ALCINOUS
fait, suivant sa volonté, entrer en activité: — Le Sommaire ou Introduction d'Alcinoùs fut d'abord publié en latin à Rome par Pierre Balbi, en 1469, in-fol. Le texte grec fut imprimé pour la première fois dans l'édition aldine d'Apulée,
1521, in-S". La dernière édition est de J.-F. Fischer, Leipzig, 1783. II en existe une traduction française par J.-J. Combes -Dounous; Paris, 1800, in-8°.
Il ne faut pas confondre cet Alcinoiis avec un écrivain latin , dont il nous reste quelques épigrammes recueillis dans VAnthologia latina de Burmann.
Ritter, Geschichte der philosophie , t. IV.
ALCiONius ou ALCYONius (^Pierre), né en 1487, mort en 1527, correcteur de l'imprimerie d'Aide Manuce à Venise, sa patrie, et professeur de grec à Florence. Clément VIT l'appela auprès de lui. Le plus célèbre de ses ouvrages est ïvà\i\x\é Medicis legatus,sive de exilio , Venise,
1522, in-4'', réimprimé par les soins de Mencken, sous le titre à'Analecta de calamitate littera- ^orMm, Leipzig, 1707, in- 12. On l'accusa de s'être approprié tout ce qu'il y avait de bon dans le traité De gloria de Cicéron , dont il possédait, dit-on, le seul manuscrit, qu'il aurait fait ensuite disparaître pour cacher son plagiat. Cette accusation ne parait pas fondée. Le livre de r£xil est un dialogue fait à l'imitation de ceux de Cicéron, dans un style pur et élégant. C'est un éloge emphatique de l'exil, ou du moins une déclamation pour prouver que l'exil n'est pas un mai. On a encore de lui : Aristotelis opéra varia, latine; Venise, 1521, in-fol. Cette traduction latine de quatre ouvrages d'Aristote est extrêmement rare, parce que l'auteur, piqué des critiques qu'on en fit, acheta tous les exemplaires qu'il put trouver, et les jeta au feu.
Tiraboschi, vol. I de l'Histoire de la littérature italienne. — Mazzuchelli, Scrittori d'italia. — Gesner, Siblioth. — Paul Jove, Elog., c. cxxiil, p. 63.
ALCîPHRON ('AXxtçpwv), rhéteur et épistolographe grec, vivait probablement dans le second siècle de notre ère. Il nous reste de lui soixanteseize lettres, rares échantillons de l'épistolographie grecque. On croit, d'après Aristénète ( £p., 1 , 5 et 22 ) , qu'il fut contemporain de Lucien, qui appartient au second siècle de l'ère chrétienne. Les lettres d'Alciphron sont presque toutes datées d'Athènes ; et, quoique le mauvais goût y domine , elles ne sont pourtant pas sans importance pour l'étude de l'antiquité et de la langue grecque ; car l'auteur trace le tableau des mœurs d'Athènes d'après d'anciens poètes comiques dont les ouvrages sont perdus ; il y fait parler sans intermédiaire des personnages de différentes professions (pêcheurs, paysans, parasites) d'une manière exactement conforme à leur état, à leur genre de vie, à leurs mœurs , à leurs sentiments , mais dans un langage imité de Démosthène et de Lysias. La meilleure partie de ces lettres est la correspondance des courtisanes ;