‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 69 sur 276 · BRANDES · texte numérisé non relu

BRANDES

Naxos ( Ariande àNaxos), drame imité de 1'^riadne de Gemstenberg, dont la musique fut faite une première fois par Benfa (1778), et une seconde fois par Reichardt (1780) : cette pièce obtint le plus éclatant succès sur toutes les scènes de l'Allemagne. Brandes publia lui-même une édition complète de ses œuvres dramatiques; Hambourg, 1790, 8 vol. Peu de temps avant sa mort, il écrivit avec autant de naïveté que de sincérité son autobiographie , ouvrage aussi amusant qu'instructif, qui a été traduit en français par Ph. Le Bas, et compris dans la collection des Mémoires dramatiques. La femme de Brandes, née en 1746, en Litbuanie, était une actrice consommée, et l'idole du public. Épouse et mère excellente-, c'est pour elle qu'il composa son Ariane à Naxos , pièce dans laquelle elle obtint un succès immense. Sa fille , née à Berlin en 1763, était une actrice de premier ordre.

Conversations Lexicon. — Autobiographie , Berlin , 1800. 3. vol.— Erschet Graber, AUgem. Encyclopddie.

BR&NOÈs (Ernest), homme d'État et littérateur allemand , né à Hanovre en 1758 , mort dans cette ville le 13 mai 1810. Élève de l'université de Gœttingue , il en devint dans la suite le bienfaiteur; il conserva la place de conseiller intime de Hanovre jusqu'en 1803, époque de l'invasion des Français , fut un des députés qui signèrent la capitulation avec le chef de l'armée d'occupation , et resta membre du gouvernement provisoire. Doué d'un talent particulier d'obsertion , Brandes avait acquis dans ses places et dans ses voyages une grande connaissance des personnes et des choses. Ses principaux ouvrages, qu'il a publiés en allemand, sont : Remarques sur les Théâtres de Londres , de Paris et de Vienne; Gœttingue, 1788, in-8° ; — Remarques sur les femmes ; Leipzig, 1787, in-8°;

— Considérations politiques sur la révolution française en Allemagne ;ïéna, 1790, in-S";

— Sur V Esprit du temps en Allemagne vers la fin du dix-huitième 5ièc?e; Hanovre, 1808, in- 8° ; — Sur la coutume des pères et mères de se faire tutoijer par leurs enfants ; Ma., 1809, in-8°; — de V Influence que Vesprit du temps a exercée sur les classes élevées de la nation allemande ; ibid., 1810 , in-8°. Parmi les nombreux écrits que Brandes a fournis aux journaux les plus estimés de son temps, on remarque VAnalyse des ouvrages de Burke sur la révolution française , celle des Mémoires sur le Jacobinisme , par l'abbé Barruel , et un morceau sur les associations secrètes.

Rehberg de Hanovre , Esquisse de la vie de Brandes, dans la Gazette générale de littérature; Halle, 88, 89 et 30 juin 1810. — Heyne, Metnoria Ernesti Brandes ; Gœttingue, 1810, in-4°. — Ersch et Gruber, Allgemeine Encyclopddie.

* BRANDES (Rodolphe), pharmacien allemand, né le 18 octobre 1795, mort le 3 décembre 1842. Après avoir étudié la pharmacie , il visita Halle et Erfurt, et suivit les cours de

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