‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 67 sur 276 · BRANDEBOURG — BRANDER · texte numérisé non relu

BRANDEBOURG — BRANDER

Jean-Sigismond, fils et successeur du précédent, né le 8 novembre 1572, mort le 23 décembre 1619, gouverna la Prusse sous le nom du duc imbécile Albert-Frédéric. A la mort de celui-ci en 1618, il prit réellement possession de ce duché, qu'il reçut en fief de la Pologne. Ainsi le Brandebourg et la Prusse furent réunis. En 1609, après la mort de Jean-Guillaume, dernier duc de Juliers , il avait aussi réuni à ses États -'Juliers, Clèves, Berg, Ravenstein, Dusseldorf, Ravensberg, etc. Toutefois, par le traité de Xanten il céda Juliers et Berg au comte palatin de Neubourg , Wolfgang-Wilhelm. A cause de ses nouvelles acquisitions, l'électeur, jusque-là luthérien, embrassa la religion dite réformée dans l'église de Berlin (le jour de Noël 1613).

George-Guillaume, fils et successeur du précédent, né le 3 novembre 1595, mort le 3 décembre 1640, ne voulut prendre aucune part à la guerre de trente ans; mais ses États n'en furent pas moins dépeuplés, épuisés d'impôts, ravagés par le fer et la flamme. Après avoir mis sa confiance dans le comte Adam de Schwarzenberg, qui n'y répondit pas, il s'unit en 1631 à Gustave-Adolphe, et en 1635 il fut compris dans la paix de Prague. Mais ce fut en vain qu'il avait espéré pouvoir procurer à ses sujets quelque soulagement. Les Espagnols et les Hollandais se disputèrent la Westphalie, pendant que la Prusse était ravagée par une guerre entre la Pologne et la Suède. Aussi , après la mort du duc de Poméranie, en 1637, George-Guiliaume ne put faire valoir ses droits à la succession de ce pays , parce que les Suédois s'en étaient emparés, n mourut, laissant ses États dans la plus déplorable confusion.

Frédéric-Guillaume, ditZe Grand Électeur, fils et successeur du précédent , né le 6 février 1620, mort le 28 avrU 1688. Dans des circonstances difficiles il montra la plus grande habileté ; à la paix de Westphalie , s'il fut obligé de céder aux Suédois quelques portions de territoire, il reçut en échange la Poméranie inférieure et l'expectative des évêchés de Magdebourg et de Halberstadt, qui revinrent à la Prusse, le premier en 1680, le second en 1699. Il eut aussi les principautés de Munden et de Camin. En 1657, il avait obtenu de la Pologne la souveraineté pleine et entière de la Prusse. La victoire de Fehrbellin lui donna la Poméranie et la Marche, dont l'emperem- avait dépouillé Jean-George de Jïegerndorf , et la campagne suivante la partie de la Prusse qu'il avait été obligé de céder aux Suédois. Cependant, abandonné de ses alliés, attaqué par la France , il dut bientôt rendie ses conquêtes. En 1686, il avait obtenu de.l' Autriche le cercle de Schiebus, en échange de ses prétentions sur la Silésie. Il mourut deux ans après. Pendant son règne , il avait accueilli dans ses États plus de 20,000 Français à qui la révocation de redit de Nantes faisait abandonner leur patrie. Ce fut de sa part un acte de haute politique;

car si aujourd'hui même l'Allemagne a quelque industrie, elle le doit en partie à ces victimes de l'intolérance de Louis XTV. Mais il fit plus encore : il secourut les famUles appauvries par la guerre, releva les villes, favorisa le commerce et l'agriculture. En 1662, il fit creuser un canal de la Sprée à l'Oder, introduisit les postes dans ses États, et fonda l'université réformée de Duisbourg et la bibliothèque de Berlin. II eut pour successeur son fils Frédéric-Gdiillaume , qui prit le premier le titre de roi de Prusse. Voy. Frédéric Y^ (roi de Prusse).

Sam, Buchholz, Gescfiichte der Kurmark Brandenburg ; Berlin , 1763-178Ô, 6 vol. in-4°. — Conversatioiis- Lexlcon.

BRA.NDEB ( Geoi'ge-Frédéric ) , mécanicien allemand, né à Ratisbonne en 1713, mort le 1" avril 1783. Après avoir étudié les mathématiques à Nuremberg et à Altdorf , il se rendit à Augsbourg, où il fit des instruments de chirurgie pour gagner sa vie. Il construisit, en 1737, les premiers télescopes qu'on ait vus en Allemagne. Plusieurs cours et académies le chargèrent d'exécuter des machines qui lui font le plus grand nonneur. L'invention des micromètres sur verre appartient à Brander ; elle fut rendue pubhque par le professeur Lambert. Ses principaux ouvrages ( écrits en allemand ) sont: Double Microscope, 1769, in-8°, fig.; — Nouvelle Chambre obscure et Microscope solaire, 1769, in-8° , fig.; — Nouvelle Balance hydrostatique, suivie de l'Essai de Lambert sur l'aréomètre pour les sels, 1771, in-8° ; — Plaiichette géométrique universelle, 1772, in-8°;

— Baromètre portatif pour mesurer les hauteurs, 1772, in-8°; — Goniomètre amphidioptrique, \11% m-8° ;— Sextant à miroir, planchette perfectionnée et théodolite, 1774, in-8°;

— Système pour tracer des échelles, 1772, in-8°; fig.; — Règle pour dessiner la perspective, 1772, in-8°,fig.; — Description et usage de l'échelle logarithmique, 1772, in-S"; — Petite Machine pneumatique, 1774, in-8°; — Arithmetica binaria, 1775 , in-8°; — Planisphère astrognostique équatorial, 1775, in-S";

— Quart de cercle à miroir, de Hadley, perfectionné, 1777, in-8''; — Déclinatoire etlnclinatoire magnétique, \11^, ^1-8° ; — Instrument géométrique universel , en forme de compas de proportion, 1780, in-8°; — Description d'un nouvel instrument destiné à mesurer les distances inaccessibles par tine seule station , pour les ingénieurs et les artilleurs,\ 1781, in-8°. Jean BemouUi a publié à Berlin, | i en 1783, la Correspondance de Brander avecl i Lambert, sur des questions de physique et de\ v mécanique. |

Meusel, Gelekrtes Deutschland. !

BRANDER ( Gustave ), naturaliste suédois , mort en 1787. Il s'établit à Londres pour seli-! vrer au commerce, et cultiva en même temps; l'histoire naturelle. Parmi les opuscules qu'il a insérés dans les Transactions philosophiques, ■.

Page 1