‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 92 sur 118 · CLELAND — CLÉMENCE · texte numérisé non relu

CLELAND — CLÉMENCE

▼rage qui fit scandale : the Wgmen qfpleasure (les Filles de joie), que l'éditeur du Monthly rtview paya 20 guinées h Tauteur, et dont il retira, dit-on, 10,000 liT. sterl. Cléland fut poursuivi : heureusement qu'il trouva un protecteur dans Jean coiote Granville, qui arrêta la prérention et fit à Cléland une pension annuelle de tOO liv., pour lui ôter la tentation de faire de Boareau de son talent un indigne usage. A partir de ce moment il écrivit encore d'autres romans et nouYelles d'un genre plus inoffensif, et qui ne sont pas sans mérite. Ses autres ouvrages sont : ihe Way to things hy words, and to words by things ; 1765, in-8»; — Spécimens o/an etymoiogieal vocabulary, or essay by means ofthe analylic method to retrieve the ancient celtic; de nombreux articles politiques dans plusieurs recudis, notamment dans le Public advertiser.

ÇMontMif ma9«s.~:Ntcliols, Ht. anee. of the 18** cent. CLÂLIB, liéroïne romaine, vivait en 508 avant J.-C. Elle fut donnée en otage au roi étrusque Pofsenna. Void, diaprés Tite-Live, ce que raoootaient les traditions romaines au sujet de cette jeune fille : » Comme le camp des Étrusques n'était pas très-éloigné des bords du Tibre, Clé- Ue , l'une des jeunes Romaines livrées en otage, trompe les sentindles, et, se mettant à la tête de ses compagnes , traverse le fleuve au milieu des traits ennemis, et sans qu'aucune d'dles eût été blessée, elle les ramène à Rome, et les rend à leurs familles. » Clélie, rendue àPorsenna, sur la demande de celui-d , obtint la liberté non-seulement pour elle, mais pour plusieurs de ses compagnes. « La paix rétablie, dit Tite-Live, les Romains récompensèrent par un genre d'honneur extraordinaire un courage aussi extraordinaire dans une femme : on lui décerna nne statue équestre, et l'on plaça au haut de la ▼oie sacrée l'image de Clélie à cheval. » D'après nne autre tradition , tous les otages furent massacrés par Tarquin, à l'exception de Yaleria, qui se sauva en traversant le Tibre à la nage, et ce fut à cette héroïne, et non à Clélie, que fut élevée la statue équestre.

Ttte-Ute, U, 13. — Deoys d'HaUcarnane. ▼, 6S. — Ftabirque, Poplie., 19 i lUuât./em.» aux mots Faleriatt CUelia, — Plonu, I. lo. - Vaiere Maxime. Ul. s. - AnreBoa Victor, de Fir, Ul. - Pline, HUt. nat., XXXIV. 8. - VIrgUe, jEn,, viii, 881. - JoTéaal, Vill, t86.

CLÉMÂNGIS. Voy. ClaMENGES.

GLiMiur GB I8ÂVRB, dame toulousaine, fille de Louis Isaure, naquit à Toulouse, en 1450, morte ▼ers 1500, et sdonqudques historiens vers 1513. EDe se fit connaître par la protection qu'elle accorda aux lettres. On la considère comme la bienûdtrice et même la fondatrice des Jeux floraux. Elle présida en quelque sorte à cette fHe littéraire le 3 mai 1496, époque où une autre personne de son sexe, la dame de Villeneuve, lut une ode ou canso, où elle s'adressait précisément à Clémence : « Lorsque le printemps, lui disaitciley a flût fondre les ndges, et que noos poe-

IIOCV. BIOGR. D!<1VERS. — T. X.

sédons le fleuri mois de mal , vous offires à maint joyeux troubadour les fleurs si agréables du gai savoir. » C'est encore Clémence, qui, en 1498, remit Véglantine à un autre lauréat, Bertrand de Roaux. « Dame Clémence, dit un poète, auteur d'une ode historique sur Ihiguesclin, si vous le permettez , je vous raconterai fidèlement tous les événements de la guerre entre Pierre roi de Léon, et Henri son frère, roi de Castille, secondé par le généreux Duguesdin. Je vous entretiendrai des Toulousains, dont un grand nombre périt dans cette guerre, sans que je vous demande aucune récompense. Il me suffit d'obtenir votre bienveillance. »

On a révoqué en doute l'existence de Clémence Isaure, qui aurait été substituée à N.-D. la vierge Marie comme patronne des Jeux floraux; cette thèse a été soutenue avec beaucoup de sagadté par M. Noulet. Quoi qu'il en soit, Clémence consacra, dit-on, presque toute sa fortune à cette institution littéraire. Elle ne se borna pas à ce rôle de bienfaitrice ; die composa aussi des poésies qui méritent d'être tirées de l'oubli. Le recudl de ses productions a été publié, en caractères gothiques, sous le titre de Dictas de Dona Clemensa Isaure^ à Toulouse, en 1 505, in*4*', par Grandjean, libraire. Les pièces qui composent ce volume consistent en cansos et en pastorellas. On y remarque une ode élégiaque où Clémence invite les troubadours à célébrer la Vieige, et un morceau intitulé lo Planh d^Amor (Plaintes d'Amour), où eUe raconte en quelque sorte sa propre vie et la cause qui l'adéddée à vivre dans le célibat : c'était la perte de l'homiue qu'elle aimait, et que le champ de bataille avait ravi à sa tendresse. Void la traduction que donne un recudl, la Biographie /(mtotaain^, desdeux premières strophesdu Planh d*Amor :

kn sein des bols la colombe amoarease Munnare en paix ses loogs et doux aceents Sur DOS ooteaax la faovette orguellleiue Va célébrer le retonr da printemps i Hélas 1 et mol , plalnUve . sollUlre . Mol, qui n'ai so qa'almer et qne souffrir Je dote an monde, an bonheur étrangère.

Pleurer mes maux, les redire et mourir.

Clémence institua la ville de Toulouse pour son héritière; une inscription gravée sur une taUe de bronze phicée sous sa statue reproduit les dernières volontés de la protectrice des Jeuxfloraux.

Biographie toulousaine. — J B. Noulet, de Dame Clétnence Jtaure , tuMUuée d notre-dame la vierge Marie; Toulouse, isa ; de la prétendue Pléiade toulousaine { Toulouse. I8S8.

GLÉMENGB de Hongrie, reine de France, femme de Louis X, le Hutin, morte le 13 octobre 1328. Elle était fillede Charles Martd, roi de Hongrie, frère aîné de Robert, roi de Naples et de Hongrie (quoiqu'il n'eût jamais vu ce pays). C'est à ce Robert que Louis X fit demander Clémence en mariage, et pendant la négodation il eut soin de se débarrasser de Marguerite de Bourgogne, sa première femme, accusée d'adultère. Au commeneementd'avril 1315, fl la fit étooffer entre des lin-

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