‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 143 sur 180 · VI. Les Albert de Mac/debourg · texte numérisé non relu

VI. Les Albert de Mac/debourg

ALBERT V-, archevêque de Magdebourg, mort le 10 juin 981. D'abord moine de Corbie, puis de Saint-Maxirain de Trêves , il fut envoyé en 90 1, par l'empereur Otton I'"', pour prêcher l'Évangile aux Russes. En 968, il fut nommé archevêque de Magdebourg par le pape Jean XITJ, à Rome. Arrivé le 21 décembre suivant à Magdebourg , il y sacra les évoques de Mersebourg , de Zeitz et de Misnie. La réception trop pompeuse qu'il fit, l'an 972, à Herman, burgrave do Magdebourg, déplut à l'empereur, qui le cou-

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damna à donner au fisc autant de chcTaux qu'il avait fait sonner de cloches et allumer de cierges à Farrivée de ce comte. Il sut mieux se maintenir à la cour d'Otton H, qui, l'an 978, lui accorda la jiuidiction royale sur tous les habitants de la ville , avec le droit d'en nommer le burgrave. Il fit plus : il céda, l'année suivante , aux chanoines le droit d'élire leur archevêque. Albert mérita la considération dont il jouissait par l'exactitude qu'il mettait à remplir ses devoirs. S'étant mis en route, l'an 981 , pour aller visiter le diocèse de Mersbourg pendant l'absence de l'évêque, il tomba de cheval, et mourut de cet accident. Son corps fut transporté à Magdebourg et inhumé dans la cathédrale.

Leibnitz, Scriptores rerum Brunsvicensium. — G. Eccard, Corpus hntoricum medii œvi. — Art de vérifier les dates , tome VI.

ALBERT II , comte de Hallermonde , cardinalarchevêque de Magdeboiu-g, mort vers 1232. Engagé dans la parti du roi Philippe de Souabe, il réconcilia ce prince avec Innocent ni ; et Philippe étant mort en 1208, D fit sa paix avec Otton rv, qu'il accompagna en 1209 à Rome. Mais la bonne intelligence ne régna pas longtemps entre eux. Dès l'année suivante , en qualité de légat du saint-siége en Allemagne, Albert promulgua la sentence de déposition prononcée par le pape contre Otton; et l'an 1212, à la diète de Mayence , il concourut à l'élection de Frédéric H. Ces faits attirèrent les armes d'Otton dans le diocèse de Magdebourg.

Deux fois le prélat fut fait prisonnier dans le cours de ces hostilités, et deux fois promptement délivré par la valeur de ses troupes, qui forcèrent les places où il était renfermé. En 1216, il soumit à sa juridiction métropolitaine l'évêché de Camin. Albert n'eut de repos qu'à la mort d'Otton, arrivée en 1218. Il assista en 1225 à la diète d'Aix-la-Chapelle, où l'on résolut une nouvelle croisade pour la terre samte; mais il eut la prudence de ne pas s'enrôler dans cette expédition. En 1229, il s'éleva une guerre entre le prélat et les margraves de Brandebourg, Otton et Jean , au sujet du château de Waldeck, que ceux-ci avaient fait construire. Mais l'engagement qu'ils prirent de le faire raser mit fm à la querelle. Ce prélat sut s'acquérir la réputation de l'un des plus importants personnages de son temps. Il avait commencé en 1207 à reconstruire son église cathédi-ale , qu'un incendie avait consumée. C'est la même qu'on voit encore aujourd'hui, et dont le patron est saint Maurice.

Chronicon Magdehurgense, dans Scriptores rerum Cirmanicarum. — Art de vérifier les dates, t. XVI.

ALBERT III, comte de Sternberg, archevêque de Magdebourg, mort vers la fin du quatorzième siècle. Il fut nommé par le pape Urbain V , à la demande de l'empereur Charles IV , dont il était chancelier, par préférence à Frédéric de Hoyin, évêque de Mersebourg, que le chapitre avait élu. Albert, après son installation , confirma les pri-

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viléges des états et des villes de son archevêché Ce prélat fut lui très-mauvais économe. Il alién plusieurs villes et villages dépendant de so Église, et se laissa engager par l'empereur Chai les IV à lui céder la basse Lusace, que Bui chard in, son prédécesseur, avait acquise d dernier landgrave Tiesceman. S'étant attiré pa là le mépris et l'aversion de ses sujets, il enle\' son trésor avec plusieurs choses précieuses , ( s'en alla en Bohême, où il permuta en 137 son archevêché contre l'évêché de Leutmerit/ possédé alors par Pierre de Bruma.

Chronicon Magdehurgense. — Art de vérifier les de tes, t. XVI, p. 456.

ALBERT lY, seigneur de Querfurt, archevi que de Magdebourg , mort le 14 juin 1403. 0 le représente comme un prélat avare, inqui et impudique. En 1390, il prêta du secours e prince de Brunswick contre les Brandebou; geois; et en 1394, guerroyant contre ces de niers , il surprit par trahison , le 4 décembr( à l'aide du prince d'Anhalt et du seigneur ( Querfurt , la ville de Rathenow , que ses troup^ pillèrent; après quoi elles se jetèrent sur Hareland, et y mirent tout à feu et à sang. L habitants de Brandebourg ne tardèrent guè à se venger de cette cruauté. La ville de R thenow fut rendue par le prélat, en 1396, ai Brandebourgeois. Mais la noblesse de Magd bourg en vint aux mains plusieurs fois avec ei dans les années suivantes, et reçut divers éche qu'elle ne trouva pas moyen de réparer. L'altér tion des monnaies compromit, en 1401, l'arcb vêque et son chapitre avec la ville de Magdebouiqu'ils prétendaient, mais vainement, rédui par la voie de l'interdit. La menace que le pi lat fit aux bourgeois de les citer devant le redo fable tribunal de Westphalie, fut plus efficac On fit, le 14 février 1403, un accord au moy. duquel tout rentra dans l'ordre. L'archevêqu peu de temps après, étant tombé malade, choi: pour coadjuteur, dans la vue d'assurer le i pos du pays , Gùnther, fils puîné du comte i Schwarzbourg. Ce fut un des derniers act d'Albert. Il mourut de la goutte à Giebichenstei et fut inhumé dans sa cathédrale.

Chronicon Montiserenum, dans Menken, Scriptoi rerum Germanicarum. — Art de vérifier les date t. XVI, p. 4.

ALBERT V, cardinal-archevêque de Magd bourg et de Mayence , mort le 24 septemb 1545. Il était fils de Jean, électeur de Brand bourg , et fut élu le 13 août 1513. Peu de tem] après , le chapitre d'Halberstadt le choisit poi administrateur de cette église; double électif qui fut confirmée par le pape Léon X le 7 di cembre suivant. L'archevêché de Mayence éta venu à vaquer dans le mois de février 1514, Albc fut, le 9 mars suivant, appelé pour le remplir; accepta ce nouveau siège sans quitter les dei dont il était déjà pourvu. Il en prit possession p; dispense du pape Léon X , qui taxa les frais d pallium à trente mille ducats , somme exo

jitante alors. Mais, pour soulager le prélat , il ui permit d'en prendre la moitié sur le produit les indulgences qu'il faisait publier alors en Alemagne. Albert, créé cardinal en 151 8, fit tomber a couronne impériale, l'année suivante, sur [Charles, roi d'Espagne, qu'il couronna, le 23 ocobre 1520 , à Aix-la-Chapelle. Ce fut lui qui îontribua principalement à faire mettre, le 8 mai 521, dans la diète de Worms, Luther au ban le l'Empire. Il ne put cependant empêcher le )rotestantisme de pénétrer dans les diocèses de Jagdebourg et d'Halberstadt. Les affaires de 'Empire ne lui permettant pas d'être présent lans ces églises , il crut devoir suppléer à son bsence en se dormant, eu 1523, pour coadjuteur ean- Albert , son cousin , de la ligne de Branlebourg, en Franconie. Cette mesure n'arrêta las les progrès du luthéranisme ; et le cardial Albert chancela lui-même , lorsqu'il vit en 525 Albert, grand maître de l'ordre Teutoniue , embrasser la religion protestante. Nous le oyons cependant, la même année, faire alliance vec l'électeur de Brandebourg et les ducs de ;runswick, Éric et Hem'i, pour s'opposer au rogrès du protestantisme. Il fit éclater son charin l'année suivante, en apprenant que la ville e Magdebourg s'était alliée aux protecteurs de uther, l'électevu-de Saxe, le landgrave de Hesse, :s ducs de Lunebourg , de Mecklenbourg , le rince d'Anhalt, et le comte de Mansfeld. La ligue formée par les protestants à Smalalde , menaçant les églises catholiques , le carinal Albert, après diverses conférences avec urs chefs , conclut avec eux à Nuremberg , en 332 , un traité , qui fut la première paix de la îligion. Ce prélat , à mesure qu'il avançait en ^e, manifestait son aversion pour les luthériens, n 1 534 , il en fit chasser de Halle un grand ,3mbre, même du corps des magistrats, avec mmes et enfants. Le duc de Saxe, en qualité ■ î burgrave de cette ville , voulut intervenir en lU" faveur, mais ne fut point écouté ; ce qui ocisionna une querelle qui dura quelques aimées, ins qu'on en vint néanmoins aux armes. l,uler, cependant , déclamait publiquement dans is écrits et ses sermons contre le cardinal, qu'il ^présentait comme le plus grand persécuteur e l'Évangile , exhortant ses auditeurs à demaner à Dieu sa mort. Albert accéda, en 1538, à i b'gue formée par les catholiques à Nuremberg, lais, l'année suivante, toite la marche de ■randebourg ayant "embrassé le luthéranisme, ' fut obligé d'accorder aux villes de Magdebourg t d'Halberstadt l'exercice de cette religion, avec i clause néanmoins que les éghses et les nioastères resteraient dans le même état. Les haitants de Halle, en l'absence du cardinal, obli- 'èrent le coadjuteur, en 1541, de leur accorder la lême liberté. Albert termina ses jours dans son hàteau d'Aschaffenbourg. 11 fut le protecteur des avants, dont plusieurs fréquentaient sa cour, -rasrae et Ulric de Hutten ont fait son éloge, et

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l'ont, vengé par là des déclamations de Luther.

Secfcendorff , Commentarius historiens de Lutherianismo; Francl., 1683. — J. Planck, Histoire de ta naissance du protestantisme ( en allemand) ; Leipzig, 1791. — Art de vérifier les dates, t. XVI, p. 462,

VU. Les AlherLde Mayence.

ALBERT 1^'' ou ALBRECHT, archevêque de Mayence, mort le 14 juillet 1137. Il était fils de Sigebert, comte de Saarbruck , et chancelier de l'empereur Henri- V. Il accompagna, en 1110, ce prince dans son voyage d'Italie. Ce fut par son conseil que Henri se saisit du pape et l'emmena lié de cordes , sur le refus qu'il fit de restituer les fiefs et les droits régaliens possédés par le clergé, comme ils en étaient convenus troi.s jours auparavant. A cette époque, Albert n'était point encore élu archevêque de Mayence. Hemi, à son retour en Allemagne , le fit élire en sa présence le 15 août 1111, et lui donna sur-le-champ l'investiture par l'anneau et le bâton pastoral. L'année suivante, apprenant que le concile de Vienne avait frappé d'excommunication l'empereur, il se déclara contre ce prince , et exhorta le pape à ne point lever cet anathème. Henri , non moins irrité que surpris d'un changement si peu attendu , fit arrêter ce prélat qui venait de faire la dédicace du monastère de Catlembourg , et le confina dans une prison de Trufels, où il lui fit endurer pendant trois* ans toutes les horreurs de la plus rude captivité. Les habitants de Mayence se rendirent tous armés, en 1115, à la diète que l'empereur tenait, au mois de novembre, dans leur ville, demandant avec menaces la délivrance de leur archevêque. Elleiiit promise, et accordée trois jours après. Albert n'était point encore sacré : il se rendit à Cologne , et y reçut l'ordination épiscopale des mains d'Otton), évêque do Bamberg, en présence' de Tluerri, cardinal-légat, le 26 décembre 'de la même année. Mais la ville de Mayence changea bientôt de dispositions à son égard. L'Annaliste saxon nous apprend que, l'an 1116, dans une sédition qui s'y éleva contre lui , l'archevêque fut obligé de prendre la fuite , mais que , peu de temps après , ses amis l'y ramenèrent au milieu du carnage des rebelles.

Albert persévéra dans son aversion pour l'empereur, et s'appliqua eu toute occasion à le desservir, non-seulement auprès du pape Pascal, mais encore auprès de Gélase II et de Cal- , liste H, ses successeurs. Il se rendit au mois d'octobre suivant, avec sept autres évêques, à la tête de cinq cents chevaux, au concile que le pape avait indiqué à Reims. Calliste , prévenu de son arrivée, envoya au-devant de lui le comte de Champagne, et l'honora , dans cette assemblée, du titre de légat en Germanie. Ce fut lui qui donna le conseil au pape de lancer mie sentence d'excommunication contre l'empereur. Il ne se contenta pas de rendre à Henri de mauvais offices , il osa môme lui faire la guerre {Voy. l'Annaliste saxon aux années 1 1 17 et 1 1 18.) Nous avons une lettre de ce prince aux habi-

tants de Mayence, où il se plaint des hosiilités que leur archevêque avait exercées contre lui. Elle est, suivant l'éditeur, de l'an 1120. {Guden. Cocl. Dipl. 3Iogunt., 1. 1, p. 46). Henri déploya , bientôt après, sa vengeance contre le prélat; car nous voyons que, la même année 1120, il l'avait obligé de fuir en Thuringe. {Annal. Saxo, pag. 643). Non m.oins courrouce contre la ville de Mayence que conti'e son pasteur, Henri résolut, l'an 1121, d'en faire le siège .en l'absence de l'archevêque. Biais, instruit de son dessein, Albert manœuvra si bien auprès des princes saxons, qu'il en obtint une armée prête à faire face à celle que l'empereur avait levée en Alsace. Les hostilités furent arrêtées par une diète qui se tmt, vers la Saint-Michel, à Wurtzbourg. On s'occupa ensuite à faire la paix avec le saint-siége.

Albert assista le 8 septembre 1122, avec le cardinal-légat Lambert, qui fut depuis pape sous le nom d'Honorius H, à la diète de Worms, où ce prince renonça aux investitures , et retint le droit de conférer les régales aux prélats , comme il en était convenu avec le pape.

Henri étant mort en 1125, Albert convoqua la diète pour l'élection d'un nouveau chef de l'Empire, suivant le droit attaché à son siège : Nam idjuris, dit Otton de Frisingue, dum regnum vacat, Moguntini archiepiscopi, ab antiquioribus esse traditur. (De Gest. Freder., 1. 1, c. XVI. ) Ce fut lui qui détermina l'assemblée en faveur de Lothaire, préférablement à Frédéric de Hohenstauffen, duc d'Alsace et de Souabe ; et cela pour se conformer aux désirs du pape Honorius H et du roi de France. Dans les hostilités qui suivirent entre ces deux rivaux, Albert montra toujours un grand zèle pour les intérêts du premier. Il l'accompagna dans plusieurs de ses expéditions, et détacha, par ses remontrances, un grand nombre de seigneurs du parti de ses ennemis. Ce prélat ambitieux et turbulent fut inhumé à l'abbaye d'Erbach, qu'il avait fondée.

Annales Hildesheim. — Chronicon Magdeburg. — Art ' de vérifier les dates.

ALBERT II , archevêque de Mayence , mort, le 23 juin 1141, à Erfuii. H était frère du précèdent, et lui succéda en 1138. En 1141, il se laissa entraîner dans la conjuration des seigneurs saxons, qui voulaient faire casser, comme subreptice, l'élection- de l'empereur Conrad, faite en 1138. Il se réconcilia, peu de temps après, avec ce prince, et s'engagea de le suivre à la croisade qu'il méditait dès lors, et qui n'eut lieu qu'en 1 147. La mort ne permit pas au prélat d'exécuter sa promesse.

Gallia christiana, t. V. — Otto de Freisingen , Chronlc. — Art de vérifier les dates.

Vin. Les Albert de Mecklenhourg .

ALBERT I" ou ALBRECHT, duc de Mecklenlx)urg, mort vers 1375. Il succéda en bas âge, avec son frère Jean, au duc Henri leur père. L'aîné, Albert, exerça toute l'autorité dans le duché. Son principal soin fut de purger le pays

ALBERT {Mecklenhourg)

de brigands , et il y réussit. Ayant été député en 1341 , par Magnus, roi dé Suède, à l'empereur Louis de Bavière , pour conclure avec lui un traité d'alliance, il fut arrêté sur la route avec toute sa suite par Gonthier, comte de Schauenboui'g , son ennemi , qui le mit en prison ; mais bientôt après il fut délivré , sur les menaces qu« fit l'empereur de venger cet outrage fait à sê dignité. En 1347, les deux frères Albert et Jean, dont le second venait d'arriver de France , où ii avait combattu l'année précédente à la bataillf de Crécy, reconnurent solennellement la dépeai' dance de leur duché de Stargard de l'Empire Les margraves de Brandebourg , Louis et Ott<» se formalisèrent de cette soumission, commi portant atteinte au droit de suzeraineté qu'ils pré tendaient avoir sur Stargard. Waldemar IH, ro de Danemark , parent des margraves , se dispû sait à soutenir leur prétention les armes à 1 main. Mais le mariage d'Engeburge, fille d monarque danois, avec Henri, fils du duc Albert termina la contestation. Ce ne fut qu'en 135 qu'Albert et Jean, son frère, partagèrent entr eux leurs États. Le premier eut pour lot le duob de Mecklenhourg, et le second celui de Stargart

J. Beehr, Rerum Mecleburgicarum libri ocio; Lips 1741, in-fol.

ALBERT II, duc de Mecklenhourg, mort g 1412. n avait réimi sur sa tête la couronne Suède, par voie d'héritage. Les mécontent ments qu'il occasionna par son inconduite abc» tirent à des soulèvements, dont Marguerite, reii de Danemark, sut se prévaloir pour lui rav le sceptre. Battu et fait prisonnier par l'armée c cette princesse, dans la plaine de Falkôping, 21 septembre 1388 , il fut enfermé avec son fi dans la citadelle de Lindholn, d'où l'un et l'auti ne sortu-ent que le 17 juin 1395. Leur rançc fut taxée à soixante mille marcs d'argent; fau du payement de laquelle , Albert devait retourm en prison. L'épuisement des finances d'Albe ne lui permettant pas de rassembler cette somm les dames de Mecklenhourg vendirent, dit-(B leurs pierreries pour contribuer à l'acquitter é vers Marguerite. Eu reconnaissance de ce biei fait, Albert, ajoute-t-on, leur accorda le dro de retenir, leur vie durant, les fiefs ouverts p/i l'extmction des mâles , avant de passer aux mâjd collatéraux; c'est ce qu'on nomme en allemand au Mecklenhourg, VErbjungfernrecht. L'qp nion commune est qu'Albert, par une des cobuù lions de son élargissement, avait abdiqué la ce; ronne de Suède et de Gothie.

J. Beelir, Rerum Mecleburgicarum libri VIII; l.ip 1741, iu-fol.

ALBERT lîi, duc de Mecklenhourg, fils « précédent, régna peu d'années sous la tutelle son cousin Jean, et mourut en 1421.

J. Beelir, Rer. Mecl. libri FUI.

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