IX. Les Albert de Saxe
ALBERT I^'' ou ALBRECHT, duC-électeUT
Saxe, mort en 1260. H succéda, en 1212, au4)
Bernard son père. En 1227, il joignit ses troupes aux confédérés contre Waldemai- n, roi de Danemark, s'empara de plusieurs villes, et remporta une grande victoire , le 22 juillet , à Bornhaven. D accompagna, en 1228, l'empereui- Frédéric n en Orient, et combattit vaillamment contre les Sarrasins en Egypte. Il avait épousé Hélène, fille d'Otton surnommé V Enfant , duc de Brunswick, et de MathUde de Brandebourg; il en eut Albert n ; Jean , prince de la basse Saxe, qui fut la tige des ducs de Saxe-Lawenbourg, éteints en 1689; Rodolfe, mai-ié à Anne, fille de Louis, comte palatin d(7 Rhin; et Frédéric, évêque de Mersbourg. Matthieu Pais rapporte que le duc Albert était d'une staxu-e si démesurée, qu'étant venu à Londres en 1230, chacun accourait pour le voir et l'adnirer.
Heinrich, Deutsche Reichs-GescMchte ; Jena, 1789, n-8".
ALBERT II, duc-électeur de Saxe, fils du pré-
^dent, mort le 25 août 1298. Il eut en partage la
i laute Saxe , et fit sa résidence à Wittenberg. H
issista à trois élections d'empereurs : celle de Ro-
lolpheF'', celle d'Adolphe, et celle d'Albert F"';
'est pourquoi ses successeurs prétendirent être
euls de leur maison en possession du droit
.'élire les empereurs. En 1288, après la mort de
lenri l'Illustre, il fut investi par l'empereur
lodolfe, son beau-père, du palatinat de Saxe,
ui resta longtemps dans sa maison. Albert
lourut, suivant plusieurs historiens , à Aix-la-
' 'hapelle , étouffé par la foule au couronnement
e l'empereur Albert l", son beau-frère ; d'au-
•es mettent sa mort entre 1302 et 1308.
• MencL-i'n,\$rnpf. rer. Gemi.; Lips., n.'.9, in-fol. — Art ', s vérifier les dates, t. XVI, p. 153.
; ALBERT III, duc-électeur de Saxe, mort en ,422. H succéda en 1418 à Rodolfe son frère, j t y fut confirmé en 1422 par l'empereur Siiismond, à Breslau. Il mourut la même année, le la frayeur que lui causa un incendie. D ne lissa pas d'enfants. Il fut le dernier électeur e Saxe de la maison d'Ascanie. Après sa mort , i rie rv, duc de Saxe-Lauenbourg , prétendit à électorat comme étant de la même maison , et escendant d'Albert I", électeur de Saxe, et arce que ses ancêtres avaient toujours reçu investiture simultanée des États qu'il réclamait, (''empereur Sigismond n'eut aucun égard à ces rétentions, et se crut en droit de disposer de électorat. Comme l'empereur n'avait ni argent i troupes pour continuer la guerre contre les ussites, Frédéric le Belliqueicx, margrave de ilisnie, lui fournit les secours nécessaires, et bat- ;itles hussites à Brixen, en 1421. Sigismond, pour ; récompenser, lui accorda l'électorat le 6 juin <23, par préférence à ses compétiteurs; mais électeur de Brandebourg s'étant emparé de Witenberg et de ses environs, le margrave de Misnie lit obligé de les racheter moyennant vingt-huit iwlle marcs d'argent, outre cent mille florins
ALBERT iSaxé) 606
d'or qu'il paya comptant à Sigismond. Il transmit l'électorat de Saxe à ses descendants.
Mencten, Script, rer. Germ.
ALBERT OU ALBRECHT, dit le Dénaturé, palatin de Saxe, succéda en 1288 à Henri, son père , dans le landgraviat de Thuringe, et mourut en 1314. Après avoir tenu dans sa jeunesse une conduite sage, il tomba ensuite dans le désordre, du vivant même de son père. Sa passion pour Cimégonde d'Elsemberg, sa concubine, le porta à attenter aux jours de sa femme Marguerite, fille de l'empereur Frédéric D. Les ordres d'Albert, pour la faire périr , devaient s'exécuter dans le château de Wartbourg , près d'Eisenach ; mais ceux qui en étaient chargés eurent tant de respect pour la vertu de cette princesse, qu'ils l'en avertirent. Le danger était si imminent, qu'elle n'eut que le temps de se faire descendi-e du haut du château , et de se sauver dans un couvent à Francfort, oîi elle mourut le 8 août 1270.
Albert épousa, en 1271, sa concubine. Le petit Albert ou Apicius , qu'il avait eu d'elle , se cacha, durant la cérémonie du mariage , sous la mante de sa mère , pour être légitimé. Toute la vie du landgrave Albert ne fut plus depuis qu'une chaîne d'égarements : faisant sentir à ses enfants du premier Ut toute la haine qu'il avait conçue contre leur mère , il ne chercha qu'à les priver absolument de l'héritage de leurs ancêtres. De là une guerre violente entre le père et les enfants. Le margrave Frédéric, son fils aîné , le fit prisomiier en 1 290 ; mais bientôt , à la réquisition de l'empereur, il le relâcha. On fit une espèce de partage entre le père et les enfants légitimes. Albert , se croyant propriétaire absolu de la Thuringe qui lui était demeurée, veut en disposer en faveur d'Apicias, son fils naturel; mais les états de la province s'opposent à ce projet. En 1291, Albert succède à Frédéric son cousin , fils de Thierri le Sage , margi-ave de Misnie et de Lusace, mort sans postérité. En 1274, Albert, furieux de n'avoir pu faire passer la Thuringe à son fils Apicius , veut au moins lui en donner le prix. A cet effet, il vend cette province à l'empereur Adolplie , moyennant la somme de 12,000 marcs d'argent qu'il destine à cet enfant chéri. Cette vente occasionna une nouvelle guerre entre lui et ses autres enfants , et mit en même temps ceux-ci aux prises avec l'empereur, qui vint les attaquer avec des troupes nombreuses. Mais Frédéric , l'aîné des fils d'Albert , soutenu par les Thuringiens , repoussa de toutes parts les Impériaux, et triompha pendant plus de cinq années de tous les efforts d'Adolphe. Ses armes ne furent pas moins heureuses contre les attaques de son père, qu'il fit prisonnier une seconde fois, l'an 130C , après une guerre de douze ans. Albert ayant, quelque temps après, recouvré sa hberté, se retira à Erfurt , où il mounit de misère. Outre les deux femmes qu'on vient de nommer, et dont la seconde mourut en 1299, il avait épousé, en troi-
sièmes noces, Adélaïde, comtesse de Cassel, veuve du dernier comte d'Arnsberg.
Meac\en, Scriptores rerum Germanicarum ; Lip.,1728, in-fol.
ALBERT (Antoine), jurisconsulte et médecin, né à Carcassonne le 17 janvier 1708', mort le 23 juillet 1791. Il fit quelques découvertes chimiques dans la teinture, et se distingua par l'ardeur avec laquelle, il défendit les droits et privilèges de sa ville natale.
Biographie des Contemporains.
ALBEax {le Bienheureux), "^d^nsxûvQ latin de Jérusalem, et législateur de l'ordre des Carmes, né vers 1150 à Castello di Gaultieri, près de Parme, mort le 14 septembre 1214. Après avoir été prieur d'une communauté de chanoines, il fut nommé successivement évêque de Eobio et de Verceil. L'opinion que l'on avait de sa pinidence, de sa droiture et de son habileté dans les affaires était telle , que l'empereur Frédéric Barberousse et le pape Clément in le choisirent pour arbitre de leurs différends. Henri VI, successeur de Frédéric, le nomma comte de l'Empire. Les papes Célestin III et Innocent III l'employèrent aussi dans plusieurs négociations. En 1204, les chrétiens de la Palestine nommèrent Albert patriarche latin de Jérusalem; mais il fut obligé de fixer son séjour dans Saint-Jeand'Acre , parce que Jérusalem était alors au pouvoir des musulmans. Ce fut dans ce temps qu'il établit, pour l'ordre des Carmes, des constitutions sages mais sévères , et que des commissaires nommés par le pape Innocent IV adoucirent en quelques points. Le pape Innocent in avait invité Albert à se trouver au concile général de Latran , tenu en 1215; mais Albert fut , l'année auparavant , assassiné dans la ville d'Acre, à la procession de la fête de l'Exaltation de la Sainte-Croix , par un homme auquel il avait adressé des reproches sur ses crimes. Albert est honoré , le 8 avril , comme un saint de l'ordre des Carmes. Tritheim lui attribue Status Terrx Sanctx , ouvrage resté manuscrit. La Régula Carmelitarum se trouve, avec la vie d'Albert, dans Acta Sanctorum , t. I.
Affo, Memorie degli scrittori et letterati Parmigiani. — Onuplire ; Genebrad; Possevln ; Sponde.
ALBERT ( Caroline). Votj. Boisseau.
* ALBERT ( Casimir) , duc de Saxe~Teschen„ néàMoritzbourg, près de Dresde, le 11 juilletl738, mort le 10 février 1822. Second fils d'Auguste m, roi de Pologne et électeur de Saxe , il épousa en 1766 l'archiduchesse Marie-Christine, fille de l'empereur François ï'"' et de Marie-Thérèse, qui lui apporta en dot la principauté de Teschen , dans la Silésie autrichienne. Sa femme ayant été nommée au gouvernement des Pays-Bas autrichiens, il l'aida dans l'administration decesprovinces. Pendant la guerre contre la France en 1792, il connnanda l'armée qui fut obligée de lever le siège de Lille; et après la bataille de Jemmapes (le 6 novembre 1792), où il fut défait avec
Beaufieu, il quitta la Belgique, qui tomba au pouvoir de Dumouricz , et se retira à Vienne. Là il passa le reste de sa vie dans la culture des lettres et des beaux-arts. Il fit élever à sa femme, g morte en 1798, mi magnifique monument parCanova. Sa belle collection de tableaux , riche surtout en originaux de Raphaël, de Michel- Ange , de Guido et de Van-Dyck, échut en héritage à l'archiduc Charles. Le duc Albert momut sans enfants.
Conversations-Lexicon.
ALBERT (Charles), médecin de Paris j pseudonyme de Chaumonot. Voyez ce nom.
ALBERT {Charles d' ). Voy. Luynes.
ALBERT DURER. Voy. DuRER.
ALBERT (Erasme), théologien protestant, né près de Francfort vers la fin du quinzième siècle, mort vers 1 560. Il eut pour maîti-e Luther à l'université de Wittemberg, où il fut reçu docteur en théologie. Albert fut prédicateur de la cour de Joachin II, électeur de Brandebourg. C'est lui qui recueillit, dans le livi-e des Conformités de saint François avec /.-C.,les inepties les plus saillantes, pour en composer le livre connu sous le titre \ à'Alcoran des Cordeliers. Il fit imprimer ce recueil en allemand l'an 1531, sans nom de villij ni d'imprimeur , puis en latin à Wittemberg en 1542, in-4''; et il l'intitula Alcoran, parc» que les franciscains de son temps estimaieni autant les Conformités que les Turcs leut Alcoran. Luther ajouta une préface à la compilai tion de son disciple; Conrad Badius raugmenta d'un second livre, la traduisit en français, e l'imprima, en 1556 , en 1 vol. in-12 , puis à Ge nève, en 1 560, en 2 vol. in-1 2. La dernière éditioi de cet ouvrage singulier est celle d'Amsterdaiii en 1734, en 2 vol. in-12 avec figures. On a encor't d'Albert : Judicium de spongia Erasmi, c plusieurs autres ouvrages en latin et en allemand
J.-J. Kôrber , Beitrag zu der Lebensbeschreibun< Erasmi Alberi , eines der ersten Reformatoren in de r/^etterau; Hunau, 175i, ;n-4°. — O.-G. Cerviniis , Cef chiehte der poetisch. national. Literatur der Deuts chen, iii , p. 2b, 32, etc., 53, etc. — Jôrdens, Lexiko Deutscher Dichter und Prosaisten , c. xxviir-xxxvi.
* ALBERT ( François -Auguste- Charles Emmanuel) , prince de Saxe-Cobourg- Gotha époux de Victoria, reine de la Grande-Bretagne est né le 26 août 1819. C'est le second fils di duc Ernest, mort en 1844, et de Louise, fill du duc Auguste de Saxe-Gotha-Altenbourg. 1 fut élevé avec son frère aîné Ernest, duc ac tuellementrégnant,sousladirectiondeFlorschiit2 conseiller consistorial à Cobourg, et fit ses étu des à l'iuiiversité de Bonn. Outre les science historiques et politiques , il étudia la physique la cliimie et l'histoire naturelle ; il a fait preuv de véritables talents dans la musique et la pein tm-e. Plusieurs de ses compositions ont été ap plaudies même par le public.
Doué d'une beauté mâle , et habile dans Ion les exercices du corps, il fut marié, le 10 fé vrier 1840, à la reine Victoria. Avant la céré monie du mariage, il avait reçu la dignité d
fv.IJ-maréchal avec un régiment de hussards et le titre d'altesse royale. La Cité de Londres lui conféra solennellement le droit de bourgeoisie , et, en 1847, le consort of her most gracions majesty (titre que la reine lui avait donné en 1842 , non sans quelque opposition de la part de son 'ministère tory ) fut élu chancelier de l'université de Cambridge, grand maître des loges de francs-maçons, etc.
Modeste et d'un tact exquis , le prince Albert s'est tenu à l'écart des questions irritantes de la politique , et ne se mêle point aux intrigues des partis. Cependant les torys, d'accord avec les radicaux, ont fait réduire ses apanages à 30,000, de 50,000 Uvres sterlmg qu'avait demandées le ministère. Protecteur éclairé des sciences, des arts et de l'industrie , il a le premier conçu et réalisé le plan gigantesque de l'Exposition universelle de Londres, en 1851. C'est un titre de gloire plus précieux que ceux qu'on obtient sur le champ de bataille , surtout à une époque où les hommes vivent , non plus de la guerre , mais des arts de la paix. D.
ALBERT {François), professeur de théologie à Hambourg , florissait au quinzième siècle. Il a laissé une Histoire de Saxe et des Vandales, et une Chronique depuis Charlemagne jusqu'en
.lôcher, Lexicon, avec le supplément d'Adelung.
* ALBERT OU ALBERTi (Henri), poëte et musicien allemand, né à Lobenstem en Saxe, le 28 juin 1604, mort le 6 octobre 1668. Élève de Henri Schûtz , maître de chapelle à Dresde , il fut nommé, en 1626, organiste à Kœnigsberg, et occupa cette place jusqu'à sa mort. On a de lui plusieurs recueils de chants sacrés et profanes, sous le titre de Musikalische Kûrbshûtte, Kœnigsberg, 1651, in-fol., &i Poetisch musika- ^iscAesZî«toaZdtem;Kœnigsberg, 1652,in-fol., et Leipzig, 1657.
Muller, BibUothek deutscher Dichter, vol. V. — Wolff, Encyclop. der deutschen Nutional-literatur, 1. 1, p. 31.
ALBERT ( Henri-Christophe ), grammairien, né à Hambourg en 1762, mort en 1800. H enseignait la langue anglaise à Halle. On a de lui : r une Grammaire anglaise, pour les Allemands; Halle, 1784, in-8°; — 2° une Grammaire alleinande, pour les Anglais; Hambourg, 1786; — 3° des Essais sur Shakspeare; — 4° des Recherches sur la constitution anglaise, d'après les dojinées les plus récentes; Lubeck, 1794 ; — ^ 5° un Drame sur la vie et la mort de Charles I"; Schleswig, 1796.
Adelung, supplém. à Jôeljer, Jllg. Gelerhteii-Lexicon.
ALBERT {Honoré W). Voyez Chaulnes.
ALBERT {Jean). Foz/es Widmanstadt.
ALBERT {Jean), jurisconsulte français du dix-septième siècle. 11 publia, en 1686, un recueil d'arrêts rendus par le parlement de Toulouse; il en parut une nouvelle édition, in-4°, en 1731.
Quérard, la France littéraire.
■ ALBERT {Louis-Joseph d'), petit-fils du con-
KOIjV. BIOGR. LNlVEr.S. — T. I.
nétable de Luyues, né en 16/2, mort le 10 novembre 1758. Il se ti'ouva en 1688 au siège de Philisbourg, et en 1 690 il fut blessé à la bataDle de Fleurus; il fut de nouveau blessé en 1693 à Steinkerque, à la tête de son régiment. En 1703, il s'attacha à la cour de l'électeur de Bavière, qui, ayant été élu empereur sous le nom de Charles YH, créa Albert prince du Saint-Empire. Dès lors on l'appela le prmce de Griinberghen, du nom des domaines de sa femme , qui était une princesse de Berghes. On a de lui , ou , selon Barbier, de l'abbé Pic, son précepteur, le Songe d'Alcibiade, supposé traduit du grec, Paris, 1735, m-12, et quelques autres écrits, réunis sous le tih^e de Recueil de différentes pièces de littérature; Amsterdam, 1759, in-8°.
Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, etc.; Paris, 1728. — J.-M. Quérard , la France littéraire.
ALBERT {Martin), dit Albert. Voij. Martin. ALBERT ou ALBERT! {Michcl), médecin allemand, né à Nuremberg le 13 novembre 1682, mort à Halle en 1757. Un des plus célèbres élèves de Stahl; il fut professeur à Halle, membre de l'Académie royale de Berlin, et de celle des Curieux de la Nature, sous le nom d'Andronicus V^. Ses principaux écrits , oii il défend les doctrines du phlogistique contre celles du mécanisme inerte, ont pour titres : Epistola qua thermarum et acidularum idolum medicum destruit; Halle, 1713, in-4°; — Introductio in universammedicinam ; Edile, 1718, 1719, 1721, 3 vol. in-4° ; — Spécimen medicinse theologicx ; Halle, 1726, in-S"; — Tentamen lexici realis observationum medicarum ex variis auctoribus selectarum; ibidem, 1727, première partie, 1731, deuxième partie, in-4'', deux volumes. — Tractatio medico-forensis de torturée subjectis aptis et ineptis , secundum morales et j physicas caiisas; ibidem, 1730, in-4°; — Com- 1 mentatio medica in constitutionem crimina- I lem Carolinam, variis titulis et articulis i conj^rma^oî; ibidem, 1739, in-4°; — Systemajuj risprttdentias medico-legalis, 6 volumes in-4'', i dont le premier volume parut à Halle en 1725, le second à Schneeberg en 1729, et le dernier à Gorlitz en 1747.
Brucker et Haid , Bildersaal heutiges Tages lebender vnd durch Gelahrtheit beriihmter Scliriftsteller; Augsburg, 17M, in-fol. — Commentarii Lipsienses, t. VI.
ALBERT de Rioms (le comte), chef d'escadre, né dans le Dauphiné, mort en 1810. U se distùigua durant la guerre que la France soutint pour l'indépendance des États-Unis. Il fut récompensé de ses services par le grade de chef d'escadre. En 1789, il commandait dans Toulon, avec le titre de lieutenant général ; il interdit aux ouvriers des arsenaux de porter la cocarde tricolore. Deux maîtres d'équipages ayant enfreint ses ordres, il les fit traîner en prison, ce qui occasionna un soulèvement général, et le peuple l'incarcéra lui-même, ainsi que Castellat et de Villager. L'assemblée nationale décréta qu'il n'y
avait pas lieu à les poursum-e. Le comte Albert reçut même le commandement de la flotte de trente Taisseaux araiés à Brest pour soutenir l'Espagne contre l'Angleterre, et prêta le serment civicpie au nom de l'escadre; mais peu aimé de ses matelots, et désespérant de rétablir la discipline parmi ses équipages , il renonça au commandement. Il cpiitta la France, se rendit auprès des princes, et fit la campagne de 1792 dans un corps d'émigrés. Amnistié a[)rès le 18 brumaire, il rentra en France et mourut dans la retraite.
Mémoires que M. le comte d'Mbert de Rinms a faits dans la prison où il est détenu , in-4° ; Paris (?), 1789 (?)-
ALBERT {saint), né en Sicile, entra dans l'ordre des Carmes, et fut canonisé par Sixte rV en 1426. Il a laissé quelques homélies, et des traités de morale chrétienne.
Acta Sanctorum.
ALBERT de Florence, littérateur du treizième siècle , se trouvant en prison pendant les troubles de sa patrie , s'y consola de la perte de sa liberté en traduisant en italien les Consolations philosophiques de Boëce.
ALBERT DE GEMBLOURS, en latin Albertus Gemblacensis , bénédictin, né à Loben près de Liège (d'où le surnom de Xoôiensis), vers la fin du dixième siècle, mort en 1048, à Liège. Il étu- <Jia à Paris et à Chartres sous le célèbre Fulbert, et devint abbé de Gembloux,.puis de Saint- Jacques à Liège. Il aida Burkhard, évêque de Worms , son disciple , dans la rédaction du Magnum volumen canonum , et laissa quelques hymnes et des vies de saints.
Sigebert, De script, eccles., c. cxlh, et De abhat. Gembl. — Valèrc Andr^, Biblioth. Belg. — Fabricius, Bibl. latin, med. et inf. œt. — Vossius, De hist. latin. — Trilhème; Gesner; Possevin.
ALBERT OE METZ, en latin Albertus Metensis , bénédictin du monastère de SaintrSymphorien à Metz, vivait vers le commencement du onzième siècle. On a de lui des notices histori- ■ ques (De diversitate temporum), insérées par Eccard dans son Corpus historicorum medii ,xvi, vol. I, p. 91-131. Ces notices renferment des détails précieux pour l'histoire de la Lorraine et de l'Alsace, ^epuis 973 jusqu'en 1025.
D. Lalmct, Bibliothèque Lorraine. — Fabricius, Biblioth. iat. med. et infim. set. — Adelung, supplem. au lexique de Jôcher.
ALBERT, en latin Albertus Stadiensis, bénédictin, abbé du Cloître de Samte-Marie, à Stade, vivait au treizième siècle. Élu abbé en 1232 , il fît de vains efforts , même avec le concours du pape, pour réprimer les désordres des moines de son abbaye. Très-afftigé de ce que la bulle du saintpère qu'U avait obtenue en 1236, de Grégoire il , contre ses mornes indisciplinés ( auxquels il voulut faire adopter !a règle de Cîteaux ), ne produisît aucun effet, il entra en 1240 dans l'ordre des Franciscains. Il eu devint, selon Oléarius, général, et vivait encore en 1260. Albert de Stade, qu'il ne faut pas confondre avec Albert de Pise, a composé en latin une Chronique,
qui va depuis la création du monde jusqu'à l'an 1256 de J.-C. Cette chronique est surtout bonne à consulter pour les événements an-ivés dans le nord de l'Allemagne depuis 1072 ( fin de la chronique d'Adam de Brème) jusqu'en 1256. André Hoiicr y a joint un supplément qui comprend une soixantaine d'années ; Hafniaî, 1720, in-4''. Elle fut publiée, avec des notes, par Reineccius, sous le titre : Chronicon Alberti, abbatis Stadensis , a condito orbe usque ad auctoi'is actatem, etc. ; Helmstaedt, in-4°, 1587.
Alb. Crantz, in Bletrop. et in Hist. Saxon. — Vossius, De hist. Iat., lib. II. — Le Mire, /?! Avct de Script, eccles. — Tob. d'Eckhard, Fita Alberti Stadensis, Goslar, 1726, in-4°.
*ALBERT DE SAXE, en latin Albertus de Saxonia, savant dominicain, vivait dans la première moitié du quatorzième siècle. Suivant Lockhaupt, il avait étudié et séjourné longtemps à Paris. La bibliothèque de Bologne possède de lui plusieurs commentaires manuscrits (inédits) sur les tables Alfonsines et la Physique d'Aristote. On a imprimé de cet auteur : Magistri Alberti de Saxonia tracfatus proportionum cum aliis prgecipue Augustini Niphi ; Venetiis, 1496, in-fol. Il en parut plus tard un abrégé sous le titre : De velocitate motmim F. Alberti de Saxonia, opus redactum in epitomen a F. Isidoro de Isolanis Mediolanensis , ordinis Prsedicatorum ; Lugd., 1580, in-4''.
Ecliard, Scriptores ord. Prxdicat. — Possevin, Apparat, sacer.
* ALBERT DE SISTERON , de Gcpençois ou de Tarascon, poète provençal , vivait vers 1290. n composa un grand nombre de chansons en l'honneiu: de la belle marquise de Malespine, dont il était amoureux.
Nostradamus , les Fies des plus célèbres et des plus anciens poètes provençaux ; Lyon, 1573. — Histoire littéraire des troubadours, 1. 1.
* ALBERT DE TRÊVES, en latin Albertus Trevesanus , abbé du monastère de Saint-T\latthias à Trêves, mort en 980. Ce monastère se distingua au neuvième et dixième siècle par son enseignement et ses maîtres habiles. Albert écrivit, en vers et en prose , des instructions pour de jeunes prêtres, et ajouta l'histoire de son temps à la chronique de Trêves , connue sous le titre de Gesta Treveroru^n.
D. Calmet, Bibliothèque Lorraine.
* ALBERT {Pierre), chanoine de Barcelone, auteur d'un répertoire des coutumes de la Cata-^ logne, publié sous le titre : Tractatus de consuetudinibus Cathalonix inter dominos et vasallos, avec les commentaires de Jean de Socarratis; Lugdini ( Aut. Vincent. ), 1551, in-fol.
Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale.
* A LBERT,évêque de Freysingen,mort en 1 359, de la famille alsacienne de Hohenbourg; il fut d'abord chapelain du pape Clément VI , qui résidait alors à Avignon, et qui en 1345 le nomma à l'évêché de Wurzbourg , contrairement au choix