‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 31 sur 180 · ABIMELECH · texte numérisé non relu

ABIMELECH

à Ber-Sabée , et renouvela avec lui l'alliance déjà formée dans ce lieu entre leurs pères. Cette alliance , célébrée par un festin , eut lieu vers l'an 1804 avant J.-C.

Le troisième et dernier Abimélech, dont parle la Bible, vivait en Palestine du temps des Juges, et mourut en 1235 avant J.-C. II était fils de Gédéon et d'une concubine de ce général des Hébreux. Son activité le fit réussir dans ses vues ambitieuses. Il remplaça son père comme chef d'Israël, au détiiment de ses frères légitimes affaiblis par leur discorde : il s'attira la haine de ses sujets par des actes fréquents de violence et de cruauté , particulièrement envers les habitants de Sichem, et périt au siège d'une ville : une femme lança sur lui , du haut d'une tour fortifiée , un éclat de meule de moulin qui lui fracassa la tête. Près d'expirer, il appela son écuyer et lui commanda de le percer de son épée , afin que l'on ne pût dire qu'il avait été tué pai" une femme. [ Enc. des g. du m. ]

(Jencse, chap. xx, xxi, xxvi. — 3osèç\\e, Ântiq. Jud ., lib. I.— Juges, IX.

ABiNGTON (Thomas), antiquaire anglais, né à Thoi-pe, dans le Surrey , le 23 août 1560 , mort le 8 octobre 1647. Il était fils du trésorier de la reine Elisabeth. Il fit ses études à Oxford, à Reims et à Paris. Accusé, avec son frère Edouard, d'avoir trempé dans la conspiration de Babington pom' délivTcr la reine Marie d'Ecosse , il fut enfermé pendant six ans à la Tour de Londres. A sa sortie de prison , il se retira à Henlip , dans le comté de Lancastre , où il donna asile aux deux jésuites Garnet et Oldcorn, accusés de complicité dans la conspiration des poudres. On lui fit son procès , et il fut condamné à mort. Grâce à la protection de lord Mountegli , son beaufrère, la peine capitale fut commuée en celle d'un exil de Londres. On a d'Abington une Histoire d'Edouard IV , publiée par son fils après la mort de l'auteur, et une ti'aduction anglaise de l'historien GUdas ; Londres, 1638, in-8°. On conserve en manuscrit des Recherches sur les antiquités de la province de Worcester et ÏBistoire de la cathédrale de Worcester.

Biographia Britannica.

ABiNGTON ( Gnillaume) , fils^du précédent, né en 1605 , mort en 1659, a publié 1° une tragicomédie intitulée la Reine d'Aragon , qui fut représentée à la cour de Charles I^'^ ; — 2° des Observations sur l'histoire ; Londres , 1641 , in-8° ; — 3° des poésies sous le titre de Castor a; Londres , 1 635 , in-8°.

lliographical Dictionary.

ABi,\GTON( Françoise ), célèbre comédienne anglaise, née en 1731, morte le 4 mars 1815, débuta au théâtre de Haymarket en 1759, sous la direction du poêle Théophile Cibber. Elle jouit pendant plus de trente ans de la faveur du public sur les théâtres de Dublin et de Londres.

Oavips, l.ife of Cairick, t. II, p. 175. - Biofjraphical Dictionary.

ABLANCOURÏ 126

*ABiosi OU ABiosus (/mw), médecin et mathématicien, né à Bagnuolo, dans le royaume deNaples, florissait vers 1494. On a de lui : Bialogus in astrologiae defensionem , item Vaticinium à diluvio usque ad Christi annos XVII; Venetiis, 1494, in-4°, ouvi'age rare.

Biographical Dictionary.

ABioc , fils d'Aaron, gi'and prêtre, fut dévoré par les flammes l'an 1490 avant J-.C, avec son frère Nadab.

Exod., XXIV. — Levitic, X. — .Tosèphe, Antiq. Jud.,

liv. m, c. 9.

ABIRAM, fils aîné d'Hilel, qui rebâtit la ville de Jéricho vers l'an 1313 avant J.-C, cent trente-sept ans après sa destruction par Josué. D périt subitement; Josué avait prononcé une malédiction contre celui qui rétablirait cette ville. ( Deutéronome, XXXIV, 3. )

ABiRON , petit-fils de Phallu , fils de Ruben , conspira contre Moïse et Aaron , avec Nathan et Coré. Ils furent engloutis par la terie entr'ouverte, l'an 1489 avant J.-C.

ABiSAi (rty>2^ ), général juif, se rendit célèbre sous le règne de David par sa valeur et son attachement à ce prince ; il massacra trois cents hommes , mit en fuite plusieurs milliers d'Iduméens, et tua un géant philistin, armé d'une lance dont le fer seul pesait trois cents sicles ( douze livi'es et demie ).

Il Reg., xxtii. — Joséphe, liv. VII, c. 7.

*ABLABius ( 'ApXdcpioi; ) , poète grec, vivait vers la fin du quatrième siècle de notre ère. 11 ne nous reste plus de lui que des fragments d'épigrammes, conservés dans YAnthologia grœca, t. IX , n. 763 , édit. Jacobs.

Fabricius, Bibliot/i. grœca, t. IV, 4S7.— Brunck, Jnalecta, t. II , 3.

ABLANCOURT (TVJcoto Perrot d"), traducteur célèbre, né le 5 avril 1606 à Châlons-sur- Marne, mort le 17 novembre 1664. Il étudia à Sedan, fut reçu avocat , puis renonça à toute espèce de fonctions pubUques pour se hvrer aux lettres. H passa quelque temps à Leyde et en Angleterre , où lord Perrot , son parent , voulut le fixer par l'espérance d'une grande fortune ; mais d'Ablancourt revint à Paris , où il partagea son temps enti'e l'éducation de ses neveux, l'étude et les soins de l'amitié. Il fut reçu membre de l'Académie en 1637. Colbert désigna , en 1662 , d'Ablancourt comme historiographe de Louis XIV ; mais le roi le refusa comme protestant. A sa mort, causée par la gravelle, on répandit le bruit que, s'étant abstenu de prendre de la nourriture pendant quelques jours pour diminuer ses douleurs, il avait, à l'exemple d'Attius, fini par se laisser mourir de faim. Sa carrière littéraire est à peu près renfermée dans ses traductions d'écrivains célèbres de l'antiquité. Celles qu'il a publiées de Tacite, de César, de Lucien, de Thucydide, dus Stratagèm.es de¥roalin, etc., étaient surnommées de son temps les belles infidèles, le traducteur s'étant plus attaché à se

ÂBLANCOURT — ABÔU-BEKR

rendi'e agréable aux lecteurs français qu'à reproduire la manière et même le sens littéral des auteurs originaux. On lui doit aussi une traduction de Marmol , Description de l'Afrique ; Paris, 1667, 3 -vol. iil-4°. Cette traduction, laissée inachevée par d'Ablancourt, fut terminée par Patru, son ami, et publiée par Richelet. On ne saurait contester à d'Ablancourt une soi'te d'élégance de style; mais c'est là un mérite trop mince, pour qu'on lui pardonne d'avoir travesti les auteurs qu'il prétendait interpréter.

OEuvres de Patru. — Mémoires ..de Nlcéron, tom. VI et 'X. — Dictionnaire-de Bayle, avec les remarques de Joly.

ABLAYics ou Ablabius , préfet du prétoire , mort en 350 de J.-C. Constantin le Grand le désigna en mourant pour servir de conseil à Constance ; mais cet empereur le priva de cet emploi , sous prétexte de céder à la voix de l'armée. Ablavius se retira dans une maison de plaisance en Bithynie , pour y vivre en philosophe. Constance, redoutant le pouvoir de son ancien conseiller, lui fit porter une lettre dans laquelle il feignit del'associer à l'empire ; mais comme Ablavius demandait où était la pourpre qu'on lui envoyait, des officiers entrèrent et le mirent à mort. — Un historien du même nom avait écrit. De rebns Geticis, un ouvrage que Jornandès paraît avoir pris pour base du sien.

.Tornandes, De rébus Ceticis, IV, 14.

*ABLÉciMOF ( Alexandre ), écrivain russe, né à Moscou en 1784, est l'auteiir du premier vaudeville national en langue russe. Il suivit d'abord la carrière militaire, et il obtint le grade d'officier d'état-major. Ses écrits, assez nombreux, sont en général peu répandus; mais on joue souvent et avec succès , sur tous les théâtres de la Russie , le Meunier, petite pièce charmante, dans laquelle on a reconnu un tableau fidèle des mœurs du peuple russe. C'est un opéra-comique vraiment national, où règne la plus franche gaieté.

Yaznikov, dans le Dictionnaire encyclopédique russe, 1. 1, p. 36.

ABK£B, rabbin, né àBurgos vers 1270, mort en 1346. Il se convertit au christianisme à Valladolid, où il exerçait la profession médicale. Il prit dès lors le nom d'Alphonse de Burgos ( Alfonso el Burgales ) , et se signala par son zèle pour la religion chrétienne. On a de lui un Traité sur la. peste ( en espagnol ) ; Cordoue, 1551, in-4°. Abner, avant sa conversion, avait publié un ouvrage sur la concordance des lois, et accompagné de gloses le Commentaire d'Aben- Hezra sur les dix préceptes de la loi. Après avoir abjuré le judaïsme, il écrivit, en hébreu, une réfutation du livre du rabbin Quinchi, intitulé Milchamoth Hasem ( Guerres du Seigneur ), livre dirigé contre les chrétiens.

Bartolocci, hiblioth. magita Rabbinica.

ABKER, personnage bibhque, fils de Ner, fut d'abord général des armées de Salil, puis il servit Jsiroscth pendant sept années contre David ;

blessé de l'ingratitude du fils de Saiil , il se rangea du côté de son compétiteur, à qui il ramena sa femme Michol cpie Saùl lui avait enlevée. David conçut dès lors pour Abner une amitié qui excita contre lui la jalousie et la haine d'un autre général de ce prince, Joab, dont Abner avait tué un frère nommé Azaël, et dont il devint aussi le meurtrier. David fut profondément attristé de cet événement ; il exprima sa douleur par une complainte consignée dans le livre des Psaumes : cette complainte ( psaume 38 ) et celle du même roi sur la mort de Jonathan , fils de son rival Said , sont regardées, avec raison, comme les plus anciens modèles de poésie élégiaque.

I Samuel, 14, 17, 26. — Josèphe, Antiq., Vil, i.

* ABOD-AZTAi {Michel ), savant Hongrois,

mort le 16 novembre 1776. Il étudia la philologie

à Franaker en Hollande, et fut Jusqu'à sa mort

professeur au gymnase de Nagy-Engyed, en

Transylvanie. On a de lui : Systema antiquita-

txim grœcarum; Grammatica latin a, 1744; De

moraDei, 1733.

Oesterreichisches Biographisches Lexicon, p. 10 ; Vienne, 1831.

ABOS {Maximilien-François et Gabriel d'), deux frères nés dans le Béarn vers la fin du dix-septième siècle , marins intrépides , vaillants chevaUers de Malte, se défendirent, -en 1698, dans le port de Nio (l'ancienne los) , avec quatre navires contre la flotte du capitan-pacha , composée de cinquante galères , et remportèrent la victoire. Maximilien mourut peu de jours après cet exploit. Son frère retournait à Malte avec un immense butin, lorsqu'il fut pris par des pirates tunisiens et envoyé à Constantinople. Mahomet rv ayant vainement essayé d'attacher à son service un guerrier aussi brave , lui fit trancher la tête.

ABOC, par abréviation bou, et en chaldéen AB , nom sémitique qui signifie vère, et précède beaucoup de noms propres hébreux , syriaques et arabes. Ainsi, Abou-Bekr veut dire père de la vierge ; Abou-'l-Faradj , père de la joie; Bou-Maza, père de la chèvre, etc.

ABOU-BERR, premier khalife, né à la Mecque vers l'an de J.-C. 573 , mort à Médine au mois d'août 634. Abou-Bekr, surnommé El-Siddik ou le Sincère, avait porté d'abord le nom d'Abd-el- Caaba,etétaitfilsd'Abou-Kohafa-ben-Amer, delà tribu des Benou-Taïm. Il jouissait à la Mecque d'une grande influence due à sa vaste instruction, à sa parfaite connaissance des traditions koréïschites , à la réputation qu'il avait de savoir interpréter les songes, à l'affabilité de ses manières : Juge criminel, il prononçait sur les amendes dues pftur les meurtres, et s'occupait en outre du commerce, qui lui avait fait acquérir une assez grande aisance. Lorsque Mahomet , se portant comme prophète et législateur des Arabes, eut commencé sa prédication , Abd-el-Caaba devint un de ses premiers disciples, et changea son nom contre

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