‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 201 sur 276 · Î5 BRUUN · texte numérisé non relu

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e de pièces allemandes et françaises. Il a laissé issi quelques recueils de chansons.

Erslew, For/atter-Lexicon.

uRiTXius OU BRUGHics (Adam), médecin uinomoniste allemand, mort dans la première iiitié du dix-septième siècle. Il fut un de ceux li cherchèrent àretrouver l'art de la mnémoniit', en usage chez les anciens. On a de lui : Ars i //i^niscen^i*, sous le nom de Sebald Smaragi- II s ; Leipzig, 1608, in-8° : c'est un traité sur itilité de la mnémonique; — Simonides redit'Hs, seu ars mémorise et oblivionis tabulis mprehensa, cumnomenclatore mnemonico ; i()., 1610 et 1640, in-4'' : c'est un ouvrage en likaux, et un des plus complets sur cette ma- , rc; — Balsambuchlein (le Livre des Baues) ; Nuremberg, 1625.

) \delung, suppl. à Jôcher, Allgem. Gelehrten-Lexicon. i BRCTÈRE ( Jean de la ). Voy. i.a. Bruyère. f BRUYÈRE ( Louis ) , ingénieur français, né à .on le 19 mars 1758, mort à Paris le 31 dé- !mbre 1831. Admis, en 1783, à l'École des nts-et-chaussées de Péronnet, il fut chargé us tard de travaux d'embeUissement au Mans. i ofesseur à l'École des ponts-et- chaussées, il y [hoduisit des méthodes nouvelles, devint ingé- !eur en chef en 1804, et en 1805 secrétaire du [pnseil général de cette administration. Inspeclur divisionnaire adjoint en 1808, il fut nommé jaître des requêtes en 1810, et chargé en cette 'lalité de diriger les travaux publics de Paris. Il lui doit les premiers plans du canal de Saintlaur, et presque tous les projets de ce genre ou litres adoptés ou exécutés sous l'empire. Ce It sous sa direction que s'élevèrent ou furent mmencés les marchés du Temple, Saint-Ho- \)Té, de la Volaille, de Saint-Germain-des-Prés, ';s Prouvaires, les cinq abattoirs, et l'Entrepôt iméral des vins. Il conserva cette direction des [avaux de Paris jusqu'en 1820, quoique ses litres titres et honneurs eussent parfois varié »ec les vicissitudes politiques. On a de lui : tudes relatives à l'art des constructions; ;aris, 1822 et années suivantes, in-fol., avec jlanches.

j Ad. Jullien, dans lia Revue encyclop., LXII. — Navier, l'nnales des Ponts-et-Chaussées. — Quérard, suppl. à la irance littéraire.

\ BRUYÈRES (... baron de), général français, [jort le 3 décembre 1808. Il accompagna le gééral Leclerc en Portugal et à Saint-Domingue. . son retour en Europe, il fit à la tête de son réfiment les campagnes d'Allemagne. A Eylau, il fhargea si vigoureusement les Russes qu'il fut jommé général de brigade. Envoyé en Espagne, I reçut la mort au milieu d'une émeute du peuple [e Madrid , qu'il avait tenté de réprimer. j Biographie des Contemporains.

BRUYÈRES (... comte DE ), marin français, né n 1734, mort en juillet 1821. Entré jeune dans i marine, il se distingua dans la guerre d'Améiique, sous d'Estaing et le bailli de Suffren.

hargé du commandement de l'Illustre, et resté

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seul avec un autre navire le Héros, il repoussa douze vaisseaux anglais. Revenu en Europe en 1784, il fut privé, sous la révolution, de ses grades, de sa fortune et, en 1793, de sa liberté, qu'il recouvra au 9 thermidor. Il se retira alors au château de Chalabre, où il reçut de Louis XVIII les insignes mérités de la grand-croix de Saint- Louis.

Biographie des Contemporains.

BRUYERIN-CHAMPIER OU LA BRUYÈRE-

CHAMPiER, en latin Bruyerinus Campegiics (Jean-Baptiste), médecin français, natif de Lyon, vivait dans la première moitié du seizième siècle. Neveu de Symphorien Champier, il fut appelé à la cour de François T"", et devint médecin de Henri H. On a de lui : une édition de la traduction latine de Dioscoride par Ruel, sous ce titre : Pedacii Bioscoridis Anazarbeei de medicinali Materia libri sex; Lyon, 1550, avec les figures de l'histoire des plantes de Fuchs; — une traduction latine du traité d'Avicenne : Du Cœur et de ses Facultés ; Lyon, 1559; — une traduction du Colliget d'Averroës, sous ce titre : Joannes Bruyerinus Campegius, Averrhois Collectaneorum sectiones très, secundo, sexto et septimo colliget libris respondentes, in latinum sermonem convertit , dans' l'édition d'Averroës; Venise, les Junte, 1553, in-fol.; — De Re cibaria; Périgueux, 1560, in-8°, dédié à l'hôpital de Francfort; ibid., 1600 et 1606, sous ce titre : Dipnosophia et Sitologia revisa, et indice locupletata ; — Collectanea de sanitatis Functionibus , de Sanitate tuenda , et de cgirandis morbis, ex Averrhoe sumpta; Lyon, 1537.

Éloy, Dict. hist. de la médecine.

BRUYN ( Abraham Van ), peintre et graveur flamand, natif d'Anvers, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. Il peignit dans le genre des Wiericx. Mais ses gravures ont de la sécheresse, et ses extrémités sont négligées. On estime ses portraits et ses arabesques. Parmi les premiers on cite : les Portraits de l'électeur Philippe-Louis et de Vélectrice Anna; — le Portrait d' Albert - Frédéric de Prusse; — Charles IX, roi de France; — Anne d'Autriche, fille de Charles V; — le Buisson ardent ;

— les Quatre évangélistes ; — le Christ et la Samaritaine ; — la Résurrection de Lazare. On a en outre de lui : Imperii ac sacerdotii ornatus , diversarum gentium vestitus; 1757;

— Diversarum gentium armatura equestris; 1577; — Omnium fere gentium imagines; 1587, in-4°.

Nagler, IS eues Allgemeines Kûnstler-Lexicon.

BRUYN ( Nicolas DE ), peintre, dessinateur et graveur flamand, fils d'Abraham Bruyn, naquit à Anvers en 1570. Il eut pour maître son père Abraham, qu'il surpassa. Il adopta la manière gotiiique, dans le genre de Lucas de Leyde, qu'il n'égala cependant pas. Il y a de la sécheresse dans son faire, et l'usage du clair-obscur lui est

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étranger. Ses têtes de femmes surtout ont de la variété et de la grâce. Ses œuvres les plus remarquables sont : Des Paysages et des Foires, d'après Winkenbooms; — l'Age d'or, d'après Abraham Bloëmaert, réduit par Th. de Bry;

— le Roi Balali s' entretenant avec Balaain;

— la Vision d'Ézéchiel; — Adam et Eve en Paradis; — la Passion, 1632; — la Résurrection, 1631 ; — l'Adoration des Mages ; — David et Goliath, 1609; — Abigaïl allant au-devant de David, 1608; — la Reine de Saba à la cour de Salomon, 1621. On a en outre de lui des Qiiadrtipèdes, 1621 ; des Oiseaux, 13 planches; et des Poissons.

Heinecke, Dictionnaire des Artistes.

BRUYN ( Corneille de), peintre voyageur hollandais, né à la Haye en 1652. On ignore l'époque où il mourut. Il eut pour premier maître Théodore Van der Schuur. En 1674 il visita l'Allemagne et l'Italie. A Rome, oii il rencontra Robert Duval, qui le mit en rapport avec les artistes alors renommés, il fut admis « dans Ja bande académique, comme dit Decamps, et nommé Adonis ; ce qui donne une idée de son extérieur. » 11 profita de ce séjour dans la ville éternelle pour en dessiner les paysages et l'intérieur; il en fit de même à Naples. Le 16 juin 1677, il s'embarqua pour Livourne , et l'année suivante pour Smyrne. La nature, les monuments, les usages, les modes, il recueillit tout durant ce voyage. A Venise, où il séjourna au retour, il travailla huit ans sous la direction de Carlo Lothi. Le 19 mars 1693, il revint dans sa patrie, où il publia son premier ouvrage sous ce titre : Voyage ati Levant et dans les principales parties de VAsie Mineure (en hollandais); Delft, 1698; en français, même ville, 1700, in-fol., et Paris, 1704, sous le nom altéré de Corneille le Brun. Le 28 mai 1701 Bruyn, encouragé par le succès de cette première relation, reprit ses voyages; il visita la Moscovie, la Perse, les Indes, Ceylan, Batavia, Bantam.; eî^ muni d'un nouveau trésor d'observations et de dessins, il revint dans sa patrie le 24 octobre 1708, et y publia son Voyage par la Moscovie, en Perse et aux Indes orientales, en hoRandais; à Delft et à Amsterdam, 1711, in-fol., et, même ville, 1714; en français, 1718, 2 vol. in-fol. L'abbé Banier retoucha, annota et publia avec succès cette traduction; Rouen, 1725, 5 vol. in-4°. Les gravures des éditions hollandaises sont les meilleures. Bruyn est un des premiers qui ait donné des détails sur les Samoyèdes et la contrée qu'ils habitent. H a dessiné aussi (et il le proclame à juste titre) plus exactement que Kaempfer et Chardin les ruines de PcrsépolJs et les tombes des rois de Perse. En général, ses dessins sont plus instructifs que ses observations. Il mourut à Utrecht chez son ami Van Mollcm, où il s'était retiré pour ne plus s'occuper que de son art.

Ocscatnps, f^ies des Peintres flamands, allemands et hollandais, t. II. — Nagler, Neues /Iligemcincs Ktins- Uer-Lexicon. — Penny Cyclop,

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