‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 91 sur 276 · BRÈME — BRÉMOND · texte numérisé non relu

BRÈME — BRÉMOND

nistration du royaume d'Italie pendant la domination des Français ^ Turin, 1825.

Arnault , Jouy, etc., Biographie nouvelle des Contemporains.

BRÈME (Louis Arborio-Gattinara , l'abbé de), fils puîné du précédent, littérateur et publiciste piémontais, né à Turin en 1781, mort en 1820. Destiné au sacerdoce, et élève de l'abbé de Caluso , il fut ordonné prêtre à vingt-deux ans. D devint ensuite aumônier d'Eugène Beauharnais, et en 1807 conseiller d'État. Après les événements de 1814, il s'adonna uniquement aux lettres. Chaud partisan de l'école romantique , il en défendit les principes dans le journal il Conciliatore. Outre des poésies adressées à la vice-reine d'Italie, parmi lesquelles une canzona sur son retour des eaux d'Albano en 1811, on a de lui : Discorso intorno alV ingiustizia d' alcuni giudizii letterarii italiani ; Milan,

1816, in-4°: c'est une apologie du romantisme;

— Lettera in versi sciolti; ibid., 1817, in-8°;

— Cenni storici degli studii e délia vita di Tomaso Valpergo di Caluso; Milan, 1817, in-8°; — Grand commentaire sur un petit article, par un vivant remarquable sans le savoir, ou Réflexions et notes générales et particulières à propos d'un article qui le concerne dans la Biographie des vivants; Genève,

1817, in-S"; — Istruzione al popolo sulla vaccina e suoi vantaggi; Novare, 1818, in-12; — Novelle letterarie; Milan, 1820; — une traduction en vers des Quatre âges de Pougens ; Turin, 1824 (œuvre posthume).

Sismondi, Revue encyclopédique , 1820, t. VIH. — Arnault , Jouy, etc.. Biographie nouvelle des contemporains.

BREMOND ouBERMOND (en latin Bermundus). Plusieurs familles nobles de France l'ont porté; deux surtout , les Bermond , sires ou princes d'Anduse , de Sommières et de Sauves en Languedoc, et les Bermond ou Bremond, sires de Sainte- Aulay e , d'Aubeterre, de Cumont, d'Ars, de Balanzac et de Vaudoré, en Périgord, Augoumois, Saintonge et Poitou. Des généalogies et une vieille tradition donnent la même origine à ces deux races, et les font descendre de Bremond ou Bermond, nommé comte ou gouverneur d'Auvergne par l'empereur Charlemagne , en l'année 792 (1). Dom Vaisselle (Hist. du Languedoc) émet l'opinion que les sires d'Anduze descendaient des anciens

(i) Suivant quelques auteurs, ce Bremond était un chef saxon fait prisonnier (my. Berly, Hist. des Comtes de Poitou); suivant d'autres, un Franc d'illustre origine ; et enfin, selon d'autres, ua prince de la race gothique des Pélaspres d'Espagne qui se serait attaché à Charlemagne. Ce nom de Bermond était, en etfet, en usage parmi les rois d'Qviédo et de Léon à cette époque. On trouve un Bermond , gouverneur de Lyon en 818, qui fut chargé par Louis le Débonnaire de faire crever les yeux au malhRureux Bernard, roi d'Halte. L'Église célèbrf , le s mars, la fêle d'un saint du nom de Bermond ou Bremond ; c'était un abbé en Navarre, vivant au dixseptième siècle. {I^oy. Ménage, Catalogue de saints Abbes. )

vicomtes de Nîmes , et Moréri, des roLS d'Oviédo et de Léon. Ils n'ont adopté le nom de Bermond , coname appellation patronymique, que vers la fin du onzième siècle , tandis que les Bermond d'Angoumois le portaient à la fin du dixième. Parmi les membres de cette même famille on remarque ;

I. * BREMOND D^ARS {^Pierre de), 4® du nom, fils de Guillaume de Bremond, seigneur d'Ars , mort en 1456. Il était fils de Guillaume de Bremond tué à Azincourt, le 25 octobre 1415, etdut à la valeur qu'il déploya lors de l'expulsion des Anglais de la Saintonge et de l'Angoumois, d'être l'un des vingt-quatre chevaliers de l'ordre du Camail ou Porc-Epic. Les lettres de chevalerie, signées Charles, duc d'Orléans, et datées de Cognac 19 juin 1442, portent qu'elles ont été conférées pour récompenser en Bremond ses sens, noblesse, loyauté, vaillance, preud'homie.

n. BREMOND D'ARS ( Charles de ), né en 1538, mort en 1599. Il prit part, sous le nom de baron des Châteliers , aux guerres qui ensangletèrent la France d'alors. C'est ainsi qu'il se trouva à Dreux, Jamac, Saint-Denis et Moncon tour ; et toujours il suivit le parti catholique et la royauté. Ce fut à Moncontour qu'il empêcha les réformés d'attaquer Poitiers. Il assista an siège de Niort, et se jeta ensuite dans Poitiers assiégé par les huguenots, et s'y signala par sa valeur. Il combattit aussi à Marans. Retiré dans son château d'Ars pendant les deux années de paix qui suivirent , il en sortit pour soutenir les cathoUques occupés à assiéger Brouage. Il revint à Ars en 1577 , après avoir assisté au siège de Lusignan et à d'autres engagements. Il fut l'objet de nombreuses distmctions de la part de Henri m, qui lui confia en outre, le 27 avril 1585, le commandement des provinces de Saintonge, Aunis et Augoumois, et plus tard le gouvernement des mêmes provinces en l'absence de Bellegarde. H maintint dans l'obéissance à la royauté les populations placées sous ses ordres. Le roi lui en témoigna toute sa satisfaction dans une lettre en date du 16 avril 1585. On y remarque le passage suivant : « Il me demeure ung grand contentement du bon ordre que vous avez donné à asseurer les villes de mon pays de Xanctonge en mon obéissance, et tellement disposé toutes choses qu'il n'y ait rien en apparence qui puisse altérer le repos de ces provinces ; louant infiniment vostre dextérité et les persuasions dont vous avez uzé à l'endroyt des gentilshommes du pays, pour les ramener à la dévotion et fidélité qu'ils me doibvent, etc. « Une autre missive royale, en date du 28 avril 1585, autorise le baron d'Ars à armer plusieurs châteaux forts, et à les rendre propres à la résistance. Sous Henri IV, le baron d'Ars fut maintenu dans sa charge de lieutenant général, et resta également fidèle à ce prince.

m. *BBE.noND D'ARS (Josias), fils du pré-

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