AINSWORTH
vaux lexicographiques. Il a laissé un petit Traité d'institutions grammaticales ; mais 11 est mieux connu par son Dictionnaire latin et anglais, in-4° et in-8°, auquel il employa vingt années ; la première édition parut en 1736, et fut depuis corrigée et publiée de nouveau par Morell , sous le titre : English and latin dictionary; a new édition, augmented by Th. Morell; London, 1796, 1 vol. in-4°. On a aussi de lui ; 1° De clipeo Camilli antiquo e reliquiis musei Woordwardiani dissertatio; London, 1734, in-4°; — 2° Thésaurus linguse latinœ compendiarius , anglice et latine; London, 1746, in-4°.
Biographia Britannica.
*AîsswoîiTH (William-Harrison), romancier anglais, naquit le 4 février 1805 à Manchester. Il fit ses premières études dans la maison paternelle à Beech-Hill, près de Manchester. Il fut d'abord destiné au barreau, mais un goût décidé l'entraîna bientôt dans la carrière des belles-lettres. Il débuta par quelques articles dans VEuropean magazine, dans Y Edinburgh magazine, et dans le London magazine. Son mariage avec la fille d'Ebers, directeur de l'Opéra royal de Londres, ne fit que le confirmer dans cette carrière; et depuis lors il a publié successivement: iîooAwood , London, 1834; ce roman, écrit dans le genre de Radcliffe, eut un grand succès ; — Crlchton ; ibid. , 1 837 ; — Jach Sheppard, 3\o\.;hond., 1839. En 1842, il fonda Ainsworth''s magazine, et acheta, en 1845, le New-Monthly magazine, de Colburn. C'est dansées recueils périodiques et dans le feuilleton du Times qu' Ainsworth fit paraître une série de nouvelles, de contes et de romans, qu'il a ensuite publiés séparément avec des vignettes de Cruilishanlc. Il a donné en 1848 une édition complète de ses œuvres.
Converxations-Lexicon, édlt. 18S1.
'AINSWORTH ( William-Francis), médecin et géologue, cousin du précédent, naquit à Exe ter le 9 novembre 1807. A l'âge de seize ans, il se mit en apprentissage chez un médecin d'Edimbourg , et suivit quelques cours de cette université. Reçu docteur en 1827, il s'abandonna à son goût pour les voyages et les sciences naturelles. Il vint à Paris , et fit des excursions géologique? dans l'Auvergne et les Pyrénées. De retour à Edimbourg en 1828 , il prit la direction du Journal of natural and geographical science, etfit des cours de géologie. Pendant le choléra de 1832, il fut attaché à un hôpital de Londres, et fit, en 1833, une étude particulière de cette épidémie en Irlande. Après avoir séjourné quelque temps à Limerick et à Dublin , il revint à Londres, et y fut, en 1835, attaché à l'expédition du colonel Chesney dans les contrées de ï'Eupliratc, d'où il revint, en 1837, par leKurdistan, leTaurus et l'Asie Mineure. L'année suivante, il fut chargé, par la Société biblique et la Société géographique de Londres , de visiter, de concert avec Rassam et Th. Russel, le cours de l'Halys et les chré-
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liens Wesléyeus du Kurdistan. Vers le commencement de 1840 il partit de Mossul pour pénétrer dans le pays des Nestoriens, et rendit, en 1841 , compte de ces diverses explorations dans Researches in Assijria, et Travels and researches in Asia Minor , Mesopotamia, Chaldea : and Armenia -ylionioa, 1842, 2 vol. in-8°. Outre un grand nombre de rapports et de mémoires, on a encore de lui : The daims of the Christian aborigines in the EoM, et Travels in the track ofthe 10,000 Greeks; London, 1844, 2 vol. in-8''. — Ainsworth vit retiré dans une maison de campagne près de Londres.
AÏODB-BEK-CHADY (Nedjm-Eddyn), père de Saladin et chef des Aïoubites d'Egypte ,, aaquit vers le cormnencement du douzième siècle, et mourut d'une chute de cheval l'an 568 de l'hégire ( 1 173 de J.-C. ). Il était Kurde d'origine, et de la tribu de Roudyah. Son père , nommé Chady, dut sa fortune à Behrouz, gouverneur de Bagdad, qui lui confia le gouvernement de Tekr) t. Aïoub succéda à son père ; mais, ayant été forcé d'abandonner Tekiyt, il se l'etira auprès du célèbre Zenld, qui, se rappelant qu'Aioub avait généreusement exercé l'hospitalité envers lui , le combla de bienfaits , et lui confia le gouvernement de Balbek, dont il venait de s'emparer. Aioub y fut bientôt assiégé par le prince de Damas , latabek Atsec , et obligé de livrer la place , en échange de quelques terres dont Atsec lui garantit la possession. Il habita cette ville jusqu'à ce que son fils Saladin fût revêtu n Egypte de la dignité de vizir du calife Adhed. Alors Saladin fit venir son père près de lui. Aïoub fit son entrée au Caire en 565 de l'hé-
gjre (1169). Ce fils respectueux, le reçut avec les plus grands honneurs; et le calife, pour marqaer sa bienveillance envers son vizir, alla à sa rencontre. Saladm voulut se démettre de sa dignité à l'arrivée de son père , pour la lui conférer; mais Aïoub s'y refusa,, et mena une vie tr;uiquille auprès de Saladin, jusqu'à sa mort.
.fourdain, dans la Biographie Universelle.
AIRAULT. Voy. AYRAUT.
AIROLA ( dona Agiota ) , chanoinesse dans le monastère de Saint-Barthélémy des Olivètes de Gênes, vivait vers le commencement du dixseptième siècle. Elle se flistingua dans la peinture, et laissa plusieurs tableaux estimés.
Soprani, P'ite de' pittori, etc.
AiROLi {Jacques-Marie) , jésuite, professeur d'hébreu à Rome , et auteur des ouvrages suivants : 1° Dlssertatio biblica; Rome, 1704; — 2° De anno, mense et die mortis Christi; Rome, 1718; — 3" Thèses contra Judxos; Rome , 1720 : cet ouvrage est une réponse au P. Toumemine; — 4° De annis ab exitu Israël de jEgypto ad quartum Salomonis, etc.
Alcgambe, Script. Snc. .les.
*AiROLDi {Alphonse) , archevêque d'Héraclée , juge de la légation apostolique au royaume de Sicile. On lui doit la publication du Codice
diplomatico di Sicilia , sotio il governo degli 4ra6J;Palermo, 1789-92, 6 vol., in-4°. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale.
AÏssÉ (M"^), Circassienne devenue célèbre par ses aventures , naquit en 1693 ou 1694, et mourut à Paris en 1733. Le comte de Ferriol , ambassadeur de France à Constantinople , l'acheta d'un marchand d'esclaves en 1698; elle avait environ quatre ans. Ce marchand racontait qu'on l'avait trouvée entourée d'esclaves dans un palais d'une ville de Circassie pillée par les Turcs , et qu'elle était fille d'un piince du pays. L'ambassadeur la ramena en France, et la confia à sa belle-sœur M"^ de Ferriol , sœm' de madame de Tencin. L'éducation de cette enfant, dont la beauté touchante excitait un vif intérêt, fut très-soignée; elle acquit des talents agréal)les et de l'instruction. Malheureusement Ferriol, homme dépravé, abusa de l'ascendant que lui donnaient ses bienfaits sur celle qui avait été son esclave. L'amitié de MM. d'Argental et de Pont-de-Veyle , fils de madame de Ferriol , pour M"^ Aïssé , qui avait été élevée avec eux ; ses succès dans le monde ; son dévouement pendant la maladie de son bienfaiteur; la résistance qu'elle opposa au régent , devenu amoureux d'elle pour l'avoir vue une fois chez M"^ de Parabère; le rôle méprisable de M"" de Ferriol à son égard; les amours de M"^ Aïssé avec le chevalier d'Aydie ; la noblesse de son caractère; ses inclinations vertueuses au milieu de l'immoralité qui signala les dernières années du règne de Louis XIV et l'époque de la régence ; enfin , une réimion de circonstances romanesques, ont donné de la célébrité à cette femme. Elle mourut à l'âge de trente-huit ans. Ses lettres, remplies d'anecdotes intéressantes sur la cour et sur plusieurs contemporains célèbres , ont été imprimées d'abord seules en 1787, avec quelques notes de Voltah-e, et plus tard, en 1806 ( Paris, 3 vol. in-12), avec celles de M™^^de Villars, laFayette et de Tencin. [ Enc. des g. du m. ]
Barante, Mélamjes historiqves et littéraires, III. 333- 342. — Quérard, la France litterairs,
AISTOLPiUE. Voy. ASTOLPHE.
*A5TKEN ( John ), chirurgien écossais, mort à Edimbourg en 1790. Il était professeur d'anatomie et de chirurgie à l'université de cette -ville. Il perfectionna ou inventa plusieurs instruments chirurgicaux, et publia des ouvrages qui ont pour titres : r Essays on several important subjects in surgery, chiejly in regard to the nature and care of fractures ; London, 1771, in-S" ; — 2° Essays and Cases in surgery; London, 1775, in-8°; — 3" Conspectus rei chirurgie ; Edinburgh, 1777, in-8''; — i° Eléments of the Thory and I>ractice of Surgery ; Edinburgh, 1779, in-8° ; 2"cdit., London, 1783, in-8"; — 5" Outlines ofthe Thery and Cure of fever; London, 1781, in-8°; — 6° Principles of Midvjifery , or Puerpéral medicine , 1784,
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in-go; T Osteology, or Treatise on the Bones ofthe Human Sheleton ; London , 1785 , in-8° ; — 8° Prhiciples of Anatomy and Physlology; Edinburgh , 1786, 2 vol. in-8°; — 9° Essays on fractures and luxations ; London , 1790 , in-S. Watt, Bibliotheca Britannica.
AÏTON (Guillaume), botaniste anglais, né en 1731 près d'Hamilton, dans le comté de Lanarck en Ecosse, mort en 1793. D'abord simple jardinier, il vint à Londres chercher de l'emploi. A la recommandation de Philippe Miller, il fut nommé, en 1759, surintendant du jardin botanique de Kew. Il contribua beaucoup à Tenrichir, et réussit à y faire prospérer beaucoup de plantes dont la culture avait été jusqu'alors regardée comme impossible. En 1789, il publia : Hortus Kewensis, or a catalogue ofthe plants cultivated in the royal botanic garden at Kew , 3 vol. in-8°, avec 13 planches. Cet ouvrage est plus qu'une simple nomenclature de plantes cultivées dans le jardin de Kew : chaque espèce y est suivie de la caractéristique linéenne ; l'auteur en indique en même temps l'origine, le mode de culture , l'époque de l'introduction en Angleterre , etc. Solander et Dryander furent collaborateurs de cet ouvrage, qui avait été précédé par un autre semblable , publié par Jean Helle en 1768. — Thunberg a dédié à Aiton un genre de plantes (aïtonia) de la famille desméliacées. — L'un des fils d'Aïton a publié la suite du Hortus Kewensis, avec des figures coloriées, représentant les principales espèces exotiques cultivées à Kew.
Smllh , Éloge funèbre d'Alton. — Gentleman' s magazine.
AÏTSiMGEuns. Voy. Eyzing.
AÏTZEMA (Foppe Van), diplomate hollandais du dix-septième siècle, mort à Vienne vers 1640. 11 fut chargé de plusieurs missions auprès des princes de l'Allemagne pendant la guerre de trente ans. On a de lui des Dissertations sur le droit civil ; Helmstaedt, 1607, qui ont été réimprimées dans le tome Vide sohThesaîirîis7ïovits juris civil, et eccles.
, Puffendorf, De rébus Suecicis, I. IX, page 296.
AÏTZEMA ( Léon Van ), historien hollandais, né à Dockum en Frise en 1600, mort à la Haye en 1661. Les villes hanséatiques le nommèrent leur résident à la Haye ; il remplit ce poste jusqu'à sa mort, et s'acquit la réputation d'un honnête homme , d'un bon politique et d'mi savant aimable. Il nous reste de lui une Histoire des Provinces- Unies, en hollandais, imprimée à la Haye, 1669-1671, 7 vol. in-foL, et 1657-1669, 14 vol. in-4°, auxquels on ajoute la Relation de 3htnster {Zaken van Staat en Oorlog), 1671, in-4°, qui forme le 15*^ volume; elle avait été précédemment traduite en latin, et publiée chez les Elzcvirs, à Leyde, en 1654, in-4". L'histoire de Hollande, de Van Aïizema, est précieuse par les documents originaux qu'elle renferme depuis 1621 à 1669. On a donné