‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 150 sur 180 · I. IV, C. XXXV · texte numérisé non relu

I. IV, C. XXXV

ALBON (famille française d'). Cette ancienne famille remonte à André d'Albon , seigneur de Curis, au mont Dor, près de Lyon, qui vivait de

Parmi les membres de cette famille on distingue Guichard, l'un des députés envoyés en 1423 par le roi à Chambéry, pour traiter de la paix avec le duc de Bourgogne; Jean, dit de V Espinasse, seigneur de Saint-Andi-é, qui servit dans l'armée du roi contre les Anglais et les Bourguignons , par lesquels il fut fait prisonnier en 1417; Henri II d'Albon, mort en 1502, qui servit Louis XI dans les guerres du comté de Bourgogne; Claude, qiu' fut tué dans un combat livré contre le margiavede Brandebourg, au siège de Metz, en 1552; Antoine d'Albon, archevêque de Lyon, né en 1507, d'abord abbé de

Savigny et de l'île Barbe , puis nommé gouTerneur de Lyon en 1553, à la mort du comte de Grignan , et à une épocpie où il y avait tant à craindre de la part des protestants, qui n'épargnaient rien pour s'emparer de Lyon ,' comme ils avaient fait de Genève. Antoine, malgré leur nombre et leurs menées, ne leur pennit point d'élever des temples. Il repoussa, en 1560, une violente attaque dirigée par Maligny, seigneur maçonnais. Après cet important succès, Antoine fut nommé archevêque d'Arles. Pendant son absence, les protestants, favorisés par le nouveau gouverneur, le comte de Sault, se rendirent maîtres de Lyon; mais d'Albon ayant permuté l'archevêché d'Arles contre celui de Lyon, punit, dès son arrivée, les auteurs de la révolte, fit brûler leurs livres , et mourut le 24 septembre

On cite encore Bertrand d'Albon, seigneur de Saint-Forgeux, qui tint constamment le parti du roi conti'e la Ligue dans le Lyonnais , et contribua puissamment à la réduction de Lyon en

La branche du seigneur de Saint-André descend de Gilles d'Albon, fils puîné de Jean de î'Espinasse, mort avant 1480. Son fils, Guichard , seigneur de Saint- André, fut envoyé en Guienne par Anne de Beaujeu, pour réduire à l'obéissance du roi plusieurs places qui favorisaient le parti de Louis, duc d'Orléans; puis il passa en Bretagne, et se t'ouva à la bataille de Saint- Aubin du Cormier. Il mourut en t502. Son fils Jean, seigneur de Saint- André, mort en 1550, fut gouverneur du Lyonnais, du Bourbonnais et de la Marche. En 1512, il suivit le sire de la Trémouille en Italie, et Bonnivet au siège de Fontarabie, en 1621. En 1523, il défendit Saint-Quentin contre les Anglais. En 1537, il fut l'un des députés chargés de traiter à la paix avec les Impériaux qui assiégeaient Tliérouenne. Son fils Jacques, seigneur de Saint- André, marquis de Fronsac, maréchal de France sous le nom de maréchal de Saint-André, fut l'un des hommes les plus importants du seizième siècle. La branche des seigneurs de Baignols descend de Guillaume d'Albon , second fils d'André. Elle présente jusqu'au quinzième siècle plusieurs personnages assez remarquables, parmi lesquels nous citerons yl m (^(^ée, mort à Azincourt en 1415. — La branche des seigneurs de Pouilleaai descend de Henri , troisième fils d'André. Cette branche compte parmi ses plus illustres membres Uumbert, qui se trouva aux batailles de Poitiers et de Briguais , et fut fait prisonnier dans ces deux journées.

A'rt de vérifier les dates.

ALEOS {Claude-Camille-François d'), littérateur français, descendant du maréchal de Saint-André , né à Lyon en 1753, et mort à Paris en 1788. Ses écrits, son attachement à Quesnay, chef des économistes, la sépulture honorable qu'il accorda dans sa terre de FranconviUe au

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