BRANICKI — BRANTOME
franquillement , occupé à embellir sa résidence de Bialystok, qu'on surnomma le Versailles de la Pologne. Mais la servile déférence du roi Stanislas pour les Russes, et les nombreux attentats de ceux-ci contre l'indépendance nationale, ayant en 1768 soulevé la noblesse, Branicki prêta aux confédérés la popularité de son nom , et, trop vieux pour servir en personne, il les aida de ses conseils et de ses trésors. Sa mort affaiblit le parti des confédérés, et la coïncidence de cet événement avec la chute du ministère Choiseul en France, facilita aux puissances du Nord le premier partage de la Pologne. Son corps est enterré à Cracovie, dans l'église de Saint-Pierre et Saint-Paul , où se trouve le caveau de sépulture delà famille Braoicki. \Enc. desg.dum.]
Rulhiére, Histoire de l'anarchie de Pologne -, Paris, 1807, 4 vol in-8°.
lîRANiCKi ou BRANETZKi ( François-Xavier), grand-général de la république de Pologne , naquit d'une famille obscure et inconnue en Pologne (quelques-uns même le disent d'une origine tatare), et mourut en 1819. Il parut pour la première fois sur la scène en 1 762, comme agent des amours secrètes de Catherineïlavec Stanislas Poniatowski. Secondé depuis par la protection de la Russie et par l'amitié de Poniatowski, devenu roi de Pologne , il eut un rapide avancement ; et alors, au lieu de Branetzki, il s'appela Branicki, afin de se faire passer pour membre de l'ancienne famille des Branicki. En 1768 il commanda les troupes de Stanislas- Auguste, qui, conjointement avec les Russes , poursuivaient les confédérés de Bar. En 1771 il devint grand-général du royaume; et, depuis le commencement, vendu aux Russes, il n'agissait que d'après les instructions du cabinet de Pétersbourg. En 1773 Branicki fit cause commune avec le prince Adam Poninski , qui vendit alors sa patrie et ratifia le premier partage. Lorsque les Polonais, pour sortir de l'anarchie, se donnèrent une constitution le 3 mai 1791 , Branicki s'y opposa, et forma la confédération de Targowiça avec Félix Potocki et Severin Bzenreski ; de ces trois conjurés , Branicki seul agissait en connaissance de cause, et savait que le second démembrement de la Pologne en serait la suite. Cité à la barre de la nation en 1794, il Jugea plus prudent de ne pas comparaître, et fut déclaré traître à la patrie. Après la chute de la Pologne, il se retira avec sa femme, nièce du fameux Potemkin , dans sa terre de Biala-Cerkievsr en Oukraine , comblé des faveurs de la Russie et maudit par ses compatriotes. Branicki mourut dans un âge fort avancé.
Ferrand, Hist. des trois démembrements de la Pologne; Paris, 1820, 3 vol. in-8''.
* BRANiss {ChristUeb-Julncs) , philosophe allemand, né à Breslau le 18 septembre 1792. De 1810 à 1816 il étudia à Berlin et à Breslau, et devint docteur en philosophie à Gœttingue en 1823. Ses principaux ouvrages sont : Die Logik in ihrem Verhaltniss zur Philosophie; Berlin,
1823, in-8''; — Ueber Schleiermacher's Glaubenslehre (delà Doctrine de Schleiermacher sur la foi); Berlin, 1824 , in-8°; — Grundriss der Logik (Principes de Logique ) ; Breslau, 1830, in-8°; — System der Metaphysik ; Breslau, 1834, in-8° ; — Geschichte der Philosophie seit Kant (Histoire de la Philosophie depuis Kant); Breslau, 1842, in-8°; — Die Deutsche National-ver sammlang und die preussische Constitution (l'Assemblée nationale allemande et la Constitution prussienne) ; Breslau, 1848, 111-8°,
Conversât ions-Lexicon.
BRANRER (T^omas), mathématicien anglais, né en 1636, dans le Devonshire, mort à Macclesfield en 1676. Il occupa une chaire de mathématiques dans cette dernière ville. On a de lui Doctrinsc spheeras adtmibratio ; Oxford, 1662 in-fol. ; — An introduction to A Igebra ; Lon dres, 1668, in-4°. C'est une traduction â^VAlgè bre de Rhonius.
Wood, Athense Oxonienses.
BRANT (Joseph), célèbre chef indien, né ven 1750, mort dans le haut Canada en 1807. L; tribu à la tête de laquelle il se trouvait placi était celle des six nations, dans l'État de New York. Il avait du goût pour les arts et les usage européens, et sa liaison avec le chevalier John son, qui représentait le gouvernement anglai dans ces parages, contribua à développer C' penchant chez Joseph Brant.En 1775, lors de 1 guerre de l'indépendance, il prit parti pour le! Anglais. Après la paix de 1783, il visita l'Angle terre, comme il avait déjà fait au commencemen des hostilités. Ce double voyage le familiaris complètement avec les mœurs de la civilisation A son retour, il se fixa dans le haut Canada, 01 il passa le reste de ses Jours. Il contribua à insi pirer aux Mohawks le désir de se civiliser.
Son fils, le capitaine Brant, mort du cholér en 1832, agent politique de l'Angleterre, vint Londres en 1822.
Allen, American BiograpUy . — Weld, Travels.
BBAiVTÔME (1) ( Pierre de Bourbeilles, se gneur de), célèbre historien français, né veii 1540, mort le 15 juillet 1614. H était troisièni' fils de François, vicomte de Bourdeilles (wj ce nom). Il descendait par sa mère, comme il l'I dit , 't de cette grande et Ulustre race issue d | ui Vivonne et de Bretagne. « Il comptait dans s famille paternelle des hommes très-notables, ( surtout d'illustres aïeux estimés de Charlemagnf
(1) Brantôme est le nom d'un petit bourg du Périgon qui serait probablement resté obscur, malgré son abbayi si un homme d'esprit, un écrivain caustique et ingcniedi un courtisan aventureux ne l'avait porté et illustré «| seizième siècle. Et ce qu'il y a d'étrange, c'est que» homme, qui a immortalisé le nom de Brantôme, avA' aussi le nom d'un autre bourg que cette circonstance P| put rendre célèbre : le seigneur de Brantôme s'appcW Pierre de Bourdeilles; mais Brantôme a absorbé Bou deilles;etce n'est guère qu'à Périgiieux que l'on sait qu trois lieues de cette ancienne capitale de la province c Périgord est un village qui appartenait aux ancêtres ( plus amusant des clironiquenrs, d'un des cbambellai de Charles IX. et de Henri 111.