‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 68 sur 276 · BRANDER · texte numérisé non relu

BRANDER

on remarque une dissertation en anglais sur les Belemnites. Daniel Solander a donné en latin (Londres, 1766, in-4°) la description des fossiles etdes pétrifications du Hampshire, dont Brander a enrichi le musée de la Société royale.

Rose, ffew Biographical Dictionary.

BRANDES {Jean-Chrétien ) , comédien et poëte dramatique allemand , né à Stettin le 1 5 novembre 1735, mort à Berlin le 10 novembre 1799. Sa mère, que son époux avait abandonnée, le confia à une tante d'une piété exagérée. Élevé avec trop de sévérité, Brandes , qui était d'un caractère léger et indépendant , devint menteur et dissimulé. Il était commis chez un petit marchand de Stettin, lorsqu'une action contraire à la probité l'obligea de prendre la fuite : il traversa la Prusse en mendiant son pain. Arrivé en Pologne, il entra d'abord comme apprenti chez un menuisier; puis la faim et la misère le contraignirent à se faire successivement gardeur de pourceaux, bateleur au service d'un dentiste ambulant, marchand de tabac, enfin domestique d'un gentilhomme duHolstein, qui lui fit donner quelques leçons , et lui procura l'occasion d'assister à quelques représentations théâtrales. Elles produisirent sur lui une si vive impression, qu'il résolut dès lors de se consacrer à la profession de comédien , et de s'y préparer par un travail assidu. En 1757, il fut admis dans la. fameuse troupe de Schoenemann à Lubeck, où ses débuts furent peu heureux. Il entra alors dans la troupe de Koah. Après avoir été employé pendant quelque temps dans les bureaux de la Gazette d'Altona, puis valet de chambre du général Schenk en Danemark, il remonta sur les planches en 1760, à Stettin, dans la troupe de Schuch : le public l'accueillit cette fois avec plus de bienveillance. Plus tard, il joua alternativement à Munich , à Leipzig , à Hambourg , à Hanovre , à Dresde, et dans d'autres villes, La mort prématurée de sa femme et de sa fille le rendit inconsolable. Il vécut dès lors dans la retraite à Stettin , puis à Berlin , où il se lia avec Lessing, et où il mourut dans un état complet de misère et d'abandon.

Comme acteur, Brander ne s'éleva guère audessus de la médiocrité; mais, comme écrivain dramatique, il fit preuve d'une grande fécondité: ses pièces sérieuses, telles que son drame 31iss Fanny, sont dépourvues de mérite; en revanche, dans ses comédies , il fait preuve d'une grande entente de la scène. L'action en est toujours vive, les caractères vrais et bien tracés, le dialogue facile et naturel ; toutes qualités qui le distinguent de la plupart des auteurs comiques ses contemporains. Sous ce rapport, on doit surtout mentionner sa comédie intitulée Trau Schau Wem, (A qui se fier?), qui obtint à Vienne un prix offert au meilleur ouvrage nouveau en ce genre ; — Die En tfûhrung (l'Enlèvement) ;—der Geadelte Kaïifmann (le Marchand anobli) ; — de?- Graf Osbach (le comte Osbach); — Ariadne au/

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