BRANDES — BRANDIS
chimie expérimentale de Bucholz. En 1819, il prit la direction de la pharmacie de son père à Salzfluen , et fonda la Société des Apothicaires de l'Allemagne du Nord, qu'il présida jusqu'à la fin de sa carrière. Ses recherches pharmaceutiques et chimiques se trouvent dans les Archives de la Pharmacie publiées par la Société des pharmaciens, années 1822-1842, et dans le Journal pharmaceutique qu'il avait fondé ( 1827-1837). On a en outre de lui: Répertoire de Chimie; Hanovre , 1827-1833; — Éléments de pharmacie ; Hanovre, 1841.
. Callisen, Mediciniches Schriftsteller-Lexicon,
* BRANDI (Domenico), peintre napolitain, né en 1683, mort en 1736. Il s'appliqua à peindre les animaux et des figures de petite proportion. 11 était bon dessinateur et excellent coloriste. E. B— N.
Dominici, F'ite de' pittori Napoletani. — "Winckelmann, Neucs Mahler-Lexicon.
BRANDI (Giacinto), peinti'e de l'école romaine, né en 1623 à IPoli dans l'État romain, selon Pascoli et Orlandi; à Gaëte, selon d'autres ; mort à Rome en 1691. Il est le plus connu des élèves que Lanfranc ait formés à Rome. Il prit de son maître un coloris modéré , une touche large et facile, une composition variée , des contrastes bien ménagés ; mais, emporté par l'amour du gain, il s'appliqua plus à acquérir une exécution rapide qu'une grande correction de dessin, et il ne parvint jamais à l'élévation de style de son maître. Il a rempli Rome et l'État pontifical de ses innombrables ouvrages. Les plus estimés sont à Rome le tableau du maître-autel de Saint-Roch a Bipetta, les Quarante Martyrs à l'église des Stigmates, la voûte de San^Carlo al Corso , le Père éternel assistant à la défaite des anges rebelles, et le cul-de-four, saint Charles secourant les pestiférés ; enfin, l'immense voûte de Saint-Sylvestre in Capite, où Brandi a représenté l'Assomption. A Gaëte, se trouvent plusieurs peintures comptées au nombre des meilleures productions du maître, le Martyre de saint Érasme à la cathédrale, et une Vierge à VAnnunziata. Le musée de Dresde possède deux tableaux de Brandi, Moïse tenant les Tables de la Loi, et Dédale attachant les ailes à Icare. Brandi fut chevalier de l'ordre du Christ, et prince de l'Académie de Saint-Luc. Sa réputation lui avait attiré de nombreux élèves ; mais l'un d'eux ayant épousé sa fille malgré lui, il les congédia tous. Le seul disciple de talent qu'il ait laissé est Felice Ottimi , qu'on nomme quelquefois Felice di Brandi. E. B — n.
U\x\/.\ , .Storia pittcrica. — Orlandi, Abbecedario.— Ticozzi, Oizionarin. — Pistolesi, Descrizione di Borna. — Winckelmann, Neucs Rlahler-Lexilion.
*iiRANDiMARTE ( Bcnedctto), peintre, né à Lucques vers le milieu du quinzième siècle. En 1.592 , il fut appelé par le prince Doria à Gônes , où il a laissé quelques ouvrages, dont l'exécution est généralement mesquine.
Orlandi, Jbbcccdario, — Lanzi, Storia pUtorica.
*BRANDiNO {Ottaviano), dit aussi Ottaviano di Brescia , du nom de la ville où il naquit au commencement du quinzième siècle. Son style a beaucoup d'analogie avec celui de Gentile da Fabriano.
Morelli , Notizie. — Lanzi , Storia pittcrica.
BR4NDES ( Jean-Frédéric ), jurisconsulte allemand, né à Hildesheim le 11 septembre 1760, mort à Gœttingue en 1790. Il fut professeur de droit féodal impérial dans cette dernière ville. Ses principaux ouvrages sont : Biss. inaug. de vera ordinis succedendi exm,ajoratu Notione, ex pactis familiarum illustrium repetenda; 1784; — Histoire de la constitution intérieure de la chambre impériale , surtout par rapport à l'organisation des sénats , en allemand; Wetzlar, 1785; — Sur le droit public féodal impérial, et ses soukcs ; 178»^
Meusel, Gelehrtes DeutscMand.
*BRANDis {Joachim-Didier), ^\éAQC\n allemand, né à Hildesheim le 18 mars i?'^'', mort à Copenhague le 28 avril 1846. Il montra dès le commencement de ses études un goût très-vif pour les mathématiques et l'histoire naturelle. En 1783, il se rendit à Gœttingue, et en 1785 il obtint un prix de cliimie, de\int docteur en médecine, et se livra à la pratique, d'abord dans sa ville natale, ensuite à Brunswick. Par intervalles il allait exercer aux eaux minérales de Dribourg. Plus tard, il fut appelé à professer à Kiel, où il traita le roi Frédéric VI et la reine, ce qui lui valut d'être attaché ensuite à leur personne. On a de lui : Versuch ueber die Lebenskraft (Essai sur la force vitale); Hanovre, 1795, in-8°; — Pathologie ; Copenhague , 1815;
— TJeber physische Heilmittel ( des Remèdes physiques); ibid., 1818; — Erfahrungen ueber die Anwendung der Kaelte in Krankheiten (Expérience sur l'application du froid dans les maladies); Berlin, 1833; — Ueber den Ukterschied zwischen epidemischen tind ansteckenden Krankheiten (De la différence entre les maladies épidémiques et contagieuses) ; Copenhague , 1833 ; — Ueber humanes Leben (De la Vie humaine); Schleswig, 1823; — Nosologie und Thérapie der Kachexien (Nosologie et Thérapeutique de la Cachexie); Berlin, 1838-39.
Callisen, Medicinisches Schriflstcller Lexicon.
* BRANDIS ( Christian-Auguste), philosophe allemand , fils de Joachim-Didier Brandis , na quit à Hildesheim le 13 février 1790.11 étudi? et professa la philosophie, sur laquelle il écrivit ensuite. On a de lui : Commentationes eleaticœ, V^ partie; Altona, 1813, in-8°; — une édition de la Métaphysique d'Aristote; Berlin, 1823;
— Scholia in Aristotelem; Berlin, 1836; — Scholia grxca in Aristotelis Metaphysicam ; Berlin, 1837; — Rheinisches Museum/ur Philologie, Geschichte und griechische Philosophie , etc. ( le Muséum rhénan de la philologie de l'histoire et de la philosophie grecque), en collaboration avec Niebuhr, 1827-1830;— i)ii^;Ae«^î(«-