‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 41 sur 276 · BOUTILLIER Î · texte numérisé non relu

BOUTILLIER Î

mière fois à Bruges par Colard Mansion, 1479, in-fol. goth., édition très-rare ; on n'en connaît que trois exemplaires, dont un à la Bibliothèque impériale. Il a été publié à Abbeville, 1486, in-fol. goth; c'est le premier ouvrage imprimé dans cette ville. Enfin , Louis Charondas le Caron en a donné une édition avec des notes , Paris, 1598, in-4", réimprimée en 1611. hâ Somme Rurale, traduite en flamand , a eu de nombreuses éditions; on cite celles de Delft, 1483, in-fol., fort rare, et celles d'Anvers, 1503, 1529 et 1542, in-fol. Le testament de Boutillier, par lequel il demande à être enterré dans l'église de Saint- Brice, à Tournay, se trouve dans les éditions imprimées de la. Somme Rurale; il est daté du 16 septembre 1402, mais il l'est du 16 septembre 1395 dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, n° 6857-58, écrit par Jean Paradis, calligraphe d'Hesdin, pour le fameux seigneur de la Gruthuyse , de Bruges. La date de la mort de Boutillier est inconnue. E. Regnard.

Prosper Marchand, Dictionnaire historique. — Paulin Paris, les Manuscrits français de la Bibl. du Roi, t. II, p. 187. — Arthur Dinaux, Trouvères , Jongleurs et Ménestrels du nord de la France et dri midi de la Belgique, t.U, p. 287. — Paillard de Samt-AignaiijA^otwe sur y. /Jo!/tilUer,ûd,r\s\a Bibl. de l'École des Chartes, 2*= série, t. IV.

BOUTILLIER (MaxitniUen-Jean) , auteur dramatique français , né à Paris en 1745, mort le 5 décembre 1811. Il fut comme son père employé aux portes de l'Opéra, et se sentit de bonne heure un vif penchant pour la poésie dramatique , mais sans qu'il pût d'abord faire représenter ses pièces. Il y réussit pourtant en 1766, et, à partir de cette époque , sa vie ne nous piésente qu'une alternative continuelle de nombreux revers et de rares succès. En janvier 1792, il fut attaché, comme souffleur, au théâtre du Vaudeville, qu'on venait d'établir ; mais, au bout de quelques années, il fut privé de cette place. Il sebrouillaavectousles entrepreneurs de spectacle pourlesquels il travailla, et, étant tombé dans l'indigence, il s'adressa au général comte de Valence, parrain de l'une de ses fdles, afin d'obtenir un emploi. Cette démarche ne valut à Boutillier que quelques secours. On a de cet auteur:" — le Savetier et le Financier, opéra comique en ti'ois actes, 1766,in-8°; — Julienet Bahet,ov\ le 31agister supposé, comédie en un acte et en prose, 1766, in-8°; — le Pâté d'anguille, comédie-vàudeville en deux actes, 1767, in-8''; —les Trois Bossus, comédie en deux actes, 1768; — les Trois Gascons, comédie en trois actes et en prose, 1769, in-8°; — Alibeck et Ruffia , on les Deux Solitaires, 1769, in-8° ; — l'Ile de la Raison , comédie épisodique en un acte ; Paris, 1770, in-8" ; — Élise, ou l'Ami comme il y en a peu, drame en trois actes et en prose, publié en 1771, in-S", représenté à Montauban en 1776 ; — Euthyme et Lyris, ballet héroïque en un acte, musique de Ponteau , représenté à l'Opéra en 1776; — Alain et Rosette, ou la Bergère ingénue, intermède en un acte, musique

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