AGIS
son collègue Léonidas II, intéressé an maintien de l'état de choses établi. Cela n'empêcha pas Agis d'entreprendre ses réformes, soutenu par les jeunes citoyens de Sparte, auxquels il sut communiquer son enthousiasme, et par l'éphore tysandre , son ami. Il pi'oposa donc d'abolir toutes les dettes, de faire un nouveau partage des terres , et de les diviser, celles des Spartiates en 4,500 lots , et celles des Lacédémoniens en 1 5,000. Après de longues hésitations, les clartés ou reconnaissances de dettes furent, en effet, brûlées ; mais là s'arrêta la réforme : l'éphore Agésilas y mit des obstacles insurmontables , et fit traîner cette affaire jusqu'au moment où Agis , appelé sous les armes , se vit forcé de l'abandonner. Pendant que celui-ci portait des secours aux Achéens contre les Athéniens et les Étoliens, une conspiration se trama contre lui à Sparte; et Léonidas H, qui avait été obligé de prendre la fuite, fut rappelé. A son retour, Agis trouva ses ennemis triomphants, et eut à peine le temps de se sauver dans le temple de Minerve, pour échapper à la fureur du peuple ameuté. N'osant pas le frapper dans ce sanctuaire, Léonidas eut recours aux promesses pour l'en faire sortir, et le traduisit devant les éphores, dévoués à ses intérêts. Ce jeune prince , âgé seulement de vingttrois ans, fut condamné à la strangulation (135® olympiade). Au moment de subir ce supplice, il consola le bourreau qui s'attendrissait sur son sort , et offrit avec courage son cou à la corde. Ce touchant sujet historique a inspiré plusieurs poètes, et a offert surtout à Alfieri la matière d'une tragédie remarquable. [Enc. des g. du m.]
Quintc-Ciircc, lib. VI. — Uiodore, liv. XVll. — Plutarqic. — Justin, liv. XII. — Tliirvvall, Hist. ofCrcece, vol. VI, c.Li— Clinton, Fast. Hellen., vol. Il, p. 21S. — Arrien, II, 13; III, 198. — jEsciiine, Contre Ctesiplion, 11.
AGius DE soLDAKîs { Pierre- François), archéologue italien, né dans l'île de Gozzo au commencement du dix-huitième siècle , mort en 1760. On a de lui une grammaire maltaise, sous le titre : Délia lingua punica presentamente usata da Maltesi, etc., Rome, 1750, in-8°; et un Discours apologétique contre la dissertation historique et critique (de l'abbé Lad- Tocat) sur le naufrage de saint Paul dans la mer Adriatique ; A\]gaoi\, 1757, in-12.
iMifsnd, Bibliolheca Mallese, p. 34. — Borch, Lettres sur la Sicile, I, 204. — Vassalli , Ktyb yl Klym MdUi, sive liber dictioniim fllelitensiiim, p. 30. — Gcsenius, p^ersuch ûber die Maltesiscke Sprache, p. 6.
AGLAON, peintre grec, vivait à Athènes vers le milieu du quatrième siècle avant J.-C. Pour célébrer le triomphe d'Alcibiade aux jeux Néméens, il le peignit tenant la déesse iV'émée assise sur ses genoux. Selon Athénée, Alcibiade exposa ce tableau publiquement à Athènes.
ÂGLAOPHON, peintre de l'île de Thasus, vivait dans la 90'' olympiade (420 ans avant J.-C. ). Aglaophon fut le maître de Polygnotus et d'Arîstophon , dont la réputation égala celle de leur maître.
Plinftj lib. XXXV, cap. rx. ~ Saint Chrysostome, Orat. 60,
AGNEAtJX
— Qninlilien , lib. XII, c. X. — Suidas, 'AY^.aoçûv. — .\ttienee. XII, S34. — Plutarque, /n Alciblad. — Cicéron , de Orat , III.
AGLiATA {François-Gérard), jurisconsulte, né à Palerme en 1420. Il a laissé quelques plaidoyers {Allegationes), (\\iQC\x\mâ cite dans ses Consuetudines Panoi-mitanœ. Il ne faut pas le confondre avec un autre Gérard Agliata, mort à Palerme le 30 août 1590, et dont on trouve quelques poésies dans le Recueil de l'Académie des Accesi de Palerme, 1572 et 1573.
Mongilore, Bibliotheca Sicula.
*AGLï.4T'A, nom commun à plusieurs jurisconsultes de Palerme , dont l'un, Agliata (^ernardin ) , a laissé un livre intitulé Allegationes in causa precedentiœ , etc. ; Palerme, 1690, in-fol.
Mongitore, Bibliotheca Sicula.
AGLEO. VOIJ. CORRADINO.
* Aiii.iii (Joseph), littérateur italien, vivait à Crémone vers la fin du dix-huitième siècle : on a de lai un livre très-estimé sur les monuments de sa ville natale, sous le titre : le Pitture e le Sculture délia città di Cremona; Crem., 1794, in-8°. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale.
AGLIONBY (Jean), ecclésiastique anglais, né àCumberland en 1567, mort à Islip en 1610. Élevé à Oxford, il devint chapelain de la reine Elisabeth, et fut, en 1601, élu principal du collège d'Edmond-Hall. C'est un des traducteurs anglais du Nouveau Testament.
Biographia Britannica.
AGNAN (Saint), en latin Anianus , évéque d'Orléans, mort en 453. 11 demanda du secours àAëtiusco lîn Attila, qui fut obligé d'abandonner le siège de la ville. On dît que le gouverneur, atteint d'une maladie grave, et croyant devoir sa guérisonaux prières du prélat, donna la liberté à tous les prisonniers ; et c'est en mémoiie decette action que les évoques d'Orléans eurent , le jour de leur entrée dans la ville , le privilège de délivrer non tous les prisonniers , mais ceux du ressort d'Orléans qui étaient détenus pour certains crimes. Les huguenots violèrent en 1562 le tombeau de saint Agnan , et brillèrent ses restes.
Chorier, Histoire du Dauphine. — Guyon , Histoire d'Orléans. — Grégoire de Tours, lib. 111. — Bailiet, Fie des Saints.
*AGXA.^;i (Jean d'), jurisconsulte italien, né à Agnani vers 1390, mort en 1457, avait pris le nom de sa ville natale. En 1425, il fut nommé professeur de droit à Bologne , ensuite ambassadeur du pape Martin V. Après la mort de sa femme , il se fit moine. On a de lui des Commentaires sur les décrétâtes et un Recueil de conseils.
Mazzuclielli. — Tiraboschi.
* AGNEAUX (Robert et Antoine), deux frères, littérateurs, natifs de Vireen Normandie, vivaient dans la seconde moitié du seizième siècle. Ils traduisirent les premiers, en vers français.