‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 58 sur 180 · ACRAGAS · texte numérisé non relu

ACRAGAS

* ACRAGAS, célèbre sculpteur grec, gravant sur l'or et sur l'argent. Pline avait vu, dans le temple de Bacchus à Rhodes, des coupes où cet artiste avait gravé des chasses , des bacchantes et des centaures.

Pline, Hist. Nat., 1, XXXIII, c. 12,

ACREL. (OZo/) , chirurgien suédois, né aux environs de Stockhohn en 1717, mort dans cette capitale en 1807. Il était destiné par sa famille à l'état ecclésiastique ; mais un goût décidé l'aycuit entraîné vers les sciences physiques , on le laissa suivre la carrière médicale. Après des études assidues et les voyages les plus .instructifs dans diverses parties de l'Europe, il vint à Paris, et servit quelque temps dans l'armée française en quaUté de chirurgien. Il retourna dans sa patrie à vingt-huit ans. 11 devint membre delà Société de chirurgie de Suède, agrégé àl'Académie des sciences de Stockholm, puis président de cette société savante, associé étranger de l'Académie royale de chirurgie de Paris, professeur de cliirurgie et premier chirurgien du lazaret de Stockholm. Plus tard, il réunit à ces fonctions celles de membre de la commission royale de santé , et de directeur général de tous les hôpitaux de Suède. Ses principaux ouvrages sont relatifs aux plaies récentes , aux opérations de la fistule et de la cataracte. Ils ont pour titres : 1° Traité sur les plaies récentes; Stockholm, 1745; — 2° Observations de chirurgie; ibid., 1750; — 3° Dissertation sur l'opération de la cataracte; ibid., 1766; — 4° Discours sur la réforme nécessaire dans les opérations chirurgicales ;ihid., 1767.

Biographie médicale, I, 36.

ACRON ou AGRON, médecin grec, né à Agrigente vers l'an 460 avant J.-C. Il délivra Athènes de la peste qui ravageait la Grèce , au commencement de la guerre du Péloponnèse. A cet effet, il fit allumer de grands feux dans les rues et sur les places publiques. Selon Acron, le meilleur médecin était celui qui raisonnait le moins. On croit qu'il fut le chet <de l'empirisme.

riutarque, TÀb. de Iside et Osir. — Diogène Laërt., De vit.phil., lib. VIII. — PaulÉgiDètc, I. Il.ch. xxxv. — Castellan, In vit. medic., c. xii. — Fabricius, Bibl. greec, éd. Vet., XIII , 32. — Leclerc et Sprengel, Hist. do la Médecine.

ACRON OU ACRO (Hélénius), scoliaste, vivait vers la fin du quatrième siècle, à en juger par son commentaire sur les Adelphes de Térence , dont Sosipater Charisius rapporte plusieurs fragments dans sa Grammaire.,Son principal omTage est un commentaire sur Horace, imprimé à Milan en 1474, in-4°, et reproduit dans Quinti Horatii Place, oper., in-fol.; S. D. Goth. ( attribué aux presses de George Laver), ainsi que dans l'édition de Bâle, 1555, in-fol., et 1527, in-8°.

Gesner, Bibl., 10, lib. H.

* ACRON (/ean), théologien protestant, né en 1505 dans une petite ville de la Frise , mort vers 1635. n fut successivement ministre à Wesel

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en Prusse , à Doventry en Angleterre , à Groningue dans les Pays-Bas , et à Francfort. On a de lui ; 1° Elenchus orthodoxus pseado-religionis romano-catholicœ ; Doventriœ, 1615, in-4° ; — 2° Problema de studio sacrx theologix recte instituendo, et de concionibus ecclesiasticis apteformandis et habendis ;Fvsinaikerae, 1618,'in-4°. E. D.

Catalogue de la Bibliothèque nationale.

ACRON DE BUMA (Jean), poète hollandais du dix-septième siècle. On a de lui en latin un poëme curieux, intitulé Irenarchia Europxa; sive forum festivum in quo de belli et pacis usu atque abusu causx dicuntur; cum quatuor eîegiis preeliminai'iis ; 'Havàeroy'm, 1678, in-S". A la suite de quelques exemplaires de cet j ouvrage on trouve un autre petit poëme du même auteur, sous ce titre : Hyems sesqiii-mlllesima, centesima, septuagesima. nona, genuinis sermonibus delineata; ibid., 1679. E. D.

Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale.

ACRONius ou ACRON {Jean), médecin hollandais, né en 1520 à Acron, village de ki F^rise, d'où il a tiré son nom. 11 professa la médecine et les mathématiques à Baie, et mourut dans cette vUle en 1563. On a de lui des traités sur le mouvement de la terre, sur la sphère, etc. (Voy. Scriptores Frisix, p. 104). Ces traités sont inédits.

Val. André, Bibliothèque des Pays-Bas. — Bayle, Dictionnaire critique.

ACRONius {Buardus), Frison de naissance, donna en 1601, à Schiedam , une explication du catécWsme de Heidelberg, sous le titre d'£»a?-rationes catecheticsc, vol. in-4''. On a aussi de lui une réfutation de l'ouvrage d'Uitenbogaar sur le pouvoir des magistrats temporels dans les affaires ecclésiastiques. 11 se signala par le zèle de son orthodoxie dans les disputes avec les remontrants.

Voëtius, Polit, écoles. — Baylc, Dict. critique.

ACROPOLITE ( Constantin ), auteur byzantin, fils de George Acropolite, vivait à Constantinople dans la dei'nière moitié du treizième et au commencement du quatorzième siècle. On a de lui des discours contre les Latins , des homélies et des éloges de saints, imprimés dans les t. HetYIlIdes Acta sanctorufn.

Cave, Historia literaria scriptorum ccclesiastico mm, ad annum 1270. — Fabricius, BibliotJieca gr.vca, t. VII,p. 7Gfi.

ACROPOLITE {George), clu-oniqucur by- , zantin, né à Constantinople en 1220, mort en 1282. Il eut l'emploi de logothète, sorte de contrôleur général des finances , à la cour de Michel Paléologue; de là le surnom de Logothète qu'on lui donne. 11 fut chargé de conclure la paix avec Michel d'Épire, et se trouva au nombre des juges de Michel Comnène , soupçonné d'une conspiration politique. Théodore Lascaris, son élève, le fit gouverneur des provinces occidentales de l'empire. Enfin , Michel Paléologue l'envoya comme ambassadeur auprès de Constantin,

prince de Bulgarie , et lui confia diverses négociations importantes. Son Histoire, découverte en Orient par Douza, fut publiée en 1614; mais l'édition donnée auLouyre en 1651, in-fol., est la meilleure, et très-rare. Cet ouvrage, qui est d'autant plus exact que l'auteur a écrit ce qui s'est passé sous ses yeux, commence où finit Kicétas, et s'étend depuis l'année 1205 jusqu'à l'expulsion des empereurs français en 1261. Léon Allatius et Douza ont commenté cet historien.

Cave, Historia Uteraria, 11,312. — Saxius, Onomasticon. Ut., M, 316. — Fabricius, Bibli. grœc, VII, 766, etc.

ACROTATUS, fils aîné de Cléomène II, roi de Sparte , régnait au commencement du quatrième siècle avant J.-C. Les Agrigentins étant venus demander du secours contre Agathoclès , Acrotatus partit avec eux sans le consentement des éphores, n'emmenant que quelques vaisseaux. Il fut jeté par une tempête à Apollonie, sur les bords du golfe Adriatique , et trouva cette ville assiégée par' Glaucias, roi des Illyriens, qu'il força à se retirer. Il aborda ensuite à Tarente , et décida les Tarentins à envoyer vingt vaisseaux au secours des Agrigentins. Tandis qu'on faisait les préparatifs, il se rendit à Agrigente, où U donna d'abord les plus grandes espérances ; mais bientôt il se plongea dans la débauche, et se livra à toutes sortes de déprédations. Enfin, après avoir tué en trahison Sosistrate , l'un des principaux exilés de Syracuse , il craignit que le peuple ne se soulevât contre lui : il s'embarqua furtivement durant la nuit, et retourna à Sparte. Il eut par la suite, suivant Pausanias, le commandement d'une armée que les Lacédémoniens envoyaient contre Aristodème, tyran de Mégalopolis, et il périt dans une bataille sanglante où les Lacédémoniens furent défaits. C — r.

ACROTATUS, petit-fils du précédent, monta sur le trône de Sparte vers 268 avant J.-C. Étant encore très-jeune, il défendit, eu l'absence de son père Aréus, la ville de Sparte assiégée par Pyrrhus, à la solUcitation de Cléonyme. Il parvint à se maintenir dans la place jusqu'à l'arrivée des secours qu'il attendait, et força les assiégeants à se reth-er. Plutarque rapporte qu'il fut tué en 267 avant J.-C, dans l'expédition contre Aristodème.

Pausanias, In Atticis et in Laconic. — Plutarcb., In Agide et Cleomene. — Clinton, Fasti Hellen.

ACSENCAR-AL-BOCrRSIvY, COnuu auSSi SOUS

les noms de Borsequin, Borgel, Burcjoldas, ou Btirso, gouverneur de Mossoul en 1114; il se fit connaître des croisés par sa bravoure et son adresse. En 1121 et 1122, il fut occupé par le calife Mostarched à délivi-er Bagdad du rebelle Dobaïs. En 1124 il fut assassiné par les Ismaéliens, au moment où il se disposait à combattre les Francs.

Mithaud, Histoire des croisades.

ACTISAXES, roi d'Étliiopie, détrôna Amoaiophis, roi d'Egypte, et réunit un moment sous

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sou sceptre l'Ethiopie et l'Egypte. Il "purgea ses États des brigands qui les infestaient : il fit couper le nez aux coupables , et les envoya dans une colonie pénitentiaire située dans le désert, entre l'Egypte et l'Arabie.

Diodore, liv. I, c. 60. — Slrabon, liv. XVI. — Pline, liv. V.

ACTIFS, ou AZZO VISCOKTÏ.

* ACTOBf, évêque de Verceil en 944, a laissé : 1° un Capitulaire en cent articles, qui fait partie du recueil de d'Achery ; — 2° Polypoticon, abrégé de philosophie morale; — 3° des lettres, des discoîirs, des commentaires. Ces divers ouvrages ont été recueillis en 1768 par Baronzio ; Verceil, 2 vol. in-fol.

Leland et Pitseas, De scriptoribus Angl.

Acr GN (Joseph), homme d'État, né à Besançon en 1737, mort en 1808. Ses parents étaient des Irlandais établis en France. Après avoir achevé ses études , il piit du service dans la marine française, mais la quitta bientôt pour entrer dans celle de Toscane ; il fut employé dans l'expédition espagnole contre les Barbaresques , et eut le bonheur de s'y distinguer. Ce premier succès lui donna l'occasion de se vouer au service de la marine de Naples, et l'amena à la cour voluptueuse de cette capitale, où il sut gagner la bienveillance de la reine Caroline. H fut successivement ministre de la marine, de la guerre , directeur des finances, et enfin premier ministre. Dans ce poste, il se lia intimement avec l'ambassadeur anglais Hamilton; ces deux personnages eurent sur le sort de Naples une influence désastreuse. Acton fournit un nouvel exemple du danger de confier le gouvernement à des favoris. Sa haine implacable contre la France l'excita, pendant la guerre d'Italie, aux mesui-es les plus atroces , dont , en dernier résultat, les effets devinrent funestes à la famille régnante. En 1798, Acton accompagna le roi Ferdinand dans la fameuse exp<5dition du général autrichien Mack contre l'armée française. Précédemment, il avait présidé une junte extraordinaire qui , sous les yeux de Nelson , immola à ses hames politiques un nombre considérable de victhnes dans toutes les classes de la société. Après la malheureuse issue de l'expédition de Mack, Acton fut éloigné définitivement, mais trop tard, de la direction des affaires. Il mourut, à l'âge de soixante-onze ans , en Sicile, où il s'était retiré dès 1803. [Conversations-Lexicon.]

Colletta, Storla del regno di JVapoli.

ACTiTARius (Jean), médecin grec du Bas- Empire. Le nom à'Acticarms s'appliquait généralement aux médecins titulaires de la cour de Constantinople ; mais il se donna plus particulièrement à Jean, fils de Zacharie, qui vivait, selon les uns, au onzième siècle, selon les autres, au douzième, et selon d'autres enfin, au treizième et même au quatorzième siècle. C'est assez dire que l'on ne sait rien sur la vie de ce médecin. On a de lui : r Methodus medendi libri sex; Yene-

tiis,in-4°, 1554,etParisus, 1566,in-8";— 2°deux livres sui* les esprits animaux ; Vâns, 1557, in-S" ; — 3° sept livres sur les iirines , dont Lévon de Noie publia en 1519 une version latine , réimprimée à Paris, 1558, et à Utrecht, 1670. Tous ces ouvrages sont réunis dans ActuarU. opéra; Parisiis, in-8°; Lugduni, 1556, 3 vol. in-12, et dans le recueil de Henri Estienne, matvXé- Medicee artis principes. A l'exemple des médecins arabes , il décrit , dans son Methodus onedendi, un grand nombre de médicaments composés et des eaux distillées, comme celles de rose , de plantain , de lierre , etc. Les emprunts que firent les médecins grecs aux écrivains arabes n'étaient pas toujours faits avec discernement : ils trahissent souvent une ignorance profonde, tout à la fois de la langue arabe et de la matière médicale.

Gesner, Bibliot/i. — Martilinus, Tii Lindeno renovato. — Du Cangc, Glossar. Grœcitatis, — Castellan, De vila tnedicor. — Bayle, Dict. critique. — Fabricius, Bibl. {irœc. , vol. XII, p. 635. — Haller, bibl. medic. pract., lomc I, p. 319. — Freind, Hist. of Phtjsic. — Sprengel, Jlistoire de la Médecine.

ACDNA ( Christoval d' ), missionnaire espagnol, né en 1597 à Burgos, mort dans la seconde moitié du dix-septième siècle. Il entra , à l'âge de quinze ans, dans l'ordre des Jésuites, et parcourut pendant plusieurs années le Chili et le Pérou , en prêchant l'Évangile aux sauvages indiens. Son nom est mêlé aux premières explorations du fleuve des Amazones.

Lorsque le courageux Texeira eut remonté pour la première fois le cours immense de l'Amazone, il trouva à Quito toute la population émerveillée de sa constance et de son courage; mais il ne put donner que de vagues renseignements sur les régions qu'il avait traversées , en surmontant de tels obstacles, que le voyage n'avait pas duré moins d'un an. Une exploration plus fructueuse pour la science et plus utile au commerce fut résolue. D. Pedro de Toledo y Leiva, quinzième vice-roi du Pérou, comprit l'avantage qui pourrait résulter pour l'Amérique méridionale, réunie alors sous la même couroime, d'une seconde expédition : il confirma Pedro Texeira dans le commandement de la flottille qui devait descendre le fleuve après l'avoir si heureusement remonté ; mais il ordonna que deux hommes à la fois instruits et intelligents fussent chargés des observations scientifiques qui devaient résulter d'une si vaste exploration. Le collège des Jésuites de Quito adhéra au désir du vice-roi; le P. Christoval d'Acuna, alors recteur de Cuenca , et le P. Andres de Artieda, professeur de théologie à l'université de San-Gregorio, furent choisis par le père provincial Francisco Fucntès pour remplir cette mission difficile , où la science seule n'était pas nécessaii-e , et où il fallait faire pi'euve d'une énergie peu commune. Munis d'une commission spéciale émanant de l'autorité suprême, les deux religieux quittèrent le collège de Quito, pour s'embarquer avec

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Texeira, le 16 février 1639. Ils ne commencèrent

pas leur grand voyage, comme on le suppose généralement, au port de Payamino, mais Ibicn sur le Napo. Dès le début de l'expédition, le P. Christoval d'Acuna débuta dans ses observations hydrographiques, et poursuivit ses calculs pour offrir enfin à l'Europe quelques données raisonnables sur le plus grand fleuve de l'Amérique, sans oubher toutefois les renseignements ethnographiques qu'il put rémiir sur son rapide passage. Ces diverses observations n'employèrent pas tout à fait un an ; l'expédition arriva au Para le 12 décembre 1639. Lorsque la flottille parvint sur le bord de la mer, nul bâtiment n'avait été préparé par l'autorité pour porter la nouvelle de son arrivée en Europe. Christoval d'Acufia mit à profit son séjour forcé dans la capitale de l'Amazonie ; il y perfectiomia le voyage qu'il voulait publier, et au mois de mars 1640 il s'embarqua avec son compagnon de voyage pour venir rendre compte à Madrid du succès de l'expédition. En l'année même de 1640, Acuîîa présenta au conseil général des Indes le fruit de ses travaux, et il exhiba en même temps les certificats de Pedro Texeira attestant leur véracité. Mais jamais époque n'avait été plus mal choisie pour publier un tel voyage : le Portugal venait de se séparer violemment de l'Espagne; dans son cours immense le fleuve des Amazones ne baignait déjà plus les terres soumises à une môme monarchie , et ses flots ne pouvaient plus servir les mêmes intérêts. Contre-carrés dans leurs espérances par cette circonstance politique, les deux rehgieux songèrent à partir pour l'Amérique après plus d'un an de séjour à la cour. Le P. Artieda prit son passage sur l'un des galions qui partaient de Cadix ; et, après avoir touché à Carthagène en 1643, il se rendit à Quito. Le P. Acuna, désespéré de voir lui échapper le fruit de ses travaux, ne se hâta point d'effectuer son retour, espérant que la rébellion du Portugal aurait un terme, comme on disait alors. On pense aisément qu'au milieu des agitations produites par l'avènement de Jean IV, les réclamations de l'intrépide explorateur trouvèrent peu d'écho. Il se lassa, et profita du départ des galions pour retourner en Amérique. Il survécut bien peu de temps aux déceptions douloureuses qu'il avait ressenties si amèrement; et, comme il passait de Panama à Lima pour s'entendre avec le vice-roi , il fut atteint d'une maladie grave, et mourut. Les détails que nous donnons et les dates i)récises que nous présentons ici sont extraits d'un livi-e fort peu connu en France, imprimé à Quito même , et dont M. Ternaux-Compans n'a donné que la première partie dans sa précieuse Collection de relations rares ou inédites relatives à l'Amérique méridionale. Nous voulons parler de l'histoire due à un jésuite espagnol fixé en Italie , et que l'on a publiée seulement en 1841, quoiqu'elle fût écrite dès l'année 1789. Cet ouvrage, intitulé Historia del Eeyno de

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