ALAIN
au seizième siècle. Il n'est connu que par l'ou- \Tage suivant : De Santonum reglone et illustrïorihus familiis ; Saintes, in-4°, petit format de 39 pages publié , après la mort de l'auteur, par Jean Alain son fils, en 1598.
II ne faut pas confondre ce médecin avec Mcolaus Alanus, poëte latin, Anglais de naissauce, auteur du jDoëme intitulé Jupiter Pheretr'tus , de quatre Eglogues , et d'une traduction en vers latins des Phénomènes d'Aratus, qui ont été imprimés à Paris , en 1 vol. in-4°, en 1561. Éloi , Dict. hist. de médecine.
ALAiJf (René), né en 1680, mort à Paris le 22 septembre 1720. Il est connu pom- sa comédie , l'Épreuve réciproque , représentée en 1711. Alain était fils d'un sellier, et fuiit par exercer lui-même cette profession, quoiqu'il eût d'abord embrassé l'état ecclésiastique; c'est ce qui fit dire à Lamothe au sujet de sa pièce qu'il trouvait trop courte , « qu'il n'avait pas assez allongé la courroie. »
annales dramatiques , 1 , 13S. — De Mouchy , Tablettes dramatiques, 32. — Théâtre des auteurs du second ordre, 297.
ALAIN de Sobninihae , prélat français, né le 25 novembre 1593 dans le Périgord , mort à Cahors le 31 décembre 1659. Abbé de Chancelade, il fut nommé d'abord à l'évéché de Lavaur, puis à celui de Cahors. H fonda dans son diocèse plusieurs établissements de bienfaisance , et employa toute sa fortune au soulagement des pauvres.
* ALAIN de Tours, en latin Alanus Turonensis , bénédictin de la congrégation de Tours , vivait vers 1350. On a de lui : Historia comitum de Galioeia; — Fundationes Cxnobiorum; — Rhythnii latini.
Dempster, Historia ecclesiastica gentis Scotonim. — Tanner, Bibliotheca Britannico-hibernica.
* ALAix, général espagnol, d'origine française. Après la mort de Ferdinand Vn, il embrassa le parti de la reine Christine, et commanda une division dans la guerre contre don Carlos. En septembre 1838 il fut blessé, et reçut, deux mois après, le portefeuille du ministère de la guerre, qu'il garda jusqu'à la fin de 1839. Depuis lors il vit dans la retraite.
Convcrsations-Lexicon, édit. de 1831.
*AL-AKAFSH, c'est-à-dire les Myopes, surnom donné à trois grammairiens arabes de l'école de Basrah : l'un ( Aboul-Hamid ) fut le maître du célèbre grammairien Abou-Obeydeh ; l'autre ( Aboul-Haçan) , mort en 830 de J.-C, a laissé quelques ouvrages élémentaires ; et le dernier ( Aboul-Haçan-AIi ) mourut à Bagdad en 927 de J.-C.
Ibn-Kh.illekan , Dictionnaire biographique. — D'Herhelot , Bibliothèque orientale.
*ALALCOî«A ( /ose;:) /i), jurisconsulte italien, né à Macerata en 1670, mort le 5 avril 1749. 11 étudia et professa la jurisprudence dans sa patrie. En 1721 il fut appelé par l'université de Padoue, pour y donner des leçons publiques de
ALAMAN
droit civil , et il continua cette fonction jusqu'à la mort. On lui doit des Considérations sur Vart de penser; des Mélanges de poésie; un Traité des successions ab intestat (en latin).
Marzuchelli, Scrittori d'Italia. — Crescimbeni, Storia délia poësia volgare , vol. IV, p. 2S1.
* ALAMAN (sicarfZ d'), principal ministre et favori de Raymond VII, comte de Toulouse, mort le 3 juin 1275. Il descendait d'une des plus anciennes maisons du pays d'Albigeois. Le premier acte dans lequel il soit fait mentioa de Sicard d'Aiaman est daté du mois d'octobre 1234, époque à laquelle son père Déodat vivait encore : c'est la confirmation , par le comte de Toulouse, d'une donation faite à l'abbaye d'Aurillac. Le château de Bonafous en Albigeois, aujourd'hui déti'uit, et dont il ne reste qu'une tour au milieu des ruines, devait son origine à Sicard. L'emplacement sur lequel il avait été élevé n'était auparavant qu'un lieu désert et inhabité, appelé le Puech de Bonafocens, ou le Puy de Bonafous. Raymond de Toulouse l'inféoda en 1241 à Sicard , sous l'albergue de cent chevaliers et le service militaire de deux cavaliers et trois clients, à condition qu'il y construirait un château ou une ville, et ce seigneur y fit bâtir le château appelé en langue romane Castel nau de Bonafous ( fonds Doat., n° 107). Peu de temps après sa construction, ce château fut destiné à la fabrication des raymondins d'Alby, momiaie qui devait avoir cours dans l'Albigeois , le Rouergue et le Quercy; et il existe une transaction de 1248 entre Raymond vn , Durand, évéque d'Alby, et Sicard d'Aiaman, par laquelle on voit que ces trois personnages étaient également intéressés dans les profits de cette fabrication. Quand le comte de Toulouse partit avec les commissaires du roi pour se rendre à la cour, afin d'y signer la paix, il établit Sicard d'Aiaman pour son lieutenant dans le Toulousain, l'Albigeois, le Rouergue, le Quercy et l'Agénois, c'est-à-dire dans toute la partie de ses domaines située en deçà du Rhône. Cet acte est daté de Montauban le 28 décembre 1242. Plus tard, aux fêtes de Noël de l'an 1244, Raymond tint une cour plénière à laquelle assista tout ce qu'il y avait de familles remarquables dans les provinces m.éridionales , et à cette occasion il créa deux cents chevaliers, parmi lesquels on remarque son premier ministre Sicard d'Aiaman. Depuis ce jour, Sicard gouverna constamment les provinces soumises à la domination de Raymond pendant les longues et fréquentes absences du comte de Toulouse. A la mort de ce prince (septembre 1249), il futson exécuteur testamentaire avec Bernard, comte de Comminges; et il conserva le gouvernement de tous les États formant le domaine de la maison de Toulouse, avec la faculté de percevoir tous les revenus , d'établir les officiers qu'il jugerait nécessaires , etc. Raymond lui avait laissé cette administration
ALAMAN — ALAMANNI
jusqu'à ce que sa fille Jeanne eût pris possession de ses biens.
Il était à croire que cette puissance n'aurait plus qu'une courte durée; mais le nouveau comte de Toulouse , Alphonse de France et Jeanne sa femme , héritière du comté , lui conservèrent la même autorité à leur retour d'Orient, et il continua à gouverner en qualité de lieutenant du comte Alphonse dans le Totdotisain et l'Albigeois. Cependant Sicard d'Alaman ne jouissait pas d'une réputation de probité très -grande. Le peuple et la noolesse se plaignaient de ses exactions, et on l'accusait d'avoir détourné à son profit des sommes considérables. Ces bruits étaient tellement répandus dans le pays quand les commissaires de Philippe le Hardi vinrent y faii'e constater les droits du roi, que Gilles Camelin, chanoine de Meaux et procureur général de cette commission, crut devoir citer l'ex-ministre des derniers comtes de Toulouse au tribunal consulaire. Peu de temps après cette citation , Sicard d'Alaman mourut ( 1 27 5 ) , et il échappa probablement ainsi à une condamnation certaine. Sicard était allié aux premières familles de la province, parmi lesquelles nous citerons particulièrement les maisons de Lautrec et de Toulouse. Il laissa de trois mariages successifs quatre filles et un lils, héritier de ses biens immenses. Ce fils, égalaient nommé Sicard , mourut sans postérité en 1279. Eugène Daurïac.
liist. gêner, de Lançiiedoc. — Manuscrits de la IHbliotkèque nationale, fonds Doat. — Archives de l'é- ■vêctié et de la calliôdrale d'Alby. — Archives de Gaillac,
11" lOo, 107, 116.
*ALAMAWDE (Philippe), femme savante, morte en 1478. Elle fut mère de Jacques de Sassenage , premier écuyer de Louis XI , et possédait, dans les temps malheureux du quinzième siècle, une bibliothèque assez nombreuse, à en juger par le nombre de manuscrits où elle a apposé sa signature. Le manuscrit n° 1830 de l'abbaye Saint-Germain , à présent à la Bibliothèque nationale, est un de ceux qui ont été en sa possession.
ALAMAKXi. Voy. Alemanni.
^ALAMANNi (Côme), jésuite, né à Milan vers 1559, mort le 24 mai 1634. Il fut un admirateur si enthousiaste des écrits de saint Thomas, qu'il soutint que toute la philosopliie ancienne et moderne y était contenue , et qu'on ne devait jamais lire que saint Tliomas. Son ouvrage fut imprimé à Pavieen 1608, sous ce titre : Summa totius philosophias e divi Thomse Ag. doctrina, 5 vol. in-4°.
Alegambe, Bibl. scrip. Soc. Jesu. — Argelati , Hibl. scrip. Mediolan.
ALABIANNI OU ALEMANNI (Ltligi) , poète
itahen, né à Florence en 1495, mort en 1556. Son père était dévoué au parti des Médicis ; il fut lui-môme en très-grande faveur auprès du cardinal Jules, qui gouvernait sous le nom du pape Léon X. Mais, croyant avoir à se plaindre d'une injustice, Alamanni entra dans une cons-
piration contre la vie du cardinal. Le plan fut découvert; Alamanni s'enfuit à Venise, et, après l'avénement du cardinal au pontificat sous le nom de Clément VII, il se réfugia en France. Cependant Florence ayant profité des malheurs de ce pontife pour se remettre en liberté, Alamanni se hâta d'y retourner. 11 fut chargé des affaires de la république à Gênes ; il accompagna l'amiral André Doria sm' la flotte qui amena , cpielque temps après, Charles-Quint de l'Espagne en Italie. Banni par le duc Alexandre à la suite de cette nouvelle révolution, Alamanni retourna en France, où les bienfaits de François I" le retinrent. Il y composa la plus grande partie de ses ouvrages. Le roi avait pour lui une si haute estime, qu'après la paix de Crespi, en 1544, il le nomma son ambassadeur auprès de Charles-Quint. Alamanni remplit cette mission avec beaucoup d'iiabileté. On raconte que, dans sa harangue à l'empereur, il parla avec emphase de l'aigle impériale : Charles-Quint, se souvenant d'une satire politique d'Alamanni , où le coq se moquait de l'aigle , lui répéta ces paroles du poète :
L'aquila, grifagna,
Che per più devorar duoi rostri porta.
Alamanni , sans se déconcerter, répondit : « Prince magnanime, je parlais alors comme les poètes à qui la fable est permise : maintenant je parle en ambassadeur obligé de dire la vérité. »
11 jouit de la même faveur auprès de Henri II, qui le chargea également de plusieurs négociations. Il mourut à Amboise, où il avait suivi la cour. Ses principaux ouvrages sont : 1" un recueil d'églogues, d'hymnes, de satires, d'élégies, de fables et d'autres poésies légères , dont le Trissin lui conteste l'invention; — 2° Opère toscane; — 3° la Coltivazionc : ce poème didactique, en vers libres , et comparé aux Géorgiques de Virgile, fut imprimé par Robert Estienne à Paris en 1546 : c'est le meilleur ouvrage du poète; — 4° Girone il Cortese, poème épique en vingt-quatre chants, Paris, 1548, d'après un vieux poème français du même nom ; — 5" la Avarchide, poème en vingt-quatre chants , dans lequel il cherchait à imiter Homère : le siège de Bourges (Avaricum) ne lui inspira qu'une médiocre Iliade; — 6° une comédie en vers, Flora, et quantité d'épigrammes. La facilité, la clarté et la pureté du style distinguent les ouvrages d'Alamanni. [Enc. des g. du m.]
Greg. Gyraldus, De poetis ital., Il, p. 571. ~ Frcytag, Analecta litteraria, p. 12-13. — Corniani, Sccoli délia letterutura italiana. — Tiraboschi, Storia delta Icltcratwa italiana. — Pignotti, Storia délia Toscana. — Mazzuchelli, Scrittori d'Italia.
ALAMANWï ou ALEMAiVNi (Nicolas) , antiquaire italien. Grec d'origine, né à Ancône le
12 janvier 1583 , mort à Rome le 24 juillet 1626. Il fut élevé à Rome , où il enseigna la rhétorique et la langue gi'ecque. 11 fut nommé d'abord secrétaire du cardinal Borghèse, et ensuite bibliothécaire du Vatican. Outre quelques écrits