‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 15 sur 180 · ABD-EL-WAHAB · texte numérisé non relu

ABD-EL-WAHAB

chose pour les lettres, s'il s'était borné à remettre en honneur les romans de chevalerie ; mais les Maures et les Arabes d'Espagne lui devaient réellement de la reconnaissance pour les établissements d'instruction publique qu'il fonda, et au nombre desquels on cite l'école.des hâfites. Sous ce nom étaient désignés trois mille enfants quele souverain faisait élever gratuitement , sans distinction de rang ni de fortune. Ils étaient instruits dans la religion et les sciences, et avaient des maîtres pour tous les exercices du corps. Afin d'honorer cet établissement, Abdelmoumen avait voulu que ses propres enfants fussent du nombre des hâfites. [ Enc. des g. du in.'\

Cartas, Histoire du 3Iaroc. — Ebn-Khaldoun, fJistoire des Berbères. — Conde , Histoire de la domination des Arabes en Espagne, II, 249. — Casiri; liiblioth. arab. hisp. esc, II, 140. — Ebn-Sahibi-Salat, Histoire des Almohades , manusc. n" 434 de la biblioUièque lîodléieniie. —F. Hoefer, Histoire du Maroc {dans la Collection de l'Univers ).

AKO-EL-REZZAK, OU ])lnt6t Abd-ev-Rczzak (par assimilation de la lettre r), fondateur de la dynastie des Sarbédariens , né à Bashteyn , dépendant de Sebbuzwar, mort vers 1340 de J.-C. Jl fut d'abord huissier (yéçaoul) du sultan Abou- Saïd-Khan, et percepteur des impôts dans le Kirman. Il s'acquit ensuite mie grande popularité en délivrant sa ville natale d'un gouverneur tyrannique, et défit les troupes du vizir Ala-Édyn qui avaient été envoyées contre lui. Il attacha à une potence des bonnets, contre lesquels tous ses partisans devaient lancer des pierres. C'est de là que la dynastie prit le nom de Sarbédar, qui signifie tête sur tcne potence. Ala-Édyn, tombé entre les mains du vainqueur, fut mis à mort l'an 737 de l'hégire ( 1336-7 de J.-C.'.). Abd-el- Rezzak se rendit maître de Sebbuzwar, et se fit proclamer souverain. Il se tua quelque temps après en sautant par une fenêtre, sur une menace de son frère Maçoud, qui lui succéda.

s. de Sacy, dans Notices et Extraits des manuscrits , vol. IV, p. 232. — D'Hcrbelot, liiblioth. Orient. — Kholassatou-Akhbar, ou Histoire générale par Khondemir, manusc. du Biusée Britannique.

ABD-EL-WAHAB, fondateur de la secte des Wahabis ou Wahabites, naquit en 1692 dans les environs de Hillah (l'ancienne Babylone) sur les bords de l'Euphrate , et mourut le 14 juin 1787. D'une famille pauvre, il fut adopté par Ibrahim , riche Arabe , étudia à Ispahan sous des maîtres habiles, parcourut le Khoraçan, et vint séjourner à Bagdad et à Bassora. Là , il enseigna des doctrines religieuses qui se rapprochaient de celles du célèbre Abou-Hanifah. Plusieurs scheiks du Ncdjd les adoptèrent, et se rangèrent sous la bannière du nouveau prophète. Ce fut une cause de discorde parmi les petits princes ou chefs de tribus arabes : les deuv partis s'accusèrent réciproquement d'hérésie , et il y eut des rencontres sanglantes. Les sectaires n'admettxiient pas que le Koran fût l'œuvre de l'inspiration divine et de l'ange Gabriel ; r-ejetant les saints, ils n'adressaient leurs prières qu'à

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