AILLY — AIMON
Strasbourg, 1490; Vie du jicipe Célestïn V; Paris, 1536. Le plus remarquable de ses écrits a pour titre : Libellus de emendatione Ecclesias ; Paris, 1631, in-8°. [Une. des g. du m. ]
Vossius, De kist. lat., p. S43. — De Launay, Historia regii Navarrœ gymnasii. — Froissart, liv. IV. — Jean- Jnvénal des Ursins, in Carol., vi. — Trithême ; Du Boullay. Histoire de l'université- de Paris. — Dinaux, Notice historique et littéraire sur P. d' Ailly, in-S»; Camirai, 1824.
AILLY {^Pierre d' ) , cbirurgien français, né à Paris vers 1620, mort en 1684. Il a traduit et accompagné de quelques mots un ouvrage latin de Piazzoni , professeur d'anatomie et de chirurgie à l'université de Padoue; Paris, 1668, in-12.
AiLRED ( Ethelred ou Ealred) , écrivain anglais, abbé de Revesby (comté de Lincoln), né en 1109, mort en 1166. Il préféra une vie de retraite à toutes les dignités ecclésiastiques. Il composa en latin plusieurs ouvrages d'histoire, de théologie et de piété, dans le style de saint Bernard. On a de lui : 1° trente sermons sur le treizième chapitre d'Isaïe ; — 2° un traité intitulé Miroir de charité; — 3° un Traité de Vamitié; — 4° la Vie de saint Edouard, roi d' Angleterre. Ailred appartenait à l'ordre de Cîteaux. Ses ouvrages ont été réunis et publiés par le P. Gilbon, Douai, 1631. On les trouve aussi dans le tome V de la Bibliotheca Cisterciensis et dans la Bibliotheca Patrum, t. XXIII.
Chartes de Visch, Bibl. Cisterciensis. — Pitseus, de Script. Angl.
*AILWAR» {J.-A. d'), auteur d'une histoire de la condamnation de l'archevêque Cranmer et des évoques Latimer et Hooper, qui périrent par le feu en 1555. Cet ouvrage est intitulé Historica narratio judicii lati in aliquotAnglise epicospos martyrium passos ; London, J631, in-4°. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliotlièque nationale.
AiMAR-VERNAi (Jacques), paysan dauphinois, se rendit fameux, sur la fin du dix-septième siècle, par l'usage de la baguette divinatoii-e. On voit encore aujourd'hui, de temps en temps, figurer de ces escrocs devant les tribunaux.
Physique occulte de Vallemond. — Mercure de 1692 et 1693.
AIMAR-RIVAULT. Voy. RiVAL.
Ai.ME (Jean de Chavigny) , poète français, né à Beaune en 1604. On a de lui des Poésies sur la mort d'Antoine Fiancé, professeur en médecine à Avignon; Congratulation au sieur Mandeiot; VHymne de l'Astrée; des Traductions du latin de Jean Dorât; Œuvres de Virgile , Xr&di. en vers; Paris, 1607, in-8°.
AIMERI DE BELKNVAI. Voy. BeLENVEI.
AIMERI DE BELMONT. Voy. BelmONT.
AiMERic DE PÉGCiLAiN, troubadour du treizième siècle, mourut vers 1255, après avoir parcouru le midi de la France, l'Espagne, l'Italie , et vécu à la cour de plusieurs princes aimant la poésie et le chant. La plupart des pièces
de ce troubadour sont encore en manuscrit. Raynouard en a publié une partie.
Le Parnasse occitanien. — Raynouard , Choix des poésies originales des troubadours , V, s, etc. — Willot, Histoire littéraire des troubadours, II, 232. — i Crescimbeni, Comentarj intorno alla sua storia délia volgar poesia, t. Il, p. 78.
AIMERIC DE SARLAT, troubadour de la fia du douzième et du commencement du treizième, siècle, naquit dans un village du Périgord. Il ne nous reste que trois de ses compositions , recueillies par Raynouard et par Rochegude dans le Patinasse occitanien.
AI.MER1CH (le P. Matthieu), jésuite espagnol, né en 1715 à Bordil, dans le diocèse de Girone, mort à Ferrare en 1799. Il entra fort jeune dans l'ordre de Saint-Ignace, et, après l'expulsion des jésuites de l'Espagne , il se retira à Ferrare. Outre quelques écrits théologiques, on a de lui : 1° Noinina et acta episcoporuni Barcinonensium ; Barcelone, 1760, in-4"; — 2° Quinti Moderati Censorini devita et morte linguœ latinœ paradoxa philologica , criticis nonnullis dissertationibus exposila, asserta et probata; Ferrare, 1780, in-8°, ouvrage trèsrare; — 3° Relatione autentica delV accad%ito in Parnasso; ibid., 1782, in-8° : c'est une justification de l'ouvrage précédent; — 4" Spécimen veteris romange litteraturx deperditsa vel adhuc latentis; ibid., 1784, in-4° ; — 5° Aovum Lexicon historicum et criticum antiques romanx Utteraturœ deperditx vel latentis, etc.; Bassano, 1787, in-8°.
*AiMi (le docteur Baptiste), de Parme, jurisconsulte et géomètre italien du seizième siècle. On a de lui : De alluvionumjure universo libri très ; Bononiae, 1580. Ce traité a été traduit et abrégé en italien par Balthasar Orsini , qui l'a publié dans sa compilation Degl' incrementi Jliiviali; inPerugia, 1791, in-8°. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliotlièque nationale.
AiMom , bénédictin, né vers le milieu du dixième siècle, mort en 1008. Abbé de Fleurysur-Loire, et élève d'Abbon , il composa une Histoire de France en cinq livres, dont les deux derniers (s'étendant depuis le règne de CIo\is en 654, jusqu'en 1165) furent finis, après sa mort, par une main étrangère. Ce n'est qu'une compilation pleine de fables. Les légendes sont les sources où il a puisé en grande partie ses récits* Il ne nomme pas les auteurs auxquels il fa't des emprunts, et ne parle des guerres que ti-ès-succinctement, sans en indiquer ni les causes ni les suites. On trouve cette histoire dans le tome HT de la collection de Duchesne. Elle a été imprimée, pour la première fois, par Badius Ascensius : Historia Francorum , vol. in-fol., Paris, 1514; et réimprimée par J. Nicot; Paris, 1567, 1 vol. in-8°, Sifîrbert, De Scriptoribns écoles., cap. cr. ^ Vossius, De hist. latin. — Dupin , Nouvelle Bibliothèque des auteurs ecclcsiastiqncs. — Recueil des historiens des Gaules et de la France.
* AIMON ou Ai-MÉ DE VARENNE, poète français, vivait dans la seconde moitié du treizième
AIMON — AINMULLER
siècle, n est auteur du Roman de Florimont et de Philippe de Macédoine, en vers, que l'on trouve en manuscrit dans les bibliothèques de Paris , de Londres et de Venise. A juger par plusieurs passages de son poème, Aimon était Grec d'origine. D avait longtemps séjourné à Gallipolis en Thrace; il avait vu Damiette , Ipsala, Andrinople et Philippopolis. Ce fut dans cette dernière ville qu'il entendit pour la première fois raconter en gi'ec les aventures de Florimont et de Philippe, le bisaïeul d'Alexandre le Grand. Plus tard, quand il eut adopté la France pour patrie , il se ressouvint de cette ancienne chanson , et il résolut d'en enrichir la littérature de ses concitoyens d'adoption. M. Paulin Paris a donné une analyse détaillée du poëme de Florimont. — Aimon avait fixé son séjour dans le Lyonnais, et on croit qu'il construisit le château de la Varenne, dont on voyait encore les ruines, il y a peu d'années, entre File Barbe et Chàtillon.
Paulin Paris, les Manvscrits français de la bibliothèque dic Roi, t. lli, p. 9 et suiv.; Paris, 1840.
AIMON ou AYMON (les quatre fils), Adélare ou Alard, Richard, Guischard ou Guiscard, et Renaud, tous les quatre fils du duc de Dordogne , Aimon ou Aimont (en langue d'oc Almont), figurent parmi les héros les plus illustres de la poésie chevaleresque du moyen âge. Froissard (t. En, c. XVIII, p. 67 ) donne l'histoire de ces personnages, auxquels les modernes ne peuvent, à moins d'un excès de foi, accorder qu'une existence poétique. Us appartiennent au cycle de fables relatif à Charleraagne et à ses frères. On sait que leurs aventures fournirent à l'épopée romanesque en Italie, dans les quinzième et seizième siècles, un assez grand nombre d'ouvrages plus ou moins saillants. Enfui l'Arioste leur donna véi'itablement l'immortalité poétique par la publication de son Roland, où Renaud de Montauban, le plus brave des quatre frères, joue presque continuellement le premier rôle, ainsi que leur sœur Bradamante. On regarde généralement la fable des quatre fds Aimon comme d'origine provençale. Il est cei-tain que l'original français intitulé les Qxiatrefils Aimon, Renaud de Montaiiban, la conquête de Trébisonde par Renaud, Maugis d'Aigremont, etc., fut imprimé pour la première fois en 1493; on en trouve un extrait dans !a Bibliothèque des romans, tom. VU, pag. 7 et suiv. Cependant rien ne prouve que ce livre soit l'unique source à laquelle aient puisé les auteurs des autres ouvrages sur le même sujet ; du moins le livre populaire allemand connu sous le titre de Belle et divertissante histoire des quatre fils Aimon et de leur cheval Bayard, avec faits et gestes héroïques qu'ils accomplirent contre les païens au temps de Charlemagne, et publié par Tieck (Berlin, 2 vol.), semble découler d'une autre source, et s'accorde bien mieux avec l'ouvrage populaire des Quatre fils Aimon, imprimé à Anvers en 1019, et que l'on rencontre dans les Pays-Bas. Là, les quatre
Aimon sont fils d'un prince des Ardennes. Ce n'est donc pas une hypothèse absurde que celle qui assignerait, pour source commune aux deux séries de légendes écrites sur les quatre fils Aimon, une tradition orale bien plus ancienne. Cette tradition aurait été le fonds commun où la poésie populaire aurait puisé sous la forme de ballades, de tençons, etc., des récits que les littérateurs du Nord et du Midi auraient développés chacun à sa manière. De là deux narrations différentes, qui, reproduites en prose, nous donneraient aujourd'hui, d'une part la fable française, de l'autre la fable belgo-germanique. [Enc. des g. du m.]
Ferraria, Storia ed Analisi degli antichî Somanzi. — QuaMerly Revlew; octobre 1830.
AiMONE. Voy. Aymone.
AIND JT-SOLÏMAN , grand vizir du sultan Mahomet IV, battit en 1685 Jablonowski, général de la Pologne; mais il fut malheureux contre les Autrichiens; et, en 1687, les ducs de Lorraine et de Bavière le mirent en déroute dans la fameuse bataille de Mohacz. Les puissances rebelles demandèrent la tête du grand vizir, et le sultan eut la lâcheté de la leur accorder.
Hamraer, Histoire de l'empire oltonian.
AINE {Marie- Jean- Baptiste- Nicolas d'), né à Paris vers 1733, mort en 1804; il fut successivement maître des requêtes, et intendant des villes de Paris, de Limoges et de Tours. 11 a traduit les Églogues de Pope (dans la Nouvelle Bigarrure, tome II, p. 75), et Y Économie de la vie humaine, de Rob. Dodsley; Edimbourg, 1752, in-12.
Le Moniteur, an XIII, p. 30. — Quérard , la France littéraire.
* AïNMÛL5>ER {Maximilien- Emmanuel ) , peintre sur verre et sur porcelaine, naquit à Munich en 1807. Il eut d'abord pour maître Gaertner, directeur de la manufacture de porcelaine du roi de Bavière. Guidé ensuite par les conseils de Hess, il eut l'idée heureuse de recouviir du verre coloré avec du verre également coloré ; car jusque-là on s'était borné à plaquer du verre coloré sur du verre blanc. Cette innovation lui penuit de préparer plus de cent barres de verre de toutes les nuances bîiaginables. Enfin il entreprit, avec Wehrsdorfer et d'auti'es, des expériences multipliées pour faire renaître , dans toute sa splendeur, l'art de peindre sur verre. Le premier travail achevé, sorti des ateliers d'Ainmùller, est la restauration des vitraux de la cathédrale de Ratisbonne, de 1826 à 1833 : les ornements se distinguent par la netteté du dessin et par la pureté du style ; on y remarque aussi plusieurs figures nouvelles. De 1833 à 1834, Ainmùller exécuta les magnifiques vitraux de Notre- Dame de Bon-Secours à Au , faubourg de Munich. Ces travaux, qui témoignent d'une connaissance profonde de l'art au moyen âge, attirèrent l'attention de l'étranger : Ainmùller reçut des commandes pour la Prusse et l'Iriande. En 1 848,
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iJ remit les vitraux peints pour la cathédrale de Cologne en voie de restauration.
AinmiJller s'est aussi fait une assez gi'ande réputation dans la peinture à l'huile. On cite parmi ses meilleurs ouvrages : Notre-Dame de Munich , l'église de Saint-Marc à Venise , la cathédrale d'Ulm, la chambre des prélats à Salzbourg, l'intérieur de la chapelle de Windsor, l'abbaye de Westminster, l'intérieur de l'église de Saint-Étienne à Vienne. Ce dernier tableau a figuré à l'exposition de Munich en
AiNSLiE {George-Robert), général anglais, gouverneur de la Dominique, né en 177G, mort à Edimbourg en 1839. Il consacra ses loisirs à la numismatique, et rassembla une précieuse collection de médailles anglo-normandes. En 1830, il publia l'exposé de ses découvertes sous le titre Anglo-french coinage.
Gentleman' s Magazine, année 1839; nouvelle série, vol. XII, p. 216.
ABNSWORTH (^e/îri), théologien anglais, né vers le milieu du seizième siècle, mort en 1639; il était très-attaché à la secte des brownistes (indépendants), qui ne voulaient reconnaître aucune espèce d'autorité ecclésiastique. 11 aimait singulièrement la controverse. Heylin, dans son Histoire des Presbijtériens , rapporte qu'Ainsworth eut un jour une dispute extrêmement violente avec un théologien anglican, sur la question de savoir si l'éphod de lin d'Aaron était bleu ou vert. — Ainsworth quitta l'Angleterre, et se rendit à Amsterdam, pour y former une congrégation. Mais comme il n'y trouva pas beaucoup d'adhérents, il passa en Irlande, et retourna en Hollande dès qu'il crut que l'esprit de parti était un peu refroidi. On prétend qu'il fut empoisonné par un juif. Celui-ci, dit-on, avait perdu un diamant d'un grand prix; Ainsworth le trouva, et le rendit au juif, n'acceptant pour toute récompense que le moyen de lui ménager une entrevue avec quelques savants rabbins , afin de discuter avec eux sur la venue du Messie. Le juif le lui promit; mais, ne pouvant tenir parole, il empoisonna Ainsworth. Cette histoire mérite peu de créance , et n'est pas rapportée d'une manière digne de foi. On a d'Ainsworth dés Annotations sur l'Ancien Testament, 1 vol. in-fol-., 1639 : ce volume, aujourd'hui très-rare, renferme une traduction littérale du Pentateuqiie ; —une Vie de David; — une Dissertation sur l'authenticité du texte hébreu, — nm traduction du Cantique des Cantiques, et des notes sur le Livre des Psaianes.
Ne&l, IJistory of the Puritans, II, 43. — Wilson , Dissentinri chiirclies, I, 22. — Brook, lÂvesofthe Puritans, II, 299. — Hunbury, liistorical memorials relating to the Indc.pcndcnts, vol. I, passira.
AINSWORTH ( Robert ), grammairien anglais , né en 1660 à Woodgate, dans le comté de Lancastre, mort en 1745. Il fut élevé à Batton, et y forma une école; puis il vint à Londres, et se livra pendant plusieurs années à des tra-