. XIX. - Poiybc» I. 4t, R. — Oeéroa, ée m- Nn., 1, 16} II, 8, n. " ▼alère Maxime, Vlll, l.
CLAUDIUS ( Appius PtflcAer ), bonime JtW romain, ▼ivait vers 50 a^antJ«-C. En 70 il senl en Asie, sous les ordres de son bean-firèra Lacullus, et fot envoyé à Tigrane pour dcnaier que MIthridate fot livré aux Romains. £d 61 i parcourut la Grèce, rassemblant des statnestf des peintures pour orner les jenx quH cmpM donner en qualité d'édile; mais , grftœ à lliflnence du consul Pison, il fut nommé prtiev sans avoir eu besoin de passer au préalaUepv Tédilité. L'année d'après, il devint proprélear^i la Sardaigne, et fut élu consul en 54 avec L.Dsmitius Ahenobarbus. An mois de juiUct 53 i alla prendre possession de sa proTinœ» laCiU^ qu'il gouverna pendant deux ans. Son adminitration semble avoir été rapaoe et tyraaaiiioe. fl fit la guerre dans les montagnes de rAmaB,d remporta quelques succès, qui lui servirai di prétexte pour demander le triomphe. Cioéna, qui entratenait a^ec lui nue oonrespondanoe m- ▼ie, fut appelé à le remplacer, et daudnis a rosentit un ▼if déplaisir, qu^augmentèient caesn quelques mesures administratives prises par m successeur. De retour à Borne, iloontinnadesilliciter le triomphe; mais, loin de l'obtenir , il fi^ sur l'accusation de DoUbella, mis en jngoMl comme coupable de concussions, n dÀsona^ quittement à la protection de Pompée 9 de Bnki et d'Hortensius. Vers le même temps, il seporti candidat àla censure, fataocosé de bfigns, eto^ tint un second acquittement Nommé eeuev a^ec Pison en 50, il déploya une grande sévéril^ et dégrada plusieurs sénateurs, entre autres lliitorien Salloste. Par sa liaison avec Pompée et son opposition à Curion, il se rangea pami ki ennemis de César, et lorsque œiui-ci marcha sar Rome, il se hflla de quitter l'Italie. Il ttçA ^ Pompée le commandement de la Grèce, ctiaoaril dans rile d'Eubée, a^aat la bataille de Pbanalt 11 faisait partie du ooUége des augures et nal