XXV. BRUNSWICR-WOLFEISBUTTEL-OELS
frère de Charles-Guillaume-Ferdinand, naquit en 1740, etmourutàWeimarleSoctobre 1805. Il cultiva avec succès les lettres, et fut nommé membre de l'Académie de Berlin. On lui doit : une Traduction italienne des Considérations sur la Grandeur et laDécadence des Romains, de Montesquieu; — Histoire d'Alexandre le Grand; — des pièces de théâtre en allemand et en français, jouées à Berlin et à Strasbourg.
XXYI.BRUNSWICR-WOLFENBÙTTEL-OELS
(Guillaume-Adolphe ) , frère du précédent , naquit en 1745 etmourut en 1771, des suitesd'une fièvre dont il fut atteint en allant combattre dans l'armée russe contre les Turcs. On a de lui : Traduction de Salluste ; — Discours sur la Guerre, ouvrage très-estimé du grand Frédéric; — la Mexicade, poëme en vers français, resté manuscrit.
XXVn. BRUNSWICK (Léopold, prince de), général prussien, le plus jeune des frères du duc Charles-Guillaume-Ferdinand, naquit à Wolfenbiittel en 1752, et mourut le 27 avril 1785. Comme ses frères, il eut pour gouverneur l'abbé Jérusalem , étudia ensuite à Strasbourg, voyagea en Italie sous la directions de Lessing, et devint, en 1776, officier au service de Prusse. A son retour de Içi guerre de la succession de Bavière, il s'établit à Francfort-sur-l'Oder. En 1780, il empêciia presque seul que l'inondation de cette année ne rompît la digue et ne s'abattît sur le
faubourg. H se signala par le même dévouemen dans plusieurs incendies, et il perdit la vie e voulant sauver les victimes de nouvelles inon dations. Cette rare philanthropie dans un homrn placé au sommet de l'échelle sociale fut admi rée de l'Europe entière, et l'Académie français en fit le sujet d'un concours de poésie.
XXVni. BRUNSWICK-OELS {Frédéric- Guii toMme), quatrième fils du duc Charles-Guillaume Ferdinand, naquit le 9 novembre 1771, etmouri le 16 juin 1815. En 1786, il devint duc d'Oels < Bernstadt, et fit en 1792 la campagne contre 1 France, comme officier prussien. Contre toul attente, il fut appelé en 1806 à la succession d son père, par la mort de son frère aîné et l'abdic; tion des deux autres ; mais la paix de Tilsitt e décida autrement. Pendant la campagne d'Ai ti'iche, en 1809, il organisa à ses frais un «orf franc, et continua la guerre, même après qu l'empereur eut conclu la paix avec Napoléon. Ur expédition hardie, mais aventureuse, le men jusque dans sa ville natale ; et de là, menacé c toutes parts , ayant sur ses derrières les troupt w^estphaliennes , hollandaises , danoises , il mai cha par Hanovre à Brème, parcourant le ducli d'Oldenbourg ; et il faisait mine de vouloir entro dans l'Ost-Frise lorsqu'il parut à EIsfleth , et saisit tous les bâtiments marchands. Ces navire lui servirent à embarquer ses troupes, et il réus sit à gagner la mer au moment où le génér; vyestphalien Reubel arrivait avec des forces bie supérieures. Il cingla vers Helgoland, et arriv le 8 août 1809 en Angleterre, où le parlement li assigna une pension. Il fut employé dans la gueri de Portugal et d'Espagne; le 22 décembre 181; il fut réintégré dans ses États , où il rapport des intentions généreuses; mais trop de pn cipitation lui suscita de graves embarras. E 1815, le retour de Napoléon le rappela sous 1( armes : les troupes de Brunswick se joignirent au ; Anglais dans la Belgique ; mais à la bataille d( Quatre-Bras, le 16 juin 1815, cet ardent et in placable ennemi de la France mordit la pous sière sur le champ de bataille.
*XXIX. BRUNSWICK ( Charles, ex-duc de l'aîné des deux derniers rejetons de la branche a née des Guelfes ou Welfes, naquit àBrunswicl en 1804, de Frédéric-Guillaume, duc de Brun wick, et de Marie-Éîisabeth de Bade. Partageai, de bonne heure les malheurs de sa famille, il s réfugia (1807) en Suède avec sa mère, dont sœur était femme de Gustave IV, et il l'acconn pagna ensuite à Carlsruhe, où la famille ducale s réunit de nouveau. Mais le repos dont elle joui alors fut de courte durée : la mort enleva bien tôt leur mère à Charles et à son jeune frère, « les chances de la guerre éloignèrent loin d'eU' leur père, qu'une entreprise aventureuse ( voye* l'article précédent ) mena bientôt en Angleterre où les princes le rejoignirent en 1809. Depuis Charles vécut successivement à Bruchsal, à Lan sanne, à Vienne, peu applique à ses études, s