‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 87 sur 118 · CLAUDIUS · texte numérisé non relu

CLAUDIUS

écrit sor la sdeoce angiirale un livre dédié à CIcéroD.

Cleéron, Spistot. ad famU.; ad MHe. - Orelli, OnO' wutst. TulL — Smltli , DietionatTf 0/ greek and r<h ■MM Ifioçrapkf.

ctJLmi%js (Fublius Pulcher). Voy. Clau- Mim.

* €LAUDius (Jf. GoUfried" Christophe), tliéologieii allemand y tnort le 19 man» 1747. Fils d'un ministre, il parcourut la même carrière, et remplit les fonctions pastorales à Pratau et à Gieshubel. Ses principaux ouvrages sont : Uisioriajratrum Sportulantium ; Francfort, 1724, iD-8*; — Animadversiones ad Dissertationes Tremoniœ, habitas de imagine Dei et mundOy etc.; 1733, in-4*';— Commentatio de Chameunia; Wittenberg, 1738, m-4''.

MoMr, les Théoiogient contemporains {tn allemaDd).

* CLAUDIUS ( Mathias), poète allemand, né en 1743, à Rheinfeld , pr^ de Lubeck, mort à Hambourg, en 1815. Use fixa de bonne heure à VTandsbeck, petite ville située non loin de Hambourg. En 1776 il fut nommé commissaire supérieur {OberlandS'Komissar) à Darmstadt; mais le séjour de cette ville lui ayant déplu , il donna sa démission en 1777. 11 fut alors nommé* aax fonctions de contrôleur de la banque d'Altona, charge qui lui pennit de continuer de demeurer à Wandsbeck, dont il alTectionnait le séjour. Klopstock habitait alternativement Hambourg et Altona : il s'établit bientôt des rapports d'amitié entre les deux poètes, dont les ouvrages appartiennent toutefois à des genres bien différents. Claudius était essentiellement Thomme du peuple : il publia un grand nombre de productions, tant en prose qu'en vers, dans le journal intitulé : Wandsbecker Bote (Messager de Wandsbeck), ann. 1770-1775. Dans ses cxcurftions nocturnes, ce messager sentimental , traversant les forêts silencieuses, éclairées par des Mtres brillants, aime à se livrer à la contemplation ; on le suit volontiers dans ses considérations Miblimes sor la Divinité et sur l'immortalité de t'àme, considérations qu'il présente avec naïveté et dans un style d'une simplicité touchante. Les écrits de Claudius appartiennent en grande partie au genre humoristique, emprunté aux Anglais, surtout depuis Sterne. A ce genre appartient entre autres son chapitre, si original. Sur le génie ( Ueber dos Génie), Parmi une foule de poésies buriesques , nous nous contenterons de rappeler la chanson qui commence : Wenn Jefnand eine Heise thut ( Si quelqu'un fait un Toyage). Parmi ses poésies graves, plusieurs Bont d'un mérite supérieur, par exemple celles dont voici les titres : Bei dem Grabe meines Vaters (Sur la tombe de mon père); Trost am Grabe ( Consolation près d'une tombe ) ; Âbendlied (Chant du soir). Claudius estaussti l'auteur du fameux Chant du vin du Rhin ( BheiM' weinlied ), qu'on entonne encore Aujoard'hni à toutes les listes bachiques d'Allemagne, et que

HOmr. MOGR. uravEBA. * T. X.

€LAUSBERG 706

l'on pourrait appeler la Marseillaise des Allelemands. Pour faire juger de Torighialité de ses idées, nous traduirons ici l'un de ses passages sur la religion : « Vouloir corriger, dit-il, la râigion par la raison, cela serait comme si je voulais r^er le soleil d'après mon horlogede bois. » La piété entraîne notre poète jusqu'au mysticisme, et c'est sous l'inspiration de ce sentiment exalté qu'il a traduit quelques ouvrages de Saint- Martin et de Fénelon. Claudius a lui-niéinu publié ses Œuvres complètes^ sous ce titre :

Asiniis omnia secum portons , oder saemmtli che Werke des Wandsbecker Bolen (ou œuvres complètes du messager de Wandsbeck ) , Hambourg, 1774-1812, 8 vol. [Enc. des g.

du m.]

ConversaUonS'Lejncon,

" CLAUs { Werner- Jacques) f savant ailemand, né vers 1680, mort en 1730. 11 fut ministre à Calbe' sur la Saalc, en 1710, et à Wcstlebeii. Sos ouvrages sont : de Eruditione et pietate Jo. Pici Mirandulani; Halle, 1707, in-ïol;— Poli tianunit seu de Angeli Basti PolUiani vita, scriptis et moribus liber; ibid., 1718, in-8".

Adelung, stippl. a iocheTf Mlgein. (ieUhrUn-Lexiemi.

* CLAi'S {Matthieu), médecin allemand, vivait dans la première moitié du dix-septième siède. On a de lui : de Rébus saiubribus , insalubribus et neutris ; — Œnohydromachia, sive vini et aqux certamen; Inspruck, 1638.

Carrère. Biblioth. dé la médecine.

* CULVSXDK (Georges- Jacques- Amédée de), légiste français, né à Rabastens (Tarn), le 3 mai 1 809, mortdans la même ville, le 22 octobre 1 847 . Il étudia le droit à Toulouse, et la médecine à Montpellier, où il publia: Essai sur la médeeine légale considérée comme science; 1838, lu- 8". Membre du conseil général du Tarn pour le canton de Rabastens, il remplit les fonctions de se crétalre pendant les quatre dernières années du sa vie. Il lit paraître, sous le pseudonyme C. Dalause (anagramme de Clausade), la première traduction fran^^ûse de l'ouvrage de Silvio Pellico, intitulé : mes Prisons (Paria, 21 mai-s 1833). Ses autres ouvrages sont : Usages locauxayant force de loi dans le département du Tarn; Toulouse, 1843; in-8®;— Feuilles de voyage, Belgique, Hollande, ouest de V Allemagne ; Paris, 1834, in-8* ; — Voyage à SfocA- Ao/m; Paris, 1845, in-8". Ce dernier ouvrage témoigne d'un vaste savoir. 11 contient les renseignements les plus précieux sur les institutions, les mœurs et les personnages illustres de la Suède. Amédée de Clausade a laissé plusieurs ouvrages inachevés. Nous nous bornerons à citer : un Dictionnaire de médecine légale et les (Buvres complètes de Boèce, avec des notes historiques et critiques. £. D.

Discourt pfwumcé sur la tombe de M. Âmdde* de Clausade par M. RIgal : GaUlac, 184T. ta-8«.

CLkvnBEM» (Christlieb), matliématicien allemand, né le 27 décembre 1689, mort le 6 juin

aAUSBERG— GLAUSEL

1751. Il quitta la religion juive, et se fit tMiptiser. Ses leçons d'hébreu rabliinique, de calcul et d'arithmétique appliquée au commerce l'ayant iUt connaître avantageusement, il fut appelé à Copenhague, comme précepteur du prince royal, et nommé ensuite* contrôleur de la caisse parti* culière du roi et conseiller d'État. On a.de lui en allemand : la Lumière et le droit du commerce ; Dantzig, 1724-1720, 3 parties in-fol.; — Ma^ nuel d'arbitrages du changea Hambourg; Hambourg, 1730, in-12; — Réfutation de la ftttiiie explication donnés relativement au problème de Liibeck; ibid., 1731, in-8*»; — Dialogues sur le projet du renoutfellement des monnaies à Hambourg; 1735, in-4<»; — Arithmétique démonstrative; Leipzig, 1732, in-8" ;5*' édit, ibid., 1795,4 vol. in-»"; ouvrage classique en Allemagne, et dont on ne connaît point de traduction (hmçaise ; — Règles «fiiverselle» du change de Leijaig, ouvrage poathume;ibid., 1781,in-8«.

Dunkel, Ifackriehten, t. Il, p. 0r.

CLAU8BL {Jean-Baptiste) y homme politique français, né dans le Roussilkm, vers le milieu du dix-huitième siècle, mort en 1804. Il adopta les principes de la révolution avec chaleur, fut élu par le département de PAriége député à l'assemblée' législative, puis à la ConventioD, où il vota la mort du roi sans appel et sans sursis. Penilant la Terreur, il siégea constamment avec les hommes les plus exaltés , provoqua l'arrestation des membres de l'Assemblée constituante, la confiscation des biens de M""" du Barry et le rappel des députés nobles en mission. Après le 9 tliermidor, il entra au comité de sûreté générale, et^parut un instant revenir à des opinions plus modérées. Mais aux journées de prairial il i!»e prononça avec énergie contre les factions , quoiqu'il eût démandé quelque temps auparavant le maintien de la constitution de 1793. A la fin de la session , il entra au Conseil des Anciens, où il se montra encore exalté dans ses «liscours. Au 18 fructidor, il fut l'un des défenseurs du Directoire ; il était alors membre du Conseil des Cinq-Cents. Il vit avec plaisir la révolution du 18 brumaire, et fut appelé au corps législatif.

Petite biographie convenUonnéU^

GLAUSEL (1) (Bertrand, comte), maréchal de France, neveu du préc»édent, né à Mire- IK>i\ (Ariégc), le 12 décembre 1772, mort à Secounieu (Hante-Garonne), le 21 avril 1842. Sonslieutenant au régiment royal-vaisseaux (43*) le 14 octobre 1791, il donna sa démission le 15.septembi-e 1792, et rentra au service en qualité de capitaine dans la légion nationale des Pyrénées, aief de bataillon, adjudant général ( 5 avril i 794), on le désigna pour présenter à la Convention nationale (13 mars 1795) vingt^juatre drapeaux

(i)Ce non s'écrit ClauMêt» cC' ion ClmmÊti, CMBOoe le met M, Duroaolr daot U BioçrMpkte utdvenellg (t. Vlli).

pria aux Eapagnols et aax Portugais , et 1 obtint le gradede chef de brigade le 13 juin tahaiË. La paix ayantété faiteavec l'Espagne ( 22 juillet ), il'aooompagna (15déceinbre) àlfadrid le géoéni Pérignon, qui remplissait les fondioiia dteh» sadenr. De retour en France, 11 passa à rannée d'An^eterre ( 18 mars 1798 ), en qualité de chef d'éta^rai^or du général Groucby» qu'il soifit ( l*" novembre ) en Italie. Tout à U fois 9Hfriv et diplomate, on le chaigeu de pourtuivie aiprti de Chartes-Emmanuel IV, roi de Strdaigiie, h remise de toutes les places ftMrteedeion roftmÊtf ainsi que le commandement des troupes pién»taises. Dans une mission dont le résultat iM était une abdication forcée, Clauael suHlellaMÉ adoucir ce qu'il y avait de pénible, il y appoili tant de délicatesse et de loyauté, que Chari» Enmianuei, voulant laisser au général Draoçiii un témoignage éclatant de sa fecomialiiaDoe, le pria d'accepter le tableau la Femme k^dropique de Gérard Dov?, l'un des diefs-d'cBurrede sa galerie. Clause!, qui se irouvait auei|iéooiipensé fMir la bonne opmion que le roi ifril de lui, écrivit le 21 ftimahv an vm (11 décembre 1708) au Dfarectoire pour le prénrir qu'U fdsait don de ce tableau à la galerit à$ Louvre (1). Général de brigade (5 lévrier 17») et mis en disponiMhté le l*' Juillet 1801 , il fM envoyé (2 novembre ) à l'année de SoInt^Domiague. n s'empara du Port-do-Paix, du fort Dnphin, et reçut le commandement de la viUe da Cap. De retour en France avec'le grade dégèlerai de division, que Lederc lui avait fidt oMsnir ( 18 décembre 1802), Clausel reeU iMdir jusqu'au 18 novembre 1805, époque où U M successivement employé nul armées du Ifoid et de Hollande. Le 22 juillet 1800 fut denoaveau mis en disponibilité. Appelé à reprendre du service, il fot dMgé ( 30 septembre 1806) à l'armée lltalie, et reçut leeommandement detm» les dépôts de l'armée de Naples. Gruid-oOkier de la Légion d'honneur le 17 juillet 1807, il passi à l'armée de Dabuatie le 8 mars 1808, et obtint le titre de baron le 19 du m^m mois. A la tète du 11* ooips de l'armée d'Allemagne (Juillet 1809), il prit possession des provinces fifyriennes. Employé an huitième corps de rarmée d'Espagne, devenu partie de l'armée du Portugal (29 décembre 1809), il se disUngun au siège d'Astorga et au combat de Sobral, où i eut à combattre un ennemi trèe-supérieur en nonbie. L'issue de la foneste bataille de Salamanqneeu des ArapOes (23 juillet 1812) est son ph» béni Mt d'armes. La bataille était perdue sans msource, les généraux MannoDt et Bonet Jombaient grièvement Messes ; encore quelques !■»tknts, et l'armée flrançaifle allait être anéanlie par les Anglo-Espagnols guidés par Welllqghia,

(I) Ct tabtoM, MieU IS.MS IoHm («,!•• fr.) ptr niMt— gpaiatta, fat aouéaùyriBOtftiféM. A ta aorCéi prtnoe, il passa par béritafe dans la bmUm de Savoie, ct tat placé daat la galeile royale de TBita.

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