CLAT
le droit ; il suivit ce conseil , et à Tîagt ant fut reça avocat. Il alla s'établir et exerça avec aucoèA sa profession dans le Kentucky. C'était au moment oii l'on songeait h refaire la constitution de cet État. Il se prononça alors, mais en vain , pour rémandpationdes noirs. En 1803 il fut élu membre de la cliambre des représentant» de sa province, et en 1806 il fut envoyé à Washington pour y remplir les fonctions de sénateur. Redevenu membre de la chambre des représentants du Kentucky, il fot nommé mraimtr de cette assemblée. Il retourna à Wasliington en qualité de sénateur de 1809 à 1811, et à cette époque, élu membre de la cliambre des représentants des États-Unis, il fut nommé président de ce corps politique. Il s'était depuis longtemps fait remar^ qner par son talent oratoire. Quoiqu'il eût for^ tement engagé son pays à combattre par les armes les prétentions de l'Angleterre, il fut un des cinq commissaires envoyés en 1814 à Gand pour y négocier la pai\ avec la Grande- Bretagne. U fit rayer du traité conclu alors la clause qui accordait à l'Angleterre le droit de naviguer sur le MississipI, depuis Temboochure jusqu'à la source. En attendant la ratification du traité, il passa deux mtAB à Paris, où il connut, entre autres célébrités, madame de Staél. A la nouvelle de la victoire de la Nouvelle-Orléans. «Maintenant, dlt-il, je pourrai aller en Angleterre sans m'exposera des mortitications » ; et il retourna en Amérique en i>as8ant par l'Angleterre. Sous le président Monroe, de 1817 à 1825, Clay cherrlia toujours à accroître son autorité dans lachambrc des représentants. Ce fut lui qui, en 1824, engagea le congrès à déclarer que les États-Unis prendraient parti en faveur des républiques de l'Amérique méridionale dans le cas où les États européens interviendraient en faveur de l'Espagne. Un nouveau président devant être élu Tcrs la fin de l'année 1824, Clay aurait pu se mettre au nombre des concurrents. Cependant, les voix étaient divisées entre le général Jackson, Adams et Crawfurd : aucun des concurrents n'aynnt obtenu la majorité absolue, le choix, d'après la constitution, devait Wre fiiit par la cliambre des représentants. Henry Clay sut alors faire réussir l'élection de son protecteur, Adams { 1826), qui lui conféra aussitôt la charge fie secrétaire d'État aux affaires étrangères. Ami et conseiller Intime du président,.C]ay vit bientôt se formor contre lui une forie opposition dans la chambre des représentants. John Randolph , représentant de la Virginie, l'appela en séance pulilique « un hoomie qui trichait an jen » , vonlant foire allusion à sa passion pour le jeu. Cette qualification amena (avril 1826) entre Clay et Randolph un dud, qui se termina sans qu'y y eût nnc goutte de sang versée. En sa qualité de secrétaire d'État, Clay négocia auprès de l'empereur de Russie et du roi d'Espagne (1825) ta reconnaissance des nouvelles républiques de l'Amérique du Snd, en alléguant snrtout quedans
toute l'Amérique il ne se frooTenît pas ne seule épée qui voulût jamais combattre pov l'Espagne. Le premier répondit d'une roanièrt évasive, et le dernier déclara qu'il n'abandonnerait jamais les droits de l'Espagne sur les ooloeiei rebelles. Lors de l'élection de 1828 pour la prè^ sidence, Clay partagea les voix avec Jaeksoi et Adams; mais Jackaon l'emporta , et \m Buren, ennemi déclaré de Clay, fat nommé tteritaire d'État et plus tard vice-préaîdent Deim lors Clay, en sa qualité de membre du sent pour le Kentucky, se mit dans plusieurs occasions à la tète de l'opposition , sartoot dau ki négociations entamées avec l'Angleterre au iqd du commerce avec les colonies anglaises. D»
l'élection pour le renouvellement du présidait ( 1833 ), il eut encore des voix; mais unem^ rite considérable réélut Jackaon. Il propagea aefr vement l'œuvre qiri , avec des mûrs aflfandas, fondait, sur la côte d'Afrique, la colonie de Libéria. Ce fut lui qui, en 1832, pcoposa bU dédouanes qui porte son nom (CU^f$ btU)^é qu'on appelle aussi toi du compromis^ aux ternes de laquelle un tarif déeroûsaot devait mplaaer celui de 1832, de telle âiçon qu'au bout et dix ans aucun droit d'entrée n'excédit 20 pov 100; il était stipulé en outre que toutes les ■!tières premiàrea entreraient en franchise. Um l'affaire de l'indemnité française» il exerça ( ISSâ) une grande et heureuse influence sur le sénat
Ses candidatures à la présidence devaient toajours échouer, peut-être parce qu'il arrive FU^ ment aux partis de choisir le plus digne. Ce M Van Buren qui l'emporta en 1836. Cdui-ti étiit sans doute un homme remarquable; mais fl s'avait pas rendu encore à son pays les nènK services que son compétiteur. Henri Clay ai réussit pas mieux en 1844, et son parti mène, comme il arrive si souvent, se retira de hi, voyant que la fortune l'abandonnait. Clay ah»donna alors quelque temps la politique, pour aller vivre en sage dans son domaine d'Afhland. Lors de la guerre amenée entre le Heiique et les États-Unis par la question du Tew» Clay perdit un fils (1846), placé à U têted^ai brigade d'artillerie. U allait se retirer définitif» meut de l'arène politique, quand les préUa&m croissantes des États à esdares le oontrai^ûrHi de rentrer de nouveau dans le champ dt h polémique. Élu au sénat par le Kentucky , il » saya du role honnête, mais rarement beuieain ces matières, de médiateur. U ne recueillit q» l'ingratitude; on chercha même à le rendre lidicule, et on alla jusqu'à l'appeler le biU omnibus, à cause du nombre de propositions qui émettait sur tous les sujets. Cependant son pba de conciliation fut adopté, en définitive. Cd important service fut le dernier qu'il rendit à a patrie. Il se démit de ses fonctiom^ de séastor à la fin de 18àl. Sa mort Gt comprewiif i l'Amérique la perte considérabie qu'elle ^tad de faire : on lui rendit enfin justice, et dtf
7t6 GLAT *^
hociiiiMigH publies hoBorèmt da toutes parts M mémoire.
Êttmit. mniv. — Lesor, ^nn. kUt. «niwr. — Conver- M&tiomê'Lexieon.
l CLAT ( Cassius), homme d*Éiat, et chef de fiatti américain, neveu du précédent, né en 1810. n ftat âeré dans le Kentocky, sous la tutelle de son onde, annonça de bonne heure de rares talents pour la politique, de grandes facultés oratotreSy devint par sa loyauté Tidole des cher»leresquès liabitants du Kentucky, et*ne tarda pas à abandonner le système politique suivi par son oncle. Aussi les partisans de l'abolition de l'esdavage, les émancipaiionistes Tenvovèrent-ils d*8lNSrd à rassembléB législative de TÉtat, puis à la chambre des représentants du congrès. A l'époque de la guerre contre le Mexique , il cornmaiidait cette audadeuse avantpgarde qui, après la plus héroïque résistance , tomba au pouvoir des Mexicains, et Ait détenue prisonnière dans la forteresse de Pérote. Au mois de novembre 1849, dans la lutte qui édata entre les parlisaiu de l'esclavage et les abolitionistes du Kentucky, grièvement blessé d'un coup de couteau, il conserva encore en tombant asseï de force et de présence d'esprit pour tirer un enup de pistolet h son adversaire et l'atteindre au cœur. Guéri de sa blcRsurc au bout d'une année senlcmcnt, il rccoramençA résolument la Kuerrc contre l'esclavage. Rn 1851 il se porto candidat aux fondions de gouverneur du Kentncliy; s'il édioua, il eut du moins la gloire de tkxre consacrer dans cet État, pour la première fuis, la liberté de la presse et de la parole •ur la question de l'esdavage. Il lUt le plus émivent des orateurs dans la convention nationale des/reesoilers, tenue en septemlmi 1851. Il arriverait sans doute à la préftldenc^ si In démocraiiedcs free soilers venait à l'omi^rtor sur la démocratie conservatrico. Dans la vie privée, Cassius Clay est un horomc de mcrurs exemplaires et d'un caractère aimable. Il est auteur de plusieurs ouvrages de philosophie et d'i^:onomie politique, qui tous ont pour but de contribuer à la réalisation la plus nidicaic iwssihlc du principe démocratique. 11 est d'ailleurs le fondateur du parti de l'éiuaitcipation dcK esclaves.
ComwêrtatiotU'Leiicmi .
CLAYTON {Jean) y médcdn et botaniste anglais, né vers 1085, à Fuiham, dans le comté de ki*tit, mort le 15 décembre 1773. Il rejoignit en 1705 son ]ière, procureur général dans la Virginie, y pratiqua la médecine, et recueillit sur llifsloire naturelle de cette contrée des observations, qui ont été insérées dans les volumes 17, 18 et 41 des Transactions philosophiques. 11 forma aussi un herlner , qui servit à Gronoriuset à Linné pour composer la Flora Virgintca^ exhibtns plantas qwas in Virginia J. Cla^ton eo/te^i/ ;Leyde, 1739 et 1748, deux parties, in-S*"; ibid., 1782 ,^-4** , avec une carte géographique : le fils deGronoviusfit paraître lairoisiètne partie.
CLàTTON 726
Cet ouvrags est le premier qui ait paru sur la flore de la Vfa^nie. Gronovius donna , en Tlionneur de Clay ton, le nom de claytonia à un gcnrc de plantes de la famille des portulaoées.
Roie. New biograph. dictionary.
CLAYTON {Robert), tliéologien anglican, né à Dublin, en 1695, mort le 26 février 1758. Il dut son avancement dans les dignites ecclésiastiques au docteur Clarke. Celui-d, ayant eu occasion de remarquer son caractère généreux et charitoUe , le recommanda à la reine Caroline. Clayton fut successivement évèque de Killala, de Cork, de Cloyher. Ses principaux ouvrages, écrits en anglais, sont : une introduction à Vhutoire de* Ju^; traduite en français, Lcyde, 1747 , in-4° ; — D^ense de la Chronologie de la Bible hébraïque; 1747, in-4<^; — Dissertation sur les prophéties ; 1749!; — Recherche impartiale sur le temps de la venue du Messie; 1751 ; — Dé/ensede V Ancien et du Nouveau Testament, en trois parties; 1762-1757 ;— Journal d*un voyage au grand Caire et au mont Sinai, et retour; tnuluit d'un manuscrit composé par le préfet d'Egypte, ete.; 1753, in-4° et in-8^; — Qudques lettres entre Tévéque Clayton et Guillaume Penn Sur le baptême; 1 755 ; — Pensées sur Vamour-propre, les idées innées^ le libre arbitre, le goût, le sentiment, la liberté et la nécessité, etc.; 1754, in-8". Clayton avait attaqué le dogme de la Trinité dans plusieurs de*ses ouvrages. Il fut dté devant une assemblée d'évéques, pour y remlre compte de ses doctrines; mais la mort tint le soustraire aux censures ecclésiastiques.
Biotiraphia britannicm. — Rom', New biograph. dictionarg.
^CLATTO.^ (John), homme d'Étetaméric^n né dans TÉtat de Dclaware. Il se fit d'ahoni connaître comme avocat. Élu membre de rassemblée législative de son État, il s'y distingua comme orateur, et défendit avec chaleur les principes des whigs. 11 ne tanla pas à être envoyé au sénat , où , sans jamais manquer de modération , il se montra adversaire plein de lîjiesse, et mania parfois l'arme du sarcasme avec un rare bonheur. Après avoir siégé plusieurs années au sénat , il fut apiielé par le président Taylor au poste important de secrétaire d'État, et chargé de la composition du cabind. Les drconstances étaient des plus critiques : il ne fallait pas seulement suivre une politique extérieure qu'approuverait la majorité du |>euple, il s'agissait encore de lutter cx)ntrc les dilTicultés qu'avait fait naître la question de Tesclavage. Tout en restant fidèle aux principes <ies whigs, Clayton fut exposé et aux attaques les plus violentes de la part des démocrates d aux reproches d'une grande fraction de son pro|>re parti. 11 s'attira l'animad version des démocrates par sa persistance è défendre la politique de n«m-intervention à l'égard des puissances européennes, d se brouilla • avec les wliigs du nord par sa oondescenilancc
CLAYTON — GLÉANOR
pour te& Etals du sud. On le bUiiui presque génorakiiient pour le traité qu'il conclut avec TAngMerre au sujet de Nicaragua, et on le désapprouva dans la discussion qu'il eut a?ec le major Guillauiue-Tell Poussin, envoyé en 1848 comme pléuipolentiairede la république française. Enfin, par suite de Tescroqueric commise dans Texercice de ses fonctions par Crawfurd , ministre de la guerre, il perdit toute la r-onfiance du peuple, et dut donner sa démission à la mort du général Taylor. Les fautes de Clayton ont sans doute été nominreuses; néanmoins, on peut dire que la triste réputation qui s'est attachée à son administration pn>vient surtout de l'incapacité de ses collègues. Comme homme privé , il est resté inattaquable : ses adversaires politiques se plaisent à le reconnaître. Clayton a repris sa place au barreau. Convertationg-Ijexicon .
* GLÉÂNDRK (KXéavSpoc), général lacédémonicn, vivait dans le quatrième siècle avant J.-C. Ifarmuste de Byzance en 400 , il promit de venir k Calpe avec des vaisseaux pour transporter en Europe les soldats grecs qui achevaient la fameuse retraite des dix mille; mais il refusa longtemps de tenir sa promesse, et déclara même qu'aucune ville grecque ne pouvait être ouverte aux débris de l'expédition du jenne^Cyrus. On voit dan^TAnabasede Xénophon par quelles longues négociations les chefs des Grecs amenèrent lliarmostecspartiate à une détermination plus favorable, mais qui fut traversée par le mauvais vouloir de Tamiral Anaxibius. Cléandre fut rem|)Iacé dans le gouvernement de Byzance par Âristarque.
X^oophon. ÂnabatiSf VI, VII.*
* GLéANDRE, général grec, fils de Polémocrate et lieutenant d'Alexandre le Grand , fut rois à mort en 325 avant J. C. Pendant l'hiver de 334, Alexandre, qui se trouvait en- Carie, le chargea d'aller rassembler des mercenaires dans le Péloponnèse. Cléandre mit plusieurs années à s'acquitter de cette mission , et il rejoignit, avec les renforts qu'il amenait de Grèce, Alexandre au siège de Tyr, en 331 . Ce fut Cléandre qui, par l'ordre d'Alexandre, tua Parménion, sous lequel il servait en qualité de gouverneur en second d'Ecbatane. Al'arrivéed'AlexandreenCaramanie, en 325, Cléandre accounit auprès de ce prince avec les autres gouverneurs de la Médie. Accasé ainsi que ses collègues d'avoir désolé le pays par ses brigandages, déshonoré les plus illustres familles par ses violences, et pillé jusqu'aux tombeaux et aux temples , il Ait mis à mort par l'ordre d'Alexandre.
Arrlcn, jinab,, vi, rj. — Dlodore. XVll. - PIntarquc, ÀUatander. - Qalnte-Carce, X. - Justin. XII, lo.
* CLÉANDRE, esclave phrygien et premier • ministre de Commode, mort vers 189 après
J.-C. Conduit à Rome comme esclave , vendu à l'encan , attaché à la domesticité du iialais en qualité de portier, il attira l'attention et gagna la fiiveur de l'empereur Commode, qui l'éleva à
la dignité de chambellan, puis à celle de prenuff ministre après la mort de Perennis. L'esdafs phrygien, devenu maître de l'empire, mit pobSquement en Tente toutes les charges civâes et militaires , et multiplia le nombre des magpftratures au point de créer dans une seule améfe vingt-cinq consuls , parmi lesquels on remarque Septime Sévère, qui fut plus tard empereur. Lee sommes immenses amassées par un pard 4rafic servirent aux prodigalités de l'emperenr et de son ministre , et celui-ei tomba aussi vile qu'il s'était élevé. Papirius Dionysins, préfet de Vannone, exploita contre lui la cherté des graios, et provoqua un soulèvement. Pendant une course de chars, une troupe d'enfants, à la tète desqoeh on voyait, dit Dion Cassius, une grande filks d'oi regard fier et terrible , entra dans le cirque ca poussant de grands cris contre Cléandre. Le peuple, y répondant par des cris semblables, se précipita hors de Rome, vers le palais de Quintilie, où Cléandre se trouvait avec 'Commode, en ao cat>lant le ministre de malédictions , et eu d^ mandant sa tête à l'empereur. Cléandre ordouu à la cavalerie prétorienne de charger la foule, qoi rentra dans Rome en désordre. Mais une fois dans la ville , les insurgés se barricadèrent dans les maisons, et firent pleuvoir dés pierres et des tuiles sur les cavaliers. L'infanterie de la garde se déclara pour le peuple. A cette nouvelle Commode ordonna la mort de son ministre, et en fit j^ ter le cadavre au peuple. La femme de Cléandre, ancienne maltresse de Commode,* ses entaols, dont l'un était toi^ours sur les genoux de Tcidpereur, ses affranchiset ses amis, furent anssilM égorgés, et leurs corps après avoir été longtemps traînés dans les rues finirent par être jetés dus les cloaques.
Dlon-GiMlus. LXXII, it, U — Hérodten. I, it. II.' Lamprtde» Commode, 6, 7, 11. — TUtemont, HUtéIri dei empereurt, t. II.
CLÉANDRIDAS (KXeocvipCda;), général spl^ tiate, vivait vers 450 avant J.-C. Charité pir les éphores de servir de conseiller au jeune roi Plisthonax pendant l'invasion de l'Attiqtie en 44à, il se laissa gagner par Périclès, et décida Plisthonax à rentrer dans le Péloponnèse. Condamaé à mort pour ce fait, il se sauva a Tbnriiim* et obtint le droit de' cité dans cette TJDe. Phis ùtà il commanda les Thuriens dans leur guene contre les Tarentins. H eut pour fils Gylippe.
Plotorque. Périelis, M ; JHeias, M— TIUMyilde , VU 104, W; Vil, 1. -Dlodore, XIII, 106. - Striboa, YL
* GLÉANOR (KXeàvtop), un des chefs de la retraite des dix mille, né à OrchonièDe, daos l'Arcadie, vivait vers 400 avant J.-C. Il eoira an service du jeune Cyrus, et après la bataille de Cuuaxa, en 401, U refusa, au nom des Grecs, de rendre les armes à Artaxercès. Lorsque Tissapheme se fut saisi par trabison de déarque et des autres généraux, Cléaner fut un des olBciers grecs élus pour les remplacer, et se trouva ainsi un des chefs de l'admirable retraite des dix mille. Au terme de cette {«traite, U pressa ses
GLËAl^OR — GLËAMBë
I déçus pif raveatorier Cératadès, d*eiitrer ao serrioe du prince thrace Seathès, dont il avait reçu des présents. Plus tard nous le ▼oyons occupé arec Xénophon à obtenir de Seutliès la solde promise.
XéoophoD , Anabatis, VU.
CLÉAHTHB (JOsdvOric), andeu peintre de Corinfhe, vivait à une époque incertaine. Il est dté parmi les inventeurs de l'art par Pline et Athâiagoras. On voyait dans le temple de Diane près de FÂlphée une peinture de Cléanthe représentant la naissance de Diane.
Pttne. UUt. nat., XXXV, B. - AtMnaffon«« LepoC. pn> CkHit., c. 17 - Strabon, VIIL — AUiéDée, VITL
GLAâNTHB, philosophe stoiden, naquit à As- S08, ville de la Troade, dans les premières années du quatrième siècle avant J.-C, succéda à Zenon de Cittium dans la direction de l'école stoïcienne, et mourut vers 225 av. J.-C. La philosophie du Portique parait s'être d'abord recrutée parmi des hommes d'une naissance obscure, éprouvés par les luttes et les privations de la vie, et enseignant, par leur exemple autant que par leurs discours, à mépriser les richesses et les voluptés^ comme une servitude, et à porter fièrement la pauvreté. Cléanthe exerça d'abord la profession d'athlète; plus tard il vint à Athènes, s'attacha à Zenon, et en embrassa avec ardeur la doctrine. On dit que sa pauvreté était si grande que pour fournir à ses besoins et payer à Zenon l'obole que celui-a exigeait de ses disciples, il lut obligé de se louer à un jardinier. Le jour il s'adonnait tout entier à l'étude, et trop pauvre pour acheter du papier, écrivait sur des crânes et des os de bœuf tout ce qu'il avait recueilli de la bouche de son maître ; la nuit , il tirait de l'eau pour arroser des jardins , ou blutait de la fuine. Cette infatigable assiduité au travail Ini valut le surnom de second Hercule , et lui attira l'estime et l'amitié de Zenon , Tadmfa^tion des Athéniens, et des présents d'Antigone, roi de Macédoine, qui avait un goût marqué pour Ul doctrine stoïcienne. Cléanthe avait, dit-on, plus d'amour pour la science que de facilité naturelle et de pénétration dans l'esprit. U cheminait lentement sur les traces de son maître , notant fidèlement ee qu'il lui entendait dire pour en faire la matière de ses réflexions. On lui demandait un jour qud précepte il fallait surtout donner à un jeune homme; il répondit par un vers d'Electre : « Silence, va doucement. » Plus d'une fdis cette lenteur de conception exposa Cléanthe aux railleries de ses» condisciples. Il supixirtait leurs sarcasmes avec un sang-froid vraiment stoïque. — « Ane! répondit-il un jour à quelqu'un qui lui donnait ce nom , soit; mais le seul dont les rehis peuvent porter le fardeau de Zenon. »
Cléanthe mourut, dit -on, volontairement, comme Zenon, son maître. Le suicide semble avoir été dès la naissance du stoïcisme le dernier mot de cette doctrine, qui marque dans l'histoire de la philosophie andenne un abaissement du génie
spéculatif et une préooenpation presqoe exchuive de la liberté humame. La mort est pour le sage des stoïciens le suprême et inviolable asile où il doit se retirer, quand les maux de la vie l'assiègent et menacent de le forcer.
S'il fkut en croire le petit nombre de témoignages qui se rapportent à Cléanthe, son rdie comme chef du Portique fut purement négatif.
Génie ferme, mais sans originalité, esprit plus solide que brillant, moins propre à remplir les vides d'une doctrine incomplète et à en coordonner les diverses parties qu'à se l'assimiler profondément, Cléanthe sut, par son caractère autant que par son enseignement, maintenir avec vigueur et conserver pur de toute altération l'héritagequ'il avait reçu des mains de Zenon. Tandis que quelques-uns des disciples du fondateur de l'école , Herillus de Carihage , Ariston de Chios, s'égaraient dans diverses Toutes^ en voulant dévdopper les conséquences de la doctrine du maître, Cléantlie ne chercha d'autre gloire que celle d'interprète fidèle de Zenon.
Diogène deLaerte, dans son incohérente analyse de la doctrine des premiers stoïciens, à l'article * Zenon, rapporte plusieurs opinions particulières à Cléanthe, mais qui ne sont pas assez considérables pour trouver place ici. Sénèque, dans sa 107* lettre àLucilius,cite, en les traduisant, quelques vers de Cléanthe, qui n'ont qu'un médiocre intérêt. Enfin, Cicéron, dans son de Natura deorum, nous rapporte les diverses opinions que Zenon professait touchant la nature de la Divi» nité. Tantôt il la confond avec le monde lui-même, tantôt il l'appelle l'Ame et l'intelligence de l'univers, ailleurs un feu répandu partout, et qui embrase toute la nature. Parmi les raisons qui inspirent à l'homme la croyance à la Divinité, Cléanthe s'étendait principalement, au dire de Cicéron, sur la beauté et l'iiarmonie de toutes les parties de l'univers, la constance des mouvements des astrcs,ll'ordre et le dessein qui apparaissent partout, et qui prouvent que la nature est soumise à une intelligence qui la gouverne.
Diogène de Laerte nous a laissé une liste assez longue des ouvrages de Cléanthe. Un de ces ouvrages , sur la volupté, x»t en même temps cité par Cicéion. Ce catalogue est tout ce qui nous reste de ce philosophe , à l'exception de quelques lares fragments, dont le plus étendu est un hymne à Jupiter que Stobée nous a conservé.
Cet hymne est plus remarquable par la grandeur et l'élévation des pensées que par la forme, qui est en général assez rude. Quelques critiques, jaloux à l'excès de tout -ce que l'antiquité païenne a produit de grand, ont voulu trouver dans ce fragment, très-profondément marqué à l'empreinte du stoïcisme, comme un reflet anticipé de l'esprit chrétien. Mais en vérité qu'est^^e que l'esiirit chrétien au troisième siècle avant J.-C?
B. Adbé.
ntogèiiede.Uerte,LVII.-<aeéroo,d«\AraCd«or., |. 14; II, s,} 111, 7. — sén«qae, Uttn a ImcU , cvii*.
LILINTHE —
< ..w ('«:»*. uoAaaiaë Cil iOl âTaiit J.-O.
I lui ^uuiMMyntiwMt important
■u..i.^>oiê4. :k iMiOMllil à 11 bataille de ^« .....v ^u».tfi..actiresi»MmdaniSyqunuicoii- ,. % u.iu» IV a ilutto oppoaèe aux TaisMam de •....^i.H*M.*. i)Mw Ui BMime année, ur la pro- ^ > ;Kui i v^ . il Alt wvoyé à Chaloédoioe et . *> oov^ , tMur «*o|ipMer anx achats de blé .uis Hi. ii> vUwaima^, et fixa sa résidence dani ,« iiiiuvitî «ilie «n qualité dliarinostB. Lorsque t\ .^Mt lut aMién^ par les Athéniens, en 408, V H\ui|ite rtfAiT^-a toutes les provisions pour les «•uiuto . et rèduîMt ainsi les Byiantlns à un tel .■\iVM (le ttunine, qu'ils rendirent leur Tille aux \tiK4iieus. Cléarquc, qui se trouvait en Asie lors- «|(K' i'i't événement s'accomplit, fut mis en jugeim'ut« À «un retour à Sparte et condamné à une 4im^Mlo , mais sans être privé de son grade militai iv. tji 406, il assista à la bataille des ArgiuuMM» et reçut de Callicratidas, mortellement MeHsi», le commandement en dief de la flotte. A la liude la guerre du Péloponnèse, Cléarque, qui tw |H>uvalt supporter la paix, se fit envoyer en Tlirace pour protéger les Grec9 contre les habitants de ce pays. Malgré les ordres des éphores. Il H« rendit à Byzance, où II se conduisit avec une grande cruauté, mit à mort les principaux citoyens, s'empara de leurs propriétés, et avec lo produit de ses confiscations leva des mercenain», qui l'aidèrent à se maintenir dans la ville. liCs «éphores, voyant qu'il ne faisait aucun cas de leurs décrets , envoyèrent contre lui des troupes sous les ordres de Panthoïdès. Cléarque, ne se croyant pas en sAreté dans Byzance , se retira h Selymbria. Assiégé dans cette ville , il se Muva pendant la nuit , et se rendit en Asie , à la cour du jeune Cyrus. Ce prince, qui voulait lever, sans exciter les soupçons, une armée aussi nombreuse que i)ossible, fournit à Cléarque des sommes considérables, avec lesquelles celui-ci enrôla des mercenaires, qu'il employa, en attendant les onlros de Cyrus , à protéger les Grecs de la Chersonèse de Thracc contre les barbares des environs. Lorsque Cyrus se fut décidé à commencer son expédition, Cléarque le rejoignit à Célènes, en Phrygie, avec deux mille Grecs; ceux-ci ignoraient encore le but de cette camnagne, et lorsqu'ils le connurent, ils refusèrent d'aller plus loin. Cléarque ne les y décida qu'à Ibrce d'instances, et en s'exposani à de grands dangers. A la tiataiUedeCunaxa, il commandait l'aile droite des Grecs, et, malgré les ordres de Cynis , il s'obstina à ne pas quitter les H^rds de l'Euphrate. PIntarquele blâme de cette prudence excessive, qui semble avoir causé la perte de la bataille. Dès le commencement de Ja retraite des dix mille, Cléarque fut facilement reconnu pour gémirai en chef, et il déploya dans ce commandement beaucoup de prudence, d'énergie et