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écrit au roi pour lui recommander sa fille Elisabeth; sa lettre est pleine de sentiment : « Sire, disait-elle , vous m'avez toujours élevée par degrés : de simple demoiselle vous me fîtes marquise de Pembroke, de marquise reine; aujourd'hui vous me faites sainte. »
ROSANINE DE CURTON.
Sraolett, Hume, Lin^ard, History of England. — Wyat , Extraits from tlie lifc of qneen Jnna Boleijnc ; Lond., «818, in-S". — Benger (miss), Memoirs of Anna, Boleyn ; Lond., 1821, 2 vol. in-8°. — Crapelet (G. A.), Jnne de Boleyn, etc. ; Paris, 1831, in-8".
*BOULENGER {Louis) , géographe et géomètre français , vivait dans la première moitié du seizième siècle. On a de lui : Calculation, Description et Géographie vérifiée du royaume de France, ou Projet et calcul de la grandeur et longueur du royaume; Lyon, 1525, et Toulouse, 1565.
D. Clément, Bibl. curieuse, t. V, p. i64. — Lelon^, Bihl. hist, éd. Fontettc. — La Croix du Maine et Duverdier, Bibl. française.
BOlTLENGER (Pierre), grammairien français, natif de Troyes en Champagne, mort à Pise en 1598. Il enseigna les langues latine et grecque à Loudun, et se fit la réputation d'un habile grammairien. Cosme Ill'appela en Toscane, et lui donna une chaire de théologie dans l'université de Pise. Boulanger a laissé quelques livres de grammaire, de petits traités de piété, et un discours latin imprimé en 1566, in-8°.
Lambesc, Historia bibliothecse f^indobon. —Le Mire, De script, sœc. xri.
BOULENGER (/M^es-Cesar), historien et littérateur français, de l'ordre des Jésuites, fils du précédent, né à Loudun en 1558, mort à Cahors en 1628. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont les prmcipaux sont : de Spoliis bellicis, Trophœis, Arcuhus triumphalihus, etc. ; Paris, 1601, in-8°; — Eclogœ ad Arnobium ; Toulouse, 1612, in-S"; — De insignibus gentilitiis ducum Lotharingorum, 1617, in-4°; — Diatribx in Casauboni Exercitationes de Rébus sacris ; Lyon, 1617, in-fol. ; — De Imperatore et Imperio romano, Magistratibus, Officiis, etc. ; Lyon, 1618, in-fol. ; — Opusculorum Systema ; Lyon, 1621, 2 vol. in-fol. ; — Historiarum sui temporis libri XIII, ab an. 1560 ad ann. 1610 ; Lyon, 1619, in-fol.
Graevius, Hist. antiq . gr. et rom. — Moller, Dissertatio de Julio Csesare Bulengero ; Altorf, 1691, ln-4°. — Alegarabe, Biblioth. Scriptorum Societatis Jesu. — Lelong, Bibliothèque hist. de la France, édit. Fontette.
*BorLGARiNE OU BULGARiN (Thadée), écrivain satirique et romancier polonais, naquit dans la Lithuanie en 1789, et fut élevé à Saint- Pétersbourg, où sa mère le fit recevoir au corps des cadets en 1798. Il enti-a avec le grade d'enseigne dans les houlans du grand-duc Constantin, et fit la campagne de Friedland ; après la paix de Tilsitt, il vécut quelque temps à Pétersbourg, et fut ensuite compris dans le corps d'armée qui entra en Finlande. Mais les circonstances ayant dégoûté M. Boulgarine du service russe , il se rendit à Varsovie près de ses parents, qu'il y
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avait, et de là en France, où il prit du service. Envoyé en Espagne en 1810, il s'y trouva au milieu des troupes polonaises, et reprit l'usage de la première langue qu'il eût parlée , mais que le séjour en Russie lui avait fait oublier en grande IJartie. Pendant la campagne de 1814, il tomba au pouvoir des Prussiens , et .reparut au quartier général de l'empereur après une courte (aptivité. La chute de Napoléon mit fin pour lui à la carrière des aiTOes et des aventures : il échangea l'épée contre la plume, et publia ses premiers essais à Varsovie en langue polonaise. Des affaires de famille l'ayant conduit à Saint-Pétersbourg, il prit le parti de s'y établir, s'appliqua sous les auspices de M. Gretsch (voy. ce nom) à l'étude de la langue et de la littérature russe, et eut bientôt une telle vogue comme écrivain que ses économies lui permirent d'acheter une belle ten'e en Livonie.
Sans faire mention de quelques publications passagères, nous devons placer au premier rang des productions de M. Boulgarine ses articles de feuilletons et de mœurs, publiés dans le journal l'Abeille russe (Sèvernaîa ptchèta), qu'U fonda en 1825, en société avec son savant et caustique ami M. Gretsch. Beaucoup de ces articles étaient traduits ou imités du français; mais il y en avait aussi beaucoup d'originaux , relatifs surtout à la vie domestique ou littéraire des Russes, aux voyages de l'auteur, aux expériences qu'il avait faites comme journaliste, etc. La plupart sont compris dans la collection de ses Œuvres (Sotchinénia Boulgarina, in-12), publiée à Saint- Pétersbourg en 1827 et années suivantes, et dont il a paru en français, sous le titre diArchippe Thaddéïevitch (Paris, 1828, 2 vol. in-12), ime traduction ou imitation , malheureusement défigurée par une foule de fautes typographiques. Saris être toujours piquantes, les observations de l'auteur ont un certain cachet d'originalité, et la gaieté plutôt que la malice anime d'une manière agréable ses satires.
Quoique traduits en plusieurs langues , ces articles de journaux n'ont pu faire connaître M. Boulgarine que parmi ses compatriotes ; mais les romans qu'il a puWiés ensuite ont fait apprécier ses talents à l'étranger. On a de lui : Ivân Vyjighine, ou le Gil Blas russe (Saint-Pétersbourg, 1829, 4 vol. in'8° ), traduit en français par M. Ferry de Pigny ( Paris, 1 829, 4 vol. in-12) ; — Pètre Ivanovitch ( Saint-Pétersb., 1830) : c'est la suite du Gil Blas russe, traduit par le même (Paris, 1832, 4 vol. in-12); — le FoMX Démétrius , ou l'Imposteur, roman historiqix (Saint-Pétersb., 1831), trad. en français par M. Victor Fleury; Paris, 1823, 4 vol. in-12. Tous ces ouvrages sont pleins d'intérêt; le dernier dénote une étude approfondie de l'histoire de Russie au commencement du dix-septième siècle, et peut servir à la populariser. [M. ScHNrr- ZLER, dans YEnc. des g. du m.] Frédéric Otto , Lehrbuch dir rtasischen Literatur,