‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 29 sur 276 · BOURRU · texte numérisé non relu

BOURRU

de Paris; — plusieurs articles dans le Journal économique, de 1751 à 1772.

Quérard, la France littéraire. — Callisen, Medicinisches Schriftsteller-Lexicon.

BOVRSAiNT ( Pierre-Louis ), administi'ateur français, né le 10 janvier 1791, mort en 1833. Après avoir voyagé sur mer pendant plusieurs années comme novice, il devint en 1800 aide timonier. En 1807 il fut attaché au port de Brest, et plus tard il entra dans les bureaux de la marine. Le 2 juillet 1808, il fut nommé commissaire de l'escadre de la Méditerranée commandée par l'amiral Ganteaume, dont il avait été secrétaire ; et, à son retour, il reprit de nouveau ce titre dans le conseil de marine , présidé par le même amiral. De 1810 à 1815, il remplit les fonctions de chef du personnel au ministère de la marine, et en 1817 il passa à la direction des fonds des Invalides. On le vit alors liquider avec intégrité l'arriéré de la caisse de ce service, concourir à établir le budget de 1820, et diriger toutes les colonies. Il se démit ensuite de ces dernières fonctions pour se consacrer uniquement à la comptabilité de la marine; et il publia sur cette matière, et en particulier sur la caisse des invalides, de lumineux mémoires. En 1823 il fut nommé conseiller d'État, et en 1831 membre de Tainirauté. Des travaux excessifs, une candidature disputée à la députation, d'autres causes peut-être, le portèrent, deux ans plus tard , à mettre fin à ses jours. Ses dispositions testamentaires témoignèrent de sa sollicitude pour les marins. Il a laissé : Correspondance, publiée par un ami, en 1834.

Moniteur universel. — Annales maritimes et coloniales.

BOURSAULT {Edme), poète dramatique français, né à Mucit-l'Évêque , en Bourgogne, au mois d'octobre 1638, et mort à Montluçon le 15 septembre 1701. Il est un de ces auteurs dramatiques qui, au dix-septième siècle, eurent de la vogue à défaut de gloire, et dont quelques productions sont encore estimées aujourd'hui. On joue et on applaudit encore le Mercure galant, qui est la meilleure comédie de Boursault. Lorsqu'il vint à Paris en 1651, il ne savait encore que le patois de sa province : quelques années après, il était devenu un écrivain assez remarquable pour qu'on le chargeât de composer un livre destiné à l'éducation du Dauphin. Boursault plaisait par les qualités du cœur aussi bien que par celles de l'esprit ; son caractère franc et ouvert lui fit beaucoup d'amis. Il fut lié avec la plupart des gens de lettres ses contemporains , si l'on en excepte Molière, contre lequel il se crut des griefs, et qu'il eut l'imprudence d'attaquer dans une satire. Molière prit sa revanche dans V Impromptu de Versailles , et nomma même son adversaire dans la scène où il le jouait. Ce qui fait plus d'honneur à Boursault que tout l'esprit qu'il mit dans cette querelle, c'est la manière dont , à une autre époque de sa vie , il se conduisit à l'égard de Boilean.

Page 1