CLÉARQUE
une grande sévérité ponr le matniieii d» la dit* cipline. Tombant dans un piéga qw^lui tendait k satrape Tisai^lieme, il eut riroprUdeiice de « rendre dans le camp des Panea avec quatre g^ néraux et vingt ofticiers. Ces demlera ftnqpl massacrés, et Cléarque ainsi que ses quatre collègues envoyés h la cour d'Artaxercèe , <iui . niil- 9ré tes instances de la reine mère, Paryaatis» la fit mettra à mort. Au récit de leur snppUoi, Ctésias, d'ailleurs témoin oculaire, ajoute les détails suivants, que Phitarqne appelte avec fsisoa une fable tragique : « Les corps des capitaiin furent après leur mort déchirés |»r les cfaiev et par les oiseaux de proie; mais un VniiUImi , de vent, qui s'éleva tout à «wp, porta anr le corps de Cléarque une grande quantité da saUi^ qui te couvrit tout entier et lui fit comme os tombeau, autour duquel quelques palmiers lot' mèrent en peu de temps un bois agréaUe, et ombragèrent tous les environs; ce qui doonaaar» un vif regret d'avoir lait mourir dads Oésrque un homme chéri des dieux. »
XénopiMw, jinabtuiê, I, 11. - DMore, XIV. - ni> tarqnc, Jrtaxêrçés.
cii^EQVB, tyran d'Uéradée, sur tePlMl^ £uxin,nédans cette viUe,en 4i i avant J.-C., mut en 353. Dans sa jeunesse, il visita Atfaknes et étudia sous Platon et Isocrate. Banni phis tard d'Héradéc , il se retira près de Mitliridate F', rai de Cappadoce. Rappelé par les nobles, qui voslaient l'opposer anx prétentions séditieuses da peuple , il convfait avec Mithridate de lui limr Hérâclée , à condition que hii, Cléarque, en ferait le gouverneur. Mais s'apercevant qo'fl |wivait s'emparer de cette viUc sans l'aide du ni de^ Cappadoce , il abusa de la eonfiance de ce prince, se saisit de loi et doses amis, etleurfit payer chèrement te liberté. Aussi infidèle »
parti oligarchique qu*à Mithridate , il se mit à il tète^ du peuple , prit une garde de meroenairH» se débarrassa des principaux citoyens par rexfl ou la mort, et s'empara de la tyrannie. Despole cruel et superbe, il prit les attributs de te di^i* nité, et donna à un de ses fite te nom de Kipavvi; (te Foudre). Malgré cette apothéose qnll s'aeoorda de son vivant, et en dépit de toutes les précautions qu'il prit contre les assassins, il fut tué par Chion et Léon , après douze ans da règne.
IMoSore, XV, si ; XVI, m. - JiuUn, XVI, ». S. ^ Fo- \fen. If, M. — MeoiDon. daof U BibUotkique de Phottai.
- PlaUrquc, de Alex, fwrt.^ II. I ; luf Prineip. iiunitf.. %. — Tbéoporape, du» Atbénée, II. >- liocrate, £p. ta Ttmdh. - Siddat, a« mot KU«^oc.
*.CLiAEQUB de Soles , poly^raphe gre«, ^flvilt vers 320 avant '.J.-C. âève d'Aristote', il composa les ouvrages suivants, tous perdus aojourd'hui : — B(ot, reeueil bioçraphi^ en hait livres; — un Commentaire sur le Tim^ de Platon; — nX^xcovoç iYxcotuov ; — Ilcpi tôv év tf II>AT«i»yo; IloXtTcCa (jLaévi(iflctixâk ripysu'vw;
— re(>T(9ioc, traité sur la flatterte, amsi intitulé, suivant Athénée, à cause de GeigMhins, un drs courtisans d'Alexandre; — «tpi Hatâiiac; *-
789 GLÉARQUË
iKft <^iXiei4y — noiponiiai; — mpi Tçi^m, romài d*énignies; — 'Epomxay recueil d^bistoirea amoureuies, — ncpl rpo^bW x ce titro, donné pw Athénée» est douteui; — nipl Né^ifK, ou «HT to torpille i — nipl tâv *£vudp(ii>v, ou jur /«f onémati^ uquaiiques: — ntpl eivAv; mpt Ins^Kâvy ouvrage d'anatomie; — nipi Tnvou : rauthentieité de ee traité eit doutenae. Giénfl&td*Alexandrie iBdte pour proufer qu'Arialolaoonnaiatait les livres juifii. Quant au traité ée la TactUpu mUifaire, mentionné par )!iien, oo un sait s'il appartient à Cléarque de Soles ou «I tyran d'Héraclée,
Attiénée, VI, IX, XIU XIV, XV. - OlofèM Uerc«,IU, % — Fabrtalus, BiàHotàeea grmca, III.- Silot Clément 4'Aleun4rle, SirmMta, I, il. - VomIiu, de HMorieH
— CLÉEF
*GL£âRQiTBy poëte athénien de la nouvelle eomédie, vivait probablement dans le troisième tiède avant J.-G. Il nous reste des fragments de quatre de ses comédies , savoir : Kt0ap<y»96c KopMOiot, Ildv^croc, et une comédie, dont le titre est inconnu.
AUiéaée, X, Xiv. ~ BwUUie. ûd (Myii , p. ifll , 4T. — Meiaecke, Corn, grmc.
glAarqcb et oxTATflRÈs, tyrans d*Héradée, petits-lils detCléarque, vivaient vers 300 «rant J.-C. Après la mort de leur père Denys, ai 303, Amastris ( voy. cenom), leur mère, épousa Lysimaque, qui servit de tuteur aux jeunes princes. Quand Cléarque Ait majeur, il prit les rftnes dn gouvernement, et se signala par son courage dans plusieurs expéditions. 11 Ait feit prisonnier fu les Gèles avec Lysimaque , et racheté par les soins de celui-ci. De retour à Héraclée, il •*untt avec Oxyathrès pour foire périr Amastris. Lysimaque, qui se trouvait alors en Thrace, aceourut, et Ht mettre à mort les deux fils parricides, vers 387 avant J.^G.
MeiBiMiii , dans les liittorleomm ^rmeorum frag- ■MMta de C MaUer. poMéi ptr M. km. Ftr. DMot, t III.
*GL&àEQVB, stauaire grée, né à Rhégium, vivait vers la soixante-douxième olympiade. Élève du Corinthien Eucheir, il fut le maître du célèbre Pytbagore, qui florissait au temps de Myron et de Polydète. Toute la généalogie de Téoole à laqoeile apiartient Cléarque est donnée par Pau-
FiMMiilM, VI. — HeyM, Optue, memd.t V .« * GLBiMHiim , grammairien byianthi, d'une époque incertaine. On ne sait absolument rien de lui ; mais on a conjecturé qu*il avait été attaché à V Auditorium, ou université établie dans lecapltole de Constanthiople. On a de Ciedonins un essai de grammaire latine publié par Putsch, d'après un manuscrit unique et très-imparfait. Cet ouvrage, faititulé : Ars Clêdonii, ramami senalariSf Con$tantinopoUtani grammatici ^tsai ta commentaire sur le célèbre traité de Oonat ; fi se divise en deux parties : dans la première, àrs prima, se trouvent des explications sur VSflUio prima de Donal ; la sacoBde, An Meuftitoy eoDtieat un commentaire sur VEdUi0 sêcimda
du même grammairien. La seule éditioa de VArs
Clêdonii est celle de Putsch t Grammaticx
latinx auctores antiqui; Hanovre, 1605, in-^"*.
Omdo, B9iîtig9 xw CHê ch une Môm. IMUratur- Cesch., Toi. II.
GLÉRF ( V4N ) , nom d'une famille de peintres flamands, dont les plus distingués sont :
Willem 9 né h Anvers : il se distingua f^ ses peintures historiques.
Joseph^ dit le Fou, fils du précédent, né à Anvers, en 1479, mort en 1529. Il suivit les leçons de son père, et devint un des premiers coloristes de l'école flamande. Il fit un voyage en Espagne, et fut présenté h PhUippe par Antom'o Moro, pehitre du roi. Joseph de Cléef ne pouvait souffrir que les tableaux du Titien fussent préférés aux siens, et la supériorité notoire du peintre italien dérangea la raison de Joseph. On le vit se promener par les rues avec un habit vernissé de thérébentine. U prit la singulière habitude de peindre ses tableaux des deux côtés, adn qu'en les retournant on ne vit rien de désagréable. Ji fit encore d'autres extravagances, do^ la plus fâcheuse fut qu'à masure qu'il pouvait retrouver un de ses tableaux, il le retouchait et le g&tait fia famille fut obligée de le fiûreenfermer. On cite panni aes nombrauaes prodndioos : à Anvers, dans l'église Notrfr-Dame, Saints Côme et Damien ; — à Middelbouig, une Vierge^ dont le fond est un charmant paysage de Patener; — à Amsterdam, un Baeehus à cheveux gris. En le peignantlainsi Joseph Cléef a voulu montrer que l'iiabitude de l'ivresse avance l'âge.
Henry f frère du précédent, né h Anvers, en 1500. Il était excellent paysagiste, et voyagea longtemps en Italie. Les paysages dont cet artiste a embelli les tableaux des autres peintres sont remplis de vérité. On a de lui : des Huines antiques, qui ont été gravées ; — • un grand nombredé Vues de Constantinopleeiôe ses environs, d'après les dessins deMelchior Lorch ; — la parabole de P Enfant prodigue, peinteà Vienne, d'une manière biiarre et avec des costumes flamands.
Martin, deuxième frère de Joseph, né à Anvers, eu 1520, mort en 1570. 11 était élève de Frano-Plore. Il quitta le genre lûstorique, et composa de petits sujets. 11 fiiisait les personnages de plusieurs paysagistes, principalement ceux de son firère Henry et dcConinxIoo. Incommodé sans cesse de la goutte, il resta dans son pays. On tite de lui un fort beau tableau représentant un Ménage flamand, avec quantité de figures. Ce tableau se trouve dans la galerie de Vienne.
Willem, quatrième frère des innécédents. 11 peignait fort bien en grand ; mallicureusement il mourut jeune.
Martin de Cléef laisa^ quatre fils, tous bons peintres :
Gif /es, l'aine, fMÎgnait parfaitement en petH, et ses tableaux sont très-estimés. Sa pisaion pour les femmes abrégea sa vie.
Martin, le seeoiid, danenra longiempa en Esp
CLËEF — CLELAND
pagne; il s'embarqua ensuite pour les Indes, où Il finit ses jours.
Georges mourut jeune.
Nicolas resta dans sa pairie, n peignait encore à Anvers en 1604.
Descampt, f^ies dti peintrêt fiawtandt, 1, 8t. — Btoçrahie central» dêg Beiges,
CLÉBP (Jean Van), peintre flamand, le plus connu de la famille précédente, né à Vanloo, en 164G, mort en 1716.11 était élève de Gaspard de Crayer. H avait une manière large, un pinceau coulant et un dessin correct. Son coloris laisse à désirer, mais ses compositions sont claires et bien conçues. 11 s'est surtout fait remarquer par la grâce avec laquelle il peignait les têtes de femme et les enfants. Il a dépassé tous les peintres flamands dans l'art de draper les figures. Parmi ses nombreux ouvrages on dte, à Gand, dans le cloître des Dominicains, cinq tableaux représentant des saints de Tordre; à Saint-Bavon, Saint Pierre délivré de saprison par un ange; — à Saint-Nicolas, la Madeleine aux pieds de /.-C, Jésus-Christ au milieu d'une gloire et des anges, la Circoncision ; —à Saint-Michel, V Immaculée conception , Deuxmartyrs délivrés par des anges; — à Saint-Jacques, le Serpent d'airain, la Découverte de la vraie Croix, Sainte Barbe, V Assomption de la Vierge, V Enfant Jésus au milieu d'une gloire d*anges: au.bas witA saint Pierre et saint Paul; la Rédemption des captifs {ce tableau estregardécommele chef-d'œuvre de Cléef); — à Saint-Martin d'Ackerghem, la Cène;— à Notre-Dame, V Immaculée conception; — aux Récollets, Sa<«^ Joseph à qui Vange ordonne de fuir en Egypte; — à l'abbaye de Baudeioo, Saint Bernard guérissant plusieurs malades , la Vierge avec V Enfant Jésus ; — aux Dominicains, Sainte Catherine confondant tes docteurs païens , le Corps de la Madeleine enlevé par des anges, la Fuite en Egypte, Saint Joseph, r Enfant Jésus et la Vierge contemplant les instruments de la passion , le Martyre de sainte Barbe; — aux Béguines, la sainte Vierge et V Enfant Jééus ; —à Sainte- Claire-les-Riches, la sainte Vierge levant P Enfant Jésus, la Sainte Trinité au milieu d'une gloire et des anges; — aux Sœurs Noires , les Sœurs Noires secourant les pestiférés, la Vierge et r Enfant Jésus : saint Augustin , sainte Monique, sainte Catherine et saint Roeh occupent le del au haut de ce tableau, qui est considéré comme le clief-d'œuvre de Van Cléef; à l'hOtel de ville, deux plafonds et deux grands tableaux de cheminée ; — dans la galerie Baut, la Continence de Scipion, belle et grande composition ; — A Alost , Saint Aubert qui distribue du pain aux pauvres, le Martyre de saint Corneille, pape ; — A Bruges, Jésusparmi les Docteuw.
Descampi, fUi de» jwintrtf /faaumdf .
CLBBRsoQ GLBUS(iyif$ftfef ub), selgneoT
angevin, vivait en 1118. Il aY*it étéâevé IXhoole d'Angers, et se fit remarquor par son savw, sa bravoure et son habileté dans les aiEûres|«bliques. En 1118 il fut envoyé en ambassade k Louis le Gros, roi de (Yance, par Foulques?, comte d'Anjou. Foulques consentait à akkr k monarquefrançaisdanssa guerre contre Henri 1*, roi d'Angleterre, mais à la cooditîoa que le tifera de grand-sénéchal de France lui serait aoeorii comme charge héréditaire. Louis le Gros ycnseatit. Hugues de Clcers a laissé la relatien^B cette ambassade, sous le titre de : Bugonis et Cleriis de Majoratu et senescalia Frauàt, Elle contient des détails fort ciiricux sur la wirie du palais et la sénéchaussée de France. Oi trouve cette relation dans le Recueil des M»riens de France de Duchesne, tome IV ; daos les Notes de Sirmond, sur les Lettres de 6ed^roy de Vendôme; Paris, 1620, tome ni;cl dans Baluze, Miscellanœ, IV, 8.
MovérXt Grand diciionnaire hutorique — Uéum, Histoire de la France, I. tl6. — Sismoodl, HUMniM Français, V, 1S4. — la France liUéraire, IX 4t. -U> long. Bibl. hUU de la France, 117t. - DaaM. Risltèn de ta milice de France, l, 18.
GUCGHonN (Georges), médecin ang^, né à Granton, près d'Edimbourg, le 18 déoetabre 1716, mort en décembre 1789. Il fit ses étudei au collège de Grammond, et apprit la médeane à Edimbourg, sous le célèbre Alexandre Monro. El 1736 Clegliom fut nommé chirurgien dans vi régiment anglais en garnison à Minorque, et d^ meura treize ans dans cette Ile. ïn 1750 revint en Angleterre, et l'année suivante se fiuà Dublin, où il ouvrit des cours d'anatomie. Es 1756 il fut nommé professeur de l'université de Dublin, et en 1784 membre honoraire du ooUéf^ des médecins de cette ville. Ce fut GlegMaqà, avec Fothergill, Russd et Cuming, fonda ïusodation d'où la Société royale d'Édimboiurgtinsoa origine. Il avaitrassembléunefouled'observalioM importantes sur le climat, les iiabitants et l'histoire naturelle de Minorque; il les publia avec f aide de Fothergill. Cleg^om contribua beanooupà mettre en vogue comme remède dans les fièvres putrides le quinquina , qu'on regardait auparavant comme une substance nuisible ou inntik.
On a de lui : Observations on the epidemical diseases in Minorca from the year 1744 f« 1749; Londres, 1751, in-4<*; 1763 et 1768, iD-8*; trad. en allemand par J.-C.-G. Ackennanu; Gotha, 1776, in-8".
Biographie médicale.
GL^LAND {Jean), littérateur anglais, mort le 23 janvier 1789. 11 était fils du colonel Cléland dont il est parlé dans le Spectateur d'Addison, sous le nom de WiU Honeycomb. Jean Gléland étudia à Westminster ; plus tard fl alla à Prague en qualité de consul. Envoyé ensuite aux Indes orientales, il s'y brouilla avec certaatt membres de la présidence de Bombay, et reriot en Angleterre. Les embarras dans lesquels il se trouva jeté alors le poHèrent à écrire un ou-