‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 200 sur 276 · BRUTUS — BRUUN · texte numérisé non relu

BRUTUS — BRUUN

la Gaule Cisalpine (Décimus Brutus, etc. ), les autres partirent pour l'Orient ( Brutus, Cassius et les principaux conjurés ). Athènes, la Grèce, la Macédoine devinrent leurs places d'armes; mais Octave et Antoine , déjà vainqueurs de Décimus et presque tout-puissants en Occident, les y poursuivirent bientôt. Cassius , qui s'entendait à la guerre et qui l'aimait, était d'avis de la traîner en longueur, d'intéresser l'Orient entier à la querelle , d'y entraîner l'Egypte. Brutus , moins belliqueux , voulait en finir ; un profond découragement s'était emparé de lui -. le jour, il apercevait des signes de défection dans son armée; la nuit, il voyait des fantômes. Enfin ia bataille fut résolue; Philippes en fut le théâtre. La nuit qui précéda ce grand jour, Brutus, veillant dans sa tente, crut voir et entendre un spectre qui longtemps auparavant s'était déclaré son mauvais génie, et qui s'était écrié : « Je te retrouverai à Philippes. — Ëh bien ! à Philippes ! » avait répété Brntus. La bataille se donna le lendemain; et tandis que l'aile gauche, commandée par Cassius et attaquée par Antoine, phait , Brutus, à la tête de l'aile droite , enfonçait le corps d'armée que le prudent Octave , sous prétexte de maladie , ne commandait point ; mais Brutus commit la faute de poursuivre l'ennemi, au lieu d'aller au secours de l'autre aile. Antoine tailla en pièces les colonnes qu'il avait en tête, et Cassius, pour éviter de tomber aux mains du vainqueur, se tua. Le lendemain, la bataille recommença : Brutus se surpassa comme soldat et comme général ; mais vaincre n'était plus possible, et, comme Cassius, il se perça sur les cadavres de ses défenseurs. Antoine versa des larmes sur ce coi'ps qu'animait un courage irréfléchi ; mais Octave lui fit trancher la tête pour l'envoyer à Borne, aux pieds de la statue de César.

Brutus avait une éloquence concise et mâle. Cicéron lui a dédié son livi'e de Claris Oratorlbus. Il avait composé plusieurs ouvrages, entre autres un éloge de Caton d'Utique, son beaupère. On l'a appelé le dernier des Romains [E71C des g. dît m. ]

Smith, Dictioimœry ofGreek and Roman Biogm.pluj.

— Plutarque, Vie de Brutus. — Appien, Bel. Civ., I. II.

— Dion, XLI.

BRUTUS {Decimus-Junius, surnommé Al- Unus), fils adoptif d'Aulus-Posthumus-Albinus, prit, comme le précédent (avec lequel il ne doit pas être confondu ), part à l'assassinat de César. César, sous les ordres duquel il servit dans les Gaules, lui confia le commandement de la flotte chargée d'attaquer les Vénètes en l'an 56 avant .J -C. En 52, il combattit Vercingétoi-ix, et revint à Rome deux ans après. Lorsque, en 49, la guerre civile se ralluma, il fut chargé par César d'assiéger Massilia (Marseille), dont il prit possession. César lui promit le gouvernement de la Gaule Cisalpine. On ignore les motifs qui le rendirent un des meurtriers du dictateur. Seulement on sait qu'au jour marqué il alla

chercher César, que Calpurnie effrayée voul empêcher de se rendre au sénat. Après la rn( de César, Brutus, quoique soutenu par Cicér et le sénat, n'en vint pas d'abord aux mai avec Antoine dans la Gaule, où il se rendit; s'enfei-ma dans Modène, qu'Antoine assiège; mais l'arrivée des consuls Hirtius et Pansa, i compagnes d'Octave, fit lever le siège. Le : nat combla Brutus d'honneurs, .3t le chargea poursuivi'e Antoine, auquel Octave vint se joi dre. Menacé au nord par le premier, au sud | l'autre, et abandonné par ses troupes, Brutus, ( guiséen Gaulois, tenta dépasser en Italie par Gaule, et, conduit devant un chef de Gaulois nom de Camillus, qui avait été l'objet de s bienfaits, il fut trahi par cet homme et livré f lui à Antoine , qui lui fit trancher la tête.

Ciccron, Lettres ; Ffiilippiques. — Dion Cassius, XI 9, 14; XLVI, 33. — Velleius Paterculus, II, 64. — A?pi B. C III. — Smilli, Dictionary of Greek and Rom Biography.

BRUTUS [Pierre), théologien italien, natif Venise , vivait dans la seconde moitié du qu zième siècle. Les efforts qu'il fit pour amener conversion des Juifs lui valurent d'êtie nomi évêque de Cattaro en Dalmatie. Outre de noi breux ouvrages, énumérés dans Trithème, or de lui : Victoria contra Judxos; 1489, in-f Trilhènre, De Scriptoribus eccles. — Moréri, Dictii nuire.

BRUUJV , appelé aussi Candidus ou Candu peintre et poète allemand, vivait au neuvième s cle. Moine à l'abbaye deFulde, il décora de pe tures, vers l'an 821, les murs et le chœur de l'égl de son couvent, et célébra en vers latins la beai de cette église et les mérites de ses abbés, poëme a été publié par Mabillon et d'Achery.

Hist. litt. de laFr., t. V, p. 10. — Brower, Antiquii tes Fuldensium..

* BRUUN {Thomas-Christophe), poète dano né le 2 novembre 1750 en Sélande, mort à Cope bague le 24 juin 1834. Initié dans les langues littératures étrangères, il fut, depuis 1802, le pt fesseur d'anglais à l'université de Copcniiagi Partisan ardent de Voltaire, il imita l'école fra çaisedu dix- huitième siècle, mais sansl'atteindi On a de lui quelques comédies et plusieurs i cueilsen vers, dont les meilleurs furent réimpi mes dans : Samledpoetiskc Skriffier af T. C. L Copenhague, 1812-1832; -— Josephidem,])oëx enlO chants, 1831 ; — Choieras Fodsel , Vaua Hedenfard ( Naissance, Vie et Mort du Choléra poëme en 6 chants; — Dronning Esther, poër en 9 chants, 1832 ;— QiSvend Tveskjash, poëii en r> chants, 1833; — diverses grammaires fra çaise^ et anglaises; une traduction danoise des/ hles de la Fontaine (en vers) ; Copenhague 182

Ersiew, Forfatter-Lexicon.

* BRUUN ( Niels-Thorup), littérateur danoi fils du précédent, né à Copenhague le 12 jai vicr 1778, mort le 8 juin 1823. Il a traduit pui le théâtre royal de Copenhague un grand non

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