BRANTOME
[ ainsi que, dans son enthousiasme de bon gentil-
' homme gascon, Brantôme l'a déclaré sur la fin
lie sa vie, quand il écrivit son curieux testament,
it l'épitaphe qu'il voulait qu'on gravât sur son
lonibeau. Cette antiquité de sa race, dans un
lomps oîi la noblesse dominait le monde, lui
tonnait accès partout. Il avait un caractère ar-
lent, un esprit avide de nouveautés et inquiet,
ino grande vivacité d'imagination; il était brave
le sa personne, assez bien tourné, gai, léger,
limant à courir les chances hasardeuses de la vie
vins s'inquiéter des suites. La guerre qui agitait
"Europe favorisa son penchant aux aventures;
1 se jeta jeune encore dans la carrière des armes,
t la parcourut non en capitaine capable de se
aire un nom parmi les grands guerriers contem-
lorains, mais en vaillant soldat, en homme qui
avait manier avec adresse une longue épée ou
me dague. Brantôme, destiné à écrire plus tard
histoire des hommes célèbres de son temps,
ipprit à les connaître dans les diverses phases
' le leurs fortunes : il alla dans presque tous les
1 ien\ où d'illustres rivaux se disputaient la
: Joire; il émoassa son fer à côté d'eux sur plu-
; ieurs champs de bataille, et dans le repos des
amps, pendant les trêves, après les paix qui
e nouaient et se dénouaient si facilement, il les
' 'tudia tous pour les portraire ensuite. Un de ses
;rands regrets fut de n'avoir pu assister à la ba-
1 aille de Lépante , « tant grande , tant sanglante,
ant signalée, suivant l'expression de Bran-
ôme, et telle que, depuis cette grande bataille
i Ictiaque donnée entre Marc- Antoine et César
; Auguste , jamais il n'en fut donné une telle ; en-
i orecelle-cy fut mieux cent fois débattue etcom-
)attue que la leui'. « « Hélas ! ajoute-t-il dans
on Discours xu, sur don Juan d'Autriche,
\ lélas ! je n'y estois pas ; mais sans M. de Strozzy
l'y aliois, tant pour un mescontentement que
'avois à la cour d'un grand, que pour faire ce
leau voyage et voir cette belle armée : et résolue-
iiect j'y eusse esté comme fut ce brave M. de
Grillon, car j'ay toujours ayméà voyager. M. de
Itrozzy m'amusa toujours sur im grand embar-
[11 ornent de mer qu'il vouloit faire : et mesme il
lie fit commander par le roy Charles d'en
,, stre. Ainsi il m'amusa un an sans rien faire, au
jieu que j'eusse fait le voyage et fusse retourné
( ssez à temps pour m'y trouver, comme fit M. de
'rillon, en ce bel embarquement de Brouage,
(ui ne nous prit point, et ne nous servit que de
uyne en nos bourses. »
' Le mécontentement que Brantôme eut à la iHir d'un grand seigneur (probablement chez le ; uc d'Alençon, dont il était alors chambellan) ne t evait pas être le dernier ; car, peu de temps près la mort de Charles IX, il quitta tout à fait î monde, et se retira au sein d'ime famille dont ; voulait être le protecteur. Est-ce sa vanité ou fon habitude de crituïos qui lui attira ces désairéments? Quoi qu'A en soit, ce fut dans sa refaite, volontaire ou non , qu'il recueillit ses sou-
venirs, et écrivit les ouvrages précieux que nous» avons , <i faits et composés de son esprit et invention, » comme il dit lui-même. L'activité de Brantôme ne pouvait s'user dans les loisirs stériles ni dans la gestion des affaires de la dame André de Bourdeilles, sa belle-sd-ur, et des enfants de son frère, qu'il chérissait : il fallait qu'elle se reportât vers le passé , parce que le présent était pour lui ou plein de regrets d'une vie de courtisan qu'il avait été contraint de quitter, ou plein de dégoûts philosophiques pour cette même vie qu'il avait quittée par raison. Écrire ce qu'il avait fait et ce qu'on avait fait autour de lui , peindre les personnages qu'il avait connus, ou sui" lesquels des traditions toutes récentes lui avaient apporté des données certaines, c'était se reporter par la mémoii-e au milieu des hommes et des faits ; c'était peupler sa solitude et recommencer sa jeunesse. 11 prit la plume comme il avait pris l'épée , et se servit de l'une comme de l'autre, au gré de sa capricieuse fantaisie , pour attaquer ou pour défendre , selon que l'instinct de bonne raison ou le besoin de querelle le poussait dans le moment. Il faut dire pourtant que l'écrivain est en général plein de bonne foi , et que , s'il aime un peu à médire , il accueille avec réserve les rumeurs injurieuses aux personnes qu'il peint, ou ce qui a le caractère de la calomnie.
Brantôme raconte souvent pour le plaisir de raconter; il écrit pour se rappeler les faits; iJ parle à lui-même plus qu'à son lecteur, quoiqu'il pense à son lecteur et qu'il écrive pour être imprimé, ainsi que l'atteste ce passage de son testament : « Je veux aussi, et en charge expressément mes héritiers, de faire imprimer mes livres, lesquels on trouvera couverts de velours tant noir que verd et bleu, et un grand volume, qui est celui des Dames , couvert de velours verd, curieusement gardés et ti'ès-bien corrigés. L'on y verra de belles choses , comme contes, histoires , discours et bons mots, qu'on ne dédaignera pas, il me semble, lire, si on y a mis une fois la vue. « On voit par ces phrases que Bi-antôme se souciait fort de l'avenir de ses livres , et qu'il les corrigeait pour qu'ils fussent le plus dignes possible de lapostérité, à laquelle il les adress.iit. Sans doute les corrections dont il parle, c'est au récit des faits qu'il les appliquait ; car le style ne l'inquiétait guère. Chez Brantôme le style est, en effet, une aimable et vive causerie, sans apprêt, sans recherche. L'écrivain a de la grâce quelquefois, de la naïveté souvent, de l'esprit toujours, de la profondeur jamais. Il n'analyse rien avec la rigueur de la logique ; il passe légèrement sur les choses qui paraissent surprendre on embarrasser son savoir ; il ne va qu'à la superficie des choses, et peint les hommes plus de profil que de face. Ce n'est pas qu'il manque de sagacité ou d'observation ; mais il fait peu d'état de ce qu'on appelle le bien et le mal. Il s'approprie les détails, et la cause lui importe peu ; ou s'il s'y attache, il voit quelque inconvénient àla révéler; carie bon
BRANTOME — BRANTS
homme est courtisan à Bourdeilles comme au palais du roi Charles. H frappe , mais il fait la révérence en portant ses coups : témoin cette précaution oratoire dont il accompagne son opinion sur la conduite du marquis du Guast dans l'entrevue de celui-ci avec François 1", où, quoiqu'une trêve fût conclue, il se présenta armé de pied en cap : « Voilà pourquoi ledit marquis fit une grande faute en cela. H me pardonnera, s'il luy plaist, si je luy dis. » Ce n'est pas là seulement que son parti pris d'homme réservé se fait jour; mais en toute occasion il craint de blesser la mémoire de Louis XI, s'il parle de ce roi comme tout le monde en parlait, et il trouve le moyen de lui appliquer une épithète bienveillante. Il traite Charles IX, qu'on a peut-être trop maltraité depuis, comme Henri TV ; le vénérable Montmorency, comme don Carlos. Cependant il estime plus Montmorency que don Carlos, et Henri IV que Charles IX; mais il ne veut pas offenser même le fils de Philippe H.
Sur le chapitre des femmes, Brantôme est beaucoup moins réservé : les jugements les plus hasardés, les anecdotes les moins édifiantes, les épithètes les plus effrontées ne lui coûtent rien. Beaucoup de vertus de grandes dames ont à souffrir de son humeur médisante : il les attaque sans pitié, sans égards, tout naturellement, et comme si c'était la chose la plus simple du monde. Peut-être est-il juste de dire que le calcul n'entre pour rien dans cette immolation ; la l'éputation des femmes lui importe peu , ou bien il parait que le scandale est chose sans conséquence, habituelle au pays de la cour et du grand monde, chose que l'on doit constater, parce qu'elle est, mais dont on ne doit pas s'étonner, ni à plus forte raison être révolté.
Ce qui fait le charme de Brantôme, c'est la vivacité et la couleur ferme de sa peinture de l'époque qu'il raconte ; c'est cette haute estime où il est de lui-même, qu'il exprime avec une si bonne et quelquefois si hautaine naïveté ; c'est, au milieu de son langage sans façon, un tour ingénieux, une réserve spirituelle, une soudaine éloquence, une saillie plaisante, une certaine prétention même du bel air et des manières nobles qui ne vient là que comme par hasard; c'est surtout la foule de traits piquants par lesquels il achève un portrait commencé souvent avec bonhomie. Brantôme peut être jugé avec quelque sévérité, si on veut le considérer comme historien grave; mais si l'on veut ne voir en lui qu'un homme du monde, fin, caustique, et cependant de bonne foi, qui ramasse la chronique à l'armée, dans les palais des princes, dans les salons des grands seigneurs, dans les ruelles des dames galantes, partout enfin où il y a un fait important ou une anecdote plaisante, on ne peut que louer cet écrivam, plein de mouvement, de recherche et de simplicité, et tout à la fois de vivacité et de boutades gasconnes.
Brantôme fut assez haut dans l'estime du
jeune Charles IX, qui aimait les gens de lettre et les agréables conteurs , et qui se livrait lui même avec une espèce de passion au goût de 1 poésie. Le roi donna à Brantôme une pension d 10,000 hvres : ce gentilhomme en fut reconnais sant, et il célébra le bienfait de Charles un pe aux dépens de Henri El, dans les bonnes grâce ' de qui il fut bien moins avant. Le chagrin qu' éprouva de voir l'ami de Charles IX peu agr^ par Henri IH lui inspira cette phrase, gross d'orgueil et de mépris pour les favoris du frèi de son maître bien-aimé : « Aussi la fortune ain le vouloit; plusieurs de ses compagnons (c Brantôme), non égaux à lui, le surpassèrent e bienfaits, estats et grades, mais non jamais ( ; valeur et en mérite. » A quelques lignes de 1 S Brantôme, faisant le philosophe pour donner à i critique un ton moins fâché, ajoutq: « Dieu se loué poiutant du tout et de sa sainte grâce ! Ce Dieu soit loué, bien chagrin, est très-am sant.
Brantôme, qui avait appris la guerre sous « grand capitaine , monsieur François de Guise, ' eut la charge de deux compagnies de gens de pie Charles IX le fit chevalier de l'ordre de Saii Michel , et le roi de Portugal dom Sébastien 1 donna de sa propre main l'ordre de Portug; Les livres que, par son testament, notre aute recommandait avec tant d'instances, et dont prévoyait très-judicieusement le succès quaj. il assurait d'avance qu'on trouverait aiséme des imprimeurs plus disposés à les acheter qi se faire payer pour leur publication, ces livi ont eu une grande fortune bien méritée. I principaux sont les Vies des hommes illusù et des grands capitaines français et étra gers , celles des Dames illustres et des Bam{ galantes, les Anecdotes touchant les duels,\ les Mémoires de Pierre de Bourdeilles. Vi\ des craintes qu'avait Brantôme était qu'on ne i fît tort de quelques-uns de ses écrits : « Ai prendre garde , dit-il, que l'imprimeur ne si pose pas un autre nom que le mien ; autremc^ je serois frustré de la gloire qui m'est due. » gloire est entière , car on a recueilli avec & i jusqu'au moindre fragment de ses écrits, et 1 h a tout publié sous son nom, même les quelqjiT pages étranges qu'il composa sur la vie de s | père. On n'a jamais vu d'apologie plus empha quement comique que ces pages. Les éditions i plus estimées des Œuvres de Brantôme sij celles de la Haye , 1740, 15 vol. in- 12, et^ Paris, 1787, 8 vol. in-8° [M. Jal, dans YE\\ des g. du m. ].
' Monraerqué, Notice sur les ouvrages et la «iaj Brantôme, dans le t. I. des œuvres de Brantôme.
BRANTS (/eaM)> littérateur flamand, nii Anvers le 30 septembre 1559, mort le 28 a| 1639. Il fut successivement secrétaire et sé<| teur de sa ville natale. Sa fille épousa le « bre Rubens. Ses principaux ouvrages sont : El gia ciceroniana Romanorum domi miUt'i
I que illustrnim ; Anvers , 161 2, in-4° ; — une \ Vie de Philippe Ricbens ; Anvers, 1615 ; — des [notes sur les Commentaires de César ; on les \ trouve dans la belle édition de Cambridge, 1706,
I in-4".
\ Paquot, Mémoires. — Valère-André, Bibliotheca Bel-
[ çica. — Sweert, Mhenae Belgicse.
; * BRAQUEMONT {Robert nv.), AU RoUnet, : amiral de France, vivait à la fin du quatorzième 1 et au commencement du quinzième siècle. Che- \ valier, conseiller et chambellan du roi de France [ Charles VI , il servit d'abord sous l'amiral de \ Vienne. Étant passé en 1384 au service de Fréi Jéric II, roi de Sicile, il le quitta « par ordre du *oi » pour entrer à celui de Jean V^, roi de Oasille, contre le roi de Portugal. Étant à Avi- ( çnon l'an 1402, il favorisa l'évasion du pape Bei loîtxm, qu'il fit conduire sûrement jusqu'à Châi «au-Regnard, dans le même diocèse. Envoyé en f îspagne en 1402 pour en faire venir quatre gaj, ères et cinq cents arbalétriers, D le fut de nou- ; reau en 1417, en qualité d'ambassadeur chargé, j ;onjointement avec Gérard , évêque de Saint- I i'iour, de prononcer dans le différend qui s'était i ilevé entre le roi Jean n , sa mère Catherine et ( •'erdmand, son oncle, et ses tuteurs. Il fut I lommé conseiller chambellan de Charles VI le I !6 juillet 1406 ; et puis ce roi le fit chef en 1415, l ivec le bâtard de Bourbon, de l'armée de mer I evée pour empêcher le ravitaillement de la ville [le Harfleur. Quoique vaincu par le duc de \ 3ragance, Braquemont fut pourvu de la charge ^l'amiral de France par lettres du 22 avril 1417, j îharge dont il fut désappointé l'année suivante [ jar la faction de Bourgogne. Il se retira alors en 1 Espagne, où il mourut dans un âge'assez avancé.
Le Laboureur, Histoire de Charles VI. — Anselme, ïisi. générale et chron. des grands officiers de la cou- I -onne, t. VII, p. 8i6. '
\ BRARD ( Cyprien-Prosper ) , minéralogiste 1 Tançais, né à l'Aigle (Orne) le 21 novembre |l786, mort au Lardin ( Dordogne) le 28 nofrembre 1838. Il a enrichi le Muséum d'histoire liiaturelle d'une partie des minéraux précieux 1 pie contient cet établissement. On a de lui : Ma- \nuel du Minéralogiste et du Géologue voyaj leur; Paris, 1803, in-8° : l'auteur a donné, en [1824, une 2* édit. de cet ouvrage, sous ce titre : \Nouveaux éléments de Minéralogie, ou Mahuél du Minéralogiste voyageur; — Traité \ les pierres précieuses , des porphyres , des hranits, marbres, albâtres, etc.; ibid., 1808,
2 vol. in-8°; — Histoire des coquilles terrestres et fluviatiles qui vivent aux environs de
Paris; ibid., 1815, in-12; — Mémoire sur un nouveau procédé tendant à faire reconnaître immédiatement la pierre gélive ou gélivée; [Périgueux et Paris, 1821, in-8° ; — Minéralogie appliquée aux arts, ou Histoire des minéraux \iui sont employés dans l'agriculture, Véco-
^omie domestique, la médecine, la fabrication
ies sels, etc.; Strasbourg et Paris, 1821, 3 vol.
BRANTS — BRASCHI-ONESTI 266
in-S" ; — Description de la grande école gratuite en plein air de M. Brard, à l'usage des ouvriers et de leurs enfants ; Paris, 1 824, in-8" ; — Compte-rendu des travaux de la première année d'étude de l'école gratuite des dimanches, fondée en faveur des ouvriers de la mine et de la verrerie du Lardin ;\hid., 1826, in-8°; — Minéralogie populaire, ou Avis aux cultivateurs et aux artisans sur les terres, les pierres, les sables, les métaux et les sels qu'ils emploient journellement ; le charbon de terre, la recherche des mines, etc. ; ibid., 1826, in-18. Brard a encore inséré plusieurs mémoires dans divers recueils, et fourni des articles au Dictionnaire d'' Histoire naturelle et au Dictionnaire des Sciences naturelles.
Quérard, supplément à la France littéraire. ^BRASCÂSSAT {Jean), peintre français, né à Bordeaux le 30 août 1805. Élève de Richard, il remporta en 1825 le second grand prix de paysage historique sur le sujet de la Chasse de Méléagre; et de Rome, où il était allé terminer ses études,il envoya à l'exposition, en 1827, Mercure et Argus, paysage historique, et trois vues d'Italie. Dès 1831, cet artiste avait exposé un paysage avec animaux (brebis); mais, en 1834, son Taureau se frottant contre un arbre, et son Repos d'animaux, semblèrent décider sa vocation ; et depuis il s'est voué exclusivement au genre de peinture que certains maîtres flamands ont si heureusement cultivé. On remarqua au salon de 1837 sa Lutte de Taureaux; et depuis on a pu admirer de lui un grand nombre de parcs, depâturages avec animaux, etc. Tous ces tableaux se distinguent par la fraîcheur et le naturel du coloris. En 1846, M. Brascassat succéda à Bidault à l'Académie des beaux-arts.
Le Bas, Dict. éncyclop. de la France. — Dict. de la Conversation.
BRASCHi ( Jean- Ange ). Voy. Pie VI.
BRASCHi ( Jean-Baptiste ) , antiquaire italien , né à Césène en 1664, mort en 1727. H fut évêque de Sarsina, et archevêque titulaire de Nisibe. Il a laissé plusieurs ouvrages sur les antiquités de sa patrie : Relatio status Ecclesiae Sarsmafe; Rome, 1704, in-4°; — De tribus statuis in romano Capitolio erutis anno 1720, écphrasis iconographica ; ibid., 1724, in-4''; — DeFamilia Cxsenia antiquissimœ Inscrip- ^iones; ibid., 1731, in-4°; — De veroRubicone liber, seu Rubico C^senas ;1 ibid., 1733, in-4°; — Mémorise Cxsenates soicrse et profanée; ibid., 1738, in-4°.
Mazzuchelli , Scrittori d'Italia
BRASCHI-ONESTI (le duc Louis), homme d'État italien, né à Césène en 1748, mort en 1818, fils d'une sœur de Pie VI. Il fut, par sa position sociale, mêlé aux affaires du gouvernement. Les conseils qu'il donna furent toujours dictés par la franchise et la droiture. En 1797, le 19 février, il fiit un de ceux qui signèrent pour le pape le traité de Tolentino. Dépouillé