ABOU-EL-AASI — ABOU-SAID-MIRZA
ABOr-EL-AASI. Voy. AL-HAKEai.
ABOC-HAMID-AL-GHAZHALl. VoiJ. Al-GhA- ZHALI.
ABOC-HANIFAH-BEN-THABET {El-Nou-
man ), chef des hanéfites, l'une des quatre sectes orthodoxes de l'islamisme, naquit à Koufah l'an 80 de l'hégire (699 de J.-C), et mourut en 767 de J.-C. D'abord destiné à l'état de tisserand, il se livra ensuite à l'étude du droit , refusa la place de juge, et devint l'un des princiijaux docteurs musulmans. Partisan et défenseur ardent des prérogatives de la maison d'Ali conti-e l'usurpation des Abbassides , il se distingua par sa haute raison et par ses efforts pour assurer la pureté de la foi, à une époque où s'était conservée encore l'impulsion morale et religieuse qui donna naissance à l'islamisme. Importuné par les remontrances qu'Abou-Hanifah opposait à son désir de se venger des habitants de Mosoul , Abdallah n le fit jeter dans les prisons de Bagdad, et empoisonner peu de temps après. Abou-Hanifah avait déjà été persécuté parle khalife Alniansor au sujet du dogme de la prédestination , et on peut le regarder comme le martyr de sa foi et des principes universels de la morale. n exposa sa doctrine dans un li^sTC auquel , selon l'usage de tout l'Orient , il donna un titre allégorique : Mosnad ou le Traditionnel. H y établit tous les préceptes de l'islamisme sur l'autorité du Khoran et de la tradition. Trois cents ans après sa mort on lui éleva un mausolée , et l'on fonda uu collège pour ses disciples , parmi lesquels se fit remarquer Abou-Joseph. Hanifah passe pour le Socrate des musulmans. Un homme lui ayant un jour donné un soufflet , il se contenta de dire : « Vindicatif, je vous rendrais outrage pour outrage; délateur, je vous accuserais devant le khalife; mais j'aime mieux demander à Dieu qu'au jour du jugement il me fasse entrer au ciel avec vous. »
Le rit d' Abou-Hanifah est maintenant suivi dans tout l'empire ottoman. L'ouvrage qui en renferme la doctrine a été traduit librement de l'arabe en français par Mouradja d'Ohsson. [ Enc. des cj. du m., avec corr. et add.]
Pococke, Spécimen Hist. Jrab., édit. nouv., p. 25-2T. — Sale, Koran, Prelim. Disc, p. 1S5.
AROU-MANSOUR ( Ymja-ben-AU-ben-Aby- Mamsour, surnommé Mouneddjem, c'est-à-dire l'Astronome ) , astronome arabe , naquit en 241 de l'hégire ( 855 de J.-C. ). Le khalife Mamoun le nomma président du collège des astronomes , et directeur des observatoires de Bagdad et de Damas. On attribue à ce célèbre astronome la Table vérifiée, résultat des observations faites à Bagdad et à Damas. Abou-Mansour laissa, entre autres ouvrages, un Recueil des vies des poêles arabes , qui commence à Bachar-ben-Berd et finit à Mérouan-ben-Aby-Hafasah.
Hadjc-Klialfah, Dictionnaire bibl. — Aboiilfaradjc, Hist. Oyn., p. 161.
ABOU-MASCHER. VotJ. AlBUMAZER.
ABOU-OBAÏD-AL-BEKRi , géographe et his-.
torien arabe , né à Onoba ( Espagne ) en 1040 de J.-C, mort en 1094. Il vivait à la cour du roi d'Almeria, qui le nomma son vizir. Son principal ouvrage a pour titre : les Routes et les Royaumes; c'est une description du monde divisée en quati-e parties, dont celle qui traite de l'Afrique septentiionale a été traduite en français par M. Etienne Quatremère (Notices et Extraits des manuscrits, t. XH ).
Casiri, Biblioth. arab. hisp. escurialis. ABOU-OBAÏD-AL-CACEM-BEN-SALLARI,
littérateur arabe, né à Hérat vers le milieu du deuxième siècle de l'hégire, mort à la Mecque en 224 de l'hégire ( 838-839 de J.-C. ). Il remplit pendant douze ans les fonctions de cadi à Tarse. Parmi ses nombreux ouvrages on remarque : 1° Al-Amtsal-al-Saijreh , Recueil de proverbes ou d'apologues. C'est de là que Scaliger tira en grande partie ses deux Centuries de proverbes arabes , publiées par Erpenius ; Leyde, 1614 et 1623 ; — 2° Gharybel-Hadyts, ou traité des traditions prophétiques peu connues. L'auteur mit, dit-on, quarante ans à le composer, et pendant ce temps Abdallah , fils de ïaher, lui faisait un revenu de 10,000 dirhem. La bibliothèque de Leyde possède un manuscrit de cet ouvrage.
ABou-osAÏBAH ( Aboul-Abbos-Muioaffec- Eddyn- Ahmed ) , médecin arabe, né vers la fin du douzième siècle, mort en 1269 de J.-C. Il était disciple d'Aben-Beïthar. Il a écrit une Histoire des médecins, divisée en quinze chapitres, dont le premier traite AeVOrigine de la médecine , et le dernier, des Médecins de la Syrie. L'ouvrage manuscrit se trouve à la Bibliothèque nationale. Suivant J.-J. Reiske ( Opuscula medica ex Arabum monumentis ), cet ouvrage renferme beaucoup de curieux traits historiques sur les médecins arabes, et des remarques intéressantes sur leur pratique.
Wiislenfeld, Geschichte der Jrabischen Aerzte. — PiCiske , Opuscula medica ex Arabiim, monumentis.
ABOU-R¥HAN ( Mohamed-ben-Ahmcd ) , astronome et philosophe arabe, né à Byroun en 360 de l'hégire (971 de J.-C. ), mort en 430 de l'hégire (1039 de J.-C). Hmérita, par son esprit de controverse, le surnom à'Al-Mohacca ( très-subtil ). Il passa quarante années dans l'Inde, pour se perfectionner dans l'astronomie. Ses principaux ouvrages sont : 1° un Traité de chronologie , manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal à Paris ; — 2" une Géographie, souvent citée par Aboulféda ; — 3° une Table astronomiqite ; — 4" une Introduction à l'astrologie judiciaire. Tous ces ouvrages sont encore inédits.
D'Herbelot, Bibl. Orient. — Casiri, Bib. arab. hisp. esc, I, 321. — Aboulfaradje, Hist. Dyn., 229. — M. Ileinaud. Géographie d'Aboulféda, t. miitroducUon).
ABOC-SAÏD-niiRZA , dernier souverain de l'empire de Tamerlan, dont il était l'arrièrepetit-fils , né en 1427 , mort en 1409. Vainqueur d'Abdallah et des fils d'Abdallatif , il se rendit