‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 73 sur 180 · ADÉLAÏDE · texte numérisé non relu

ADÉLAÏDE

duquel elle jouit d'un grand crédit, et mourut a dans le monastère de Seltz sur le Rhin , âgée de 1 soixante-huit ans. Saint Odilon, abbé de Cluny , * a écrit sa vie. Pendant son règne , Adélaïde ne cessa de prodiguer les dons aux églises, aux hôpitaux , aux monastères et aux pauvres. Elle fonda le monastère de Payerne , près du mont Joux , et ne se vengea de ses ennemis qu'en les comblant de bienfaits.

Odilon, in vita Adelaidse, t. V. — Chronique de Novalèze. — Programma academicum de Adellieida, Ottonis conjuge; Lips., 1729. — G.-A.-V. Brcitenbacli, Lebensgeschichte derKaiserin Adelheide; Leipzig, 1788, in-8°. — Giovanni-Battlsta Semeria, yita poUtico-religiosa di sauta Adélaïde, regina d Italia ed impératrice del sacra Romano imperio; Torino, 1842, iQ-8°.

ADÉLAÏDE, née vers 1030, morte vers 1100, femme de Frédéric, prince de Saxe, conspii'a avec son amant Louis , landgrave de Thminge , contre la vie de son époux. Frédéric fut tué l'an 1055, et l'assassin épousa la veuve.

Pertz, Momtmenta Germanioe historica.

ADÉLAÏDE OU Alix de Savoie, fille de Humbert II , comte de Mauriemie , épousa en 1114 Louis VI, dit le Gros, roi de France. Après la mort de ce prince, elle contracta un second mariage avec le connétable Matthieu de Montmorency. Elle en eut une fille qui épousa Gaiichei* de Châtillon. Yves de Chartres la peint comme une princesse de mœurs pures, et remplie de zèle pour la religion. Quinze ans après son second mariage elle se retira, avec la permission de son époux, dans l'abbaye de Montmartre, qu'elle avait fondée, et y moumiten 1154. Elle eut de Louis le Gros six fils et une fille.

Suger, f^ie de Louis FI. — Duchène, Hist. de Monlmorency.

ADÉLAÏDE, de France, épousa le roi Louis II, dit le JBègue, qui avait répudié Ansgarde, sa femme légitime, dont il eut deux enfants. Elle était enceinte lorsque son mari mourut le 10 avril 879, à l'âge de trente-cmq ans. Le 17 septembre elle accoucha de Charles in, dit Ze SUnple , qui régna en 898. Adélaïde ne fut^jamais couronnée reine : on ignore le temps dé sa mort.

p. Labbé, Mélanges curieux, c. 9, § 35.

ADÉLAÏDE (Madame) de France, fille aînée de Louis XV, tante de Louis XVI, naquit à Versailles le 3 mai 1732, et mourut en mars 1800. Entourée dans sa jeunesse de tout l'éclat de son rang, elle se vit réduite, dans ses dernières années, à une vie errante et malheureuse. A Versailles elle se mêla peu des affaires publiques, malgré son ascendant sur l'esprit du roi. On la vit cependant, lors du ministère de Calonne, s'opposer vivement aux vues séduisantes de ce ministre , et combattre de toute son influence ses projets, dont l'expérience prouva l'inanité. En 1791, effrayée des troubles qui s'annonçaient, elle demanda au roi la permission , qu'elle obtint , de quitter la France avec sa sœur. Les dames de la halle , informées de cette résolution , allèrent à Bellevue, où elle demeurait, et la supplièrent de ne pas abandonner le roi dans ce moment de

ADÈLAID¥

dise : elle répondit d'ione manière évasive, et ' sortit de Paris avec sa sœur, madame Victoire, le 19 février 1791, à la chute du jour. Elles avaient eu la précaution de se munir d'une attestation du roi et d'une déclaration de la municipalité de Paris , portant qu'elles avaient , ainsi que tous les Français , la liberté de parcourir le royaume. Cependant, arrêtées par la municipalité de Moret, délivrées à main armée par un régiment des chasseurs du Hainaut, arrêtées de nouveau à Arnay-le-Duc , elles ne purent continuer leur route qu'avec des ordres précis du roi et de l'assemblée nationale. A Rome, où elles se rendirent d'abord, elles furent bien accueillies par le pape , et demeurèrent longtemps dans le palais du cardinal de Bernis. En 1796, elles se rendirent à Naples, où elles se croyaient plus en sûreté ; elles furent reçues par Ferdinand IV à Caserte, où elles restèrent jusqu'au moment de l'invasion des Français, en 1799. A cette époque elles se réfugièrent à Foggia , puis à Cerignola, et s'embarquèrent enfin à Bari. Toujours fuyant, elles débarquèrent àBrindisi, furent transportées à Corfou par l'amiral russe Outschacow, qui leur dépêcha une frégate à cet effet, et montèrent enfin sur un vaisseau portugais que leur envoyèrent les cardinaux d'York, Braschi et Pignatelli, pour se rendre à Trieste. Madame Victoire mourut le 8 juin 1799, et sa sœur ne lui survécut que de neuf mois.

Biographie des Contemporains. — Charles-Claude de Monligny, Mémoires historiques de mesdames Adélaide et f^ictoire de France , filles de Louis Xy ; Paris, 1802, 3 vol. in-12; Ibid,, 1803, 2 vol. in-S°.

ADÉLAÏDE ( Eugène-Louise, princesse d'Orléans ) , fille de Louis-Philippe-Joseph, duc d'Orléans, et de Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon- Penthièvi-e, naquit à Paris le 25 août 1777, et mourut en décembre 1848. Elle fut élevée par M™*^ de Genlis. En 1791 elle quitta avec sa gouvernante la France, pour faire un voyage^ eu Angleterre. A son retour, au mois de novembre 1792 , elle se trouva inscrite sur la liste des émigrés; et cette circonstance l'obligea de s'expatrier, et de se réfugier en Belgique, sous la protection du duc de Chartres, son frère aîné, depuis Louis-Philippe, qui commandait alors une des divisions de notre armée du Nord. La perte de la bataille de Nerwinde, à la fin du mois de mars 1793, ayant forcé l'armée française à évacuer la Belgique , le duc de Chartres ramena sa sœur de Tournay à Saint- Amand. Son intention était de la laisser dans cette vUle jusqu'à ce qu'D l'eût fait rayer de la liste des émigrés; mais, frappé lui-même d'un décret d'accusation qui ne lui laissait que la fuite pour échapper à la mort, il n'eut que le temps de faire conduire sa sœur et M""^ de Genlis aux. avant-postes autrichiens. L'espoir de se retrouver dans quelques jours en Suisse, où ils se donnèrent rendez-vous, adoucit pour eux les regrets de cette première séparation. Ce ne fut pas sans beaucoup d'inquiétudes et do dangers

que la jeune princesse , accompagnée de M™^ de Genlis et de sa nièce M""" Henriette de Cercey , effectuèrent ce trajet sous l'escorte du comte G. de Montjoie, aide de camp du duc de Chartres. Enfin , après dix jours de marche à travers les camps ennemis, M"^ d'Orléans rejoignit son frère à Schafïouse le 26 mai 1793.

Par les soins du général Montesquiou, qui vivait retiré, depuis sa proscription , dans la petite ville de Brem.garten, M"'" d'Orléans, M^^^ de Genlis et M"^ de Cercey sa nièce, furent placées dans le couvent de Sainte-Claire. Malheureusement ces dames , au bout de quelques mois , se trouvèrent réduites à un tel état de détresse, qu'il leur devint impossible d'y prolonger leur séjour. Pour sortir de cette situation déplorable, M'ie d'Orléans, qui venait d'être informée que la princesse de Conti, sa tante, habitait Fribijurg, lui écrivit en la suppliant de l'appeler auprès d'elle. Quelques jours après. M'"'' de Pont- Saint-Maurice vint, de la part de la princesse de Conti, chercher M"^ d'Orléans à Bremgarten, pour la conduù'e à Fribourg ; mais telle était la violence des persécutions auxquelles le nom d'Orléans était partout en butte, que la princesse n'osa point recevoir sa nièce dans sa maison, et qu'elle la tint enfermée dans un couvent jusqu'au jour où elle quitta elle-même la Suisse pour se rendre en Bavière, où sa nièce la suivit. Ce fut après avoir passé huit années ensemble, que les illustres proscrites, arrivées à Figuières, y trouvèrent la duchesse d'Orléans, et que la jeune princesse jouit du bonheur, si vivement senti par elle, d'embrasser sa mère, dont elle était séparée depuis plus de dix ans. Lorsque , au mois de juin 1808, Figuières fut bombardée par les Français, la duchesse et sa fille se virent forcées de fuir à pied au milieu de la nuit, et se réfugièrent à plus d'une lieue de la ville, dans le couvent de Villa-Sacra, d'où elles sortirent quelques mois après, pour se rendre à Torruella de Nongry. Ce fut dans ce petit port que s'embarqua M'^'^ d'Orléans pour se réunir à son frère aîné, qu'elle croyait trouver à Malte, où ils étaient convenus de se rejoindre. La princesse y ai'riva vers la fin du mois d'août 1808 : son frère venait d'en partir; et ce ne fut qu'après une suite de contre-temps les plus fâcheux et les plus extraordinah'es qu'ils parvinrent à se retrouver à Portsmouth, au moment où le prince se préparait à retourner à Malte : ils y arrivèrent ensemble au mois de janvier 1809. Après quelques mois de séjour dans cette île , les deux proscrits s'embarquèrent de nouveau pour aller prendre à Mahon leur mère, et la conduire à Palerme, où devait se célébrer le mariage du duc d'Orléans avec la fille du roi des Deux-Sicilcs. M"*"' d'Orléans vécut auprès de son frère, en Sicile, jusqu'en 1814, où il lui fut permis de revoir la France. Lors des cent jours, quand Louis XVIII eut quitté le territoire français , clic suivit son frère à Twicknaut. Après la révolution de juillet,

jyjme j!^c[élaïde, dont les conseils étaient toujours religieusement suivis par son frère Louis-Philippe, fut en quelque sorte l'âme du parti qiii poussa ce dernier, en 1830, à inaugurer la dynastie dela branche cadette des Bourbons. Mais, par un de ces jeux de la Providence que l'histoire enregistre avec soin, son œuvre devait, pour ainsi dire, périr avec elle. M™^ Adélaïde mourut en décembre 1847 ; et, trois mois après, la dynastie d'Orléans disparut devant le souflle de la révolution du 24 février 1848. [ Enc. des g. du m., avec addit. 1

ADÉLAÏDE (sainte), fille de Mengendose, comte de Gueldre, morte en 1015 au monastère de Notre-Dame, à Cologne , dont elle fut abbesse. Ce monastère avait été fondé par le comte son père , ainsi que celui de Villich-sur-le-Rhin.

^cta Sanctorum.

ADELARD OU Athelard , moine bénédictin de Bath , voyagea en Espagne, en Egypte et en Arabie , pour y acquérir des connaissances en mathématiques : il traduisit Euclide, de l'arabe en latin, vers l'an 1130.

ADÉLARDS {Guillaume Marcheselli des).

Voy. Aldrade.

ADELBERT OU ADLABERT , apôtre des Frisons vers la fin du septième siècle. Il fut archidiacre de la cathédrale d'Utrecht, et ne se rendit pas moins reconunandable par la pureté de ses mœurs que par la ferveur de son zèle. On ignore la date précise de sa mort, qu'on place généralement entre 720 et 730. Son corps lut enterré à Egmont. Thierry , ou Didéric I^*" , comte de Hollande, fonda en son honneur, en 923 ou 924 , la célèbre abbaye d'Egmond , qui fut d'abord construite en bois et habitée par des religieuses. Les Frisons l'ayant ravagée sous son successeur Didéric II, celui-ci la rétablit en pierre; mais il en changea la destination, et y mit des moines de l'ordi-e de Saint-Benoît.

Le Petit, la grande Chronique de Hollande, etc.

ADELBERT. VotJ. AdALBERT.

ADELBOLD, prélat hollandais, né vers 960 dans la Frise, mort en 1028. Il soutint, par la voie des armes, ses prétentions contre Didéric m , comte de Hollande. L'empereur Henri H, dont il était le conseiller intime, le nomma à l'évèché d'Utrecht en 1008, qu'il occupa jusqu'à sa mort. H était fort savant pour le siècle où il a vécu. Il a composé un traité De rafione inveniendi crassitudinem sphscrse. Ce traité est dédié au pape Sylvestre H, mort en 1003. Bernard Pez l'a inséré dans son Thésaurus anecdotorum , t. ni, p. II, pag. 86. On a encore de lui une Vie de l'empereur Henri II, c[ui se trouve dans les Acta Sanctorum de Surins, au 14 juillet, t. HI, pag. 744 ; et dans Canisius, Ant. Lect., t. HI, p. II, pag. 25 ; — une Vie de saint Walburg; — des Eloges de la sainte Vierge, desaint Martin, de lasainte Croix, etc.

Sigpbert, De scriptoribus eccles., cap. 138. — Tritlième, Vossius, etc.

ADÉLAÏDE — ADELGISE

ADELBURNER (Michel), mathématicien et médecin allemand, né à Nuremberg le 3 février 1702, mort le 21 juin 1779. Fils d'un libraire , il se hvra à la culture des sciences , et devint membre de l'Académie de Berlin. En 1743 il fut nommé professeur de médecine et de mathématiques à Altdorf, et en 1761 , professeur de logique.^ n publia un journal d'astronomie, annonçant les principaux phénomènes célestes et donnant l'analyse des écrits nouveaux : ce journal , dont le célèbre physicien suédois Celsius donna le premier l'idée, a joui d'une grande vogue ; il a pour titre : Commercium literarium, ad astronomix incrementum inter hujus scientix amatores communi consilio institutum; Norimbergae, 1735, in-4°. (Voy. Acta Erudit. Lips., année 1736, p. 187.) Après quelques annés d'interruption , il fut continué en allemand, sous le titre : Merkvmrdige Himmelsbegebenheiten (Phénomènes célestes remarquables); il parut trenti-e-quatre cahiers jusqu'en 1740, année oti toute la publication cessa de paraître. (M. Guizot, dans son article de la Biographie Universelle , s'est trompé en indiquant la continuation de ce journal comme un ouvrage particulier. ) On a du même auteur un calendrier ( 1743 ), quelques dissertations mathématiques, et une description succincte du baromètre , du thermomètre, et d'autres instruments météorologiques (en 1768). F. H.

Lalande , Bibliographie astronomique. — Weldier, Hist.Astron. et Bibl. Astron, — Bailly, Histoire de l'astronomie. — Montluca, Hist. des mathématiques.

* ADELECANTZ {Charles-Frédéric, baron d'), architecte suédois, né à Stockholm en 1716, mort en 1796. On admire comme un chef-d'œuvre le grand pont qu'il a fait construire à Dronningholm.

Weinwich , Kûnstler-Lexicon.

ADELGISE {Théodore), prince de Bénévent, mort en 878 ou 879. Il succéda en 854 à Radelgaire, son frère. Vers 858 il réunit ses troupes à celles d'Ademar, prince de Salerne , et se mit à leur tête pour chasser les Sarrasins, qui de Bari faisaient des incursions fréquentes sur les territoires de Bénévent et de Salerne. Les Sarrasins y revinrent en 862 ; et, après un combat sanglant, ils obligèrent Adelgise à leur promettre un subside annuel. En 863 , les nouvelles courses qu'ils firent sur le territoire de Bénévent engagèrent l'empereur Louis H à passer une partie de l'année dans ce pays. Louis, après avoir emporté Bari sur les Sarrasins au bout de quatre ans de siège, revint, l'an 871, à Bénévent et y séjourna, tandis que ses troupes firent le siège de Tarente. Adelgise , irrité de la conduite des ; Français, conspira contre Louis, et le fit prisonnier avec sa femme et sa fille. Mais les Sarrasins s'étant approchés de Salerne, Adelgise, qui ne se sentait pas assez fort pour les repousser, remit l'empereur en liberté le 17 scptcmbie, après lui avoir fait jurer de ne jamais entrer en

armes dans la principauté de Bénévent. Mais en 873 Louis rentra, malgré son serment, avec une puissante armée, et s'avança jusqu'à Capoue. « Dans ces temps-ci, dit Giannone, on n'avait pas encore presque vu d'exemples de serments violés; mais les papes, depuis Grégoire n et Zacharie, eurent soin de mettre les souverains à leur aise sur cet article , et trouvèrent le moyen, parles absolutions, de calmer les consciences sur l'inobservation des promess(iS les plus solennellement appuyées sous la foi du serment. Les évoques , à l'imitation des papes, s'arrogèrent même l'autorité de donner ces absolutions dans les tribunaux et partout où il en était besoin. Cette espèce de licence ne leur était pas non plus inutile. Par là , de même que par les dispenses sur les mariages, ils se rendirent nécessaires et redoutables. Disons, en passant, qu'auparavant les princes eux-mêmes étaient dans l'usage de donner les permissions ou dispenses pour les mariages. Louis, qui, au mépris de son serment , n'aurait point osé rentrer dans Bénévent, se vit heureusement soulagé et enhardi par le pape Jean VHI, successeur d'Adrien, lequel déclara qu'un serment qu'on avait indignement arraché par force ne devait lui faire aucune peine , et qu'il l'absolvait pleinement. » Après le départ de l'empereru", les Sarrasins reprirent le dessus. Trois fois Adelgise s'avança pour les exterminer ; mais toujours il fut repoussé avec perte. Adelgise ne pouvant obtenir de l'empereur Charles le Chauve aucun secours contre ses ennemis, malgré les pressantes sollicitations du pape Jean Vni, prit le parti de faire la paix avec eux, l'an 877. Quelque temps après il fut assassiné par son gendre et ses neveux.

Erkempert, Chron., c. 38 et suiv. — Art de vérifier les dates.

ADELGREiFF (Jean- Albert), prophète allemand, né aux environs d'Elbing, mort le 11 octobre 1636. Fils d'un ministre protestant et trèsversé dans les langues anciennes, il prétendait que sept anges l'avaient chargé de bannir le mal de la terre , et de battre les souverains avec des verges de fer. Il fut arrêté à Kœnigsberg, accusé de magie et condamné à mort. Tous ses écrits furent supprimés.

^ADELHELME OU ADHELME , par Corruption Adelin, évêque de Séez en Normandie, vivait dans la fin du neuvième siècle, en 880. Il a écrit : Vita sanctx Opportunee abbatissœ, insérée au 22 du mois d'avril des Acta sanctorum des Bollandistes, et dans les Acta sanctorumord. S. B. deD.Mabillon, part. 2, sœc. 3, pag. 220. Ch. R.

GulUa christiana, tora. XI, col. 679. — Oudin, Commentar. de scriptor. ecclesiast., t. II. c. cccxxxvi.

ADELMAN, élève de Fulbert de Chartres et condisciple de Bérenger, fut élu évêque de Brescia en 1048. Il mourut en 1061. On a de lui une Lettre sur l'Eucharistie, adressée à l'hérétique Bérenger. Cette lettre se trouve dans une col-

ADELGISE — ADELUNG 574

lection de documents sur l'Eucharistie, publiée à Louvain en 1561,in-8'', e.idL!m.?,\di Bibliothèque des Pères.

Sig'ebert.Oe vir.illust.,c. 66. — Sixte de Sienne, 5(6?. sacra, lib. IV. — Bellarmin.

* ADELON (Nicolas-Philibert), professeur de médecine légale à la Faculté de Paris, naquit à Dijon le 20 août 1782. Il se voua de bonneheure à l'étude de la physiologie , et fut reçu docteur en 1809. En 1818 , il publia une Analyse d'un cours du docteur Gall, ou Anatomie physiologique du cerveau d'après son système ( 1 vol. in-8° , sans nom d'auteur ), dont les épreuves furent revues par Gall lui-même. Il coopéra avec Chaussier, dont il était l'élève et l'ami, aux premiers volumes de la Biographie universelle, et au Dictionnaire des sciences médicales. Il fut aussi \m des collaborateurs de la Revue encyclopédique ( 1819 ) et du Dictionnaire de médecine en 20 vol., publié en 1821. En 1823-24, il fit paraître une Physiologie de l'homme, Paris, 4 vol. in-8°; 2* édit., 1829; cet ouvrage a cessé d'être au niveau de la science. Lors de la réorganisation de l'École de médecine, M. Adelon fut d'abord nommé agrégé, puis en 1826 il obtint la chaire de médecine légale, qu'il occupe encore actuellement. Homme instruit et laborieux, il ne tarda pas à se mettre au courant de ses nouvelles fonctions. A l'organisation de l'Académie de médecine, il y fut appelé comme membre titulaire par leâ suffrages de Ses confrères. M. Adelon est un des fondateurs des Annales d'hygiène publique et de médecine légale. Il a aussi publié, de concert avec Chaussier, une édition latine de Morgagni , De sedibus et causis ; Paris, 1822 et années suiv., 8 vol. in-8°.

ADELSTAP* OU ATHELSTAIV. Voy. ALDEST4N.

ADELCNG {Jean-Christophe) , célèbre grammairien allemand, né le 8 août 1743 à Spantchow en Poméranie, mort à Dresde le 10 sept. 1806. II acheva à l'université de Halle les études commencées à Anclam et à Klosterbergen. En 1759, il fut nommé professeur au gymnase protestant d'Erfurt; deux années après, des mésintelligences entre ses coreligionnaires elle gouvernement, qui était catholique, l'oWigèrentde s'établir à Leipzig, où jusqu'en 1787 il se voua aux travaux étendus et sérieux qui fondèrent sa réputation parmi les grammairiens , les philologues et les amis de la littérature allemande (voir la longue liste de ses travaux dans VEncijcl. d'Ersch et Gruber). Dans la même année, il obtint de l'électeur de Saxe l'emploi de bibliothécaire à Dresde , avec le titre de conseiller de cour. Il occupa cet emploi jusqu'à sa mort. Adelung avait fait à lui seul , pour la langue allemande , ce que n'auraient pas fait des académies entières. Son Dictionnaire grammatical et critique du hautallemand, dont lapremière édition parut à Leipzig de 1774 à 1786, surpasse le dictionnaire du même genre publié en Angleterre par Johnson, dans tout ce qui est relatif à la détermination du sensdes mots et à leur

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