‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 272 sur 276 · BUTLER — BUTTAFUOCO · texte numérisé non relu

BUTLER — BUTTAFUOCO

qui joua un plus grand rôle, mais qui n'avait ni ses vertus ni son extrême charité. On a de Butler : the Cheltenham Guide, in-8° ; — Single Sermons, in-4" ; — une édition des Roman Conversations, de Wilcock; 1797, in-8°; ^- Memoirs of Mark Eïldesley, Lord Ushop of Sodor and Man, etc.; 1799, in-8° ; — An Account of the Life and Writings of the Rev. George Stanhope, etc., in-S".

Kose, JVew Biographical Dictionary.

BUTLER (Jacques). Voy. Ormond (duc o').

SVTLEIB {Thomas). Voy. Ossori (comte d').

*BDTLER {William- Allen), littérateur américain, né en 1825 à Albany, fils de Benjamin- F. Butler, jurisconsulte distingué, actuellement attorney général des États-Unis. On a de lui : the Future, poëme classique imprimé en 1836, et une série d'articles publiés dans la Démocratie Review et le Literary World. P. -A. T.

Gris'w'olcl, the Poets and Poetry of America; Philadelphie, 1832.

BCTRET (..., baron de), horticulteur français, mort à Strasbourg en 1805. D'une famille noble et riche, il renonça à son rang et à ses titres en faveur de son frère puîné, pour se dévouer aux progrès de l'agriculture, et travailler au bonheur des habitants de la campagne. Son livre intitulé Taille raiso7inée des arbres fruitiers, Paris, 1794, in-8°, est le plus instructif de ceux qui ont ét4 composés sur cette matière ; il a eu treize éditiops jusqu'en 1801 ; on ne les compte plus depuis cette époque. Butret, après avoir appris à Montreuil, près de Yincennes, tous les détails de l'art du jardinage, et surtout la pratique de la taille des arbres, était allé s'établir à Strasbourg, oii il avait déjà fondé un magniiique jardin , dont il se proposait de faire une école modèle pour la culture des arbres fruitiers, lorsque les malheurs de la révolution vinrent détruire le fruit de ses travaux. Forcé alors d'éniigrer, il trouva un asile à la cour de l'électeur palatin, qui lui confia la direction de ses jardins. On raconte de ce vertueux agriculteur des traits d'une admirable bienfaisance. Ayant un jour reçu 500 fr. pour une édition de son livre , il alla s'établir dans un village voisin de Strasbourg, ou la culture des arbres était négligée , quoique le sol y fût très-favorable; il y fit venir des arbres, les distribua aux habitants, leur apprit la théorie et la pratique de l'art qu'il avait poussé si loin, et ne les quitta qu'après avoir dépensé la somme entière à fonder une branche d'industrie qui est devenue une source d'aisance pour ce pays. Outre son ouvrage de la Taille des arbres, on a du baron de Butret: PaAn économique, et examen de la mouture et de la boulangerie ; Francfort, 1767,in-8° ; — Objet de la Mythologie et des monuments de V Antiquité ;\hid., 1777; — Lois naturelles de l'opinion et de l'ordre social; Neufchâtel, 1718, in-8°.

Le has , Encyclopédie (Je la France. — QaÙTard', la France lUtèrairc,

*BrTRiGARiiTs (Jacques), né à Bologne en 1274, mort en 1348. 11 professa la science du droit, et fut le maître de Barthole. Ses Leclurx in Digestum vêtus et in Codicem ont été plusieurs fois imprimées, ainsi que ses traités plus succincts c?e Dote, de Testibus, etc.

Pancirol , de Claris legum interpretibus , 11 , 26. — Fantuzzi, Scrittori Bolognesi, H, 330. — Mazzuchclli, Scrittori d'Italia. — Savigny, Geschichte des rômischen Bec/its, VI; 60.

*BtrTBio (Antoine de) , jurisconsulte italien, né en 1338 à Bologne, mort en 1408. 11 professa avec éclat le droit à Ferrare et dans sa patrie; il fut l'un des plus féconds des nombreux écrivains qui, à cette époque, firent du droit romain et du droit canonique l'objet de leurs travaux. Ses Consilia, ses Allegationes , ses Lecturx, sur divers livres des Décrétales, furent réimprimés souvent à la fin du quinzième siècle; on publia à Venise en 1575 sept gros volumes in-fol. qui ne renferment qu'une portion de ses œuvres. G. B.

Pancirol, de Claris legum interpretibus, III , 27. ;— Tiraboschi, Storia délia Letteratura liai., t. X, p. 48. — Mazzuchelli , J'cj-iiiori d'Italia, t. 11,1. IV, p. 2268.— Fantuzzi, Scrittori Bolognesi, t. II, p. 353.

BUTROBî {Jean- Alphonse), jurisconsulte espagnol, natif de Najera, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. Il est connu par l'ouvrage suivant : Dialogos apologeticos por la inntura, en que se defiende la ingenuidad de este arte, que e? libéral y noble por todos los der échos ;Md.(h-\A, 1624, in-4°; ibid.,1634. A la suite du Dialogo de la Pintura de Vincent Carducho, l'auteur établit que la peinture, étant un art libéral , ne doit être passible d'aucune taxe.

N. Antonio, Bibl. kisp. nova.

*BUTTAFOG© (Antonio), peintre de l'école vénitienne, a peint en 177", à la confrérie de Saint-Antoine à Padoue, un tableau représentant la mo7't du saint. E. B — s.

Valéry, Voyages historiques et littéraires en Italie.

BCTTAFiroco (Mathieu), général français, né en 1730 à Vescovato (Corse), mort vers 1800. U embrassa la carrière des armes, et s'éleva au grade de maréchal de camp, bien qu'il se fût fait remarquer moins par des services militaires que par un certain talent de négociateur. A répoque où le duc de Chûiseul résolut de réunir la Corse à la France, Buttafuoco fut un des principaux agents du ministère français , et il reçut la mission délicate de continuer les négociations entamées avec Paoli par Valcroissant. Lorsque, en 1768, les Génois eurent cédé leurs droits à la France, Buttafuoco, comprenant que la Corse ne pouvait aspirer à une indépendance sérieuse, se mit ouvertement en opposition contre Paoli, qui ne voulait admettre la France que comme puissance protectrice, et il contribua à l'incorporation pure et simple.

En 1789, Buttafuoco fut élu député de la noblesse de Corse aux états généraux. 11 s'y mon-

BUTTAFXJOCO

tra dévoué au parti de l'ancien régime, et vota presque toujours avec la minorité rétrograde. Il fut accusé par Mirabeau <l'avoir entretenu une correspondance criminelle ; mai» on ne trouva dans ses lettres qu'une improbation de la constitution civile du clergé. En 1791, il parla contre les membres du département de la Corse , particulièrement contre Saiioetli, qui le représentait partout comme un aristocrate ; et il fut ensuite accusé lui-même d'avoir excité la révolte de la municipalité de Bastia. Son opposition contre la révolution acheva de lui aliéner le cœur de ses compatriotes, qui dans beaucoup de villes le imndirent en effigie. Napoléon lui-même, alors simple lieutenant d'artillerie à Auxonne, écrivit contre lui une épitre virulente. Cette lettre, imprimée à Dôle, fut envoyée par le jeune oflicier au club d'Ajaccio, qui la répandit dans l'Ile. Jiuttafuoco n'en fut pas moins un des signataires des protestations des 12 et 15 septembre 1791 contre les innovations faites par l'assemblée nationale. A la fin de la session, il passa à l'étranger avec tous ceux de son parti. Il revint en Corse eh 1794, au moment où les Anglais venaient d'envahir cette île. I! ternit ainsi lui-même ce qu'il avait pu faire d'utile à sa patrie sous le ministère Choiseul, et autorisa ses ennemis à douter des sentiments qui l'avaient porté dn côté de la France. Le seul qui ait été invariable chez lui, c'est un éloignement invincible pour les Génois. Le 21 janvier 1791, à l'occasion d'une réclamation où la ville de Gênes cherchait à faire valoir ses anciens droits sur la Corse, il demanda que l'assemblée rassurât les Corses à cet égard, déclarant qu'ils se livreraient plutôt au diable que de rester sous les Génois. En effet, quand il se fut brouillé avec la France, il préféra l'Angleterre à ces derniers.

Il avait formé une collection complète de mémoires relatifs à la Corse, collection qui fut dispersée en 1768, lors du pillage de sa maison. C'était lui qui, avec l'autorisation dePaoli, avait enti'etenu avec J.-J. Rousseau une correspondance politique au sujet de la constitution à donner aux Corses.

hc Bas, Dictionnaire encyclopédique delà France.

BCTTEL ( Albert-Louis-Emmanuel ) , jurisconsulte et statisticien français, natif d'Arras, mort dans cette ville en 1758. En 1729, il obtint une dispense d'âge pour remplir les fonctions de second président au conseil d'Artois. On a de lui : Notice de l'état ancien et moderne de la province et du comté d'Artois ; Paris, 1 748 ; ouvrage moins complet que celui de D. de Vienne; il contient cependant d'excellents et nombreux renseignements.

Quérard, la France littéraire.

BrTTERFiELD (....), mécanicien français, d'origine allemande, mort à Paris le 28 mai 1724. Il vint à Paris dans la dernière année du règne de Louis XTV, et fut nommé ingénieur du

— BUTTINONE 9i0

roi pour les instruments de mathématiques. Ses quarts de cercle furent en grande réputation. Il a donné son nom au cadran solaire portatif à boussole. Pierre le Grand visita l'atelier de IJutterfield. On a de ce mécanicien : Niveau d'une nouvelle construction; Paris, 1677; — Odomètre nouveau ; 1681, in-12.

Keller, Dictionnaire historique.

BUTTERi (Giovanni-Maria), peintre, né à Florence vers 1540.mortcn 1606.1lfutélèved'Angelo Bronzino, et dans le caractère du dessin imita tantôt son maître, tantôt Vasari, tantôt Santi di Tito ; mais il eut toujours un coloris un peu dur. Parmi ses nombreux ouvrages à Florence , on remarque au grand cloître de Sainte-Marie-Nouvelle cinq fresques: Saint Dominique ressuscitant un enfant; la Mort de saint Antonin; l'Ascension ; le Christ apparaissant à la Madeleine, et la Prédication de saint Vincent Ferrier. — Son grand tableau de J.-C. avec le Centurion, à l'église del Carminé, brille par la beauté de l'architecture et la manière heureuse dont sont groupés les nombreux personnages. Enfin, on voit de lui à la galerie publique l'Intérieur d'une verrerie et le Débarquement d'Énée en Italie, composition bizarre et extravagante. E. B — K.

Vasari, P^ite. — t,ani\, Storia pittorica. — Fantozzi, Nuova Guida di Firenze.

* BCTTiGLiERi ( Mottco ), sculpteur napolitain, vivait vers la moitié du dix-septième siècle. Élève de Cosimo Fanzaga , il outra encore le mauvais goût de son maître , qui lui-même en avait puisé les germes à l'école du Bernin.

ïicozzi, Dizionario.

BUTTINGHAUSEN ( Charles ), théologien allemand, né à Frankenthal en 1731, mort le 13 juin 1 786. Il professala théologie à Heidelberg, et s'appliqua constamment à des recherches historiques sur les divers États de l'Allemagne. Il a laissé : nn Supplément à la chronique d'Arenten ; Francfort, 1758, in-S"; — Délassements tirés de l'histoire du Palatinat et de la Suisse; Zurich, 1766, 3 vol. in-S"; — Matériaux, pour servir à l'histoire du Palatinat; Manheim, 1773 à 1782, 2 vol. in-8°; — Renseignement.'; historiques sur le Palatinat; Manheim, 1783 à 1786, en allemand ; — Miscellanea histor'ix universitatis Heidelbergensis inservientia ; Heidelberg, 1785-1786, 2 vol. in-4".

Nova erudita Europa, XIX, p. 65! à 663. — flamberger, Germania erudita, p. 8fi-87. — Meuscl. supple- ■mentuvi prémum, p. 3i. — Oominici-Theopliili Hcddasi Oratio inauçtiralis, de virlutibus et meritis T/ieolognrum reformatorum, qui seculo proxime elapso sapientix o/ftcinam lucc collustrarunt ; Heidelberg, 1786, t. iv, p. 89 à 42.

*BUTTiMOJSE ( Bernardino ), peintre et architecte de l'école milanaise, né à TrevigUo vers 1450, vivait encore en 1520. Élève de Vincenzio ■ Civerchio, il fut très-estimé de Léonard de Vinci. . Comme architecte, il coopéra à la construction du dôme de Milan; comme peintre, il exécuta

BUTTINONE — BUTTTŒR

dans l'église de San-Pietro in Gessate quelques traits de la Vie de saint Ambroise, en collaboration avec son compatriote Bernardo Zenale, dit BernardinodaTreviglio, aveclequel il faut bien se garder de le confondre. Lomazzo donne de grands éloges à un tableau qu'il avait peint pour l'église délie Grazie. E. B — n.

Orlandi , Abbecedario. — Lanzl , Storia pittorica. — Ticozzi, Bizionario.

BUTTMANJV { Philippe- Charles ) , célèbre philologue allemand , né à Francfort-sur-le-Mein le 5 décembre 1764 , mort le 21 juin 1829. [Il reçut les éléments de son instruction au gymnase de sa ville natale, et étudia en 1782, à Gœttingue, la philologie. Après avoir été deux ans gouverneur du prince héréditaire de Dessau, il partit (1788) pour Berlin, où, sur la proposition de Biester, il fut, en 1789, attctché comme aide à la Bibliothèque royale, qu'on réorganisait, alors et dont il devint un des secrétaires en 1796. Il fut, vers la même époque, nommé professeur au gymnase de Joachimsthal, emploi dont il se démit en 1308, pour se consacrer entièrement à la bibliothèque , dont il devint principal conservateur en 1811.

Buttmann fut aussi le professeur de langues anciemies du prince royal (aujourd'hui roi) de Prusse. Depuis 1803 il s'occupa, pendant près de neuf années, de la rédaction de la Politischen Zeitung de Berlin , dite Spener , et prit une part fort active à l'établissement du séminaire philologique. Depuis 1824 il avait eu plusieurs attaques d'apoplexie, à la suite desquelles il demeura paralysé et languissant jusqu'à sa mort, qui survint en 1829. Buttmann avait beaucoup lu, et réunissait à son instruction cette sagacité et cette précision d'élocution indispensables à tout philologue qui veut sortir du cercle étroit de la routine. Ses œuvres grammaticales ont été introduites dans toutes les écoles qui ne sont pas restées étrangères au progrès de l'étude des langues anciennes, surtout de la langue grecque. Sa petite Grammaire grecque, à l'usage des commençants, parut d'abord à Berlin en 1 792, in-S"; mais dans les différentes éditions qui se suivirent, et dont la neuvième a été publiée depuis sa mort ( Berlin, 1831), il la revit et la corrigea, «in mettant à profit les immenses recherches laites, depuis sa première publication , dans ce vaste champ qu'on cultive encore à l'étranger avec tant d'ardeur. Pour l'étude raisonnée et approfondie , il composa sa grande Grammaire grecque ( 13"^ édition, Berlin, 1829, m-8°).

La préférence qu'on a généralement accordée aux œuvres de Buttmann tient à la supériorité avec laquelle il a procédé dans l'étude de la langue. Ce que les limites d'un livre d'école ne permettaient point de traiter, Buttmann avait commencé à l'entreprendre dans deux ouvrages d'un grand mérite : dans son Lexilogus, ou Matériaux pour l'explication des mots grecs, principalement dans l'étude d'Homère et

d'Hésiode ( 1 vol., Berlin, 1818; 2« édit., 1825; 2* volume, 1824, in-8°),et dans sa Grammaire complète de la langue grecque ( Berlin , 1819- 1827 , 2 vol. in-8° ). Avant d'être terminé, ce savant ouvrage était déjà à sa seconde édition.

On doit aussi à Buttmann l'édition de Quintilien, interrompue par la mort prématurée de Spalding, ainsi que la publication des scolies sur l'Odyssée d'Homère, trouvées par Ang. Mai (Berlin, 1821), et plusieurs excellents articles insérés dans le Musée archéologique de Wolf et dans le Muséum antiquitatis. Nous citerons parmi ses autres écrits, dont la plus grande partie est le résultat de sa coopération aux travaux de l'Académie des sciences de Berlin, sa Géographie ancienne des Orientaux { avec une carte géographique ; Berlin, 1803,10-8"); ses traités sur les deux premiers mythes de l'ancienne histoire mosaïque (1804), sur le mythe d'Héraclès (1810), sur le mythe du deluge (1811), et sur la période mythique depuis Gain jusqu'au déluge (1811). La collection de ces différents écrits dans le Mythologus, ou collection dedissertations sur les traditions de l'antiquité (2 vol., Berlin, 1829, m-S"), fut le dernier travail de Buttmann. [Enc. des g. du m.]

Conversations-Lexicon .

BCXTNER {Chrétien-Guillaume), naturaliste et philologue allemand, né à Wolfenbiittel en 1716, mort à léna le 8 octobre 1801. Il étudia passionnément les sciences naturelles, et profita de ses voyages pour approfondir les langues et les dialectes de chaque pays. Il connut à Leyde Linné, qui lui témoigna beaucoup d'estime et lui inspira une grande émulation. Il s'appliqua dès lors àclasser les langues, comme Linné l'avait faitpourles produitsde la nature. En 1748,Buttner se rendit à Gœttingue, où il fit jusqu'en 1783 de nombreuses recherches sur l'histoire primitive des peuples et sur la filiation des langues. On lui doit le premier essai d'uuQ glossographie , ou géographie des langues. En même temps il formait les précieuses collections d'histoire naturelle qui lui furent achetées par le gouvernement de Hanovre elle duc de Weimar, pour en doter les universités d'Iéna et de Gœttingue. Sa bibliothèque, qu'il augmentait sans cesse, fut également acquise en 1783 par le duc de Saxc- Weimar moyennant une pension et un logement au palais d'Iéna. On a de Butiner : Tableau comparatif des alphabets de différents peuples dans les temps anciens et modernes , ¥^ partie; Gœttingue, 1771, in-4°, et ir partie, 1779,in-4°; —Explication d'un almanachimpérial du Japon, 1773, in-S"; — Observations sur quelques espèces de tœnia, 1774 , in-8"; — Tabula alphabetorum hodiernorum, 1776, in-8° ; — Liste des noms d'animaux visites dans VAsie méridionale, 1780, in-8'' ; — sur les Chinois dans le Mercure de Wieland , 1 784 ; — un Prodromus lïngicarum, en manuscrit. •

Butter, /^tst. de l'université de Gœttingue.—W .Mar^-

den. Catalogue of Dictionaries , etc.; Londres, 1796, — Boettlger dans le Mercure de ffieland, octobre 1801. — Ersch et Grilber, Allgem. encycl.

BVTTNER (David-Sigismond), théologien géologue du dix-huitième siècle. Il fut diacre à Querfurth. On a de lui : Signes et témoignages du déluge, d'après la considération de Vétat présent de notre globe; Leipzig, 1710; — un mémoire sur \&i fossiles, dans la collection des Epistolee itinerarix d'Ernest' Bruckman.

Jôcher, Allgem. Gelehrten-I^xicon.

BXJTTJinB, (Frédéi-ic), mathématicien bohème, né en 1622, mort le 13 février 1701 àDantzig, où il professait les mathématiques. On a de lui : Sciagraphia arithmeticee-logisticx ; — Tabulas mnemonicse geometricas.

Jôcher, Allg. Gelehr. Lex., avec le suppl. d'AdcIung. BUTTNER ( David - Sigismond - Auguste ) , botaniste allemand, né en 1724, mort en 1768. 11 succéda à Haller dans la chaire de botanique de Gœttingue. On a de lui : Enumeratio methodica plantarum, carminé clarissimi Joannis Christiani Cuno recensitarum ; Amsterdam, 1750, in-4° avec pi. L'auteur fit connaître et signala le premier les caractères du tulipier, et, selon Haller, on doit à Buttner la connaissance du nectaire de la fleur des pelargonium ou géranium d'Afrique. Il s'appliqua»surtout à la classification des ordres naturels et des familles. Linné lui a consacré, sous le noUideSutineria, an genre de plantes exotiques, type de la famille des buttnériacées.

Riiling, Commentatio botanica in ordines naturales plantarum. — Haller, Bibl. Botan.

BUTTON ( Thomas ), navigateur et mathématicien anglais, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. Attaché à la personne du prince Henri, fils aîné du roi Jacques I'^'^, il fut chargé par ce souverain de poursuivre au nordouest les découvertes faites par Hudson. Il s'embarqua en 1612 avec deux bâtiments : la Résolution et to Découverte. Arrivé à la baie de Hudson, il poussa plus avant vers l'ouest, et découvrit, par 62° de latitude, une terre à laquelle il donna le nom de Cai'ey's swans nest. De là il s'avança au sud-ouest; puis, revenant au nord, il découvrit au 60" degré une côte qu'il appela Hope checked (l'Espérance déçue). Obligé d'hiverner par .57" 10' dans un port à l'embouchure d'une rivière, il l'appela Nelson, du nom de son maître de navire. Des pilotis plantés dans l'eau assurèrent les vaisseaux contre les glaces et les hautes marées, et ti'ois feux allumés dans l'intérieur des navires, d'où l'on ne sortait pas, étaient destinés à garantir du froid l'équipage. Cependant la rigueur du climat fut fatale à quelques-unes des personnes embarquées , et lui-même souffrit beaucoup au commencement du mois d'avril. Button alla ensuite explorer la côte ouest de la baie, qu'il appela Button' s Bay. 11 donna le nom de New Wales (Nouvelle-Galles ) à la terre voisine. Hubbard's hope fut la désignation que donna le second maître de navire à un courant trouvé

BUTTNER — BUTTURA 914

au 60-* degié, et qui se dirigeait tour à tour à l'es"

et à l'ouest. En s'avançant jusqu'au 65° degré, Button acquit la conviction qu'il existe un passage au nord. Une baie de la terre de Carey's Swan's nest reçut de lui le nom de Non plus ultra, et les caps du sud et de l'est les noms de Pembroke et de Southampton. Après avoir découvert à l'est les lies Mansfield , il s'ouvrit entre le cai) Chidiey et le Labrador un passage qui le ramena en Angleterre en seize jours. Son journal n'a pas été publié ; mais Purchas en a donné un extrait.

Purchas, Pilgrimage.

BUTTSTED (Jean-André), théotogien allemand, né le 19 septembre 1705, mort le 14 mars (1) 1765. Il étudia à léna, et dut beaucoup aux conseils et à la direction de l'abbé Mosheim ; il remplit diverses fonctions dans l'enseignement. Ses principaux ouvrages sont : Die Nothwendigkeit der Geheimnisse in der wahren Religion aus der Vernunft bewiesen (la Nécessité des mystères de la vraie religion, démontrée par la raison , avec une préface de Mosheim) ; Leipzig, 1730; — Vernûnftige Gedanken ueber die Geheimnisse der Christen ueberhaupt, und insonderheit ueber dus Geheimniss der heil. Dreyeinigkreit ( Pensées raisonnables sur les mystères du Christianisme en général et sur la sainte Trinité en particulier); Leipzig et Wolfenbûttel, i73i; — Vernûnftige Gedanken ueber die Vorsehung Gottes (Pensées raisonnables sur la providence de Dieu); Wolfenbûttel, 1742;

— Ueber die Vorsehung Gottes in Anschauung der Regierung der Welt (Sur la providence de Dieu, au point de vue du gouvernement du monde; ibid., 1745); — Ueber den Urspnmg des Boesen (sur l'Origine du mal) ; ibid., 1747 ;

— Spécimen philologiee sacrse, seu observationum in selectiora loca; Wolfenbiittel, 1740;

— De scholisrecte instituendis ; Géra, 1745. Strodtmaon, Ncues gelehrtes Eiiropa. — Adelung,

suppl. à Jôcher, Allgem. Lexic.

BUTTURA {Antoine), poète et savant critique italien, né à Malcesine, sur le lac de Garda (^royaume lombard-vénitien ), le 27 mars 1771, mort à Paris le 23 août 1832. Il fit ses études à Vérone sous la direction du célèbre professeur Cagnoli,et se fit d'abord connaître dans sa patrie par différentes poésies, ainsi que par un roman {les Deux Voyageurs) et une traduction des Vénitiens, tragédie d'Arnault. A l'époque de la révolution, il devint le chef du parti français, et fut appelé par Bonaparte au poste de secrétaire général du congrès de Venise. Après le traité de Campo-Forraio, Buttura vint en France, et fut bientôt nommé professeur de langue et de littérature italienne au prytanée de Saint-Cyr. Cette chaire ayant été supprimée deux ans après, il fiit appelé à la chaire d'histoire et de belleslettres au lycée de Mantoue; et peu de temps après il fut attaché, en qualité de chef des ar-

(1) C'est la date que donne Adelung. (Supplément à Jô' cher, Allgem. Gelehrten-Lericon.)

BTJTÏURA - BUTUS

chives au ministère des relations extérieures du royaume d'Jtalie. En 1812, il fut envoyé comme consul en Illyrie , et revint en 1813 à Paris pour être attaché au bureau des traductions au ministère des affaires étrangères , et consacra ses moments de loisir à la culture des lettres. Après la mort de Ginguené il devint professeur àl'Athénée, et y lit des cours en 1817-1823-1827. Les leçons revues par lui sont encore inédites. Outre les écrits cités, on a de Buttura : un Recueil de poésies de circonstance; Paris, 1811, in- 18 ; — une traduction italienne de Y Art poétique de Boileau ; 1806; — il Rittratto; Paris, 1812, in-8°; imitation d'un conte d'Andrieux ( le Porti'ait) ; — Essai sur l'Histoire de Venise; Milan, 1815, ia-12; — une traduction italienne de Ylphigénie en Aulide de Racine; 1816; — Tableau de la Littérature italienne; 1819, in-8"; — Poème sur la Grèce; — il Patrio Benaco, canzone; 1825; — Dictionnaire Italien- Français et Français-Italien ; Paris, 1832.

Buttura a publié la Bibliothèque poétique en 30 vol. in-32; — les Prosateurs, 10 vol. in-32; — Métastase, in-12 ; — Dante, Pétrarque, YArioste, le Tasse, 10 vol. in-8°; — les Animaux parlants deCasti. Toutes ces éditions, imprimées par Didot l'aîné, revues avec un soin extrême, sont estimées pour la correction du texte.

Biographie des Contemporains, 20 vol. — Dictionnaire de la Conversation.

* BUTTURA {Eugène- Ferdinand), peintre paysagiste, fils du précédent, né à Paris le 12 février 1812 , mort dans la même ville le 23 mars 1852. Il commença ses études dans l'atelier de Bertin, puis il passa dans l'atelier de M. Delaroche. L'Institut lui décerna au concours de 1837 le premier grand prix de paysage ; le sujet était Apollon berger, inventant la lyre à sept cordes. Pensionnaire de l'Académie française à Rome , il envoya différents tableaux qui obtinrent l'approbation de l'Institut.

De retour à Paris en 1842, il exposa : le Ravin ; — Daphnis et Chloé à la fontaine des Nymphes (salon de 1848), tableau récompensé, comme le précédent, par la médaille d'or; — Nausicaa et Ulysse; — Saint Jérôme dans le désert; — une Vue de Tivoli. Telles sont les productions les plus estimées de Buttura; il faut y ajouter quelques petites toiles peintes dans le genre de l'école réaliste, telles que le Camipo-Vaccino (salon de 1845), lithographie par M. Anastasi ; le Temple d'Antonin et Faustine (salon de 1846); une Vue des Cascatelles de Tivoli; un Intérieur de Parc, qui rivalise avec les épreuves du daguerréotype de netteté, d'effet et de finesse de détail.

Auguste Barbier, dans V Illustration, iO avril 18S2. — Documents inédits.

iJiJTTURiivi (Matthieu), helléniste et poète italien, né à Salo le 26 mars 1752, mort le 28 août 1817. Après avoir étudié à Padoue, il fut reçu docteiir en droit civil et canon en 1773. A Veliise, où il fut avocat pendant vingt ans, il repré-

senta en outre, comme oratore pre sso la repubblica, la province de Brescia. Lors de la chute de la république de Venise, il alla remplir une chaire de professeur de littérature grecque à- Pavie, et en 1809 il fut chargé du cours de procédure civile à Bologne. En 1814, il revint professer à Pavie la philologie italienne, ancienne etmoderne. La mort de sa fille unique hâta la fin de ses jours au moment oii il se livrait avec le plus d'ardeur à ses travaux littéraires. On a de lui : Matthseï ButturiniSalodiensis Carmina ; Venise, 1785, in-8°.

Tipaldo, Biog. degli Italiani illiistri, 1,386. — Lebret, llist. de la républ. de Venise ; 1773, Riga.

BUTUliUS DE SOLO {Gérard ), médecin français du quatorzième siècle. On croit qu'il était originaire du diocèse de Béziers ; il fut professeur et chancelier à Montpellier. Il a laissé divers ouvrages imprimés à Venise et à Lyon a» commencement du seizième siècle ; ce sont des commentaires sur Constantin l'Africain et sur Rhasis, un Libellus de Febribus, un Tractatus de gradibus medicinee.

Éloy, Dict. kist. de la Médecine, t. IV, p. 293. — Astruc, Hist. de l'Université de Montpellier, p. 169. — Kestner, Med. Gel. Lexic, p. 796.

* BUTURLiN (Bmitri-Petroivicz), historien russe, né à Pétersbourg en 1790, mort dans la même ville le 21 octobre 1850. Enrôlé dans les hussards en 1809, il se distingua dans la campagne contre l'Autriche. En 181 2, il fut sous les ordres du général Bagration , puis sous ceux du général Wasilczikon. Plus tard, il devint général à son tour; puis sénateur, et directeur de la Bibliothèque impériale. La plupart de ses ouvrages sont écrits en français. On a de lui : Relation de la campagne d'Italie en 1799 ; Saint-Pétersbourg, 1810, in-8"; — Tableau de la campagne de 1813 en Allemagne ; Pdris, 1815 et 1820, publié sous le voile de l'anonyme ; — Précis des événements militaires de la dernière guerre en Espagne ; Saint-Pétersbourg, 1817; — Histoire de la campagne de Napoléon en Rtissie; Saint-Pétersbourg, 1820 ; — Histoire des campag'wesrMSses au dix-huitième siècle; 1320, 4vol.; — Histoire des temps calamiteux de la Russie au commencement du dix-septième siècle; 1839. Ces trois derniers ouvrages sont écrits en russe, l'auteur ayant été critiqué pour avoir publié en français ses premiers écrits.

Otto, Lehrbuch der Russischen Litteratur. — Conversations-Lexicon.

* BUTUS, poète grec, antérieur à Plutarque : on ignore le lieu et la date de sa moii. On classe Butus parmi les écrivains qui ont composé des écrits Ttepl Aîttwv, sur les Causes, écrits contenant des recherches sur l'origine des institutions romaines différentes de celles des Grecs. Plutarque, qui doit être rangé dans cette classe d'écrivains à cause de ses Questions romaines, cite dans la vie de Romulus le poète Butus, dont les vers élégiaques expliquent l'origine des Lupercales.

Scliœll, Hist. de lalitt. grec, t. IV, p 140 et 142.

BUXBAUM — BUXTON

UUXBAVM {Jean-Christian), botaniste alleluand, né à Mersebourg en 1694, mort le 7 juillet 1730. Fils d'un médecin, il étudia la médecine à Leipzig, à Wittemberg, à léna et à Leyde; mais son goût IVntralna vers la culture des sciences naturelles et particulièrement de la botaniciue. A Halle, il se lia d'amitié avec le célèbre Frédéric Hoffmann, qui le recommanda à Pierre le Grand. Appelé à Saint-Pétersbourg, il y contribua, en 1724, à la fondation de l'Académie des sciences , et devint professeur à l'université impériale. Il parcourut, en botaniste, une grande partie de la Russie, et poussa ses herborisations jusqu'en Sibérie, après avoir passé par Astracan. V.n 172G, il visita la Turquie, et examina, pendant seize mois, les plantes des environs de Constantinople. Tant de travaux abrégèrent sa carrière : il mourut à trente-six ans. On a de Duxbaflm : Enumeratto ■plantarum in agro Uallensi vicinisque locis crescentium ; Halle, 1721, in-8°,avec planches; — Gentur'm quinque plantarum mtmis cognitarum circa Byzuntumet in oriente ob^ervatarum ; Saint-Pétersbourg, 1728, 1740 ; 5 parties en 3 ou 4 vol. in-4°, avec 320 planches. Buxbaum mourut pendant l'impression de cette Flore, qui est son principal ouvrage, et que l'on consulte encore aujourd'lm» avec fruit ; — plusieurs mémoires de botanique, entre autres de Plantis submarinis , dans le recueil de l'Académie impériale de Saint- Pétersbourg. Linné a, sous le nom de Buxbaumia, consacré à la mémoire de ce botaniste un genre de la famille des mousses. On a donné le même nom à ime espèce de véronique {veronica liuxbaumi) que l'on rencontre aux environs de Paris. H.

Acta Eruditorum. — Jëcher, Allg. Gelehrt. Lex. — Ityographie médicale.

BUXHŒDEiv OU ncxuowuEN (Frédéric- Guillaume, comte de ), général russe, né à Magnusdal (Livonie) en 1750, mort à Lohde (Esthonie) en 1811, entra d'abord au corps des cadets, et dut sou avancement au comte Orloff et à un riche mariage qu'il conctracta en 1775 : aussi devint-il colonel en 1783 et général en 1789. En 1790, il battit les généraux suédois Hamilton et Meyei'feld, qui furent forcés de lever les sièges de Frédericksham et de Viborg. Catherine H récompensa ces services parla donation de Magnusdal. Dans la guerre contre la Pologne (1792 à 1794), Buxhœden commandait une division. A la prise de Praga, il fit de vains efforts pour arrêter la fureur de la soldatesque ; après la prise de Varsovie, Souwarof lui confia l'administration de toute la Pologne. Sa modération et son équité lui valurent l'estime des vaincus. Nommé peu après au gouvernement de Saint-Pétersbourg, Buxhœden fut disgracié, et se retira en Allemagne. Rappelé après la mort de Paul ni, il fut chargé de la perception des impôts de l'empire , puis de l'inspection des troupes en Livonie et en Courlande. S'étant acquitté de ces missions avec

probité et intelligence, il reprit son servie* actif et commandait la gauche des Russes à Austcrlitz. En 1808, Buxhœden entra en Finlande avec 18,000 hommes, et dix mois lui surfirent pour conquérir tout le pays jusqu'au Ileuvii Tornea (Laponie), qui est encore aujourd'hui la limite entre la Russie et la Suède. Sa santé le força alors à se démettre de son commandement, et il vécut depuis dans la vie privée.

Biographie étrangère.

BUXTON (Jédédiah ), célèbre calculateur anglais , né à Elmeton , près de Chesterfield , en 1704 ; mort dans le même village en 1774. Il était fils d'un maître d'école, et ne sut jamais écrire : cette ignorance ne l'empêchait pas de résoudre les problèmes les plus difficiles, et de s'acquérir une grande renommée comme calculateur. Il mesurait les distances et les propriétés agraires avec une rigoureuse exactitude, en les parcourant seulement. En 1754, la Société royale de Londres se le fit présenter, et après plusieurs questions lai témoigna, par un présent, la satisfaction que lui causaient ses réponses. Le soir, il assista à une représentation de Drury-Lane, et ne s'occupa pendant la représentation qu'à calculer les mots articulés par Garrick ; puis, sans autre regret ni désir, il reprit le chemin de son bourg, qu'il n'abandonna plus.

Gentleman's Magazine. — Gorton, Gêner. Biog. Dict.

* BUXTON (Thomas-Fowell), l'un des plus influents promoteurs de l'abolition de la traite et de l'esclavage des noirs, ainsi que de la civilisation de l'Afrique, naquit le 1''' avril 1786, d'une riche famille de négociants , à Castle-Hedingham, dans le Devonshire, et mourut le 19 février 1845, à sa campagne de Northrepps, en Angleterre. II entra au parlement le 29 juin 1818, à trente-deux ans, élu par la ville de Weymouth , dont il fat sans interruption le représentant pendant dix-neuf ans. Il s'y distingua, sinon par l'élocjuence proprement dite, au moins par un excellent esprit de discussion, tempéré par la modération, et il y jouit constamment d'un crédit mérité. Il débuta en appuyant avec succès une motion de J. Mackintosch sur la réforme des lois criminelles d'Angleterre, alors excessivement sévères, et dans lesquelles la peine de mort était prodiguée. Il fut nommé, en 1 819, membre des commissions pour la réforme des prisons, dont il s'occupa constamment avecmistrissFry, sa belle-sœur. En 1820 il s'éleva contre les suttées de l'Inde , et demanda qu'il fût pris des mesures pour soustraire les femmes au préjugé barbare qui les forçait de se brider sur le corps de leurs maris. En 1 826 il revint à la charge , et obtint du gouvernement la promesse d'une recommandation formelle pour cette abolition successive, ce qui fut réalisé par lord Bentinck ; aujomd'hui ces sacrifices humains sont fort rares et à peine tolérés. L'institution africaine fondée par Wilberforce, qui avait obtenu, en 1807, l'abolition de la traite des noirs dans les colonies anglaises.

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