‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 13 sur 180 · ABD-EL-MÉLEK — ABD-EL-MÉLIK-BEN-OMAR · texte numérisé non relu

ABD-EL-MÉLEK — ABD-EL-MÉLIK-BEN-OMAR

Arabes , pour rompre la paix que son père leur avait accordée. H envoya le général Léonce avec une armée qui , portant le fer et la flamme au sein des provinces d'Abd-el-Mélek , revint chargé de riches dépouiUes. Abd-el-Mélek, effrayé, promit, pour avoir la paix, de donner par jour, à Justinien, un esclave , un cheval arabe, et mille pièces d'or. L'empereur grec, de son côté , s'engagea à mettre fin aux incursions des Maronites. Léonce massacra , au milieu d'un repas, Jean , chef des Maronites. Les musulmans, débarrassés de leur ennemi , revinrent désoler les provinces de l'Asie Mineure. La paix , qui était signée pour dix ans , n'en dura pas quatre. Justinien fut forcé de reprendre les armes , et perdit , avec le tribut stipulé, une grande partie de la petite Arménie. Déjà maîtres de l'Egypte, de la Cyrénaïque et de la Libye, les Arabes tentèrent de subjuguer toute l'Afrique. Après le détrônement'de Justinien n, Hassan, général d'Abd-el-Mélek, se chargea de cette grande entreprise. H s'empara d'abord de Carthage, reprise bientôt par les Grecs et reconquise enfin par les Arabes, qui y mirent le feu environ huit cent cinquante ans depuis que Scipion-Émilien avait renversé la première. Abd-el-Mélek mourut peu de temps après à Damas, en 705. — Les premières années de son règne furent signalées par cpielques actes de barbarie. Ce fut, dit-on, le conte d'un de ses bouffons qui lui fit changer de conduite. Voici ce conte : «■ Il y eut une chouette à Bassora et une autre à Mossoul. La chouette de Mossoul ayant demandé à celle de Bassora safille en mariage pour son fils, la chouette de Bassora répondit qu'elle ne l'accorderait pas à moins qu'on ne lui donnât cent maisons en raines. La chouette de Mossoul répondit : <' H me sera impossible de te satisfaire avec l'aide de Dieu; mais si notre prince vit encore un an, je te promets de donner à mon fils ce que tu lui demandes. « Abd-el-Mélek passe pour avoir le premier fait frapper de la monnaie arabe.

Abouiiéàa, y^nnal. Moslem., l,3oT. — Assouyouti, Histoire des Khalifes, manusc. du Musée britannique, n° 7324.

— Ai-Matin, histor. Saracen., trad. par Erpenius , p. S9.

— Priée , Chronological retrospect of Mohamedan History ,- Lond., 1811-1821, 1, p. 429.

*ABD-EL-MÉLER-EBN-IiïALlB-ASSOLAa!I,

célèbre écrivain arabe, né à Cordoue en 801 de J.-C, mort en 854. H introduisit en Espagne la secte des Malékites. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Y Histoire de la conquête de PJEspagne par les Arabes, V Histoire des sultans de Cordoue ( manusc. n° 288 de la bibliothèque Bodléiemie d'Oxford ) , Y Histoire des Koréïschites , la Vie de Mahommed, des écrits sur la médecine , l'astrologie , la jurisprudence, etc.

Casiri, Biblioth. arab. fiisp. esc, t. II, p. 107. *ABIi-EL-MKLEK-ElUM-HSSCHAM-EL-HI-

MYARi, poète et historien arabe, natif du Caire, mort en 833 de J.-C. Son principal ouvrage a pour titre : Seijrat Rasoul-illah (la Vie du messager de Dieu) , qui est une histoire (inédite)

complète de Mahomet (manusc. n° 1904 de la bibliothèque de Leyde).

Ebn-KIiallekan, Dictionnaire biographique [en arabe').

*ABD-EL-MÉLEK-EBlV-KOREYB-ALBA-

HELi {Al-Asmaï), savant arabe, né à Basrah en 740 , mort à Bagdad en 822. Il vécut à la cour du célèbre khalife Haroun-al-Raschid , et composa plus de trente volumes sur les mœurs des Arabes, sur les chameaux, les chevaux, les moutons, les tentes, etc. On lui attribue le fameux roman Antar, qui donne la meilleure peinture de la vie arabe.

Ebn-Khallekan, Dictionnaire biographique.

*ABD-EL-SlÉLER-EBN-MOHAMMED {AboU-

Mansour-Ath-thalebi) , écrivain persan, né à Nissapour en 961 , mort en 1037. On a de lui : 1° une Collection des Proverbes imprimée et traduite en allemand par M. Fliigel; Vienne, 1829, in-4° ; — 1° des notices biographiques et des extraits des poètes les plus célèbres de l'Orient ( manuscrits conservés au Musée britannique, à la bibhothèque de l'Escurial, et manuscrit n° 1406 de la Bibliothèque nationale ). « Une notice particulière est consacrée à chaque poète , et chaque notice est accompagnée d'un échantillon des vers du poète. L'ouvrage est divisé en quati'e parties : la première est consacrée aux poètes de la Syrie, particulièrement à ceux qui florissaient à la cour des princes hamdenites, et à ceux de l'Egypte; la deuxième, aux poètes de rirac , et à ceux qui florissaient à la cour des princes déïlémites ; la troisième, aux poètes du Djébal, du Fars, du Djordjan et du Thabaristan; enfin la quatilème, aux poètes du Klioraçaa et de la Transoxiane. M. Dieterici a publié la liste de tous les poètes dont il est parlé dans l'ouvrage Mutan abbi nud Seif-Addattla ; Leipzig, 1847, in-8°. » (Extrait du catalogue du supplément des manuscrits arabes de la Biblioth. nation., rédigé par M. Reinaud. )

Ebn-Kliallekan, Dictionnaire biographique.

*ABD-EL-MÉL,EIi-EBN-MOHAMMED , historien arabe , vivait à Séville dans la seconde moitié du douzième siècle. On cite de lui une Histoire de l'établissement des Almohades en Espagne, en plusieurs volumes, dont le second, contenant le lécit des événements arrivés de 1159 à 1172 de J.-C, se conserve, en manuscrit, à la bibhothèque d'Oxford.

ABD-EL-MÉLiR-BEN-OMAit (le Marsille des chroniques et des romans de chevalerie ) , un des principaux vizirs d'Abd-er-Rahman l^"', naquit en 718, et mourut en 788. Lorsque ce prince fut appelé en Espagne par les restes du parti des Omeyyades, Abd-el-Mélik accourut de l'Orient, où il vivait en ex.il, pour lui offrir ses services , et il en reçut le gouvernement de Séville. Chargé presque aussitôt de réduii'e parles armes loussouf-el-Fehry, il lui enleva successivement toutes les places fortes, et lui livra un combat dans lequel périt cet ancien émir d'Espagne , dont il fit suspendre la tête à l'une des

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