‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 71 sur 276 · BRANDIS · texte numérisé non relu

BRANDIS

gen ueber Griechenland (Communications sur ia (Irèce); Leip/ig, 1842; ouvrage qu'il composa fil Grèce, ou il lit partie du conseil du roi Othon; Hanàbuch (1er Gcschichte (1er griechischmmischen philosophie (Manuel de la Philosophie gréco-romaine); Berlin, 1835-1844.

Conversatiom-Lexicoii.

BRANDMÙLLER {Grégoire), peintre suisse, né à Bâie le 95 août 16G1, mort le 7 juin 1691. Il ftit d'abord élève de Gaspard Meyer. S'étant rendu à Paris , il entra dans l'atelier du célèbre Lebrun, qui l'employa à achever ses ouvrages. Il séjourna quelque temps à Prague, et revint se fixer dans sa ville natale. Ses compositions ont de la chaleur, de la noblesse, de la correction dans le dessin, de la justesse dans l'expression, un bon coloris et des teintes bien fondues. Ses principaux ouvrages sont : une Descente de croix , dans l'église des capucins à Dornach ; — une copie de la Bataille d'Arbelles, d'après [ Lebrun ; — une Course romaine; — un Baptême ■, de Jésus- Christ.

i Descamps, ^ie des Peintres flamands.

{ BRANDSiiJLLER (Jacques), jurisconsulte I suisse, né à Bâle en 1617, mort en 1677. Il fut ', professeur de jurisprudence dans sa ville natale, j et joignit à une grande connaissance du droit ( une érudition non moins étendue des antiquités I romaines et des beiles-lettres. Son principal ou- I vrage est : Manuductio ad jus canonicum et I civile.

1 Facsch, Éloge de Jacques BrandmûUer. — Moréri,

1 Dictionnaire historique.

1 BRANDO, BRAND ou BRANDS (Jean), chro-

j niqueur flamand , natif de Hortenesse , en Flan- I dre, dans le territoire de Hulst; mort à Bruges I te 13 juillet 1428. Il fut religieux de l'abbaye des [ Dunes , de l'ordre de Cîteaux. II a laissé une i Chronique manuscrite, depuis le commencei ment du monde jusqu'à 1413. Cette chronique, [ dont le gouvernement belge doit avoir ordonné \ la publication , renfeiine des faits qui jettent un grand jour sur l'histoire de la Belgique au ; douzième, treizième et quatorzième siècle.

André , Bibliotkeca Belgica. — Sweert, Athenœ Bel- ; .<7fc«. — De VLsch , Biblioth. Scriptorum ordinis Cistericiensis. — Oudin, de Scriptoribus cccksiasticis. — I Fabricius , Bibliotheca médise et infimx œtatis.

BRANDOLÈSE ( Pierre ), bibliographe italien, iné en 1754 à la Canda, dans la Polésine, mort à Venise le 3 janvier 1809. Étant venu très- ; jeune à Venise , il entra commis chez le libraire , Albrizzi, et ti'ouva dans cette position les moyens d'acquérir des connaissances dans la bibliographie, l'histoire littéraire et la théorie des beauxarts. A Padoue, où il établit un magasin de librairie en 1778, il se concilia l'estime générale par ses talents et sa probité. Le chevalier Lu- , zara se l'adjoignit dans la place d'inspecteur des beaux-arts du Padouan. On a de Brandolèse : : une nouvelle édition de la Série delV edizioni Aldme; Padoue, 1791 ;— Ze Cose più notaUli m Padova, etc., dans la Guida de Daniel Fran-

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cesconi; ibid., 1791, in-8°; — Pitture, Sculture, Architetture, ed altre cose notabilidi Padova , momimenti descritti ; ibid., 1795, in-8°; Venise, 1827; -r- Del genio de' Lendinaresi por lapittura; ibid., 1795, in-8°; — Testimonianza intorno alla patavinità di Andr. 3Iantigna ; Vàdoue, 1805, in-8";— • la Tipogrofia Perugina del secolo XV illustrata, etc.; ibid., 1807, in-8"; X>2<6&i5M«'esîstenza del pittore Giovanni Vivarino da Murano nuovamente confirmait; in-8°.

Lettre adressée au chevalier deLuzara; Padoae, 1809, i[i-8°. — Lanzi, Storia pittorica. — Tipaldo , fiiograjla degli Uomini illtistri.

BRANOOLiNi (Aurelio), surnommé il Lippo, poète et littérateur italien , né à Florence vers 1440, mort à Parme en 1497. Il était encore enfant lorsqu'il perdit la vue; de là le surnom qui lui fut donné. Doué d'une mémoire prodigieuse, il .fit de grands progrès dans les lettres. A Rome, oîi il vint jeune encore, il se distingua par son talent d'improvisateur. Le pape Sixte IV le combla de bienfaits. Appelé en Hongrie^ par Mathias Corvin, roi de Hongrie, Brandolini professa l'éloquence à Bude, à Gran et ailleurs. Il revint à Florence en 1490, entra dans l'ordre des Augustins, et se livra tout entier à la prédication, oii il obtint les plus éclatants succès. Ses principaux ouvrages sont : Paradoxorum christianoruvi libri duo ;Yyomiè, 1531, in-4°; Bâle, 1543; Cologne, 1573,in-8°; — c?e Vitœhumanœ Conditione et toleranda corporis yEgritudine dialogus ad Math. Corvinum; Vienne, 1541; Bâle, 1543, m-8°; — de Ratione scribendi libri très; Bâle, 1549, 1565; Cologne, 1573; Rome, 1535, in-8°; — Oratio de Virtutibus D. N. Jesu-Ctiristi, nobis in ejus passione ostensis, Romx ad Alexandrum VI, P. Max., in Paresceve habita, in-i" ; — Carmen de Morte B. Plat 17166, dans les œuvres de Platina; — de Laudibus Laurentii Medicis Carmen, dans le t. n, p. 439 des Carmina ilhistr. poetar. Italor. ; — de Laudibus musicœ, poème dont on conservait une copie dans la bibliothèque du chapitre de Lucques.

Apostolo Zeno, Dissertazioni vossiane, t. II, p. 193. — Math. Rosso, Récupérât. Fesulanœ, t. II, epist. 73. — Negroni , Istoria de' Florent. Scrittori. — Mazzuchelli, Scritt. d'Italia. — Tiraboschi, Storia délia letteratura italiana , t. Il, p. 968. - Ginguené, Histoire littéraire d'Italie. — Maîtlaire, Annales typographicœ. — Mansi, Additioncs ad Biblioth, lat. med. et inflm. œtatis de Fabricius; Padoue, t. I, p. 272. — Ghilini, Teatro d'Uomini letterati. — Bayle , Dict. historique et critique. — Arta eruditorum latina. — Pocciantius, de Scriptoribus Florentinis. ..i

BRANDOLINI (Raphaël), poète et httérateur italien, frère du précédent, vivait au commencement du seizième siècle. Pn\é de la vue comme son frère, il fut comme lui surnommé il Lippo, et se fit également remarquer par sa facilité à improviser. Il vint, dans sa jeunesse, à Naples, où il vécut pendant plusieurs années du produit de ses talents. Lors de l'invasion des Français dans les États napolitains, Charles vni, dont il

BRANDOLINI — BRANDT

récita le panégyi'ique en vers italiens, lui alloua une pension. Quand les Français se furent retii"és, Raphaël vint à Rome, où il enseigna la littérature et l'éloquence. Léon X l'honora de sa protection. On a de Brandolini : Leo; Parme, 1753. C'est un dialogue latin, où l'on trouve l'éloge de Léon X et des princes de la maison de Médicis. trois de ses discours ont été imprimés : le Panégyrique de saint Thomas, en 1498 ; — l'Oraison funèbre de Guillaume Pererio, en 1500 — X Oraison funèbre du cardinal Dominique de la Rovère, en 1591.

H. Foyliazzi, Fie de Raphaël Brandolini, dans l'édit. de Leo. — Glnguené, Hist. littéraire d'Italie, t. III, p. 462. — Toppi, Bibliotheca Napoletana. — Fabriclus, Biblioth. lat. medix et infim. œtatis.

BRANDT {Ewald, comte), complice de Struensée. Voy. Stkuensée.

BRANDT ou BRAiVD (....), alchimiste allemand, vivait à Hambourg vers la fin du dixseptième siècle. Négociant ruiné, il se livra, pour refaire sa fortune, à la recherche de la pierre philosophale; et, en distillant un jour un mélange de sable, de chaux et d'urine, il découvilt un corps luisant dans l'obscurité : c'était le phosphore. Brandt en vendit le secret à Krafft, de Dresde; et le célèbre chimiste Kunckel, qui essaya vainement d'en obtenir la communication à prix d'argent, se mit, de son côté, à la recherche du phosphore : il y réussit, et fit le premier connaîti'e publiquement la manière de le préparer.

F. Hoefer, Histoire de la Chimie, t. 11, p. 201.

RRANDT OU BRAND (Sébastien), dit Titio, poète didactique allemand, né à Strasbourg en 1458, mort à Bàle en 1520. Il étudia le droit à Bàle, le professa dans cette ville avec beaucoup de succès, et remplit plus tard à Strasbourg la charge de syndic et de conseiller impérial. Maximilien I" l'appela plus d'une fois à sa cour, faveur dont Brandt fut moins redevable à sa science qu'à son renom de poëte. Il avait écrit un ouvrage satirique, intitulé dus Narrenschiff (ou le Vaisseau des fous), qui devint en peu d'années le livre favori de la nation. Ce livi'e fut pour la première fois imprimé à Bâle, in-4° (sans date); l'édition latine de Lyon (Navis stultijera Mortalium ) porte la date, probablement fausse, de 1488. Avant la fin du quinzième siècle, déjà plusieurs éditions, et des traductions dans les dialectes provinciaux , avaient répandu le Narrenschiff dans toute l'Allemagne : il se maintint dans cette haute faveur pendant tout le seizième siècle ; des traductions le firent connaître à l'Angleterre, à la Hollande, à la France. Un ami du poëte, le fameux prédicateur Geyler de Keysersberg, en avait même fait le texte de beaucoup de ses sermons. Ce n'est pas qu'une verve éminemment poétique caractérisât ce livre : Brandt ne manie pas le fouet d'Horace ni celui de Ju vénal ; il n'a ni invention, ni allégorie, ni images brillantes; mais il abonde en réflexions morales, en senten-

ces rendues avec énergie : c'est précisément ee qui fit l'immense succès du livre dans un temps où le public allemand était raisonneur avant tout, avide de discussions, de doctrine, et nullement de poésie ; car la poésie était morte avec les Minnessenger. Le Bateau des fous fut lancé en temps opportun, et portait, aux applaudissements et à la risée des fous , placés en spectateurs sûr le rivage, une gi'ande cargaison de sottises, d'abus et de vices, numérotés, étiquetés sous la rubrique de cent treize chapitres. Le modeste auteur se range modestement parmi la grande famille des sots, tout en remarquant que sottise reconnue est principe de sagesse. A défaut de sentiment esthétique, on ne peut refuser au vieux Brandt un esprit philosophique et libéral, qui plane sur l'ensemble de la vie humaine et tient registre de toutes ses misères.

Après les éditions de Bâle et de Lyon , l'édition la plus ancienne, et d'une authenticité incontestable, du Narrenschiff est celle de Strasbourg, 1491. M. Van der Hagen l'a fait imprimer de nouveau dans son Livre des fous Outre les versions latines, qui ont eu un assez grand nombre d'éditions, il en parut à la fin du quinzième siècle à Paris une traduction française sous ce titre : la Nef des fols du monde, etc., 1497, in-fol., fig. ; une autre traduction parut aussi à Lyon en 1798, in-fol. [Enc. des g. du m. ]

L'abbé Grandidler, Notice sur Sébastien Brandt, dans le Journal des Savants, décembre 1780 , p. 2436. — Brunet, Manuel du Libraire. — Vossius, de Historicis latinis. — Trithèrae, de Scriptoribus ecclesiasticis. — Adam, j Fitœ Eruditorum. — Hendrcich , Pandectœ Branden- \ burgicas.— Fabricius, Biblioth. lat. mediœ et inf. œtatis.

BRANDT (Gérard), théologien protestant hollandais, né à Amsterdam en 1626, mort 1( 11 octobre 1685. Il fut successivement pasteui des arminiens ou remontrants à Nieukoop et è Amsterdam. Ses principaux ouvrages sont : Historié der Reformatie, etc. (Histoire de la Ré formation des Pays-Bas); Amsterdam, 1671-1674, 2 vol. in-4°, abrégée et traduite en français; U Haye, 1726-1730, 3 vol. in-8°; — Histoire d< la ville d' Eckhuysen ; — Histoire du procèi de Barneveld, Hoogerbeets et Grotius, en 1615 ! et 1619; Rotterdam, 1708, in-4" : tous ces ouvrages sont écrits en langue flamande; — Or a tiofunebris Cornelii Hooftii, satrapae Mudani , Amsterdam, 1648. Ce volume renferme les poé sies de la jeunesse de Brandt; elles ont été réim ; primées en 1678, et, plus complètes, en 1725. Cattenburgh, «71 Bibliotheca Bemonstrantium. — Mo réri, Dict. histor. — Haes, Vie de G. Brandt; 1740 in-4° ( en hollandais).

BRANDT (Gaspard), théologien protestam hollandais, fils du précédent, né en 1653, mori à Amsterdam en 1606. Comme son père, il fu pasteur des arminiens dans cette ville. Soi| principal ouvrage est : Historia vitœ Jacol\ Arminii; Amsterdam, 1724, in-8"; avec un' préface et des notes de Mosheim; Brunswick j 1725, in-S". !

BRAJNDT — BRANICKI

Catlenburgh, <n Bibliotheca Remonstrantium. — Mon^ri, Dictionnaire historique.

BRANDT (Gérard), théologien protestant hollandais, frère du précédent, né en 1657, mort en 1683. Il fut ministre des arminiens à Rotterdam. On a de lui : Soixante-cinq Sermons;

-V Histoire des années 1674 et 1675 (en flamand), 1678.

Cattenburgh, in Bibliotheca Remonstrantium. — Moréri. Dictionnaire historique.

BRANDT {Jean), théologien protestant hollandais, frère des précédents, né en 1660, mort à Amsterdam' le 13 janvier 1708. Il fut également ministre de l'Église arménienne dans cette dernière ville. On a de lui : Clarorum virorum Epistolx centum ineditae, de vario eruditionis

■ génère, ex museo Johannis Brandt G. F. (Gerardi filii ) ; Amsterdam, 1702, in-8° ; collection

î utile pour l'histoire littéraire du dix-septième siècle. Il a encore laissé en flamand des poésies,

I une Vie de saint Paul , et des ouvrages ascé-

' tiques.

Cattenburgh, in Bibliotheca Remonstrantium. — Moréri, Dictionnaire historique.

BRANDT (George), chimiste suédois, né en ' 1694 dans la province de Westmanle, mort en 1768. Au retour des voyages qu'il avait entrepris pour étendre ses connaissances en chimie ' et en minéralogie, il fut attaché au département des mines, et noimné directeur du laboratoire de chimie de Stockhohn. C'est lui qui a démontré que le cobalt et l'arsenic sont des métaux. On trouve dans les Mémoires de l'Académie d' Upsal (années 1733-1742), le résultat des importants travaux de Brandt.

Gezelius, Biograph.-Lexicon. — Hoefer, Hist. de la Chimie, t. Il, p. 430.

* BRANDT (Henri), général et tacticien alle- . mand, né en Westphalie en 1789. Il commença par l'étude du droit en 1805. Après la bataille dléna, il entra dans l'armée, et retourna dans ses \ foyers après la paix de Tilsitt. On le retrouve ! en 1812 dans l'armée que Napoléon dirigea d'Es- " pagne sur la Russie. Il fit aussi les campagnes de ,1813 et 1814, fit partie des régiments polonais (levés en 1815, et enfin revint avec un grade supérieur dans l'armée prussienne. Ce fut le gé- Qéral Brandt qui en 1831 conclut avec le général Wronicki la convention aux termes de laquelle '. 'armée polonaise déposa les armes , et se retira i le la frontière prussienne. On a de lui : Ueber ['ipanien mit besonderer Rûcksicht auf den ' ')evorstehenden Krieg ( de l'Espagne consijlérée au point de vue de la guerre imminente), ■1823; — Ansichten ueber die Krieg s fuh- : 'ung im Geist der Zeit (Vues sur la guerre, en j apport avec l'esprit du temps), 1824; — Ges- Mchte des Kriegswesens des Mittelalters Histoire de l'art de la guerre au moyen âge); Berlin, 1828-1840; — Taktik derdrei Waffen ' Tactique des trois armes), 1842 ; —der Kleine K.neg (la Petite Guerre), 1837. Cet ouvrage, linsi que V Histoire de la guerre au moyen âge,

NOUV. BIOGR. CNIVERS. — T. VII

se trouve,dans le Handbibliothek fur Offiziere (la Bibliothèque portative de l'officier ).

Conversations-Lexikon.

BRANICKI (Jean-Clément), grand-général de Pologne, né en 1688, mort le 9 octobre 1771. Dernier rejeton mâle d'une famille noble et puissante, il passa, comme c'était l'usage de cette époque , sa jeunesse en France, et y servit dans les mousquetaires. Rentré dans son pays en 1715, Branicki se déclara chef de la confédération formée contre le roi Auguste H, pour le forcer à renvoyer les ti'oupes saxonnes, cantonnées dans le pays malgré les engagements pris par le roi à son avènement au trône. Pierre P"", tsar de Russie, se porta médiateur entre le monarque et la noblesse. La diète de 1717, dite la Muette, parce qu'elle ne dura que quelques heures et se fit sans bruit , mit un terme à ces discordes, et les Saxons furent renvoyés. C'est à cette époque que commença la funeste influence du cabinet russe sur les affaires de la Pologne, influence que Branicki combattit toute sa vie. Nommé grand-général de la couronne et premier sénateur du pays , il veilla constamment sur les libertés de la Pologne. Auguste in , roi indigne du trône et passant sa vie dans la débauche, régnait alors. Imitant l'exemple donné par le roi, la nation avilie marchait à pas précipités vers sa ruine. Branicki, pour la réveiller de sa léthargie, forma la confédération de Grodno ; mais malheureusement elle fit peu d'effet sur la noblesse dégénérée, et les projets de ce patriote restèrent sans exécution. Vers la fin du règne d'Auguste III, plusieurs familles polonaises s'occupèrent de la réforme de la république. Les Czartoryski désiraient pour elle une constitution monarchique forte et vigoureuse ; Branicki et les Radziwlll se déclarèrent chefs du parti républicain. Les premiers se mirent sous la protection du cabinet moscovite; les seconds cherchèrent l'appui de la France et se lièrent avec son ambassabeur, le duc de Broglie. Lorsque Auguste m mourut, le parti républicain destina au trône le grand-général ; mais les Czartoryski ayant appelé à leur aide les troupes moscovites, le parti russe prévalut. Branicki, accusé par ses adversaires de haute trahison , déclaré coupable par la diète de 1764, fut destitué de tous ses emplois, et banni à perpétuité du royaume. Il voulut d'abord résister à cette sentence inique; mais, abandonné par la France, faiblement secondé par les siens, et poursuivi par les Russes , il se réfugia dans le comtat de Spiz (Zips) en Hongrie. Après l'avènement au trône de Poniatowski, Branicki, se fiant aux Uens du sang qui l'unissaient avec le nouveau roi (il avait épousé la sœur de Poniatowski), rentra en Pologne en 1765, sous l'escorte de 300 hommes, et retourna à sa terre de Bialystok, sans attendre la levée du ban. La cour de France exigea qu'on le laissât ti-anquille , et celle d'Espagne lui envoya la Toison d'or. Rentré dans ses terres, Branicki , déjà affaibli par l'âge, y vécut

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